Ceci est un bon article. Cliquez pour plus d'informations

La Rochelle

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Rochelle)
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Rochelle (homonymie).
La Rochelle
Les tours du Vieux-Port de La Rochelle.
Les tours du Vieux-Port de La Rochelle.
Blason de La Rochelle
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime (préfecture)
Arrondissement La Rochelle (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de neuf cantons
Intercommunalité Communauté d'agglomération de La Rochelle
Maire
Mandat
Jean-François Fountaine
2014-2020
Code postal 17000
Code commune 17300
Démographie
Gentilé Rochelais
Population
municipale
74 880 hab. (2011)
Densité 2 634 hab./km2
Population
aire urbaine
205 822 hab. (2011 (50 plus grandes Aires Urbaines en France (population 2009)))
Géographie
Coordonnées 46° 09′ 36″ N 1° 09′ 00″ O / 46.160037, -1.149959646° 09′ 36″ Nord 1° 09′ 00″ Ouest / 46.160037, -1.1499596  
Altitude Min. 0 m – Max. 28 m
Superficie 28,43 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Charente-Maritime

Voir sur la carte administrative de la Charente-Maritime
City locator 14.svg
La Rochelle

Géolocalisation sur la carte : Charente-Maritime

Voir sur la carte topographique de la Charente-Maritime
City locator 14.svg
La Rochelle

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
La Rochelle

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
La Rochelle
Liens
Site web ville-larochelle.fr

La Rochelle Prononciation du titre dans sa version originale Écouter est une ville du Sud-Ouest de la France, capitale historique de l'Aunis et préfecture du département de la Charente-Maritime, en région Poitou-Charentes. La Rochelle est la commune la plus peuplée du département, devant Saintes, Rochefort et Royan. Ses habitants sont appelés les Rochelais et les Rochelaises[1].

Située en bordure de l’océan Atlantique, au large du pertuis d'Antioche, et protégée des tempêtes par la « barrière » des îles de , d’Oléron et d’Aix, la ville est avant tout un complexe portuaire de premier ordre, et ce depuis le XIIe siècle. Elle conserve plus que jamais son titre de « Porte océane » par la présence de ses trois ports (de pêche, de commerce et de plaisance).

Cité millénaire, dotée d’un riche patrimoine historique et urbain, La Rochelle est aujourd’hui devenue la plus importante ville entre l'estuaire de la Loire et l’estuaire de la Gironde. Ses activités urbaines sont multiples et fort différenciées. Ville aux fonctions portuaires et industrielles encore importantes, elle possède un secteur administratif et tertiaire largement prédominant que viennent renforcer son université et un tourisme en plein développement.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville de La Rochelle se situe dans le nord-ouest du département de la Charente-Maritime, en région Poitou-Charentes, dans l'ancienne province d'Aunis, dont elle est la capitale historique. Sur un plan plus général, La Rochelle est située dans la partie sud-ouest de la France[Note 1], au centre de la côte atlantique dont elle est riveraine, faisant partie du « midi atlantique »[2].

La Rochelle est avant tout une commune littorale, située en bordure de l'océan Atlantique, et caractérisée par une grande diversité de sites naturels (côtes basses, côtes sablonneuses et côtes à falaises, anses littorales, petits caps, promontoires), dont un certain nombre ont pu être aménagés pour fixer les activités humaines et économiques (trois ports, trois plages).

Situation géographique et accès[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de La Rochelle au sein de la Charente-Maritime. Position de La Rochelle en Charente-Maritime.

La Rochelle est située au centre de la côte atlantique française, dans le pertuis d'Antioche, face aux îles de , à l'ouest, d'Oléron et d'Aix, au sud et sud-ouest. Cet ensemble insulaire constitue une sorte de barrière naturelle qui protège son site portuaire des fortes houles d'ouest et qui permet d'en faire une rade sûre. C'est ce qui, de tout temps, a favorisé l'essor de la cité océane. Deux aspects de la géographie de cette ville sont à relever et qui expliquent en grande partie le développement actuel de la cité portuaire. D'une part, sa position enclavée dans le territoire national et, d'autre part, sa situation maritime fort favorable.

Sur le plan géographique, La Rochelle occupe une position enclavée dans le territoire national, étant longtemps demeurée à l'écart des grands axes de communication. La modernisation des infrastructures routières et ferroviaires a largement contribué à lever ce handicap d'une position géographique aux marges de la nation. Cette situation géographique peu favorable lui permet cependant d'échapper aux influences urbaines lourdes de la capitale et des grandes métropoles régionales. Ainsi La Rochelle est-elle située à 472 km au sud-ouest de Paris, auquel elle est reliée par la voie express de la N 11, l'autoroute A10 depuis 1981, et par le TGV depuis 1993. Vis-à-vis des grandes métropoles de l'ouest de la France, elle est située à 147 km au sud de Nantes et à 187 km au nord de Bordeaux. Dans la région Poitou-Charentes, elle est située à 125 km au sud-ouest de Poitiers, la capitale régionale, à 130 km au nord-ouest d'Angoulême et à 65 km à l'ouest de Niort. Elle est bien reliée aux principales agglomérations de Poitou-Charentes, par la voie express de la N 11 jusqu'à Niort, puis l'autoroute A10 jusqu'à Poitiers, par la voie express de la D 137 et l'autoroute A837 puis la N 141 - aménagée en longues portions à deux fois deux voies - jusqu'à Angoulême. En Charente-Maritime, la ville est bien reliée aux deux autres centres principaux du département : elle se trouve à 70 km au nord-ouest de Saintes par l'autoroute A837, deuxième ville du département et ancienne capitale de la Saintonge, et à 30 km au nord de Rochefort par la voie express de la D 137. Depuis le 19 mai 1988, La Rochelle est reliée à l’île de Ré par le pont de l'île de Ré.

Par sa position géographique sur le littoral, La Rochelle présente deux atouts majeurs qui lui ont largement permis son développement portuaire. Tout d'abord, La Rochelle bénéficie d'une position excellente pour la navigation nautique de plaisance. Situé sur le vaste plan d'eau que constitue le pertuis d'Antioche, son port de plaisance, le port des Minimes, est le plus grand de toute la côte atlantique de la France. Ensuite, La Rochelle dispose au site de La Pallice d'un port en eau profonde, largement accessible aux navires de haute mer et aux paquebots. Unique port de la côte atlantique française libre de toute contrainte de la marée avec une profondeur importante à marée basse, pouvant recevoir des navires de plus de 200 000 tonnes de port en lourd, disponible 24 heures sur 24, la ville dispose ainsi d'un atout considérable pour le développement de ses activités portuaires.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents L'Houmeau Lagord Puilboreau Rose des vents
N Périgny
O    La Rochelle    E
S
Océan Atlantique Aytré

La commune de Rivedoux-Plage, au large à l'ouest, est la commune de l'île de Ré la plus proche de celle de La Rochelle.

Cadre géographique[modifier | modifier le code]

Topographie[modifier | modifier le code]

La Rochelle vue par le satellite SPOT du CNES.

La Rochelle et son agglomération sont situées sur un promontoire calcaire de faible altitude, qui prolonge à l'ouest la vaste plaine dénudée de l'Aunis dont l'altitude moyenne est d'environ une trentaine de mètres. Ce promontoire se termine de façon inégale face à l'océan Atlantique, soit par de hautes falaises calcaires, soit par des côtes basses. Le littoral de La Rochelle fait partie de la côte charentaise, laquelle s'inscrit dans une zone de transition maritime du littoral atlantique de la France[3].

La topographie du territoire communal de La Rochelle est globalement homogène, ne présentant ni escarpement, ni vallon abrupt, mais un terrain doucement vallonné que certains ruisseaux et d'anciens marais comblés ont en partie contribué à façonner. Ainsi, l’altitude moyenne de la commune de La Rochelle est de quatre mètres, et l'altimétrie varie de 0 mètre (bordure littorale, anciens marais comblés) à 28 mètres (secteur de Mireuil), n’offrant pas d’obstacles naturels à la direction des vents. Le paysage est très ouvert.

Géologie[modifier | modifier le code]

Les falaises de calcaire autour de La Rochelle présentent des couches de sédiments du Jurassique supérieur.

Tout le territoire communal de La Rochelle est situé en terrain jurassique, lequel recouvre entièrement la plaine de l’Aunis qui correspond à l'extrémité septentrionale du Bassin aquitain. Les affleurements calcaires et marneux du Jurassique apparaissent en surface sur la commune au relief peu vallonné. La bordure littorale de La Rochelle, qui correspond aux dernières extrémités de la plaine de l'Aunis, est remarquablement variée, elle fait alterner des côtes basses (côtes sablonneuses et côtes marécageuses) et des côtes élevées (falaises calcaires). Les côtes basses, où se trouvent d'anciens marais aujourd'hui desséchés (ancien marais des Minimes, ancien marais de Port-Neuf), sont issues des épanchements du Quaternaire ; ceux-ci correspondent à des apports sédimentaires d'origine marine, issus de la dernière transgression flandrienne. Les côtes sablonneuses sont situées dans les anses formées naturellement par les phénomènes de l'érosion marine et des courants marins (plage des Minimes, plage de La Concurrence, plage de Chef-de-Baie).

Quant au littoral à falaises, ces dernières sont situées au sud de la ville (pointe des Minimes) et à l'ouest (môle de Chef-de-Baie, promontoire de La Pallice). Elles peuvent atteindre jusqu'à une vingtaine de mètres de hauteur entre La Pallice et L'Houmeau et sont nettement visibles depuis l'île de Ré. Des couches, caractérisées par des alternances de lits de marnes et de calcaires oolithiques, peuvent y être observées. Elles mettent en évidence d’épaisses couches de roches blanches alternant avec des couches de sable et de vase très friables, s’étant formées durant les périodes glaciaires, et avec des couches contenant divers coraux, issues des périodes tropicales. Certaines, comme la pointe du Chay à environ cinq kilomètres au sud de La Rochelle, contiennent de nombreux fossiles d’animaux marins et sont des zones d’études paléontologiques très réputées. Le calcaire ainsi formé est largement utilisé comme matériau de construction dans les maisons traditionnelles de la région.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Canal de Marans à La Rochelle.
Le Vieux-Port reçoit les eaux du canal de Marans.

La Rochelle constitue le point d'arrivée du canal de Marans. Ce dernier correspond à un canal de jonction entre la Sèvre niortaise à 20 km au nord de la ville, et l'océan Atlantique dans la baie de La Rochelle. Ce canal, appelé localement canal de Rompsay et qui a été construit dans le courant du XIXe siècle, débouche directement dans le site du Vieux-Port. Séparant le cœur de la vieille ville du quartier Saint-Nicolas, il y est franchi par quatre ponts dont une passerelle pour piétons édifiée juste en amont du pont-écluse qui donne sur le Vieux-Port.

La baie de La Rochelle, le long de laquelle la ville s'est développée, s'ouvre largement sur le pertuis d'Antioche et est soumise à l'action des courants marins, cause du problème récurrent de son envasement. Avec une hauteur d’eau de 3,80 mètres, le marnage moyen est relativement faible à La Rochelle. Il peut cependant atteindre 6,60 mètres avec un coefficient de marée de 120. Les courants marins ont une vitesse de 2,2 km/h dans la baie de La Rochelle, et de 4 km/h dans le nord du pertuis d'Antioche. L’envasement est de l’ordre de 50 cm par an, principalement en raison des eaux très chargées en sédiments des pertuis charentais, nécessitant des dragages réguliers. Les analyses hydrographiques des eaux et des sédiments, effectuées dans le cadre du projet d’agrandissement du port de plaisance des Minimes, ont établi que les eaux de baignade étaient de bonne qualité et que les sédiments n’étaient pas pollués. La baie de La Rochelle, qui est classée en zone conchylicole et appartient au Réseau Natura 2000, est un site remarquable par la qualité de son milieu marin et sa forte productivité biologique. De grands mammifères marins y sont présents, comme le grand dauphin, le marsouin, le globicéphale noir, le dauphin de Risso, le dauphin commun, le phoque gris. On y trouve aussi diverses tortues marines dont la caouanne, la tortue luth, la tortue verte, la tortue de Kemp, et des poissons d’estuaires protégés (alose et lamproie). C’est également une zone de reproduction pour la seiche et la méduse Rhizostoma pulmo. La faune benthique, constituée principalement de vers marins et de coquillages, est quant à elle relativement pauvre.

Le déballastage des navires au môle d’escale du port autonome de La Rochelle présentant un risque d’introduction d’espèces indésirables, notamment en raison des importantes quantités d’eau rejetées qui sont ensuite entraînées par les courants vers la baie de l'Aiguillon, des échantillonnages sont systématiquement réalisés dans les ballasts.

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de la Charente-Maritime.

