Robert Rogers (soldat)

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Robert Rogers.

Robert Rogers, ou Rodgers (8 novembre 1731 – 18 mai 1795), était un homme de la Frontière des Treize colonies[1]. Né à Methuen (Massachusetts); Rogers a servi dans l'armée britannique pendant la Guerre du Roi Georges, la Guerre de Sept Ans; durant laquelle il fonde, entraine et commande les célèbres Rangers américains. Cette unité de la milice est exploitée principalement dans les régions du lac George et le lac Champlain dans l'état de New York. Ils entreprennent fréquemment en hiver des raids contre des villages français et des emplacements militaires, voyagent en raquettes en pleine forêt et sur les rivières gelées. Il commande une expédition de représailles contre le village abénaquis d'Odanak, ordonnée par Jeffery Amherst. Avec environ 140 rangers et miliciens, le 23 septembre 1759, il partent de la Baie Missisquoi et se rendent à travers bois jusqu'à la Rivière Saint-François ou ils détruisent complètement Odanak. Poursuivi par Jean-Daniel Dumas, un groupe de soldats, des miliciens et des alliés indiens, Roger et ses hommes remontent la rivière Saint-Francois jusqu'au lac Memphrémagog où ils se séparent en plusieurs groupes, pour échapper à leurs poursuivants en se donnant rendez-vous au Fort Wentworth ou des hommes et des vivres devaient les attendre; mais le fort était désert. Roger réussit à atteindre le Fort no 4 par le fleuve Connecticut[2]. Plusieurs de ses hommes sont morts de faim, de froid ou ont été rattrapés par leur poursuivants. Jamais pleinement respectés par les troupes régulières britanniques, les Rangers de Rogers ont été l'une des quelques forces non-indiennes capables d'agir dans les régions inhospitalières, malgré les conditions hivernales rigoureuses et un relief montagneux. Par la suite, plusieurs autres unités de rangers seront créées; durant le Siège de Québec (1759) environ 600 rangers participeront au différents combats et expéditions sous le commandement du Major Georges Scott. Robert Rodgers combat aussi durant la Révolution américaine. Son service au peuple de la Nouvelle-Angleterre dans ses luttes contre la population amérindienne et les colons français est bien mieux connu que son service postérieur au service des forces loyalistes pendant la guerre d'indépendance des États-Unis.

L'histoire américaine a été plus aimable avec lui qu'avec Benedict Arnold, puisque Rogers n'a jamais trahi sa confiance. Néanmoins, il est mort seul dans la pauvreté à Londres, loin de sa famille et son pays.

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