Robbie (nouvelle)

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Robbie (titre original : Robbie) est une nouvelle de science-fiction d'Isaac Asimov parue pour la première fois en 1940 et faisant partie des recueils Les Robots et Nous les robots.

Résumé[modifier | modifier le code]

La nouvelle met en scène une enfant qui a pour compagnon un robot-nounou-cuisinière-femme de chambre.

Sa mère supporte mal qu'elle ne joue qu'avec son robot, et ne souhaite pas le contact avec d'autres enfants. Son mari, sous la pression de sa femme, fait disparaitre Robbie. La petite fille perd d'abord tout attrait à la vie, n'a plus goût à rien. Contrairement aux espoirs de sa mère, elle refuse d'autant plus le contact avec d'autres enfants. Le petit chien offert par ses parents le soir où Robbie aurait mystérieusement disparu, ne lui apporte aucun réconfort.

Sa mère a alors l'idée de l'emmener à New York pour lui faire découvrir les centaines d'attractions fournies au public enfantin. Le voyage est programmé et la fille commence à se passionner pour cette excursion. Ce n'est que dans l'avion que sa mère comprend pourquoi: elle pense qu'ils vont à NYC ouvrir une enquête pour retrouver Robbie. En 3 semaines de visites effrénées, la fillette ne se déride pas. Au cours d'une visite, elle se retrouve dans une salle face aux robots parlants, l'un des premiers à posséder une imitation de voix. Elle lui pose alors la question "où est Robbie", ne se désarmant pas quand le robot lui fait part de son ignorance. Elle insiste tant et si bien qu'elle finira par détraquer la pauvre machine, sous le regard attentif d'une étudiante: Susan Calvin.

La veille du départ, son père, qui est un peu moins désemparé que sa femme, lui propose d'emmener leur fille visiter une des usines de l'US robots, pour lui montrer qu'un robot est fabriqué et ne peut avoir les mêmes sentiments que les humains. La mère est enthousiasmée, et la petite fille observe tout ce que le directeur de l'usine a bien voulu leur montrer. Au détour d'un des sites de montage, la fillette aperçoit Robbie, posée contre un mur. Elle crie de joie et se précipite vers son robot adoré, sans voir qu'un lourd chariot contenant des pièces détachées roule vers elle.

Le conducteur du chariot freine dès qu'il s'aperçoit que la fille lui coupe la route, mais c'est trop tard. Cependant, Robbie, dont les réflexes sont bien supérieurs à ceux des humains, a pris la fille dans ses bras et l'a écartée du chemin du chariot. La mère demande à son mari s'il avait programmé cette visite à Robbie. Il répond par l'affirmative, arguant toutefois que l'incident du chariot n'était pas prévu. Et maintenant, ajouta-t-il, il allait être difficile de séparer Robbie de son amie humaine. Maintenant qu'il a sauvé son enfant, même la mère ne peut trouver que Robbie est néfaste pour sa fille.

Analyse[modifier | modifier le code]

Robbie est une nouvelle appartenant typiquement au « robot affectueux », une catégorie de nouvelle voyant le jour dans les années 1930. À cette époque, on divisait les histoires de robot en deux genres: les "robots méchants", et les "robots affectueux".

Isaac Asimov a toujours voulu échapper à ce cloisonnement, et a créé dans ses nouvelles un robot qui ne serait ni gentil, ni méchant, mais au service des hommes. Il a cependant fait ici exception à la règle qu'il s'était fixée.