Robert Millar

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Robert Millar
Image illustrative de l'article Robert Millar
Robert Millar lors du Tour de France 1993
Informations
Nom Millar
Prénom Robert
Date de naissance 13 septembre 1958 (56 ans)
Pays Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Équipe professionnelle
1980–1985
1986–1987
1988
1989–1991
1992–1994
1995
Peugeot
Panasonic
Fagor
Z-Peugeot
TVM
Le Groupement
Principales victoires
3 championnats

MaillotReinoUnido.PNG Champion de Grande-Bretagne 1978, 1979 et 1995
2 classements annexes de grand tour
Classements de la montagne
Jersey polkadot.svg Tour de France 1984
Jersey green.svg Tour d'Italie 1987
5 étapes sur les grands tours
Tour de France (3 étapes)
Tour d'Italie (1 étape)

Tour d'Espagne (1 étape)

Robert Millar est un ancien coureur cycliste écossais né le 13 septembre 1958 à Glasgow. Il est introduit en 2009 au British Cycling Hall of Fame[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Millar est originaire de Glasgow. De milieu modeste, il utilise d'abord le vélo comme moyen de locomotion, puis découvre le cyclisme de compétition à l'âge de 16 ans, montrant tout de suite des aptitudes exceptionnelles pour ce sport dès lors que la route s'élève.

1978-1979[modifier | modifier le code]

En 1978, il est sacré champion de Grande-Bretagne amateur. Il décide de tenter sa chance sur le continent et atterrit en France à l'AC Boulogne-Billancourt, un des plus grands clubs amateurs de l'époque, qui accueille chaque année plusieurs coureurs anglophones. Une très bonne saison 1979 avec l'ACBB, ponctuée d'une victoire à la Route de France, lui vaut un contrat professionnel avec la prestigieuse équipe Peugeot.

1980-1983[modifier | modifier le code]

Les débuts professionnels de Robert Millar sont difficiles. Timide, végétarien, individualiste, l'Écossais et sa boucle d'oreille ont du mal à se fondre dans le moule d'une équipe française très traditionnelle. Il se distingue néanmoins par une belle prestation aux championnats du monde de cyclisme 1980 de Sallanches, accompagnant le futur vainqueur Bernard Hinault jusqu'au dernier tour de circuit pour terminer finalement 11e.

Millar s'installe à Troyes et se lie d'amitié avec son coéquipier Pascal Simon. Il se perfectionne en français et rêve de faire ses débuts dans le Tour de France. Cependant, le temps passe et Maurice De Muer, mythique directeur sportif de Peugeot, continue à juger Millar trop fragile et foncièrement limité en dehors de la montagne. De Muer lui offre peu de jours de courses et les quelques accessits glanés par l'Écossais lors de courses à étapes d'une semaine ne l'impressionnent guère. À la veille du départ du Tour de France 1982, Millar est écarté de l'équipe Peugeot au dernier moment au profit du vétéran Chalmel. Furieux, l'Écossais met les choses au point lors du Tour de l'Avenir 1982 qu'il termine à la 2e place derrière un intouchable Greg LeMond. L'année suivante, il accroche le podium sur le Dauphiné et peut enfin participer au Tour de France. Il remporte l'étape pyrénéenne, alors que l'équipe Peugeot déplore la malchance de Pascal Simon qui, victime d'une chute, ne peut défendre son maillot jaune dans les Alpes.

1984-1987[modifier | modifier le code]

En 1984, un tandem constitué de Roland Berland et Roger Legeay remplace Maurice De Muer à la tête du groupe sportif Peugeot. Millar se voit confier de nouvelles responsabilités au sein de l'équipe et se révèle à la hauteur du challenge, obtenant la 4e place au Tour de France 1984, ainsi que le maillot à pois de meilleur grimpeur. Le discret petit grimpeur écossais est devenu le leader de fait de Peugeot, ce qui n'est pas sans provoquer quelques grincements de dents au sein de l'équipe.

En 1985, l'Écossais termine 2e du Tour d'Espagne 1985 derrière Pedro Delgado. Il s'agit d'une défaite amère pour Millar, victime d'une coalition peu glorieuse de tous les groupes sportifs ibériques alors qu'il porte le maillot de leader à deux jours de l'arrivée. Millar retient surtout de cette mésaventure la faiblesse de Peugeot et la naïveté de son patron Roland Berland. Il ne cache plus son intention de changer d'air afin de trouver une équipe lui permettant de donner une nouvelle dimension à sa carrière. L'ambiance n'est donc pas au beau fixe chez Peugeot pendant le Tour de France 1985 que Millar termine à une décevante 11e place. L'Écossais maintient son rang en remportant sa première course à étapes chez les pros, le Tour de Catalogne, enlevé au nez et à la barbe de Seán Kelly. C'est à cette époque que Millar épouse Sylvie, la belle-sœur de Jérôme Simon (le frère de Pascal) qui lui donnera un fils, Edward.

