Robécourt

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Robécourt
Commanderie de Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem
Commanderie de Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Vosges
Arrondissement Neufchâteau
Canton Lamarche
Intercommunalité sans
Maire
Mandat
Régine Thomas
2014-2020
Code postal 88320
Code commune 88390
Démographie
Gentilé Roberticurtien(ne)s
Population
municipale
117 hab. (2011)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 08′ 31″ N 5° 41′ 54″ E / 48.1419444444, 5.69833333333 ()48° 08′ 31″ Nord 5° 41′ 54″ Est / 48.1419444444, 5.69833333333 ()  
Altitude 350 m (min. : 324 m) (max. : 406 m)
Superficie 8,78 km2
Localisation

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Robécourt est une commune française située dans le département des Vosges en région Lorraine.

Ses habitants sont appelés les Roberticurtiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village limitrophe de la Haute-Marne, traversé par le Mouzon, une sortie de l'autoroute A 31 est située sur l'A31.Cette accessibilité favorise des projets de toute nature. Une base logistique est en cours d'installation sur l'ancienne base aérienne de Damblain à 7 kilomètres environ. Ce projet porté par le conseil général des Vosges, son président Christian Poncelet et l'entreprise Déret devrait engendrer, outre la construction d'une nouvelle départementale un fort trafic de poids lourds. Un projet de décharge sur le site dit La Fennecière rencontre une forte opposition. Ce site se trouve à 15 de km à vol d'oiseau de Vittel et Contrexéville, célèbres pour leurs eaux minérales. Ce dernier projet est porté par l'entreprise Villers services. Le permis de construire a été refusé par le conseil municipal par deux fois[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Commanderie de Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem[modifier | modifier le code]

Selon certains auteurs[2],[3] , les Templiers n'eurent jamais aucune possession à Robécourt, bien qu'il existe dans le village une rue des Templiers qui portait déjà ce nom au XVIIIe siècle et que la base Mérimée en fasse pourtant état[4], [5], [6].

On ne sait que peu de choses sur cette commanderie pour les XIIe et XIIIe siècles. On pense qu'elle fut fondée avant 1180, mais on ne sait par qui. En 1206, un prêtre de Savigny, appelé Pierre, vendit aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem une maison située entre l'Hôpital et la Maison des religieuses de Sainte-Marie de Vaux pour 10 £. Grâce à cette acquisition, la Commanderie put se développer. Il y avait deux établissements des Chevaliers : la Commanderie, en bordure du village, et l'Hôpital, près de l'église. En 1220, René d'Aigremont donna aux Hospitaliers le bois des Fourches. En 1283, le duc Ferri III leur donna des revenus sur les Salines de Rosières. La Commanderie de Robécourt possédait une maison avec une chapelle à Épinal, dans le quartier Saint-Michel.

Lorsque fut créé, en 1317, le Grand-Prieuré de Champagne de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, la Commanderie de Robécourt fut associée à plusieurs Commanderies (Saint-Georges de Lunéville, Libdeai et Laucourt, Xugney, le Vieil-Aître de Nancy, Vircourt et Norroy-sur-Vair) pour former la « Commanderie de Lorraine » qui fut « Chambre Priorale » de Champagne, c'est-à-dire réservée au Grand-Prieur de Champagne (résidant à Voulaines-les-Templiers, dans la Côte d'Or) qui en touchait les revenus et y déléguait ses pouvoirs à des Commandeurs.

La « Commanderie de Lorraine » fut démembrée en 1511, et Robécourt retrouva son indépendance et devint l'une des plus riches de Lorraine. Le terrier de 1766 établi à la demande du Commandeur, le Bailli Pierre d'Alsace-Hennin-Liétard énumère en plus de 2000 pages manuscrites (Arch. des Vosges- L H 27) toutes les possessions et les droits de la Commanderie.

La Commanderie de Robécourt avait été constituée de trois immeubles à Robécourt même :

  • Une maison-forte, proche du petit étang, qui fut détruite à la fin du XVe siècle par ordonnance du duc René II ;
  • Un hôpital situé près de l'église, qui fut échangé, on ne sait avec qui, contre un bois probablement au XVIIe siècle ;
  • Au-dessus de la rue Poirot, un vaste immeuble construit autour d'une cour et entouré de murailles avec plusieurs tours.

Liste des Commandeurs[modifier | modifier le code]

Commandeurs :

  • 1400 : Pierre de Bauffremont
  • 1453-1468 : Pierre de Bosredon
  • vers 1550 : Jean de Choiseul du Plessis-Praslin
  • 1597 : René d'Anglure
  • 1630-1638 : Antoine IV de Stainville
  • 1649 : Scipion d'Anglure de Bourlémont
  • 1676 : Charles de Choiseul d'Esquilly
  • 1704-1743 : Benoit de Bouhier
  • 1752-1787 : le Bailli Pierre d'Alsace-Hennin-Liétard, Grand-Prieur d'Aquitaine, Bailli de la Morée, Capitaine des Escadres de la Religion.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2000 en cours Régine Thomas SE Mère au foyer.
  2000 François Poinçot    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 117 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
518 553 566 581 653 620 588 600 502
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
460 439 385 338 339 318 309 317 300
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
296 256 233 238 216 201 178 161 155
1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011 -
125 134 128 119 119 120 117 117 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église de l'Assomption.
  • Ancienne fonderie de cloches, fondée en 1847, fermée en 1939. C'est aujourd'hui un musée.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune a développé une association de jumelage avec :

Localisation des villes jumelées avec Le Robert
Localisation de la ville
Robécourt

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]