Le climat de la Charente-Maritime est essentiellement de type tempéré, mais en raison de l’influence du Gulf Stream, de l’anticyclone des Açores, et de l’effet modérateur de la mer, le département bénéficie d’un climat océanique[4], plus doux et plus chaud, appelé climat tempéré océanique aquitain. Ce mésoclimat permet à la ville de La Rochelle, pourtant située à un degré de latitude plus au nord que Montréal, au Québec, ou que les îles Kouriles en Russie, de bénéficier d’un taux d’ensoleillement moyen proche de celui de Perpignan (environ 100 heures d'ensoleillement annuel en plus qu'à la Rochelle seulement), sur la mer Méditerranée[5]. L’ensoleillement de la Charente-Maritime est le meilleur du littoral atlantique français[6] (2 250 heures de soleil par an) et le Poitou-Charentes est une des régions les plus ensoleillées de France[7]. Les hivers y sont doux (quatre jours de neige par an), et la pluviométrie, modérée (755 mm de pluie par an), est surtout concentrée sur les mois d’automne et d’hiver. En été, les températures sont adoucies par la brise de mer, due à l’inertie thermique de l’océan, et qui se traduit par un vent parfois soutenu qui souffle en provenance de la mer l’après-midi.

Données climatiques à La Rochelle 1961 à 1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,4 2,8 5,4 7,4 10,7 13,7 15,8 15,7 13,7 10,5 6,3 3,9 9,2
Température moyenne (°C) 5,9 6,9 8,7 11,1 14,3 17,5 19,8 19,6 17,8 14,2 9,4 6,6 12,7
Température maximale moyenne (°C) 8,5 9,9 12,1 14,7 17,9 21,3 23,8 23,5 21,8 18 12,6 9,2 16,1
Ensoleillement (h) 84 111 174 212 239 272 305 277 218 167 107 85 2 250
Précipitations (mm) 82,5 66,1 57 52,7 61,1 42,9 35,1 46,4 56,5 81,6 91,8 81,8 755,3
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de La Rochelle [8].


La Rochelle, 4 m, 1981 - 2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 4 4,1 6,3 8,1 11,7 14,6 16,7 16,5 14 11,3 7,1 4,5 9,9
Température maximale moyenne (°C) 9,1 10,2 13 15,5 19,1 22,3 24,4 24,5 22,1 18,1 13 9,7 16,8
Source : « données climatiques », sur Météo-France (consulté en juin 2013)


Ces spécificités climatiques — été sec et ensoleillé, hiver doux et humide — ont conduit à l’implantation d’une végétation de type méditerranéen cohabitant avec une végétation plus continentale ou océanique. Elles sont aussi propices aux vacances et au tourisme, et plus particulièrement aux activités nautiques, par exemple avec le pertuis d'Antioche, un plan d’eau protégé. Les risques liés à ce type de climat sont relativement faibles, le plus important étant les tempêtes océaniques. Ainsi, le département de la Charente-Maritime est celui qui a été le plus durement touché par la tempête Martin en décembre 1999 ou Xynthia en février 2010, dans les deux cas la mer ayant provoqué des dégâts considérables sur le littoral charentais.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Vestiges de la porte de Cougnes de l'enceinte dite « protestante » réalisée en 1613.

Le hameau le plus ancien connu s’appelait Cougnes. Ce quartier se trouve aujourd’hui dans l’angle nord-est de l’actuelle vieille ville. Ce village a d’ailleurs donné son nom à l’église Notre-Dame-de-Cougnes, ainsi qu’au faubourg de Cognehors (littéralement Cougnes hors les murs). Par la suite, s’est établi un village de pêcheurs, sur un promontoire rocheux au milieu des marais, auquel Guillaume d’Aquitaine fait référence sous le nom Rupella dans une charte octroyée à la ville en 961, ensuite on trouve les attestations Rocella en 1023, Roscella et Rochella, puis Reditum Rochellae en 1152[9]. Lorsqu’en 1199 Aliénor d’Aquitaine octroie une charte de commune à la ville, il y est fait mention du nom La Rochelle.

Rupella est le diminutif en latin médiéval du latin classique rupes qui signifie roche ; Il s'agit en fait d'une traduction (adaptation) en latin du terme d’oïl rochelle, dérivé de roche avec le suffixe -elle, mot d'ancien français attesté un peu partout par la toponymie et qui signifie « éclat de roche, roche, château fort »[10],[11]. En effet dès le VIe siècle le bas latin rocca avait le sens de forteresse[12]. Ainsi tout au long du Moyen Âge on hésite entre une traduction du mot « roche » par le latin rupes ou une latinisation en roca, rocha, rocca. Ce terme est généralement considéré comme un prélatin *rocca par les spécialistes[13]. Le terme est absent des dictionnaires de gaulois[14] et les langues celtiques contemporaines ne connaissent pas non plus cette racine, le breton roc'h étant un emprunt au français. Il s'agit donc plus précisément d'un mot préceltique. Ce terme n'a pas non plus de cognats dans les langues germaniques, le mot anglais rock étant issu de la variante ro(c)que du français roche[15], c'est-à-dire du normand ro(c)que, correspondant normanno-picard du français roche. Le néerlandais rots est lui aussi un emprunt au français.

Les étrangers, et plus particulièrement les anglais qui ont longtemps occupé la ville, l’avaient surnommée la Ville blanche, en référence au fait que vue de la mer, la ville était d’une blancheur éclatante[16]. Le nom d'Antioche donné au pertuis qui porte son nom est rapporté habituellement à un épisode inconnu des premières croisades.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une occupation gallo-romaine attestée par des vestiges d'importants marais salants et de villas, puis des Alains venus de l’Est, enfin un village de pêcheurs au milieu de marécages, aboutissent au Xe à la fondation de la future capitale de l'Aunis. Le château fort de Vauclair est érigé au début du XIIe siècle par les seigneurs de Mauléon et de Rochefort. Guillaume X, duc d’Aquitaine, devient par fait d'armes seigneur de La Rochelle en 1130 ; il la fait entourer d'un premier mur d'enceinte et lui octroie une charte de port libre. L'ouverture du marché anglais suite aux secondes noces d’Aliénor d’Aquitaine en 1152, la présence des Templiers et des chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, fait rapidement de cette petite ville le plus grand port sur l'Atlantique. La ville appartient successivement à Louis VII de France et à Henri II d'Angleterre. En 1224 Louis VIII assiège et reprend la Rochelle, qui est rendue aux Anglais en 1360 lors du traité de Brétigny. En 1371 les Rochelais boutent les Anglais hors du château, mais n'ouvrent les portes à Duguesclin qu'après confirmation par Charles V des privilèges de leur ville - s'assurant ainsi une remarquable liberté vis-à-vis du pouvoir royal. Maire, échevins et leurs successeurs y gagnent aussi un droit de noblesse héréditaire et perpétuel. Dès lors la ville restera française. Le XIVe siècle amène une grande prospérité, dominée par le commerce des vins et eaux-de-vie d'Aunis et de Saintonge.

Au XVIe siècle la doctrine de Calvin investit La Rochelle qui devient l'un des principaux foyers du protestantisme. Des sièges mémorables s'ensuivent : celui de 1573 par le frère du roi Charles IX, aboutit à un compromis ; celui de 1628, conduit par Richelieu en personne et au cours duquel le maire Jean Guitton immortalise la résistance héroïque de la cité, amène la construction d'une digue de 1 500 mètres pour isoler la ville de la mer et donc de ses alliés les Anglais, et s'achève avec sa reddition à Louis XIII. La dynamique de prospérité continue cependant toute aussi forte jusqu'à la perte du Canada et de la Louisiane, deux destinations majeures de l'export Rochelais, lors du traité de Paris de 1763.

Actuellement, la création du port de la Pallice avec sa base sous-marine et son port d'escale en eau profonde, base de nombreuses lignes maritimes, et le développement de la pêche maritime, ont donné un nouvel essor à la cité. Le port de la Pallice a reçu le statut de grand port maritime en 2008.

Héraldique[modifier | modifier le code]

« De gueules au vaisseau d’or, habillé d’argent, voguant sur une mer de sinople mouvant de la pointe, au chef cousu d’azur, chargé de trois fleurs de lys d’or. »

— Malte-Brun, La France illustrée, (1884)

Blasonnement des armes traditionnelles de la ville de La Rochelle, conférées par Charles V en 1373, en récompense de sa loyauté, sous la devise Servabor rectore Deo, son sens prêtant à plusieurs traductions comme « Je serai sauvé[e], Dieu étant mon guide » ou suivant le grammairien rochelais René Gautier en propose la traduction suivante : « Dirigé par Dieu, je serai sauvé »[17]. Le chef d’azur à trois fleurs de lys d’or était étroitement lié à la monarchie française[Note 2], et était une augmentation accordée aux armes des villes qui avaient le droit de se faire représenter par leur maire au sacre du roi de France. La couleur azur symbolise la fidélité, la persévérance et la loyauté, tandis que la fleur de lys symbolise la pureté d’essence divine. Le gueules (la couleur rouge) symbolise le patriotisme, le courage et l’amour. La couleur sinople de la mer symbolise la liberté, et l’espérance. La couleur or du vaisseau symbolise la noblesse, l’intelligence, la vertu ainsi que la connaissance divine, tandis que l’habillage d’argent symbolise la sagesse et la richesse.

La devise officielle de la ville reste celle attachée à son blason. La « signature » est actuellement « La Rochelle, généreuse et belle » remplaçant celle créée sous la mandature de Michel Crépeau et utilisée pendant trois décennies : « La Rochelle, belle et rebelle ».

« D'or au vaisseau à trois mâts de sable, voguant à senestre et soutenu d'une mer de sinople, au chef de gueules chargé de trois abeilles d'or. »

Sous le 1er Empire, Napoléon 1er accorda par lettre patente du 16 décembre 1810[18], de nouvelles armoiries pour la ville de la Rochelle, retirant le Chef de France avec les fleurs de lys, mais lui accordant le titre de Bonne ville avec le chef de gueules chargé de trois abeilles d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Municipalité[modifier | modifier le code]

La charte communale est accordée par Henri II d'Angleterre en 1175[19]. En 1199, La Rochelle élit son premier maire, Guillaume de Montmirail. Ce privilège lui est retiré par Louis XIII le 28 octobre 1628, à la suite de la révolte et de la capitulation de la ville après le Grand Siège, mené par le cardinal de Richelieu. Ce n’est que le 5 février 1718 que Louis XV rend de nouveau élective la mairie de La Rochelle, et la compose d’un maire, de quatre échevins, de dix conseillers et d’un procureur syndic.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Le maire actuel de La Rochelle est Jean-François Fountaine. Il succède au député socialiste Maxime Bono, qui occupait la fonction depuis 1999 à la suite du décès de son prédécesseur, Michel Crépeau, lors d’une séance parlementaire le 30 mars 1999 à Paris. Élu maire par le conseil municipal le 19 avril suivant, Maxime Bono remporte ensuite les élections de mars 2001 puis est réélu dès le premier tour le 9 mars 2008 avec près de 59 % des voix.

Liste des maires de La Rochelle depuis 1945
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1945 Georges Bonneau    
1945 1947 Franck Lapeyre SFIO  
1947 1951 Auguste Moinard CNIP  
1951 1958 René Bernard de Saint-Afrique CNIP  
1958 1959 Édouard Morch CNIP  
1959 1971 André Salardaine UNR Député de 1962 à 1968.
1971 1999 Michel Crépeau PRG Député (1973-1981 et 1986-1999). Candidat à l’élection présidentielle de 1981. Ministre (1981-1986).
1999 2014 Maxime Bono PS Député de 1999 à 2012.
2014 en cours Jean-François Fountaine DVG  

Conseil municipal de La Rochelle (2014-2020)

Groupe Chef Effectif Statut
DVG Jean-François Fountaine 35 majorité
PS Anne-laure Jamouillé 10 opposition
UMP Bruno Léal 4 opposition

Canton[modifier | modifier le code]

La Rochelle est le chef-lieu de neuf cantons, dont six se trouvent exclusivement sur le territoire de la commune de La Rochelle (les cantons 1, 2, 3, 4, 6 et 7), et trois sont partagés avec les communes environnantes (les cantons 5, 8 et 9).

Liste des cantons de La Rochelle
Canton Composition (quartiers et communes) Inscrits (2007) Conseiller général actuel
La Rochelle-1 La Pallice, Saint Maurice, Port-Neuf et Laleu 6 505 Gilles Gautronneau (PRG)
La Rochelle-2 Laleu et Mireuil 5 055 Marc Parnaudeau (PS)
La Rochelle-3 Mireuil et Fétilly 5 600 Marylise Fleuret-Pagnoux (PRG)
La Rochelle-4 La Genette, Fétilly, Centre ville 9 279 Patricia Friou (PS)
La Rochelle-5 Prieuré, Lafond, Esnandes, Marsilly, Puilboreau et Saint-Xandre 13 261 Yann Juin (PRG)
La Rochelle-6 Centre ville, Villeneuve-les-Salines, Tasdon, Bongraine et Les Minimes 10 494 Denis Leroy (PS)
La Rochelle-7 Saint-Éloi et Villeneuve-les-Salines 7 024 Jean-Pierre Mandroux (PS)
La Rochelle-8 Villeneuve-les-Salines, Périgny et Dompierre-sur-Mer 10 676 Michel Rogeon (PRG)
La Rochelle-9 Laleu, Lagord, Nieul-sur-Mer et L'Houmeau 7 024 Jack Dillenbourg (PS)

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

L'intercommunalité à La Rochelle est aujourd'hui gérée par la Communauté d'agglomération de La Rochelle, ou CDA, qui remplace la Communauté de Ville depuis 1999. La première structure intercommunale ayant fonctionné à La Rochelle était le SIVOM de La Rochelle (syndicat intercommunal à vocation multiple), qui avait été créé en 1964. Il regroupait alors 9 communes : La Rochelle, Aytré, Périgny, Saint-Rogatien, Puilboreau, Lagord, Châtelaillon-Plage, Angoulins et L'Houmeau. Ses responsabilités regroupaient les transports, la gestion des déchets, le traitement des eaux usées et la production d'eau potable.

