Robert Alban

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Robert Alban
Image illustrative de l'article Robert Alban
Robert Alban en 2014.
Informations
Nom Alban
Prénom Robert
Surnom Ban-Ban
Date de naissance 9 février 1952 (62 ans)
Pays Drapeau de la France France
Équipe professionnelle
1975-1976
1977-1978
1979
1980-1984
1985
Gan-Mercier
Miko-Mercier
Fiat
La Redoute
U.N.C.P.
Principales victoires
16e étape du Tour de France 1981

Robert Alban est un ancien coureur cycliste français, né le 9 février 1952 à Saint-André-d'Huiriat[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille rurale modeste, à quatorze ans, il enlève le moteur d'une mobylette pour se fabriquer son premier vélo. Puis c'est un vélo demi-course, auquel il a « coupé l'attache de la dynamo ». À dix-sept ans, il remporte la première course à laquelle il participe, mais d'allure frêle, les commissaires pensent qu'il s'est fait prendre un tour et ne le classe pas. La semaine suivante, il finit encore premier de sa deuxième épreuve. Après avoir participé, dans un premier temps, à de petites compétitions organisées lors des vogues, son frère l'emmène au départ de véritables courses, au volant de « sa Simca 1000 »[2].

Il passe professionnel à la fin de l'année 1975, dans l'équipe Gan, où Raymond Poulidor le prend sous son aile. Il le restera jusqu'en 1985 où il termine dans une équipe de chômeurs montée par l'U.N.C.P. (le syndicat des coureurs). Pendant ses dix ans de professionnalisme, il remporte cinq victoires (hors critériums) et côtoie de nombreux coureurs comme Raymond Poulidor, Joop Zoetemelk, Bernard Vallet, Mariano Martínez ou Stephen Roche.

En 1979, il dispute son premier Tour de France. Après avoir perdu vingt-deux minutes dans le contre-la-montre par équipes, il l'achève à la dix-neuvième place, tout en terminant deuxième de la 17e étape Moûtiers - L'Alpe d'Huez. L'année suivante, il finit onzième du Tour de France 1980. Et en 1981, il monte sur le podium du Tour de France. Cette année-là, il remporte la 16e étape Thonon-les-Bains - Morzine, qui se termine par l'ascension (et la descente) du col de Joux Plane. Il participera encore trois fois au Tour de France, avec une cinquième place au classement général final du Tour 83.

Grimpeur hors-pair, son palmarès n'est pas en corrélation avec ses qualités. Dans les ascensions, il mettait de violents à-coups qui usaient ses adversaires... déclenchant la réprobation des leaders du peloton, Bernard Hinault en tête. Tout comme les toutes caté (coureurs au plus haut niveau amateur) lors de ses sorties, adolescent, qui lui conseillaient de « rentrer vite chez lui » (pour ne pas subir ses accélérations brutales). Il montait les cols avec un développement important (« j'avais 42 x 18/21 »). Son style se caractérisait par un balancement d'une grande amplitude de sa machine. Tout le contraire de Fausto Coppi, auquel il fut parfois comparé par sa morphologie (de longues jambes et un torse court en proportion). En 2013, il confie qu'« avec le recul, il a des regrets, il a gâché pas mal de choses, à ne jamais réfléchir ».

Georges Bonnefond, le grand-père de Rudy Molard, qui lui a fait disputer ses premières courses, lui a trouvé un travail, jusqu'à sa retraite récente, dans sa concession de voitures sans permis. Pour s'entretenir, Alban continue à rouler, il avait effectué 2 500 km au premier semestre 2013[2].

Équipes successives[modifier | modifier le code]

Pendant sa carrière, Robert Alban fut engagé dans différentes équipes :

  • 1975 à 1976 : Gan-Mercier-Hutchinson ;
  • 1977 à 1978 : Miko-Mercier-Hutchinson ;
  • 1979 : Fiat ;
  • 1980 à 1983 : La Redoute-Motobécane ;
  • 1984 : La Redoute ;
  • 1985 : U.N.C.P.

Palmarès[modifier | modifier le code]

  • Amateur
    • 1968-1975 : 47 victoires

Résultats sur les grands tours[modifier | modifier le code]

Tour de France[modifier | modifier le code]

6 participations.

  • 1979 : 19e du classement général.
  • 1980 : 11e du classement général.
  • 1981 : 3e du classement général et victoire dans la 16e étape.
  • 1982 : 11e du classement général.
  • 1983 : 5e du classement général.
  • 1984 : 38e du classement général.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Robert Alban », sur memoire-du-cyclisme.eu (consulté le 6 septembre 2013).
  2. a et b « Ban-Ban, un pistolet dans le Tour », article de Gilles Comte, publié dans le quotidien L'Équipe du mercredi 10 juillet 2013.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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