Robert Kišerlovski

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Robert Kišerlovski
Image illustrative de l'article Robert Kišerlovski
Robert Kišerlovski lors du Tour de Romandie 2011
Informations
Nom Kišerlovski
Prénom Robert
Date de naissance 9 août 1986 (1986-08-09) (27 ans)
Pays Drapeau de la Croatie Croatie
Équipe actuelle Trek Factory Racing
Spécialité Grimpeur/Rouleur
Équipe professionnelle
2005-2008
01/2009-06/2009
06/2009-12/2009
2010
2011-2012
2013
2014-
Adria Mobil
Knauf
Fuji-Servetto
Liquigas-Doimo
Astana
RadioShack-Leopard
Trek Factory Racing
Principales victoires
MaillotCroacia.PNG Champion de Croatie sur route 2013

Robert Kišerlovski, né le 9 août 1986 à Čačak, est un coureur cycliste croate, membre de l'équipe Trek Factory Racing. Il est le premier coureur croate à terminer dans les dix premiers d'un grand tour, à l'occasion du Tour d'Italie 2010 qu'il achève dixième. Son frère Emanuel est également coureur professionnel.

Carrière[modifier | modifier le code]

Débuts professionnels[modifier | modifier le code]

De 2005 à 2008, Robert Kišerlovski est membre de l'équipe continentale slovène Adria Mobil. Vainqueur du GP Palio del Recioto, il s'illustre surtout lors de courses à étapes[1] : il est quatrième du Tour de Slovénie en 2006, troisième en 2008, quatrième du Tour de Croatie en 2007, huitième de la Semaine cycliste lombarde et quatorzième du Tour du Trentin en 2008. Avec l'équipe de Croatie, il participe aux Jeux méditerranéens de 2005, où il est huitième de la course en ligne, aux championnatx du monde sur route des moins de 23 ans en 2006, et élite en 2007 et 2008 (43e).

2009 : Amica Chips-Knauf puis Fuji-Servetto[modifier | modifier le code]

En 2009, il est recruté par l'équipe Amica Chips-Knauf. Il est notamment quatrième de la Semaine internationale Coppi et Bartali. À la suite de la dissolution de l'équipe Amica Chips-Knauf, due à des difficultés financières, Kišerlovski est recruté en juin par l'équipe ProTour Fuji-Servetto[1]. Il fait ses débuts avec cette équipe au Tour de Suisse, dont il prend la 25e place. Quatrième du championnat de Croatie une semaine plus tard, il est onzième du Tour d'Autriche en juillet. Il participe au Tour d'Espagne, son premier grand tour. Il doit abandonner après quatre jours de courses, une chute massive à l'arrivée de la quatrième étape lui ayant causé un fracture de la clavicule[2].

2010 : Liquigas-Doimo[modifier | modifier le code]

En 2010, Kišerlovski rejoint l'équipe italienne Liquigas-Doimo. En début d'année, il est quinzième du Tour de San Luis, remporté par son nouveau leader Vincenzo Nibali, dixième du Tour de Sardaigne gagné par son coéquipier Roman Kreuziger, treizième de la Classica Sarda Olbia-Pantogia, dix-huitième du Tour de Catalogne, treizième du Tour du Trentin. Fin avril, il remporte le Tour des Apennins en battant au sprint son compagnon d'échappée Domenico Pozzovivo. En mai, il dispute pour la première fois le Tour d'Italie, où les leaders de l'équipe Liquigas sont Vincenzo Nibali et Ivan Basso, vainqueur de cette course quatre ans auparavant[3]. Kišerlovski est l'une des révélations de ce Giro : vainqueur avec ses coéquipiers du contre-la-montre par équipes, il parvient à terminer à la dixième place du classement général, tout en aidant Basso à s'imposer et Nibali à obtenir la troisième place. Liquigas gagne également classement par équipes. Deuxième meilleur jeune de ce Tour, Kišerlovski est le premier Croate à se classement parmi les dix premiers d'un grand tour[4].

2011-2012 : Astana[modifier | modifier le code]

En 2011 et 2012, Robert Kišerlovski court pour l'équipe kazakhe Astana, qui l'engage pour deux ans[5]. Septième du Tour de Sardaigne et de la Classica Sarda Sassari-Cagliari en début d'année, il se blesse en tombant lors de Paris-Nice[6]. De retour en course au Tour du Trentin, il en prend la sixième place. Il ressent cependant toujours un douleur et passe une IRM à l'issue du prologue du Tour de Romandie. Cet examen révèle une vertèbré fissurée et le contraint à suivre une période de repos[7]. Il prend le départ du Tour d'Italie, début mai, avec pour leader Roman Kreuziger, passé comme lui de Liquigas à Astana à l'intersaison[8]. Kišerlovski est 43e du classement général de ce Giro, Kreuziger sixième et meilleur jeune. En été, il dispute le Tour d'Espagne. Il est le coureur d'Astana le mieux placé au classement général, en dix-huitième position. Fin septembre, il représente la Croatie au championnat du monde sur route.