Le SIVOM est devenu Communauté de Ville le 31 décembre 1992. Les 9 communes d'origine ont été rejointes en décembre 1993 par Nieul-sur-Mer, Saint-Xandre, La Jarne, Dompierre-sur-Mer, Salles-sur-Mer et Saint-Vivien, puis en décembre 1997 par Esnandes, Marsilly et Sainte-Soulle, portant le nombre de communes participant à la Communauté de Ville à 18.

Tendances politiques et résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Résultats des scrutins français depuis 2000.
Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours.
Année Élu(e) Battu(e) Participation
2002 88,77 % Jacques Chirac RPR 11,23 % Jean-Marie Le Pen FN 78,83 % [20]
2007 42,84 % Nicolas Sarkozy UMP 57,16 % Ségolène Royal PS 83,19 % [21]
2012 62,07 % François Hollande PS 37,93 % Nicolas Sarkozy UMP 78,53 % [22]
Élections législatives, résultats des deuxièmes tours.
Année Élu(e) Battu(e) Participation
2002 57,74 % Maxime Bono PS 42,26 % Catherine Normandin UMP 61,06 % [23]
2007 60,69 % Maxime Bono PS 39,31 % Dominique Morvant UMP 62,87 % [24]
2012 58,73 % Olivier Falorni DVG 41,27 % Ségolène Royal PS 61,25 % [25]
Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores.
Année Élu(e) Battu(e) Participation
2004 34,94 % Bernard Poignant PS 14,66 % Roselyne Bachelot UMP 43,67 % [26]
2009 24,63 % Christophe Béchu UMP 19,10 % Bernadette Vergnaud PS 40,65 % [27]
2014 19,82 % Isabelle Thomas Union de la gauche 18,42 % Alain Cadec UMP 40,60 % [28]
Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores.
Année Élu(e) Battu(e) Participation
2004 61,44 % Ségolène Royal PS 31,63 % Elisabeth Morin UMP 63,11 % [29]
2010 65,43 % Ségolène Royal PS 34,57 % Dominique Bussereau UMP 47,10 % [30]
Élections cantonales, résultats du second tour.
Année Élu(e) Battu(e) Participation
La Rochelle est chef-lieu de plusieurs cantons, cf. les résultats de La Rochelle-1, La Rochelle-2, La Rochelle-3, La Rochelle-4, La Rochelle-5, La Rochelle-6, La Rochelle-7, La Rochelle-8 et La Rochelle-9.
2001  %  %  % [31]
2004  %  %  % [32]
2008  %  %  % [33]
2011  %  %  % [34]
Élections municipales, résultats des deux meilleurs scores du second tour.
Année Élu(e) Battu(e) Participation
2001 67,36 % Maxime Bono
élu au premier tour
PS 14,92 % Philippe Chastenet UDF 53,16 % [35]
2008 58,93 % Maxime Bono
élu au premier tour
PS 24,51 % Dominique Morvant UMP 53,94 % [36]
2014 43,68 % Jean-François Fountaine DVG 40,10 % Anne-Laure Jaumouillié PS 55,76[37] % [38]
Référendums.
Année Oui (national) Non (national) Participation
1992 58,00 % (51,04 %) 42,00 % (48,96 %) 67,59 % [39]
2000 77,52 % (73,21 %) 22,48 % (26,79 %) 28,33 % [40]
2005 51,16 % (45,33 %) 48,84 % (54,67 %) 69,18 % [41]


Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Situation financière[modifier | modifier le code]

D'après un rapport de la Cour des comptes[42], la situation financière de La Rochelle laisse apparaître sur la période 1996-2002 un endettement mesuré et légèrement décroissant, des charges de personnel relativement stables rapportées aux dépenses générales de fonctionnement, et une capacité d'autofinancement supérieure à la moyenne des communes comparables.

Situation financière de La Rochelle de 1996 à 2002 (en millions d'euros)[43]
1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002
Dépenses de fonctionnement 86 82 87 97 88 95 96
Résultat de fonctionnement 1 18 9 1 13 12 10
Dépenses d'investissement 25 24 30 28 33 43 56
Résultat cumulé de l'exercice -3 1 0 -4 -5 -6 -3
Capacité d'autofinancement 4 10 11 12 15 15 14

Quartiers[modifier | modifier le code]

Carte des différents quartiers de La Rochelle.

La Rochelle est composée de quartiers, dont la plupart sont représentés par un « comité de quartier », ce qui en fait un tissu micro-local très vivant[44]. Un comité de quartier est une association d’habitants qui joue un rôle vis-à-vis des institutions publiques, et qui permet un échange d’informations entre les habitants et les services municipaux. Par ce biais, les habitants peuvent participer à l’orientation des projets d’évolution de leur quartier selon leurs aspirations.

Le premier comité de quartier a été créé à Tasdon en 1903, juste après que la loi de 1901 sur la liberté d'association a été promulguée. Puis La Pallice, Bongraine, le centre-ville, Mireuil[45], le Petit-Marseille, Villeneuve-les-Salines ont suivi. La ville de La Rochelle considère les comités de quartier comme des interlocuteurs privilégiés, et leur fournit des moyens logistiques (salle de réunion, etc.), mais ne leur verse aucune subvention. Ces derniers sont apolitiques et indépendants. Le 27 février 2002, une loi relative à la démocratie de proximité, et censée renforcer la démocratie participative en complétant la démocratie représentative, a été votée[46] et a posé un problème d’adaptation à la municipalité. En effet, cette nouvelle loi impose aux municipalités de créer des instances locales consultatives, les « conseils de quartier ». L’inconvénient étant que la stricte application de la loi aurait entraîné une perte d’indépendance et d’influence par rapport à ce dont disposent déjà les comités de quartier. Après concertation, une « Charte pour le renforcement de la démocratie participative », réaffirmant l’importance déterminante des comités de quartiers, a été signée le 26 septembre 2002 entre les parties.

Quartiers de La Rochelle[47]
Quartier Population Commerces Industries Associations
Centre-ville 10 827 1 400 88 137
Fetilly - Bel air - La Trompette 5 354 71 15 35
La Genette 4 341 244 20 17
Lafond - Prieuré - Beauregard 6 131 59 10 26
Laleu - La Pallice - La Rossignolette - Vaugouin 6 942 254 95 31
Les Minimes 6 137 275 59 23
Mireuil - Saint-Maurice 15 091 111 9 50
Port-Neuf 5 290 40 4 25
Saint-Éloi 4 772 121 37 20
Tasdon - Bongraine 5 684 59 14 18
Villeneuve-les-Salines - Petit Marseille 9 486 64 12 38
Total 80 055 2 698 363 420

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Maisons à arcades dans le centre historique.

L’urbanisme de La Rochelle est particulier dans le sens où il a toujours été décidé de conjuguer avec sa riche histoire sans pour autant renoncer à développer la ville. L’un des points les plus remarquables de son urbanisme réside dans ses arcades, âgées de plus 400 ans, et qui l’ont rendue célèbre. Depuis le 1er juin 2004, dans le cadre du Plan de développement urbain signé par la ville[48], le plan de circulation provisoire de la ville a été entièrement revu afin de permettre de désengorger le centre-ville en dissuadant les automobilistes de s’y rendre, et les zones 30 et zones piétonnes se sont multipliées un peu partout dans l’agglomération.

Environnement et développement durable[modifier | modifier le code]

Selon une étude réalisée est 2005, La Rochelle se classait en 34e position des villes où il faisait le plus bon vivre[49]. Une étude plus récente publiée en 2013 par le journal l'Express donne toujours La Rochelle en 34e position[50]. L’agglomération rochelaise, réputée pour sa « qualité de vie », s’est depuis longtemps engagée dans une politique de protection de l’environnement et de développement raisonné, notamment en signant et en respectant une charte environnementale. La baie de La Rochelle est classée en zone conchylicole et appartient au Réseau Natura 2000.

La Rochelle a été une ville pionnière en matière d’écologie urbaine. Elle est ainsi l’initiatrice du premier secteur piétonnier de France en 1970, la première ville à signer un document de « périmètre sauvegardé » pour protéger l’architecture de son centre-ville en 1971, des premiers vélos en libre-service en 1974, de la première Journée sans voiture le 9 septembre 1997[51], des premières voitures électriques (Citroën Saxo et Peugeot 106) en libre-service en 1999 et des transports en commun qui intègrent les modes de déplacement alternatifs (vélo, bateaux, voitures électriques, etc.). Avec la mise en service d'Elcidis, c’est la première ville française à disposer d’une plate-forme de livraison de marchandises en centre-ville en véhicules utilitaires électriques[52]. Depuis 1985, le port de plaisance des Minimes est récompensé de ses actions en faveur de l’environnement par l’attribution du Pavillon Bleu d'Europe.

Les bus de l’agglomération roulent majoritairement au diester, et les nouvelles commandes de bus depuis 2008 se concentrent sur des véhicules répondant à la norme EEV (Enhanced Environmentally friendly Vehicle), la plus sévère à ce jour concernant les rejets de polluants dans l'air, pourtant non obligatoire à ce jour. Le réseau de transport est également équipé de 3 minibus 100 % électrique desservant le parking-relais Vieux-Port, et quatre bateaux 100 % électrique (deux passeurs depuis 1999 et 2003, et deux bus de mer depuis 2008, ces derniers ayant été les premiers navires au monde 100 % électrique homologués pour naviguer en pleine mer). Les campings sont équipés de chauffe-eau solaires, et la qualité de l’air est analysée et surveillée en plusieurs points de la ville depuis une trentaine d’années, ce qui a notamment permis de constater une diminution de moitié des niveaux de dioxyde d'azote et de dioxyde de soufre lors de la Journée sans voiture[53].

Émissions de polluants atmosphériques en tonnes/an à La Rochelle pour l’année 2000[54]
Année 2000 CO NO NO2 NH3 CH4 SO2 COVNM
Secteur résidentiel 369,8 52,1 3,3 - 27,2 21,4 212,9
Secteur tertiaire 40,3 46,3 2,7 - 7,0 30,7 27,0
Secteur industriel 25,6 107,9 0,6 0,0 4,1 442,3 785,6
Traitement des déchets 41,9 107,9 4,3 54,6 720,3 24,1 1,2
Distribution de l’énergie - - - - - - 42,1
Transports routiers 1 903,4 606,2 11,5 9,1 23,8 18,4 542,9
Autres transports 0,7 2,6 0,1 0,0 0,0 0,0 0,3
Total 2 381,7 923,1 22,4 63,8 782,3 537,1 1 611,9

Jumelage et coopération[modifier | modifier le code]

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le jumelage de communes est apparu comme étant un moyen de tisser des liens et d’établir des relations socioculturelles étroites avec ses voisins après le conflit qui venait de déchirer le monde et l’Europe. Les jumelages concernent aujourd’hui plus de 15 000 collectivités locales européennes, dont 3 800 réparties sur toute la France, et aux traditionnels échanges culturels et d’amitié s'ajoutent des aspects d’échanges de savoir-faire, de partenariat économique, et de solidarité.

La ville de La Rochelle est jumelée avec :

Les villes de l’agglomération rochelaise sont jumelées avec : Mihai Bravu (Aytré), Evolène, Knebworth et Skierniewice (Châtelaillon-Plage), Saint-Antoine-sur-Richelieu (Dompierre-sur-Mer), Wendorf (L'Houmeau), Sébikotane (Nieul-sur-Mer), Sankt-Michaelisdonn (La Jarne, Saint-Vivien et Salles-sur-Mer), et Panticosa (Angoulins).

Parrainage[modifier | modifier le code]

La Rochelle est depuis le 20 mai 1994[56], la ville marraine de la frégate Germinal.

Démographie[modifier | modifier le code]

Classement démographique[modifier | modifier le code]

Population de l’agglomération rochelaise
(Recensements Insee de 1999 et 2010)
Zones Population Surface
(km²)
Densité
(/km²)
évolution
1999-2010
Agglomération rochelaise
La Rochelle 75 170 28 2 644 - 1,84 %
Unité urbaine 126 725 125 1 014 + 3,81 %
Aire urbaine 204 418 1 004 204 + 12,05 %
Région Poitou-Charentes
Poitou-Charentes 1 770 363 25 810 69 + 7,95 %

Selon les données de l’Insee, la population de la ville de La Rochelle s'élève à 74 880 habitants au recensement de 2011. Au 1er janvier 2008, la population était répartie en 40 504 ménages recensés [57]. Avec une superficie communale de 2 843 hectares, la densité de population s'élève à 2 644 habitants par km² (au recensement de 2010), ce qui en fait la ville la plus densément peuplée de Poitou-Charentes et l’une des 220 villes les plus densément peuplées de France.

