Roa (artiste)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
ROA Mural in Berlin-Kreuzberg. Painted in 2011 in the Range of his Exhibition: "Transit", at the Skalitzers Gallery.

Roa (né en 1975) est le pseudonyme de l'artiste urbain belge. Il est mondialement connu pour ses fresques animalières géantes[1]. Il peint généralement en noir et blanc avec des brosses et des bombes aérosols. En 2008, il commence à peindre des rats géants dans un entrepôt abandonné de Gand, sa ville d’origine[2]. Roa est un globetrotteur et a peint en Australie[3], aux États-Unis, en Afrique et en Europe. Il a également exposé ses œuvres en dehors de l’espace urbain, dans des galeries telles que la galerie de Skalitzers à Berlin, la galerie Form à Perth, la galerie Pure Evil à Londres, la galerie Puppy à Los Angeles et la galerie Backwoods à Melbourne.

Roa aborde sa peinture de façon différente, selon qu'il soit en friche, en ville, dans un désert[4] ou une galerie. Il développe de plus en plus des effets d'anamorphose[5] pour exploiter au maximum le contexte, et particulièrement la structure du support.

La technique[3][modifier | modifier le code]

Roa travaille en noir et blanc, occasionnellement il ajoute un peu de rouge ou de vert. Pour couvrir les surfaces larges il utilise de la peinture blanche à base de latex qu'il applique au rouleau, puis une peinture à bombe aérosol noire et enfin un marqueur pour les détails tels que les poils.

La démarche artistique[modifier | modifier le code]

Roa considère la peinture comme un besoin et une démarche thérapeutique. Il décide de ce qu’il va peindre qu’au moment où il se trouve sur le lieu[6]. Roa s’inspire des gens, des légendes, des matériaux à sa disposition et de la forme du mur. C'est pour ces raisons qu’il peint les animaux locaux. Il les représente avec une précision extrême en reprenant le style graphique des planches anatomiques des vieux manuels de médecine[7]. Parfois ils sont morts, vivants, ou même en phase de décomposition[8]. Roa est fasciné par les animaux[9] car ils sont porteurs d'une symbolique forte et suscitent des interprétations différentes suivant les cultures[10]. À travers ses œuvres il invite à s’interroger sur leur importance dans le monde actuel[11]. Représenter des animaux dans des environnements urbains est une manière de réintégrer la nature dans des lieux bétonnés ou abandonnés par les humains. Roa veut que chacun se fasse sa propre interprétation de ses œuvres[12].

Il peint des œuvres gigantesques car il lui est plus agréable de peindre des grands formats. Ce fort impact visuel crée une situation surréaliste dans un milieu urbain[10].

Ses œuvres[13],[14][modifier | modifier le code]

Ci-dessous une liste non exhaustive des œuvres de Roa :

  • Un renard endormi, à Bristol (Angleterre) peint lors du See No Evil Street art festival
  • Un lièvre endormi[4], au bord du grand canyon, à proximité de la Monument Valley (Arizona)[15]
  • Un volatile, à Johannesburg (Afrique du Sud)
  • Un lézard, à San Juan (Puerto Rico)
  • Un serpent étranglant des rats, à Mexico (Mexique)
  • Une luciole (Viêt Nam)
  • Un crâne, au métro Hornstull de Stockholm (Suède)
  • Une chouette, à Hasselt (Belgique)
  • Des tortues, à Richmond (Virginie)
  • Un cygne, à Vienne (Autriche)
  • Un oiseau (Pologne)[16]
  • Une autruche, à Perth (Australie)
  • Un acarien, à Valparaiso (Chili)
  • Une tortue, à Torino (Italie)
  • Une chauve-souris, à Paris rue de Oberkampf (France)
  • Un lapin rouge, à Cologne (Allemagne)
  • Un louve, dans le quartier de Testaccio à Rome (Italie)[17]

Relation avec les autorités[modifier | modifier le code]

En 2010, le Hackney Concil a menacé d’effacer le lapin géant situé sur Hackney Road. Une vague de protestations s’est levée contre cette décision[18]. Une pétition signée par 2000 personnes a permis de sauver l’œuvre qui faisait polémique. Les habitants ont affirmé que ce lapin géant faisait intégralement parti du quartier. Roa peint souvent avec le consentement des autorités locales. En effet ses œuvres nécessitent parfois plusieurs jours de travail. Il a pourtant déjà été arrêté par les autorités à Londres ou à Barcelone[6]. Il souhaite rester anonyme et ne montre jamais son visage sur les photos ou les vidéos.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • AP, « Le ROA du Street-Art belge se dévoile enfin », RTL.be,‎ 23 décembre 2013 (lire en ligne)