Robert Gillon

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Robert Paul Raymond Gillon né à Liège le 5 octobre 1927, décédé à Herstal le 24 novembre 1993 est un syndicaliste belge et un militant wallon.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir mené une carrière de syndicaliste au sein de la FGTB de la région de Liège, il devint le président de la fédération liégeoise de la FGTB (octobre 1976), succédant ainsi à Robert Lambion et André Renard. Par là même, il devient directeur général du journal La Wallonie. Il avait également adhéré dès sa fondation au Mouvement populaire wallon.

Quand le Parti socialiste belge déclare en décembre 1964 l'incompatibilité entre l'appartenance au Mouvement poulaire wallon et au Parti socialiste belge, il rompt avec celui-ci.

Lorsque les accords d'Egmont sont remis en cause en 1978 par la démission de Léo Tindemans, il participe au raidissement de l'action syndicale wallonne en rompant l'accord PSB-GFTB sur la régionalisation et réclame un vrai fédéralisme sans aucune subordination des Régions à l'État central, Régions qui seront compétentes dans le domaine de la politique industrielle, l'eau, l'agriculture, les transports, les travaux publics, la santé, la politique familiale et l'emploi, avec la possibilité de lever des impôts.

Quand, sous la houlette de Guy Spitaels, le Parti socialiste renoue avec une ligne plus dure, Robert Gillon se réaffilie au Parti. Il sera à la tête des combats pour la sidérurgie dans les années sombres 1982-1984. Au congrès des métallurgistes liégeois d'octobre 1984, il se déclarera même partisan du confédéralisme. L'Encyclopédie du Mouvement wallon lui consacre deux pages en son Tome II, p. 722-723.

Reconnaissance[modifier | modifier le code]

En 2005, l'artiste liégeoise Mady Andrien lui a consacré une de ses sculptures intitulée : "Monument à Robert Gillon". Elle est visible à Wandre.