En 2010, l’unité urbaine de La Rochelle, qui s'étend sur dix communes, regroupe 126 725 habitants[58] et se classe au 49e rang en France métropolitaine, et son aire urbaine, incluant les communes périurbaines situées dans la zone d’influence forte de la ville, rassemble 204 418 habitants[59], la classant au 47e rang national (c'est-à-dire France métropolitaine et Départements d'outre-mer). Ces différentes données font de La Rochelle non seulement la ville la plus peuplée de la Charente-Maritime, mais également la première agglomération urbaine du département. Il en est de même pour son aire urbaine où elle occupe de loin ce premier rang.

Au niveau régional, elle occupe invariablement la deuxième place en Poitou-Charentes aussi bien au niveau de la ville intra-muros où elle se classe après Poitiers (87 697 habitants en 2010), qu'au plan de son unité urbaine où elle se situe après l'agglomération poitevine (127 845 habitants en 2010) ; elle occupe également le deuxième rang des aires urbaines picto-charentaises, juste après celle de la capitale régionale (252 381 habitants en 2010)[Note 3].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Population de La Rochelle de 1821 à 2004 (source Insee).

Alors que le solde migratoire (3 567 habitants supplémentaires entre 1990 et 1999) et l'accroissement naturel (1 923 habitants supplémentaires sur la même période) étaient positifs, ce qui avait porté l'augmentation de la population à 5 617 habitants entre 1990 et 1999, soit un taux annuel moyen de variation de la population de + 0,8 %, la population de La Rochelle s'est stabilisée depuis 1999 (77 196 habitants en 2006 et 76 848 habitants en 2007) en raison d'un solde migratoire redevenu négatif (- 0,2 % par an de 1999 à 2007) et d'une baisse du taux d'accroissement naturel (+ 0,2 % par an de 1999 à 2007) liée au vieillissement de la population[60]. L'essentiel de la croissance de la population s'effectue désormais dans la banlieue et surtout dans les communes de la couronne rurale périurbaine.

La commune de La Rochelle est composée à 46 % d’hommes et à 54 % de femmes. Au recensement de 2007, parmi les personnes de plus de 15 ans, 44 % sont célibataires et 37 % sont des gens mariés, le reste étant réparti entre les gens divorcés (10 %) et les veufs (9 %). Par ailleurs, la population de La Rochelle connaît un fort un accroissement du nombre des ménages (+ 7,8 % entre 1999 et 2007), lié à l'augmentation du nombre de personnes vivant seules et à la diminution de la taille des ménages[61]. La ville accueille également 8 528 étudiants. En 2011, la commune comptait 74 880 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 4],[Note 5].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
22 000 17 512 18 346 12 327 14 629 14 857 16 720 17 358 16 505
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
16 175 18 904 18 720 19 506 19 583 22 464 23 829 26 808 28 376
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
31 559 33 858 36 371 39 770 41 521 45 043 47 737 48 923 58 799
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
66 590 73 347 79 757 75 840 71 094 76 584 77 196 74 880 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[62] puis Insee à partir de 2004[63].)
Histogramme de l'évolution démographique


Le 21 mai 1858, Saint-Maurice et une partie de Cognehors sont rattachés à la Rochelle qui absorbe également une section de la commune d’Aytré et une de la commune de Périgny. De nouvelles limites sont alors fixées entre La Rochelle, Dompierre et Lagord. Le 27 décembre 1880, Laleu est également rattachée à la nouvelle entité.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La répartition démographique fait apparaître une très nette surreprésentation de la tranche d'âge 15-29 ans, de près de 10 points par rapport au département, du fait de son important potentiel scolaire et universitaire.

Pyramide des âges de La Rochelle en 2009[64] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
> 90
1,4 
7,9 
75-89
13,1 
13,9 
60-74
16,7 
18,0 
45-59
18,4 
17,9 
30-44
16,2 
26,8 
15-29
21,8 
14,9 
0-14
12,3 
Pyramide des âges de la Charente-Maritime en 2009[65] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
> 90
1,5 
9,0 
75-89
12,4 
17,2 
60-74
17,8 
21,0 
45-59
20,8 
18,7 
30-44
17,9 
16,5 
15-29
14,4 
17,2 
0-14
15,1 


Catégories socioprofessionnelles[modifier | modifier le code]

Catégories socioprofessionnelles en 1999 et 2009 (15 ans et plus) à La Rochelle [66]
(par rapport au département[67] et à la nation[68])
Catégorie 1999 2009
Agriculteurs exploitants 0.1 % (2.6 %) (1.4 %) 0.1 % (1.7 %) (1.0 %)
Artisans, commerçants, chefs d'entreprise 2.8 % (4.4 %) (3.5 %) 2.6 % (4.2 %) (3.3 %)
Cadres et professions intellectuelles supérieures 6.1 % (3.9 %) (6.6 %) 7.1 % (5.0 %) (8.6 %)
Professions intermédiaires 11.4 % (9.6 %) (12.1 %) 12.4 % (11.3 %) (13.8 %)
Employés 17.6 % (16.3 %) (16.6 %) 15.9 % (16.6 %) (16.7 %)
Ouvriers 11.6 % (13,4 %) (14.9 %) 10.9 % (12,8 %) (13.5 %)
Retraités 24.3 % (28,2 %) (22.2 %) 29.0 % (34,0 %) (22.9 %)
Autres personnes sans activité professionnelle 26.1 % (21.6 %) (22.9 %) 22.0 % (14.4 %) (17.2 %)


Immigration[modifier | modifier le code]

D’après le recensement de 2006[69], la population immigrée représentait 3 965 personnes en 2006 (soit 5,1 % de la population totale, c’est-à-dire 77 196 personnes). Le nombre des étrangers était, quant à lui, de 2 603 personnes, soit 3,4 % de la population totale.

Sur les 2 603 étrangers, 806 (31 %) sont des ressortissants d'un pays de l’Union européenne (principalement du Portugal, et dans une moindre mesure de l’Espagne), 750 (29 %) ont la nationalité d'un pays du Maghreb (essentiellement du Maroc et de l'Algérie), 278 (11 %) ont la nationalité d'un autre pays d'Afrique, 178 (7 %) sont ressortissants de Turquie[70]. 1 978 personnes sont des Français par acquisition, c'est-à-dire des naturalisés.

Économie[modifier | modifier le code]

La Rochelle est le siège de la Chambre de commerce et d’industrie, qui gère le port de plaisance des Minimes, le port de pêche de Chef de Baie et l’aéroport de La Rochelle - île de Ré. Les axes de développement privilégient désormais l’international, et la ville étudie quelles solutions apporter au prix du foncier, véritable problème pour les travailleurs désirant se loger.

Le bassin d'emploi de La Rochelle, qui représentait plus de 66 000 emplois en 1999, affiche depuis les années 1990 un dynamisme élevé (+13 % entre 1990 et 1999), avec une croissance de l’emploi comparable à celle de la population active, et supérieure à celles de communes comparables. La croissance de l’emploi n’est cependant pas suffisante pour résorber un chômage structurel important dont l’origine remonte aux crises des chantiers navals et du secteur automobile des années 1980.

Enseignement et recherche[modifier | modifier le code]

La ville comptait plus de 10 200 étudiants (dont plus de 6 000 à l'Université) en 2005-2006[71].

Enseignement secondaire[modifier | modifier le code]

(Liste des établissements par ordre alphabétique)

  • Lycées publics et privés :
    • lycée Jean-Dautet, préparant aux baccalauréats de séries S, L, ES, STG ;
    • lycée Pierre-Doriole ;
    • Lycée hôtelier, préparant aux métiers de l’hôtellerie et de la restauration ;
    • lycée Fénelon-Notre-Dame ;
    • lycée régional d'enseignement maritime et aquacole ;
    • lycée Rompsay ;
    • Lycée Antoine-de-Saint-Exupéry, préparant aux baccalauréats de séries ES, L, S, STG ;
    • lycée René-Josué-Valin, préparant aux baccalauréats de séries ES, S, L et aux baccalauréats technologiques STL ;
    • lycée Léonce-Vieljeux, préparant aux baccalauréats de séries ES, S, SI, SVT et aux baccalauréats professionnels ST2I, MVA et TISEC.

Autres structures d'enseignement et de formation[modifier | modifier le code]

  • CFA de la Chambre de métiers de la Charente-Maritime ;
  • École Française Coiffure & Esthétique (E.F.C.E.), établissement privé de formation professionnelle ;
  • École Nationale des brigades des douanes, une des seules écoles françaises pour la formation des douaniers ;
  • GRETA Aunis-Atlantique, formation continue pour adultes ;
  • IAFSI (Instituts Associés de Formation en Soins Infirmiers, rattaché au Centre hospitalier de La Rochelle) ;
  • IFSI (Institut de Formation en Soins Infirmiers rattaché au Centre hospitalier de La Rochelle) ;
  • Pigier.

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Université de La Rochelle[modifier | modifier le code]

L'Université de La Rochelle, créée en 1993 dans le nouveau quartier des Minimes, offre des enseignements universitaires variés (lettres, langues, droit, sciences, géographie du littoral, gestion...) et accueille 7 200 étudiants chaque année dont 1 100 à l'IUT[72] (proposant des DUT en génie biologique, génie civil, informatique, réseaux & télécommunications, ou techniques de commercialisation).

Grandes écoles[modifier | modifier le code]

Autres formations supérieures[modifier | modifier le code]

  • Cipecma (formations à divers métiers de l'industrie et du tourisme sanctionnées par un B.T.S.);
  • Institut d'Études Françaises (I.E.F.), structure dépendante de la Chambre de Commerce et d'Industrie de La Rochelle pour l'enseignement de la langue française aux étudiants étrangers ;
  • Isfac, préparation à divers BTS en alternance ;
  • IUFM, formation des professeurs des écoles.

Lycées avec formations supérieures[modifier | modifier le code]

Recherches universitaires, scientifiques et techniques[modifier | modifier le code]

Structures de recherche universitaire

  • Institut du Littoral et de l’Environnement (ILE)[73] ;
  • Laboratoires de recherche en lien avec l'Ifremer :
    • Laboratoire ressources halieutiques (LRH)[74] ;
    • Laboratoire environnement ressources (LER)[75] ;
    • Centre de recherche sur les écosystèmes littoraux anthropisés (CRELA), unité mixte tripartite Ifremer-CNRS-Université de La Rochelle[76] ;
  • Laboratoires de recherche en milieux maritimes issus de l'Université de La Rochelle :
    • Centre littoral de géophysique (CLDG)[77] ;
    • Laboratoire de biologie et d'environnement marins (LBEM) ;
    • Laboratoire de biotechnologies et de chimie bio-organique (LBCB)[78] ;
    • Organisation des territoires et environnements dans les espaces littoraux et océaniques (OTELO)[79].
  • Laboratoires de recherche technique issus de l'Université de La Rochelle :
    • Laboratoire des Sciences de l'Ingénieur pour l'Environnement (LaSIE)[Note 6],[80] ;
    • Laboratoire d’étude des phénomènes de transfert appliqués aux bâtiments (LEPTAB)[81] ;
    • Laboratoire de maîtrise des techniques agro-industrielles (LMTAI)[82] ;
    • Laboratoire de mathématiques, image et applications (MIA)[83] ;
    • Laboratoire informatique, image, interaction (L3i)[84] ;
  • Autres centres de recherche issus de l'Université de La Rochelle
    • Centre commun d’analyses (CCA)[85] ;
    • Centre d’études internationales sur la romanité (CEIR) ;
    • Centre d’études juridiques de La Rochelle (CEJLR) ;
    • Centre de traitement de l’information géoréférencée (CTIG)[86] ;
    • Laboratoire de sociologie de l’action publique (LASAP) ;
    • Médiane Asie Pacifique Amériques (MAPA) ;

Établissements de recherche scientifique et maritime

    • C.N.R.S. (Centre National de la Recherche Scientifique) ;
    • C.R.E.M.A. (Centre de Recherche en Écologie Marine et Aquaculture) ;
    • Ifremer ;
    • Laboratoire d'Analyses Sèvres ATlantique (LASAT) : Hydrologie et environnement.

Établissements de recherche technique

  • CRITT de recherche pour l’architecture et l’industrie nautique (CRAIN).
  • CRITT des Industries agro-alimentaires.

Transports[modifier | modifier le code]

Si le transport routier est le mode de transport dominant dans l'agglomération rochelaise, il est néanmoins soumis à de grandes restructurations, notamment en ce qui concerne les transports urbains et les pistes cyclables. Mais La Rochelle dispose également d'une gare ferroviaire importante et d'un aéroport de dimension régionale ainsi que d'un port de commerce figurant dans la liste des ports autonomes de France.

Desserte routière et urbaine[modifier | modifier le code]

Infrastructures routières de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Véhicules électriques de la plate-forme de livraison Elcidis.

La voirie de La Rochelle est composée de plus de 1 250 rues. En 2001, le réseau urbain de la ville représentait 193 km de routes et 89 000 véhicules y étaient recensés[87]. Le trafic automobile augmentant, et la ville ne pouvant être contournée en raison de la mer, le plan de déplacements urbains prévoit une large place à la sécurité routière. La vitesse maximale autorisée sur la ceinture périphérique a été abaissée à 90 km/h et des radars automatiques ont été placés sur la rocade[88]. Dans l’agglomération, les zones 30 ont été étendues, les boulevards ont été sécurisés, et de nombreux rond-points ont été construits pour fluidifier le trafic.

