Robert Choquette

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Robert Choquette, poète, écrivain, prolifique rédacteur de feuilletons radiophoniques et diplomate québécois, est né le 22 avril 1905 à Manchester (New Hampshire) et décédé le 22 janvier 1991 à Montréal (Canada) à l'âge de 85 ans.

Biographie[modifier | modifier le code]

Robert Choquette nait en 1905 à Manchester (New Hampshire) de parents immigrés aux États-Unis au début du siècle. Après le décès de sa mère en 1913, sa famille qui compte cinq enfants s'établit dans le quartier de Côte-des-Neiges à Montréal.

Robert Choquette étudie au Collège Notre-Dame puis au Collège Saint-Laurent où il se découvre un talent de poète. Il est influencé très jeune par Lamartine. En 1925, il publie À travers les vents, un recueil de poésie pour lequel il obtient le Prix David en 1926.

En 1931, il débute à CKAC comme scripteur de sketches. Il maîtrise rapidement le genre et écrit, entre 1931 et 1939, pour une dizaine d'émissions radiophoniques.

Il reçoit à nouveau le Prix David en 1932, ex aequo avec Alfred DesRochers pour son recueil de poésie Metropolitan museum.

En 1935, Robert Choquette inaugure le premier feuilleton radiophonique québécois Le Curé du village (1935-1938), qui connait une version pour le cinéma en 1949. Suivent La Pension Velder (1938-1942) et Métropole (1943-1956) qui forment une vaste fresque de la société urbaine montréalaise.

Entre 1957 et 1961, Robert Choquette adapte La Pension Velder, pour la Télévision de Radio-Canada qui intègre souvent des situations empruntées à Métropole.

Son œuvre poétique comprend, entre autres, le recueil Métropolitain Museum (1931) et Suite Marine (1953).

Il est consul-général du Canada à Bordeaux (1964-1968) et ambassadeur en Argentine, en Uruguay et au Paraguay (1968-1970).

Il occupe aussi la présidence de la Société des écrivains canadiens (1971-1973) et celle de l'Académie canadienne-française (1974-1980).

Œuvre[modifier | modifier le code]

Parmi les écrivains de sa génération, Robert Choquette se classe comme l'un des auteurs les plus perspicaces et les plus prolifiques du Québec. L'ampleur de son œuvre tout autant que la diversité des genres qu'il a pratiqués témoignent de la fascination que l'écriture a exercée sur lui[1]. En comparaison des œuvres radiodiffusées entre les années 1930 et 1970, les œuvres publiées sont une infime partie de la production totale de Robert Choquette. On évalue, en effet, la quantité totale de ces textes (pour la radio et la télévision seulement) à environ 50 000 pages[2]. Il est aussi reconnu pour avoir été le premier au Québec à avoir intégré le phénomène urbain dans ses radios feuilletons.

Le fonds d'archives de Robert Choquette est conservé au centre d'archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec[3].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Poésie[modifier | modifier le code]

  • 1925 : À travers les vents
  • 1931 : Metropolitan Museum
  • 1933 : Poésies nouvelles
  • 1953 : Suite marine

Romans[modifier | modifier le code]

  • 1927 : La Pension Leblanc
  • 1941 : Les Velder
  • 1958 : Élise Velder
  • 1989 : Le Cheval diabolique

Feuilleton radiophonique[modifier | modifier le code]

Téléroman[modifier | modifier le code]

Scénario (film)[modifier | modifier le code]

Honneurs[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Robert Choquette, romancier et dramaturge de la radio-télévision, p.11
  2. Robert Choquette, romancier et dramaturge de la radio-télévision, p.20
  3. Fonds Robert Choquette (MSS413) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).

Source[modifier | modifier le code]

  • Renée Legris, Robert Choquette, romancier et dramaturge de la radio-télévision, Fides, 1977.
  • Renée Legris, Dictionnaire des auteurs du radio-feuilleton québécois, Fides, 1981.