Rob Ford

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Rob Ford
Image illustrative de l'article Rob Ford
Fonctions
64e maire de Toronto
En fonction depuis le 1er décembre 2010
Prédécesseur David Miller
Conseiller municipal de Toronto
pour Etobicoke-Nord
14 novembre 200025 octobre 2010
Prédécesseur Elizabeth Brown
Successeur Doug Ford, Jr.
Biographie
Date de naissance 28 mai 1969 (45 ans)
Lieu de naissance Etobicoke, Ontario
Nationalité Canadienne
Résidence Toronto, Ontario

Rob Ford, né le 28 mai 1969, est un homme politique canadien. Il est élu maire de Toronto le 25 octobre 2010. Une décision de la Cour supérieure de l'Ontario le destitue de son poste le 26 novembre 2012, après l'avoir déclaré coupable dans une affaire de conflit d'intérêts[1]. Cette décision est renversée par la Cour d'appel le 25 janvier 2013[2].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Il a été élu à trois reprises conseiller municipal de la circonscription électorale Etobicoke-Nord depuis 2000.

Durant sa campagne électorale pour le poste de maire, il affronte les candidats Joe Pantalone et George Smitherman. Les 383 501 votes en sa faveur lui ont permis de remporter une victoire avec 47,11 % du vote populaire[3].

Ses positions en matière de transport urbain et de relations de travail ainsi qu'avec les médias, notamment, en ont fait un personnage critiqué. Se présentant comme le « défenseur des contribuables », il mène une politique de réduction drastique des dépenses publiques, en opposition à la gestion controversée de son prédécesseur à la mairie, le maire de gauche David Miller[4].

Très proche des milieux conservateurs, il a notablement contribué à la victoire de Stephen Harper lors de l'élection fédérale de 2011[5].

Le 2 janvier 2014, il dépose officiellement sa candidature pour les prochaines élections municipales à Toronto, qui auront lieu le 27 octobre 2014[6].

Scandales[modifier | modifier le code]

Au printemps 2013, son comportement erratique suscite des rumeurs d'abus de drogue[7]. En mai, des journalistes déclarent avoir visionné une vidéo le montrant en train de fumer du crack[8], ce qui déclenche une intense curiosité médiatique, notamment de Gawker[9], et des recherches journalistiques sur les antécédents de sa famille en matière de trafic de drogue[10].

En novembre 2013, les services de police de Toronto confirment avoir récupéré une vidéo correspondant aux soupçons. Rob Ford passe aux aveux et avoue avoir consommé du crack à pareille date l'an dernier, alors qu'il était en état d'ébriété. Cependant, aucune accusation n'est portée contre lui, et malgré la pression de plusieurs élus municipaux et de citoyens, il refuse de démissionner[11]. Le scandale et l'indignation du public s'amplifient devant les révélations qui s'accumulent sur sa consommation d'alcool au bureau et en voiture, les primes accordées aux membre de son personnel qui le soutiennent et la vulgarité de son langage en point de presse. Le 15 novembre, le conseil municipal lui enlève le droit de gérer son personnel et entreprend de le dépouiller de ses pouvoirs de gouvernance. Ford menace alors d'en appeler de cette décision devant les tribunaux[12].

À la suite de ses nombreux esclandres, Rob Ford devient la risée de nombreux journaux télévisés internationaux, ce qui donne une visibilité négative à la ville de Toronto. Il est notamment parodié dans l'émission américaine Saturday Night Live, le 16 novembre 2013[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. L'Express de Toronto, La Cour d'appel renverse la décision de la Cour supérieure
  3. (en) Declaration of results of voting, Toronto, City Clerk's Office,‎ 25 octobre 2010, 14 p. (lire en ligne)
  4. Ludovic Hirtzmann, « La liste sans fin des vices du maire de Toronto », in Le Figaro, samedi 16 / dimanche 17 novembre 2013, page 6.
  5. (en) Chantal Hébert, Law-and-order Harper careful not to alienate Ford Nation: Hébert, Toronto Star, 8 novembre 2013
  6. La Presse Canadienne, « Municipales 2014: Rob Ford dépose sa candidature à la mairie de Toronto », sur www.lapresse.ca,‎ 2 janvier 2014 (consulté le 4 janvier 2014)
  7. (en) Toronto Star, 27 mars 2013, Rob Ford: Ainslie email details what happened at Garrison Ball
  8. (en) Toronto Star', 17 mai 2013, Rob Ford crack scandal: Star reporters tell their side of story
  9. (en) Toronto Star, 17 mai 2013, Crowdsourcing campaigns launched to buy video linked to Ford
  10. (en) The Globe and Mail, 25 mai 2013, Globe investigation: The Ford family’s history with drug dealing
  11. Le Devoir, « Rob Ford admet avoir fumé du crack mais reste en poste », sur www.ledevoir.com,‎ 5 novembre 2013 (consulté le 5 novembre 2013)
  12. (en) The Globe and Mail, 15 novembre 2013, Rob Ford vows legal action after council votes to strip him of powers
  13. Radio-Canada avec La Presse Canadienne, « Rob Ford se tiendra loin du défilé du père Noël », sur www.radio-canada.ca,‎ 17 novembre 2013 (consulté le 19 novembre 2013)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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