Sur le plan économique, 75 % des envois de plus de trois tonnes de la région Poitou-Charentes partent de l'agglomération rochelaise. Une voie spéciale desservant le port de La Pallice a été mise en place pour les poids-lourds, de manière à optimiser les trafics internationaux. En parallèle, la ville a mis en place Elcidis, une plate-forme de livraison de marchandises en centre-ville par des véhicules électriques, ce qui est une première en France. Toutefois, selon la Chambre régionale des comptes, le cumul de plusieurs innovations (plateforme de livraison et recours à des véhicules électriques) a compliqué la mise en service du projet Elcidis et surtout son évaluation[89].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Les bus de la ligne ILLICO sillonnent l'agglomération rochelaise.

En 2009, les transports collectifs urbains de La Rochelle ont transporté 5 854 000 voyageurs[90]. L'action en matière de transports publics de l'agglomération rochelaise repose d'une part sur la RTCR, qui gère l'offre de transport public dite réseau Yélo - anciennement Autoplus - (près de 11 millions de voyages par an) et d'autre part sur la Communauté d'agglomération de La Rochelle elle-même au travers d'expérimentations et d'actions pérennes prévues par le plan de déplacement urbain. Il convient en outre de prendre en compte les services interurbains et scolaires gérés directement par le service transports de la CDA (par le recours à des sociétés privées), qui représentent environ 700 000 km/an et 780 000 voyages.

Le nouveau réseau Yélo[91], mis en place en février 2010, comprend le libre-service vélo et les bus dont les quatre principales lignes structurantes sont les suivantes : La Pallice Magasins Généraux - Aytré Plage ; Mireuil Guiardes - Villeneuve Fabre d'Eglantine; Lagord P+R Les Greffières - I1 Les Minimes Plage - I2 Bongraine Normandin; La Rochelle Place de Verdun - Beaulieu Espace Commercial.

La ligne 3, dite Illico, est exploitée partiellement depuis janvier 2010 par un BHNS (Bus à Haut Niveau de Service), bus articulé en site propre construit dans l'usine HeuliezBus des Deux-Sèvres. Depuis la restructuration du réseau au début de l'année 2010, la RTCR gère 19 lignes deservant La Rochelle et la première couronne en semaine, 7 lignes pour les dimanches et jours fériés, et la société Ocecars (Veolia transport) gère les 11 lignes qui desservent la seconde couronne[92].

Exploité par la RTCR (pour les communes de l'ancien SIVOM) et Ocecars (Veolia Transport) (pour les autres communes de la Communauté d'Agglomération), Yélo regroupe le réseau de transports de la communauté rochelaise et les services de location de vélos et de voitures électriques à la carte (journée ou à la demi-journée), au départ de la place de Verdun. Liselec, le service précurseur de location de voitures électriques de La Rochelle mis en service en 1999, a été intégré au réseau Yélo en 2010[93]. Idem pour Passeur, service de transport par bateau navette du vieux port aux Minimes.

La ville desservie par un tramway à air comprimé, système Mékarski, de 1901 à 1927[94].

La Rochelle envisageait de mettre en place un tramway léger sans caténaire avec la société Alstom (dont une usine se trouve à Aytré), pour un prix de 8 millions d’euros du km contre près de 20 millions pour un tramway traditionnel. Une ligne expérimentale de 1,6 km avait déjà été construite. Depuis le rejet de la candidature de Paris à l’organisation des Jeux olympiques de 2012, à laquelle participait La Rochelle pour l’organisation des épreuves de voile, le projet a été arrêté et remplacé par une ligne de BHNS.

Selon la Chambre régionale des comptes[95],[96], la politique de transports publics formalisée au sein du Plan de déplacements urbains (PDU) adopté en 2000 est volontariste. Cependant, l'imprécision du document, tant en termes d'objectifs assignés (chiffrages partiels ou absents, absence d'échéancier) que de moyens alloués (financiers notamment), en diminue d'autant la portée comme outil de politique publique. Dans le même temps, la juridiction estime que la collectivité n'a pas toujours employé tous les moyens qui étaient à sa disposition pour agir : absence d'orientations stratégiques formulées à la RTCR, politique tarifaire inemployée, retards dans la réalisation de certains sites propres réservés aux autobus. En conclusion, la Chambre des comptes a relevé que si les efforts déployés par l'agglomération en matière d'expérimentations sont réels, leur succès est limité ; le choix de cumuler les innovations (véhicules électriques, en libre service et véhicules de transport de messagerie) rend d'autant plus délicate l'analyse des causes des difficultés rencontrées, et donc de la pertinence des projets eux-mêmes par rapport aux objectifs du PDU.

Lignes[modifier | modifier le code]
Lignes réseau Yélo
Ligne Dessertes Fiche horaire Circuit ligne Transport à la demande Transporteur
1 La Pallice <> Place de Verdun <> Aytré plage Ligne 1 Ligne 1 Non RTCR
2 Mireuil <> Place de Verdun <> Villeneuve les salines Ligne 2 Ligne 2 Non RTCR
ILLICO Lagord <> Les Minimes / Bongraine Ligne ILLICO (3) Ligne ILLICO (3) Non RTCR
4 Place de Verdun <> Beaulieu Ligne 4 Ligne 4 Non RTCR
5 Place de Verdun <> Beauregard Ligne 5 Ligne 5 Non RTCR
6 Place de Verdun <> Lycée Vieljeux (par Mireuil et Port-Neuf) Ligne 6 Ligne 6 Non RTCR
7 Laleu aéroport <> Place de Verdun <> Rompsay > ZI Périgny (par Saint-Éloi) Ligne 7 Ligne 7 Non RTCR
11 Place de Verdun <> Lagord Ligne 11 Ligne 11 Non RTCR
13 Place de Verdun <> L'Houmeau Ligne 13 Ligne 13 Non RTCR
14 Place de Verdun <> ZI Périgny Ligne 14 Ligne 14 Non RTCR
15 16 Place de Verdun ou Dames Blanche <> Angoulins sur Mer ou Châtelaillon-Plage Ligne 15 et 16 Ligne 15 et 16 Non RTCR
17 Les Minimes <> Aytré-Grands Prés Ligne 17 Ligne 17 Non RTCR
18 Place de Verdun <> Saint Rogatien (par périgny) Ligne 18 Ligne 18 Non RTCR
19 Place de Verdun <> ZA Aytré Ligne 19 Ligne 19 Non RTCR
20 Place de Verdun <> Port Neuf/Chef de baie Ligne 20 Ligne 20 Non RTCR
29 Place de Verdun <> La Jarne <> Salles sur Mer <> Saint Vivien Ligne 29 Aucun Entre La Rochelle et Châtelaillon-Plage Ocecars
31 Place de Verdun <> Lagord <> Nieul sur mer Ligne 31 Aucun Non Ocecars
35 Place de Verdun <> Lagord <> Saint Xandre <> Marsilly <> Esnandes Ligne 35 Aucun Non Ocecars
37 Place de Verdun <> Aytré <> La Jarne Ligne 37 Aucun Non Ocecars
38 Place de Verdun <> Périgny <> Dompierre sur Mer <> Sainte Soulle Ligne 38 Aucun entre Dompierre sur Mer et Sainte-Soulle Ocecars
389 et 389s Place de Verdun <> Lycées Rompsay/Valin <> Périgny <> Puilboreau <> Dompierre sur Mer <> Sainte Soulle Ligne 389 et 389s Aucun Non Ocecars
39 et 39 Express 39 : Place de Verdun <> Puilboreau <> Dompierre sur Mer

39 Express : Place de Verdun <> Dompierre sur Mer

Ligne 39 et 39 Express Aucun Non Ocecars
49 Place de Verdun <> Puilboreau <> Saint Xandre Ligne 49 Aucun Non Ocecars
490s Place de Verdun <> Puilboreau <> Saint Xandre <> Dompierre sur Mer <> Sainte Soulle Ligne 490 Aucun Non Ocecars
50 Place de Verdun <> île de Ré (Sablanceaux Plage) Ligne 50

Seulement de juin à août

Ligne 50 Non RTCR
51

(Bus Vélo)

Place de Verdun <> île de Ré (Sablanceaux Plage) Ligne 51

(Bus Vélo) Seulement de juin à août

Ligne 51 (Bus Vélo) Non RTCR
58 TAD Place de Verdun <> Lafond (par Fétilly et Le Prieuré) Ligne 58 TAD Ligne 58 TAD Ligne totalement réservée au transport à la demande RTCR
Lignes des dimanches et jours fériés (aucun transport à la demande)
Ligne Dessertes Fiche horaire Circuit ligne Transporteur
41 La Pallice (par Port Neuf) <> Place de Verdun <> Aytré-Plage Ligne 41 Ligne 41 RTCR
42 La Pallice (De 9H00 à 13H00) <> Mireuil <> Place de Verdun <> Périgny (par

Villeneuve les Salines)

Ligne 42 Ligne 42 RTCR
43 Place de Verdun <> Bongraine (par les Minimes) Ligne 43 Ligne 43 RTCR
46 Place de Verdun <> Châtelaillon (par Angoulins) Ligne 46 Ligne 46 RTCR
47 Laleu <> Place de Verdun <> Beaulieu (par Saint-Éloi et Beauregard) Ligne 47 Ligne 47 RTCR
50 Place de Verdun <> île de Ré (Sablanceaux Plage) Ligne 50

Seulement de juin à août

Ligne 50 RTCR
Bus Vélo Place de Verdun <> île de Ré (Sablanceaux Plage) Ligne 51 (Bus Vélo)

Seulement de juin à août

Ligne 51 (Bus Vélo) RTCR

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Vélos jaunes.

La Rochelle s’est engagée pour le vélo dès 1974, en inaugurant, pour la première fois en France, un service gratuit de mise à disposition du public de vélos en libre-service : les fameux vélos jaunes, qui sont aujourd’hui au nombre de 300[97]. En 2014, l’agglomération rochelaise dispose de plus de 230 km d’aménagements cyclables[98](dont 93,5 km d’aménagements cyclables intra-muros[99]), dont des itinéraires sécurisés et fléchés (par exemple l’itinéraire de 38 km entre La Rochelle et Rochefort), et 1 700 arceaux (soit 3 400 places) sont installés dans le centre-ville.

Les transports en commun intègrent également cette dimension et sont adaptés au vélo. Il est ainsi possible de prendre le passeur électrique ou le bus pour l’île de Ré avec son vélo. L’agglomération a également mis en place un service de libre-service vélos, disponibles gratuitement à toute heure de la journée, tous les jours de l’année. Les 60 vélos affectés à ce service sont disponibles dans l’un des six points relais répartis sur l’agglomération.

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

En raison de l’augmentation de trafic du port de la Pallice, un raccordement ferroviaire est mis en place entre ce dernier et la gare de La Rochelle en 1891, permettant ainsi l’acheminement de marchandises et de voyageurs, notamment en correspondance avec les liaisons maritimes vers l’Angleterre et l’Amérique du Sud. Des lignes directes spéciales, reliant Paris à La Rochelle et au port de La Pallice, sont mises en place lors des escales de paquebots, et seront exploitées jusqu’en 1962. Un important réseau ferroviaire se développe alors et permet la desserte de l’ensemble des infrastructures portuaires, et ce jusqu’au môle d’escale érigé en pleine mer.

À partir de la fin des années 1980, la concurrence routière va entraîner une diminution des activités portuaires, et donc du trafic ferroviaire. Dépendant entièrement de l’activité du port de La Pallice, avec ses importations d’hydrocarbures et ses exportations de céréales, le trafic fret de la ligne Poitiers - La Rochelle est très modéré, avec une dizaine de trains quotidiens à l’expédition, et autant à la réception, dont notamment :

Le trafic de la ligne Poitiers-Niort-La Rochelle reste essentiellement voyageurs, surtout depuis son électrification en courant 25 kV en 1993, ayant débouché sur l’inauguration d’une relation TGV par mise en place de 5 allers-retours TGV quotidiens entre Paris Montparnasse et La Rochelle.

La gare de La Rochelle offre aujourd’hui des liaisons TGV quotidiennes vers Paris (en 2 h 51 min), Tours et Saint-Pierre-des-Corps (en 2 h), Poitiers (en 1 h 20) et Niort (en 40 min) ; ainsi que des liaisons Intercités vers Bordeaux, Nantes, et Limoges par Saintes et Angoulême.

Desserte aérienne[modifier | modifier le code]

L’aéroport de La Rochelle - île de Ré a transporté 180 980 passagers en 2006, soit une progression de 41,8 % du trafic par rapport à 2005, et de 18,5 % par an sur les cinq dernières années. C’est l’aéroport le plus important entre Loire et Gironde, devançant nettement celui de Poitiers. Le trafic devrait doubler d’ici 2015.

Trafic de l’aéroport de La Rochelle[100]
Passagers 2002 2003 2004 2005 2006 Variation
2006/2005
Variation
2006/2002
Internationaux 56 191 52 326 92 248 117 325 164 854 40,5 % 30,9 %
Nationaux 35 535 41 445 8 094 10 238 16 110 57,4 % -17,9 %
Transit 128 31 62 0 16 na -40,5 %
Total 91 854 93 802 100 404 127 563 180 980 41,9 % 18,5 %

L’aéroport, en accueillant les compagnies Ryanair, Airlinair, Flybe, EasyJet, Aer Arann, Jet2.com et Aer Lingus est le seul aéroport français avec celui de Marseille à réunir les deux plus importantes compagnies aériennes à bas prix.