Durant les premiers mois de l'année 2012, Kišerlovski participe à trois courses par étapes du World Tour : neuvième de Paris-Nice et septième du Tour de Catalogne en mars, il est onzième du Tour du Pays basque le mois suivant. Il dispute ensuite les classiques ardennaises. Il obtient son meilleur résultat à la Flèche wallonne, se classe cinquième en haut du mur de Huy. L'Amstel Gold Race et Liège-Bastogne-Liège sont remportées par deux autres coureurs d'Astana, Enrico Gasparotto et Maxim Iglinskiy, tandis que Kišerlovski termine respectivement aux 29e et 14e places en jouant un rôle d'équipier important[9]. Satisfait par ces résultats, l'encadrement de l'équipe fait de Kišerlovski un de ces principaux éléments au Tour de Suisse, avec Kreuziger qui sort d'un Tour d'Italie décevant[10]. Kišerlovski termine treizième de cette course, et Kreuziger sixième. Troisième du championnat de Croatie fin juin, il prend le départ de son premier Tour de France une semaine plus tard. Figurant dans plusieurs échappées, il se classe notamment cinquième lors de la 12e étape où il est désigné comme le coureur le plus combatif. Deux jours plus tard, lors de la 14e étape, Kišerlovski chute dans la descente du Mur de Péguère à la suite d'une crevaison causée par la dispersion sur la route de clous de tapissier. Victime d'une fracture de la clavicule, il doit abandonner et son équipe décide de porter plainte[11].

2013 : RadioShack-Nissan[modifier | modifier le code]

Kišerlovski décide de quitter Astana en fin d'année 2012 et de rejoindre RadioShack-Nissan pour deux saisons[9]. Il est désigné leader de l'équipe au Tour d'Italie[12].

Palmarès sur route[modifier | modifier le code]

Résultats sur les grands tours[modifier | modifier le code]

Tour de France[modifier | modifier le code]

Tour d'Italie[modifier | modifier le code]

Tour d'Espagne[modifier | modifier le code]

Palmarès en cyclo-cross[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « Kiserlovski joins Fuji-Servetto », sur cyclingnews.com,‎ 12 juin 2009 (consulté le 19 mai 2013)
  2. (en) « Kiserlovski out of Vuelta, Viganò still in », sur cyclingnews.com,‎ 2 septembre 2009 (consulté le 19 mai 2013)
  3. (en) « Nibali ready to serve Liquigas at Giro », sur cyclingnews.com,‎ 7 mai 2010 (consulté le 19 mai 2013)
  4. (en) « Is Kiserlovski Liquigas’s next big thing? », sur cyclingnews.com,‎ 29 mai 2010 (consulté le 19 mai 2013)
  5. (en) « Astana start their post-Contador rebuild », sur cyclingnews.com,‎ 30 juillet 2010 (consulté le 19 mai 2013)
  6. (en) « Kiserlovski recovers from fright of his life », sur cyclingnews.com,‎ 13 2011 (consulté le 19 mai 2013)
  7. (en) « Kiserlovski abandons Tour de Romandie with cracked vertebra », sur cyclingnews.com,‎ 27 avril 2011 (consulté le 19 mai 2013)
  8. (en) « Kreuziger ready to lead Astana at Giro d'Italia », sur cyclingnews.com,‎ 5 mai 2011 (consulté le 19 mai 2013)
  9. a et b (en) « Kiserlovski signs for RadioShack-Nissan », sur cyclingnews.com,‎ 21 août 2012
  10. (en) « Kreuziger gets a second chance in Tour de Suisse », sur cyclingnews.com,‎ 6 juin 2012 (consulté le 19 mai 2013)
  11. « Clous sur la chaussée: Astana, l'équipe de Kišerlovski, porte plainte », sur 7sur7.be,‎ 16 juillet 2012
  12. (en) « Kišerlovski leads RadioShack Leopard at Giro d'Italia », sur cyclingnews.com,‎ 30 avril 2013 (consulté le 19 mai 2013)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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