Robert-Auguste Creuzé

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Robert-Augustin Creuzé

Robert-Auguste Creuzé, né le à Châtellerault et décédé le à Châtellerault, est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Négociant et maire de Châtellerault, il réussit en 1819 à doter Châtellerault de la manufacture d'armes de l'État que se disputaient trois importantes villes, et en devint entrepreneur. Il fut élu comme royaliste, le 13 novembre 1820, député par le collège de département de la Vienne. Il prit place au centre droit et vota avec le ministère. Élu de nouveau, le 17 novembre 1827, par le même collège, il reprit sa place dans la majorité ministérielle. Son admission donna lieu à une discussion assez vive. Il s'agissait d'une pétition de plusieurs citoyens qui contestaient la validité de son élection. Creuzé, qui avait présidé le collège auquel il devait sa nomination, parut à la tribune, le 9 février 1828, pour se défendre des inculpations des pétitionnaires. Malgré les murmures de la gauche, l'admission de Creuzé fut prononcée. C'est dans cette séance et à ce propos que Casimir Perier s'écria : « La France a soif d'ordre légal et de justice administrative. » Creuzé fut réélu le 23 juin 1830. Il protesta contre la Révolution de Juillet, refusa le serment à Louis-Philippe, et rentra dans la vie privée, après avoir donné sa démission de député.

Son petit-fils Adrien Creuzé deviendra également quelques années plus tard député de la Vienne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]