Il propose des lignes quotidiennes à destination de Birmingham, Bristol, Dublin, Londres Gatwick, Londres Stansted, Lyon, Southampton, Bruxelles, Cork, Édimbourg, Glasgow, Leeds, Manchester et Oslo ainsi que des liaisons hebdomadaires ou ponctuelles vers Ajaccio, Marrakech, Al Hoceima, Palma, la Turquie, Crète, Rhodes, la Croatie, la Tunisie, l'Italie du Sud et le Sénégal. Il est envisagé de transférer l’aéroport de La Rochelle à Rochefort d’ici une dizaine d’années, ce qui permettrait de transformer l’ancien site aéroportuaire en un nouveau quartier résidentiel de La Rochelle.

Transports maritimes[modifier | modifier le code]

Transports maritimes de voyageurs[modifier | modifier le code]

La Rochelle est un port de voyageurs assurant autant l'escale des grands paquebots maritimes dans la belle saison que le transport saisonnier et régulier de voyageurs.

Depuis juin 2010, La Rochelle assure une liaison directe et quotidienne avec l'île d'Oléron, plus précisément avec Boyardville, site portuaire dépendant de la commune de Saint-Georges-d'Oléron. Cette liaison maritime est assurée par un bateau, le Saint-Vincent-de-Paul, pouvant transporter jusqu'à 150 passagers. Les autres liaisons régulières et quotidiennes sont intra-urbaines. Elles sont assurées par la RTCR qui, par le moyen de petits bateaux électriques, assure d'une part la liaison maritime quotidienne entre la vieille ville et les Minimes, et d'autre part, entre la vieille ville et l'autre rive débouchant sur la Ville-en-Bois - desserte de la Médiathèque et du quartier universitaire. Des liaisons saisonnières, qui ont lieu habituellement d'avril à octobre de chaque année, permettent de relier La Rochelle avec les îles de , d'Aix et d'Oléron et sont fréquentées par pas moins de 200 000 touristes annuellement. Enfin, La Rochelle dispose grâce à son port de La Pallice, d'une escale maritime pour l'accueil des grands paquebots de croisière au nombre d'une vingtaine en moyenne annuelle, renouant ainsi avec son ancienne tradition de port d'escale du début du XXe siècle.

Grand port maritime[modifier | modifier le code]

Le Grand port maritime de La Rochelle, seul port en eau profonde de la façade Atlantique, et capable d’accueillir des navires de types Post-Panamax, a été désigné, avec Nantes, comme maillon essentiel de l’autoroute de la mer atlantique[101], projet de liaison maritime à haute fréquence entre la France et l’Espagne, et destiné à remplacer la circulation de 100 000 à 150 000 poids lourds par an à l'horizon 2007, dans un double objectif de développement durable et de viabilité économique. Finalement le projet, après avoir tardé, ne s'est pas concrétisé pour La Rochelle, une seule ligne sur l'Atlantique (Nantes - Gijón) à vu le jour[102] en 2010 à la suite du Grenelle de la mer.

Culture et tourisme[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Ville fortifiée sur la mer et sur la terre, La Rochelle comporte de nombreux monuments de défense, dont les plus connus sont les tours médiévales du Vieux-Port, qui en gardent l’entrée et l’ont rendue mondialement célèbre. Parmi celles-ci, la tour Saint-Nicolas, celle de la Chaîne et de la Lanterne demeurent les seuls vestiges de l'enceinte médiévale du XIVe siècle rasée par Richelieu en 1628 lors du siège de la ville. De même en est-il de La porte de la Grosse Horloge qui gardait l'entrée de la cité marchande depuis le vieux-port et constitue un vestige des remparts médiévaux. La porte de la Grosse Horloge fait également partie du patrimoine portuaire historique de la ville. Mais La Rochelle n'a pas seulement conservé des édifices de l'époque du Moyen Âge, la ville s'est enrichie dans les siècles suivants de remarquables monuments dont le célèbre Hôtel de ville de la Renaissance et d'autres édifices de l'époque classique édifiés au XVIIe et au XVIIIe siècles comme entre autres le bâtiment de la Chambre de commerce - ancien hôtel de la Bourse.

En raison de la richesse exceptionnelle de son patrimoine historique, architectural et urbain, La Rochelle a demandé le classement du Vieux-Port et des tours sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Ces dernières, gérées par le Centre des Monuments Nationaux[103], ont accueilli près de 100 000 visiteurs en 2007. La ville comprend de nombreux ouvrages d'eau dont les bassins du vieux-port qui ont été édifiés à l'époque napoléonienne puis achevés pendant le Second Empire ou encore le canal de Marans à la Rochelle, également appelé canal de Rompsay.

Parcs et jardins publics[modifier | modifier le code]

Parc Charruyer[modifier | modifier le code]

Parc Charruyer.
Porte Neuve côté intérieur.

Le parc est établi grâce au legs de Mademoiselle Adèle Charruyer, fille d’Étienne Charruyer, armateur. Il est aménagé à partir du 6 mai 1887 sur 40 hectares de terrains militaires marécageux situés aux pieds des fortifications ouest de la ville, datant de l'enceinte de 1685. Achevé le 31 décembre 1890, il est appelé à l'origine le parc Monceau rochelais. Le parc Charruyer avec les Allées du Mail sont un site classé (tout critère) par arrêté du 28 octobre 1931[104]. À partir de 1945 se développe un petit parc zoologique qui invite à découvrir perroquets et paons, chèvres naines et baudets du Poitou. Long de 2 kilomètres et large de 200 mètres, il est parcouru par deux ruisseaux, le Fétilly et le Lafond, qui se jettent dans l’océan. C’est un parc à l’anglaise, aux allées sinueuses et ombragées par de grands arbres[105].

Survivance des fortifications de la ville, on peut découvrir en parcourant le parc : la redoute nommée Le Paté à l'époque où le Génie occupait les lieux (ouvrage fortifié qui surplombe le parc animalier tout près du Mail)[106], la porte des deux-Moulins (réaménagée au XIXe siècle) et son fortin et la porte Neuve (réaménagée au XIXe siècle). Suite au déclassement de la ville, les murs d'enceinte faisant la limite Est du parc ont simplement été recouverts de terre et leurs parties hautes constituent aujourd'hui le chemin des remparts.

Parc Franck Delmas[modifier | modifier le code]

Villa Fort Louis au parc Franck Delmas.

Le parc Franck Delmas, du nom d'un membre de la famille Delmas fusillé pour acte de résistance pendant la seconde guerre mondiale, est situé au sommet de l'allée du Mail. Anciennement parc d'une propriété privée, la villa Fort-Louis, toujours au centre du parc, c'est un jardin public de sept hectares au riche patrimoine botanique. Réhabilité à la suite de la tempête Martin de 1999, c'est également un lieu d'expérimentation de la résistance des végétaux aux contraintes climatiques. Le parc Franck Delmas est un site inscrit par arrêté du 30 mai 1979[107],[108].

Monument aux morts en haut des allées du Mail.

Ces deux parcs sont reliés par les Allées du Mail (appelées aussi l’Allée du Mail ou le Mail), une promenade publique de six cents mètres de long et bordées de pins située en bordure de mer. Au XVIe siècle, le Mail était un grand pré utilisé pour les fêtes populaires et pour faire paître les animaux de ferme. Puis au siècle suivant, il fut aménagé pour s’exercer au jeu de mail qui consistait, en une de ses façons de le pratiquer, à mettre avec un maillet à long manche flexible une balle en bois sous un arceau de paille et cela en le moins de coups possibles. Ce jeu a finalement donné son nom au lieu en question. C’est au début du XIXe siècle que l’aspect actuel des Allées du Mail a été donné.

Les Allées du Mail sont constituées d’une longue et large pelouse centrale agrémentée de parterres fleuris dont la composition est modifiée chaque année. De chaque côté de cette pelouse, il y a successivement une allée piétonne, puis une rangée d’arbres et de buissons, ensuite une voie destinée à la circulation des véhicules. Tout le long de la rue, du côté droit (en remontant le Mail), ont été construites des villas balnéaires et maisons d’habitation à demi dissimulées aux regards des passants par des grilles peintes en noir. Le Mail fait partie des beaux quartiers de La Rochelle. À l’extrémité des Allées de Mail qui communique avec le parc Franck Delmas un monument aux morts de la guerre 1914-1918 a été inauguré en 1922. La statue de bronze due au sculpteur Joachim Costa est familière des Rochelais sous l'appellation de « Poulu du Mail »[109].

Plages[modifier | modifier le code]

Plage de la Concurrence.

Réputée pour les piscines d'eau de mer de ses centres de thalassothérapie dès le XVIIIe siècle, c'est avec l'ouverture de la plage de la Concurrence que la ville devint vraiment une station balnéaire. Au début, la plage était sommairement aménagée et une palissade de bois la séparait en deux, la partie droite étant réservée aux militaires. Il fallu attendre le rachat du casino par la municipalité en 1901 et le déclassement des fortifications, puis le départ des militaires pour qu'une nouvelle plage, plus vaste et mieux équipée soit amménagée en 1907[110]. L'important succès rencontré obligea la ville à déclarer d’utilité publique la construction d'une nouvelle gare ferroviaire. La plage de la Concurrence fut suivie par celle des Minimes en 1978, puis par celles de Chef de Baie et d'Aytré.

Phare du bout du monde[modifier | modifier le code]

Phare du bout du monde, face à la baie de La Rochelle.

À la pointe des Minimes se trouve le phare du bout du monde, réplique du célèbre phare du bout du monde érigé sur l’île des États au large du cap Horn en 1884, et qui inspira Jules Verne pour son roman Le Phare du bout du monde, édité en 1905, peu après sa mort. Il a été érigé par André Bonner, aventurier rochelais qui a également reconstruit l’original, et a été inauguré le 1er janvier 2000. C’est un phare en bois de forme octogonale et projetant la lumière produite par sept lampes fonctionnant à l’huile de colza. Le faisceau a une portée de 26 km sur un angle de 93°.

Aquarium[modifier | modifier le code]

L'aquarium de La Rochelle, initialement implanté dans le quartier de la « ville en bois », puis transféré sur le Port des Minimes après l’incendie de 1986, est depuis 2001 situé au cœur de la ville, dans le quartier du Gabut. Il fait partie des plus grands aquariums européens. Quelque 10 000 animaux des quatre coins de la planète se partageant les 3 000 m3 d’eau de mer répartis sur 65 bassins où sont recréés les milieux naturels d’espèces de tous les océans et des mers du monde.

Musées[modifier | modifier le code]

Événements[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Grand Pavois de La Rochelle.
  • Grand Pavois se tient pendant une semaine sur le port des Minimes chaque année, début septembre : il est le plus grand salon nautique international à flot, qui est à la plaisance ce que le Mondial de l’automobile est à l’auto. L’édition 2013 accueille 92 000 visiteurs[111] ;
  • Francofolies, festival de musique créé en 1984 à l’initiative de Jean-Louis Foulquier, et qui a depuis lieu tous les ans au mois de juillet et accueille plus de 122 000 spectateurs au cours de la semaine. En marge du festival se déroule le « Chantier des francos », destiné à faire découvrir de jeunes talents ;
  • Festival international du film, qui a lieu chaque année fin juin et début juillet depuis 1973, et est le deuxième de France en nombre de visiteurs, après celui de Cannes ;
  • InterVal[112], le festival du court métrage lycéen de Poitou-Charentes, qui rassemble chaque année plus de 600 spectateurs dans la grande salle du Méga CGR de la ville et qui s'est imposé, en à peine trois éditions, comme le premier festival du genre en France ;
  • Les festivals de jazz, dont le Festival de Jazz de La Rochelle « Jazz entre les deux tours », créé en 1998, rendez-vous annuel en mai, le festival « Jazz around La Rochelle », qui depuis 2001 rassemble chaque année plusieurs orchestres de Jazz traditionnel, dans l’ambiance de la Nouvelle-Orléans et le festival « Jazz in Aout » créé en 2004 à l'initiative de musiciens de jazz amateurs de la Rochelle ;
  • Université d'été du Parti Socialiste se déroule tous les étés, à la fin du mois d'août, depuis 1983 ;
  • Web-TV Festival, chaque année en mars ;
  • Le salon du livre (le premier week-end de décembre les années paires)
  • Printemps des poètes en mars ;
  • Festival du Théâtre en juillet ;
  • Festival de la Fiction TV en septembre ;
  • Festival du Film d'aventure en novembre ;
  • Soirées Wake Up La Rochelle.