Comme il l'avait dit, Millar quitte la maison Peugeot pour la puissante formation néerlandaise Panasonic dirigée par le très martial Peter Post, ce transfert constituant une excellente opération pour le Britannique sur le plan financier. Millar échoue cependant encore à la Vuelta, battu cette fois par Álvaro Pino.

Dans le Tour de France 1986, très montagneux, on le présente comme un des principaux rivaux de Hinault et LeMond. Millar fait illusion jusqu'aux Alpes puis s'effondre, au grand dam de Post.

En 1987, l'Écossais s'aligne au Tour d'Italie 1987 au sein d'une très forte formation Panasonic, qui placera quatre hommes dans les dix premiers du classement général. Tiraillé entre les ambitions de son jeune équipier Erik Breukink et son amitié avec Stephen Roche, Millar effectue une course par trop attentiste et doit se contenter d'une nouvelle 2e place au classement final, avec le grand prix de la montagne et une étape comme lots de consolation.

1988-1995[modifier | modifier le code]

En 1988, fatigué par le rôle de leader et la pression qu'il implique, Millar décide de se mettre au service de son ami Roche au sein de l'équipe Fagor. Malheureusement l'Irlandais est blessé durant la majeure partie de la saison et les rapports avec le sponsor deviennent de plus en plus tendus au fil des mois. Millar, passablement éprouvé, brouillé avec Roche, décide alors de rentrer au bercail en l'occurrence Peugeot, devenue depuis deux ans Z-Peugeot. Il y retrouve Roger Legeay et le plaisir de courir. Il remporte, entre autres, le Dauphiné ainsi que le Tour de Grande-Bretagne et n'hésite pas à payer de sa personne pour assister Ronan Pensec et Greg LeMond lors du Tour de France 1990.

À 33 ans, Millar quitte cependant Z pour le groupe hollandais TVM et une belle poignée de florins. Sur le déclin, il ne brille plus guère, et sa carrière demeurera entachée par un contrôle positif à la testostérone, lors du Tour d'Espagne 1992.

Le dernier employeur de Millar est Le Groupement en 1995, nouvelle formation dont le leader est Luc Leblanc. C'est avec le fiasco amenant la fin prématurée de cette équipe en juin que s'achève la carrière professionnelle de Robert… trois jours après avoir conquis à 37 ans et pour la première fois de sa carrière le titre de champion de Grande-Bretagne chez les professionnels.

Depuis 1996[modifier | modifier le code]

Retraité des pelotons, Millar reste dans le milieu du vélo d'abord comme consultant pour la Fédération britannique de cyclisme (BCF). En 1997, il s'occupe de l'équipe amateur de Grande-Bretagne, officiant par exemple au Tour de l'Avenir en qualité de directeur sportif. Lassé des querelles incessantes au sein de la BCF, il jette cependant l'éponge en 1998.

Entre 1996 et 2002, Millar collabore également à de nombreux magazines anglais et américains, évoquant la compétition ou le matériel avec une plume incisive. Il a depuis quitté le monde du cyclisme et a changé d'identité sexuelle[2] et s'appelle désormais Philippa York.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Palmarès année par année[modifier | modifier le code]

Résultats sur les grands tours[modifier | modifier le code]

Tour de France[modifier | modifier le code]

11 participations

  • 1983 : 14e, vainqueur de la 10e étape
  • 1984 : 4e, Jersey polkadot.svg Vainqueur du classement de la montagne et de la 11e étape
  • 1985 : 11e
  • 1986 : abandon (21e étape)
  • 1987 : 19e
  • 1988 : abandon (18e étape)
  • 1989 : 10e, vainqueur de la 10e étape
  • 1990 : abandon (15e étape)
  • 1991 : 72e
  • 1992 : 18e
  • 1993 : 24e

Tour d'Italie[modifier | modifier le code]

1 participation

  • 1987 : 2e, Jersey green.svg Vainqueur du classement de la montagne et de la 21e étape

Tour d'Espagne[modifier | modifier le code]

6 participations

  • 1985 : 2e, Jersey yellow.svg leader durant 8 jours
  • 1986 : 2e, vainqueur de la 6e étape, Jersey yellow.svg leader durant 5 jours
  • 1988 : 6e
  • 1992 : 20e
  • 1993 : 15e
  • 1994 : abandon

Équipes professionnelles successives[modifier | modifier le code]

  • 1980 à 1981: Peugeot - Esso - Michelin (France)
  • 1982 à 1985: Peugeot - Shell - Michelin (France)
  • 1986: Panasonic (Pays-Bas)
  • 1987: Panasonic - Isostar (Pays-Bas)
  • 1988: Fagor - MBK (France)
  • 1989: Z - Peugeot (France)
  • 1990 à 1991: Z (France)
  • 1992: TVM - Sanyo (Pays-Bas)
  • 1993 à 1994: TVM - Bison Kit (Pays-Bas)
  • 1995: Le Groupement (France)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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