Culture[modifier | modifier le code]

Médiathèque Michel-Crépeau.
Cloître des Dames blanches.
Théâtre Verdière, autrefois bâtiments des archives départementales.
Porte Maubec, lieu d'exposition.
  • La Coursive est une scène nationale inaugurée en 1982 et consacrée au théâtre, à la musique, à la danse et au cinéma. Elle dispose de trois salles.
  • La médiathèque Michel-Crépeau, inaugurée en 1998 et baptisée en l'honneur de Michel Crépeau, est l'une des douze bibliothèques municipales à vocation régionale de France. Elle dispose d’un fonds encyclopédique de 150 000 ouvrages, 6 000 cassettes vidéo, 12 000 disques compacts et 1 000 estampes et photographies, dont la consultation est libre et gratuite. Trois ans après son ouverture, la fréquentation atteignait 350 000 visiteurs par an et en confirmait le succès.
  • Le couvent des Dames blanches (cloître et chapelle des Dames blanches[113]), qui abrite, depuis 1993, la communauté d’agglomération de La Rochelle, accueille, depuis sa restauration, des expositions temporaires (expositions monographiques d'artistes)[Note 7].
  • Le centre Intermondes, installé dans la Maison Henri II, rue des Augustins, reçoit, notamment, des artistes en résidence[114].
  • L'espace d’art contemporain.
  • Le théâtre Verdière, rattaché à La Coursive.
  • Le centre chorégraphique national : La Rochelle accueille l’un des 19 centres nationaux, sous la direction de Kader Attou.
  • Les cinémas d’art et d’essai : la ville de La Rochelle comporte trois cinémas classés Art et Essais : l’Olympia, La Coursive et le Dragon. L’Olympia, géré par le groupe CGR, dispose de trois salles. Le cinéma Dragon dispose d’une salle classée Art et Essais, sur six salles, proposant des films orientés plutôt grand public. Il est partenaire, comme la Coursive, du festival international du film de La Rochelle. L'Olympia, et La Coursive permettent l'accès à des films peu distribués, en version originale. Ils constituent un bon complément au complexe Mega CGR.
  • La Sirène consacré aux musiques actuelles[115].
  • La Porte Maubec, entièrement rénovée pour en faire un espace culturel, lieu d'exposition ou d'événement lié aux arts[116].

Philatélie[modifier | modifier le code]

En 1930, sort en France le 1er timbre intitulé : Port de la Rochelle d'une valeur de 10 f. Il est annoncé bleu. Toutefois, on connaît ce timbre chaudron clair, brun-noir et outremer vif. Ces variétés sont très recherchées[117]. En 1942, les armoiries de la ville figurent sur un timbre bleu-vert de 60 centimes surtaxé de 70 centimes au profit du Secours national[118]. En 1970, dans une série sur l'histoire de France, Richelieu est représenté devant le port[119].

En 2008, c'est un timbre de 55 centimes d'euro qui représente le Vieux-Port, les Tours Saint-Nicolas et de la Chaîne[120],[121],[122].

Vie religieuse[modifier | modifier le code]

Christianisme[modifier | modifier le code]

Catholicisme[modifier | modifier le code]

Église du Sacré-Cœur, quartier La Genette.

La Rochelle est aussi le lieu d'implantation de communautés catholiques spécifiques telles que les Filles de la Sagesse, les Fils de la charité, les Petites Sœurs de l'Assomption, l'Oratoire de Jésus-et-Marie-Immaculée de France, les Ursulines de Jésus de Chavagnes et les Xavières (de spiritualité ignatienne).

Protestantisme[modifier | modifier le code]

  • Temple de La Rochelle : Bien que la ville ait été pendant longtemps un bastion protestant, la ville ne possède actuellement qu'un seul temple protestant. Il est situé à l'emplacement de l'ancienne Chapelle des Récollets.

Islam[modifier | modifier le code]

La ville possède deux lieux de cultes musulmans : La Grande Mosquée de La Rochelle, et La Mosquée du Clos-Margat. L'apparition de l'islam à La Rochelle date essentiellement des années 1970-1980[réf. souhaitée], époque où les premiers travailleurs issus du Maghreb sont arrivés pour participer à la construction des quartiers de Mireuil et Villeneuve-Les-Salines. Comportant une importante communauté musulmane, la ville de La Rochelle octroie dans un premier temps aux musulmans une modeste salle de prière. En 1974, un ancien château d'eau est rénové et transformé en mosquée, afin de satisfaire aux besoins du culte. En 2002, une nouvelle mosquée voit le jour dans le quartier de Villeneuve-les-Salines (quartier comportant aussi une importante communauté musulmane). En 2006, l'édifice se voit doubler sa surface pour manque de place. En 2014, un important projet est en cours, il s'agira d'un centre islamique comportant grande mosquée, salle de conférence, bibliothèque.

Sports[modifier | modifier le code]

Basket-ball[modifier | modifier le code]

Union Basket La Rochelle (anciennement Rupella Basket 17) est un club français de basket-ball évoluant en NM1. Créé en 1932 sous le nom « Rupella », le club a été renommé « La Rochelle Basket 17 » en 1996 et « Rupella Basket 17 » en 2000. Le club est resté 8 ans en ProB de 1988 à 1996, accueillant de nombreux anciens joueurs professionnels de NBA ou de ProA (Stan Mayhew, Don Collins, Freddy Hufnagel...). À la fin de la saison 2010/2011, les dirigeants des clubs Rupella Basket 17 et ASPTT La Rochelle unissent leurs moyens et créent Union Basket La Rochelle.

Équitation[modifier | modifier le code]

La Rochelle a accueilli le Championnat du monde universitaire d’équitation, organisé par la Société hippique d’Aunis, qui comportait des épreuves de dressage (individuel et par équipes), et de CSO (individuel et par équipes). La particularité de la compétition réside dans le fait que les chevaux sont fournis par l’organisateur, et tirés au sort à chaque tour. La 7e édition de ce championnat s’est tenue du 8 juin 2006 au 11 juin 2006 et a vu la participation de 17 pays. Lors de la cérémonie de clôture, la Garde républicaine a présenté sa fameuse reprise des douze.

Football[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Entente sportive La Rochelle.

L'Entente sportive La Rochelle est un club français de football créé en 1904 évoluant aujourd'hui en DH après avoir connu la Division 2 entre 1971 et 1974. Leurs exploits se déroulent au stade François Le Parco et au stade André Bracq.

Golf[modifier | modifier le code]

Créé en 1989 à l’initiative d’un groupe de golfeurs rochelais et avec l’aide des communes de La Rochelle, Marsilly où est situé le golf et Nieul-sur-Mer, le golf de La Prée La Rochelle[123] est un terrain de golf au parcours sauvage de 5 931 mètres, situé face à l’île de Ré et à la réserve naturelle de la baie de l'Aiguillon. Composé de 18 trous, dont 5 en bord de mer, il combine les caractéristiques d’un links écossais à celles d’un golf de plaine. Il est affilié à la Fédération française de golf et accueille de nombreuses compétitions[124].

Marathon[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Marathon de La Rochelle.

Depuis sa première édition, le marathon de La Rochelle n’a cessé d’attirer davantage de monde chaque année. En 2006, plus de 8 000 coureurs de tous les pays ont participé à sa 16e édition. Il a longtemps été le 2e marathon de France (après le marathon de Paris) en termes de participants ; cependant, depuis l'édition 2011, le Marathon des Alpes-Maritimes en attire davantage : 6 687 finishers contre 5 124 pour La Rochelle.

Nautisme[modifier | modifier le code]

Tours décorées aux couleurs de Paris 2012.

En raison de ses atouts naturels et de sa tradition maritime historique, La Rochelle est une escale privilégiée des grandes compétitions internationales de voile, avec notamment :

Rallye d’Automne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Rallye d'Automne.

Le Rallye d'Automne est une compétition automobile dont la première édition date de 1953, et qui se déroule chaque année à La Rochelle, pendant la période automnale. C’est un rallye sur asphalte, qui a la réputation d’être très rapide, long et éprouvant. Il fait partie de la Coupe de France des Rallyes.

Rugby[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Atlantique stade rochelais.

L’Atlantique stade rochelais est un club de rugby à XV français ayant participé au Top 14 pour la saison 2010-2011. Il a vu passer des joueurs tels que Arnaud Elissalde, Dominique Bontemps, Henri Magois, Jean-Baptiste Elissalde, Laurent Bidart, Gérald Merceron et René Le Bourhis, et est doté d’un beau palmarès : quart de finaliste du Championnat de France en 1961, 1962 et 1969, vainqueur du Challenge de l'Espérance en 1994, vainqueur du Challenge Yves du Manoir en 2002 et en 2003 (Coupe de la Ligue). L’Atlantique stade rochelais, fort d'un excellent centre de formation, et de jeunes joueurs de qualités dont certains sont espoirs en équipes nationales, est resté plusieurs années en Groupe A1 puis en Top 16 dans les années 1990/2000. Après quelques années en Pro D2, il retrouvera le Top 14 au terme de la saison 2009/2010 après une finale gagnée à Brive contre le LOU. L’Atlantique stade rochelais n'y restera qu'une année et rejouait en ProD2 tout en étant dans les premières places jusqu'à la saison 2013-2014. En effet, après une finale de ProD2 remportée par les Rochelais contre le SUA d'Agen, les Jaunes et Noirs retrouvent le Top 14 où les joueurs rochelais ont eu la chance d'avoir eu le Meilleur Public lors de leur dernier passage au plus haut niveau du rugby français.

Students Challenge[modifier | modifier le code]

Le départ du raid automobile majoritairement étudiant Students Challenge est organisé à La Rochelle depuis 2013[126]. Pour sa 7ème édition, le raid est parti de La Rochelle le 9 février 2014[127].

Tour de France[modifier | modifier le code]

Le Tour de France à La Rochelle en 1970.

Bien que ne l’ayant plus accueilli depuis 1983, La Rochelle a été une étape de nombreuses éditions du Tour de France : 1905 (8e étape), 1910 (10e étape du Tour de France des Indépendants), 1911 (11e étape), 1912 (11e étape), 1913 (4e étape), 1914 (4e étape), 1933 (20e étape), 1934 (20e étape), 1935 (18e étape), 1936 (18e étape), 1937 (17e étape), 1938 (4e étape), 1939 (6e étape), 1948 (4e étape), 1949 (7e étape), 1956 (8e étape), 1959 (7e étape), 1962 (8e étape), 1965 (7e étape), 1970 (1re étape), 1983 (8e étape).

Loisirs[modifier | modifier le code]

Fléchettes électroniques[modifier | modifier le code]

La Rochelle accueille chaque année le Championnat de France de fléchettes électroniques, organisé par l'association France Darts. Outre la compétition nationale par équipe, en doublette ou individuelle, le championnat propose également des compétitions internationales[réf. nécessaire]. En 2008, le championnat s’est tenu au Parc des Expositions de la Rochelle du 8 juin 2008 au 15 juin 2008 et a accueilli près de 10 000 joueurs, qui ont joué plus de 26 000 matches sur 195 cibles[réf. nécessaire].

Poker[modifier | modifier le code]

Créée en 2007, la Ligue Rochelaise de Poker (LRP) est un club associatif qui compte environ 200 joueurs. En 2009, la LRP remporte le titre de Champion de France lors de la 1re finale du Championnat National par Équipes des Clubs (CNEC), organisée par le Club des Clubs en 2009 à Coudoux (13). La LRP réussit l'exploit de remporter à nouveau ce titre 2 ans plus tard, en février 2011 à Lille, lors de sa seconde participation (le club ne s'étant pas qualifié en 2010). L'Open Rochelais de Poker, organisé tous les ans au printemps, est le plus grand tournoi amateur organisé par un club associatif en France et rassemble près de 600 joueurs.

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

Voir la liste des : Rochelais célèbres.

Médias[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Radios locales[modifier | modifier le code]

Presse régionale[modifier | modifier le code]

Pour la presse écrite, on trouve une édition départementale de Sud Ouest (le siège social est à Bordeaux).

Presse locale[modifier | modifier le code]

Bandes dessinées[modifier | modifier le code]

Chansons[modifier | modifier le code]

Cinéma et télévision[modifier | modifier le code]

Plusieurs films et séries ont été tournés dans la commune en particulier :

Peinture[modifier | modifier le code]

Paul Signac, Entrée du port de la Rochelle, 1921.
Joseph Vernet, vue du port, 1762.

Littérature[modifier | modifier le code]

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Certains y voient une appartenance géographique au midi de la France, en référence au « Midi atlantique » cher au géographe Louis Papy, ainsi La Rochelle comme le département de la Charente-Maritime peuvent être rattachés à deux grands ensembles géographiques, le Grand Ouest français et le Grand Sud-Ouest français
  2. Les fleurs de lys sont ajoutées dès le début du XVIe siècle au vaisseau rochelais, pour rappeler le rejet de la souveraineté anglaise et leur ralliement à la couronne de France. Depuis, les Rochelais ne reconnaissent aucun autre seigneur que le Roi de France
  3. Se reporter à l'article détaillé Démographie de la région Poitou-Charentes à la section Liste des Unités urbaines.
  4. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  5. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  6. Le LaSIE s'appelait auparavant Laboratoire d’études des matériaux en milieux agressifs (LEMMA).
  7. À l’exception de la chapelle, qui a servi de lieu de substitution à l'église Saint-Sauveur de La Rochelle pendant sa fermeture (Isabelle Pouey-Sanchou, édition de Sud-Ouest du 5 juin 1995).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Louis Papy, Le midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984, p. 21
  3. Le substratum rocheux du littoral charentais et du proche plateau continental forme l'extrémité septentrionale du bassin aquitain et est encadré par les contreforts du Massif armoricain au nord, et ceux du Massif central à l’est. Il fait la transition entre le littoral rocheux du sud de la Bretagne et celui rectiligne et sableux d’Aquitaine, in : [PDF]Morphologie, architecture des dépôts, évolution séculaire et millénaire du littoral charentais (Nicolas Weber, 2004)
  4. Le climat de la Charente-Maritime (Météo-France)
  5. Observatoire de l'environnement, données Météo France.
  6. LPCWeather, sources Météo France
  7. Mon-ete.fr : ensoleillement en France et Météo France
  8. « Climatologie mensuelle à La Rochelle », sur infoclimat.fr (consulté le 22 octobre 2009)
  9. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne) [1]
  10. Godefroy, Lexique de l'Ancien français, 1901, p. 463
  11. Ernest Nègre, op. cit.
  12. Auguste Longnon, Les noms de lieu de la France ; leur origine, leur signification, leurs transformations, 1923. Extrait : « ... le bas latin rocca, origine de notre mot "roche" : ce dernier reçut, dès le VIe siècle, le sens de forteresse qu'il avait encore au xvie sous la forme roque, de sorte qu'on donna, au cours du Moyen Âge, en France, le nom de Rochefort, c'est-à-dire château fort, et celui de La Rochelle, c'est-à-dire le petit château, à des localités dont l'assiette n'était pas précisément une roche. ».
  13. Site du CNRTL : étymologie du mot "roche"
  14. cf. par exemple Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, Errance, Paris, 2003.
  15. T. F. Hoad, The concise Oxford dictionary of English etymology, Oxford University Press, Oxford, 1986, p. 406b.
  16. La Rochelle est surnommée la “ville blanche” ; La Rochelle, "la ville blanche".
  17. Rémi BÉRAUD, Petite encyclopédie monumentale et historique de La Rochelle, page 173.
  18. Couleurs et symbolique Armoiries des villes sous le 1er Empire et la Restauration Michel Pastoureau
  19. Robert Favreau, « Naissance des communes en Poitou, Aunis, Saintonge et Angoumois », in Robert Favreau, Régis Rech et Yves-Jean Riou (directeurs), Bonnes villes du Poitou et des pays charentais (XIIe-XVIIIe siècles) : Actes du colloque tenu à Saint-Jean-d’Angély les 24-25 septembre 1999, publiés par la Société des antiquaires de l'Ouest in Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest et des Musées de Poitiers, 5e série, tome VIII (2002), à Poitiers. ISBN 2-9519441-0-1, p. 154
  20. Résultats des élections présidentielles de 2002 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  21. Résultats des élections présidentielles de 2007 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  22. Résultats des élections présidentielles de 2012 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  23. Résultats des élections législatives de 2002 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  24. Résultats des élections législatives de 2007 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  25. Résultats des élections législatives de 2012 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  26. Résultats des élections européennes de 2004 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  27. Résultats des élections européennes de 2009 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  28. Résultats des élections européennes de 2014 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  29. Résultats des élections régionales de 2004 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  30. Résultats des élections régionales de 2010 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  31. [xls] Résultats des élections cantonales de 2001 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  32. Résultats des élections cantonales de 2004 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  33. Résultats des élections cantonales de 2008 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  34. Résultats des élections cantonales de 2011 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  35. [xls] Résultats des élections municipales de 2001 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  36. Résultats de l’élection municipale de 2008 sur le site du Figaro.
  37. [2]
  38. Résultats de l’élection municipale de 2014 sur le site du ministère de l'Intérieur.
  39. Résultats des élections référendaires de 1992 sur le site PolitiqueMania.
  40. Résultats des élections référendaires de 2000 sur le site PolitiqueMania.
  41. Résultats des élections référendaires de 2005 sur le site PolitiqueMania.
  42. Rapport de la Chambre régionale des comptes de Poitou-Charentes.
  43. Rapport de la Chambre régionale des comptes de Poitou-Charentes sur la ville de La Rochelle.
  44. Comités de Quartiers (La Rochelle le journal no 44, octobre 2002).
  45. Le comité de quartier de Mireuil n’existe plus.
  46. Loi n° 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité (Legifrance).
  47. Sources : ville-larochelle.fr, recensement Insee 2004 et CCI 1998.
  48. Se déplacer autrement.
  49. http://www.lepoint.fr/content/system/media/0/1689/051tabhonneur.pdf
  50. [3]
  51. Spécial La Rochelle - Le grand Défi (Le Point).
  52. Le site Web de la plate-forme Elcidis.
  53. Une journée sans voiture.
  54. Fiches récapitulatives des émissions de polluants atmosphériques (Fédération ATMO).
  55. jumelage La Rochelle Santiago de Figueiro
  56. Jean-Michel Roche, « Site internet netmarine.net ».
  57. [PDF] Évolution et structure de la population (Insee).
  58. INSEE - Recensement de la population de 2010 - Unité urbaine de la Rochelle
  59. INSEE -Recensement de la population de 2010 - Aire urbaine de La Rochelle
  60. INSEE - Recensement de la population de 2007
  61. INSEE - Recensement de la population de 2007 - Ménages selon la structure familiale
  62. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  63. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  64. Insee - Recensement de la population - 2009 - La Rochelle
  65. Insee - Recensement de la population - 2009 - Charente-Maritime
  66. Insee - Recensement de la population - 2009 - La Rochelle
  67. Insee - Recensement de la population - 2009 - Charente-Maritime
  68. Insee - Recensement de la population - 2009 - France
  69. INSEE - Recensement de la population de 2006 - Immigration
  70. INSEE - Recensement de la population de 2006 - Population totale par sexe, âge et nationalité
  71. [PDF] Atlas régional des effectifs d'étudiants en 2005-2006 (Ministère de l'Éducation nationale).
  72. Chiffre fourni dans un article du quotidien régional Sud-Ouest, intitulé : L'Université en vitesse supérieure (pages 2 et 3), en date du 20 septembre 2010
  73. Institut du littoral et de l’environnement (Université de La Rochelle).
  74. Laboratoire ressources halieutiques (Ifremer).
  75. Laboratoire environnement ressources (Ifremer).
  76. Centre de recherche sur les écosystèmes littoraux anthropisés (Ifremer).
  77. Centre littoral de géophysique (université de La Rochelle).
  78. Laboratoire de biotechnologies et de chimie bio-organique (université de La Rochelle).
  79. Organisation des territoires et environnements dans les espaces littoraux et océaniques (université de La Rochelle).
  80. Laboratoire des Sciences de l'Ingénieur pour l'Environnement (université de La Rochelle).
  81. Laboratoire d’étude des phénomènes de transfert appliqués aux bâtiments (université de La Rochelle).
  82. Laboratoire de maîtrise des techniques agro-industrielles (université de La Rochelle).
  83. Laboratoire de mathématiques, image et applications (université de La Rochelle).
  84. Laboratoire informatique, image, interaction (université de La Rochelle).
  85. Centre commun d’analyses (Université de La Rochelle).
  86. Centre de traitement de l’information géoréférencée (université de La Rochelle).
  87. Trafic urbain des principales villes de la région Poitou-Charentes (Observatoire régional de l’environnement Poitou-Charentes).
  88. Un sur la route nationale 137, au niveau d’Aytré, dans le sens Rochefort vers île de Ré, vitesse limité à 90 km/h, et un autre sur la route nationale 237, au niveau de Lagord, dans le sens île de Ré vers Rochefort, vitesse limité à 90 km/h.
  89. Rapport de la Chambre régionale des comptes de Poitou-Charentes sur la communauté d'agglomération de La Rochelle (97-2002))
  90. [PDF] Chiffres clés des transports en Poitou-Charentes - 2005 (Ademe).
  91. http://yelo-larochelle.fr
  92. www.rtcr.fr
  93. Frédéric Zabalza, Liselec est mort, vive Yélomobile, 7 mai 2010, (page consultée le 19 octobre 2013).
  94. [PDF] Thierry Praud, Jean-Michel Rigal et Patrick Guérin, « Le tramway à La Rochelle », http://www.larochelle.cci.fr/ (consulté le 27 mars 2012).
  95. [PDF] Rapport de la Chambre régionale des comptes sur l'agglomération de La Rochelle (1997-2002).
  96. [PDF] Rapport de la Chambre régionale des comptes sur la gestion de la RTCR.
  97. http://yelo.agglo-larochelle.fr/velo#!libre-service
  98. schéma directeur vélo 2012-2024 sur le site de Yélo
  99. [4]
  100. Statistiques annuelles de l’aéroport de La Rochelle (Les aéroports français).
  101. Présentation de l’« autoroute de la mer atlantique » (ministère des transports, de l’équipement, du tourisme et de la mer)
  102. http://www.developpement-durable.gouv.fr/Projets-d-autoroutes-de-la-mer.html
  103. http://la-rochelle.monuments-nationaux.fr/fr/
  104. Fichier national des sites classés
  105. Guide des parcs et jardins de Charente-Maritime, Philippe Prévôt, Éditions Sud-Ouest 2003, (ISBN 2879014972).
  106. Yves Le Dret et Jean-Louis Mahé, Mémoire en images La Rochelle, page 19 éditions Alan Sutton (1999).
  107. Carte dynamique régionale de Poitou-charentes
  108. RAPPORT DE PRÉSENTATION Z.P.P.A.U.P. 2009
  109. Yves Le Dret et Jean-Louis Mahé, Mémoire en images La Rochelle, page 41 éditions Alan Sutton (1999).
  110. Yves Le Dret et Jean-Louis Mahé, Mémoire en images La Rochelle, pages 15 et 16 éditions Alan Sutton (1999).
  111. Chiffre fourni par le site officiel de la manifestation. [5]
  112. http://www.festival-interval.fr
  113. Voir sur le site de la ville de La Rochelle.
  114. Site du centre.
  115. La Sirène
  116. Thomas Brosset, « Patrimoine à La Rochelle : la renaissance de la porte Maubec », SUD OUEST,‎ 11 septembre 2012
  117. Timbre Port de la Rochelle
  118. Timbre les armoiries de la ville de la Rochelle
  119. Timbre Richelieu
  120. La Rochelle Le Journal, voir page 17 - Février 2008 [PDF]
  121. Catalogue Yvert et Tellier, Tome 1
  122. Timbre le Vieux-Port
  123. Site du Golf de La Prée-La Rochelle.
  124. Liste des compétitions du Golfe de La Prée-La Rochelle (Fédération française de golf).
  125. ( langue non reconnue : Francais ) « EMBARQUEZ POUR LA 47E ÉDITION DE LA COURSE CROISIÈRE EDHEC ! », sur Le Point Étudiant,‎ 10/10/2014 (consulté le 24/11/2014)
  126. Le Students challenge 2013 est parti de La Rochelle pour rejoindre le Maroc. Un rallye-raid automobile qui se veut responsable et écologique, France 3
  127. http://www.studentschallenge.com/fr/ledition-2014/dates-parcours/
  128. La Rochelle le journal est disponible en ligne.
  129. [PDF] Tintin à La Rochelle (CCI de La Rochelle).
  130. a, b, c, d et e M.-C. A., « Avec le port pour décor », Sud Ouest,‎ 9 Juillet 2012.
  131. Les Tours de La Rochelle, partenaires du Festival de la fiction TV (Ubacto.com)
  132. Le roman Les Trois Mousquetaires, d’Alexandre Dumas, sur Wikisource.
  133. Édition dite du Furne, vol.14, p. 53, 57
  134. Furne, vol.11, p. 300
  135. Furne, vol.6, p. 256
  136. Furne, vol. 15, p. 133
  137. Le roman Ce cochon de Morin, de Guy de Maupassant, sur Wikisource.
  138. Le roman Pantagruel, de François Rabelais, sur Wikisource.
  139. « Par quoy, craignant Gargantua qu’il se gastast, fist faire quatre grosses chaisnes de fer pour le lyer, et fist faire des arboutans à son berceau, bien afustez. Et de ces chaisnes en avez une à La Rochelle, que l’on leve au soir entre les deux grosses tours du havre » (François Rabelais, Pantagruel, 1532).

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : La Rochelle.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mickaël Augeron et Jean-Louis Mahé, Histoire de La Rochelle, La Crèche, Geste éditions, 2012
  • Mickaël Augeron et Olivier Caudron, dir., La Rochelle, l’Aunis et la Saintonge face à l’esclavage, Paris, Les Indes savantes, 2012.
  • Amos Barbot, Archives historiques de la Saintonge et de l’Aunis, vol. XIV, Éditions Picard,‎ 1886 (lire en ligne)
  • Louis-Étienne Arcère, Histoire de la ville de La Rochelle et du pays d’Aulnis, Éditions Picard,‎ 1756-1757
  • Jacques Bainville, Histoire de France, Éditions Arthème Fayard,‎ 1924 (lire en ligne)
  • Henri Burgaud des Marets, Glossaire du patois Rochelais,‎ 1861 (lire en ligne)
  • Eugène Viollet-le-Duc, Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle,‎ 1856 (lire en ligne)
  • Musset, Georges, La Rochelle et ses ports, La Rochelle, Siret,‎ 1890, 158 p. (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Cet article est reconnu comme « bon article » depuis sa version du 26 avril 2007 (comparer avec la version actuelle).
Pour toute information complémentaire, consulter sa page de discussion et le vote l'ayant promu.