Rivière d'Étel

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Rivière d'Étel
La ville d'Étel, au bord de la ria d'Étel
La ville d'Étel, au bord de la ria d'Étel
Carte de la rivière d'Étel.
Carte de la rivière d'Étel.
Caractéristiques
Longueur 35,1 km [1]
Bassin ?
Bassin collecteur Bassin de la rivière d'Étel
Débit moyen ?
Régime Pluvial océanique
Cours
Source Morbihan
· Localisation Languidic
· Altitude ~90 m
· Coordonnées 47° 49′ 50″ N 3° 04′ 31″ O / 47.8306, -3.0753 (Source - Rivière d'Étel)  
Embouchure Océan Atlantique
· Localisation Étel/Plouhinec
· Altitude 0 m
· Coordonnées 47° 38′ 39″ N 3° 12′ 47″ O / 47.6442, -3.2131 (Embouchure - Rivière d'Étel)  
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche Sac'h
Pays traversés Drapeau de la France France
Régions traversées Bretagne
Principales villes Nostang, Belz, Étel

La rivière d'Étel ou ria d'Étel (en breton Stêr an Intel) est un petit fleuve côtier du Morbihan (France), qui coule dans un aber (ou ria), c'est-à-dire que sa vallée profonde est envahie par la mer à marée montante. Elle constitue une petite baie parsemée d'ilots, dont l'embouchure se situe dans l'océan Atlantique au niveau de la ville d'Étel et de celle de Plouhinec.

Géographie[modifier | modifier le code]

Parcours[modifier | modifier le code]

La rivière d'Étel prend sa source près du village de Penhoët, dans l'est de la commune de Languidic, dans le Morbihan, à environ 100 m d'altitude. Sous le nom de Rion, le cours d'eau se dirige tout d'abord vers l'ouest, jusqu'au sud de Languidic, puis oblique alors vers le sud ; il se nomme alors rivière du Pont-Roc'h.

Au niveau de Nostang, la rivière s'élargit peu à peu et l'influence de la marée commence à se faire sentir. Peu après avoir rejoint la rivière de Landévant et le chenal du Ster en Istrec à Locoal, l'aber de la rivière débute : la rivière d'Étel s'élargit fortement. La rivière est franchie entre Belz et Plouhinec par le pont Lorois et se jette dans l'océan Atlantique après la ville d'Étel. Son embouchure est caractérisée par la barre d'Étel, un banc de sable à la position mouvante.

Au total, la rivière d'Étel mesure 35,1 km[1]. Son aber recouvre 22 km² et pénètre à l'intérieur des terres sur 15 km.

Administration[modifier | modifier le code]

Administrativement, la rivière d'Étel se situe entre les communautés d'agglomération du pays d'Auray et du pays de Lorient.

Îles[modifier | modifier le code]

Île de Saint-Cado dans la rivière d'Étel avec sa chapelle romane du XIe siècle.

Au niveau de son aber, la rivière d'Étel est parsemée d'îles et d'îlots. Les principaux sont :

Hydrologie[modifier | modifier le code]

La barre d'Étel

La rivière d'Étel est rejointe par un petit affluent, la rivière du Sac'h (également orthographiée « Sach »), juste au nord de la ville d'Étel.

Du fait des volumes d'eau particulièrement importants qui sont déplacés par les marées, la ria est le siège de courants violents.

À l'embouchure de la ria se trouve la barre d'Étel, un banc de sable sous-marin formé par le croisement des courants et dont la position est variable. Cette barre rend la navigation difficile. Elle a été à l'origine du drame qui s'est déroulé le 3 octobre 1958, causant la mort de neuf personnes lors d'une expédition organisée par Alain Bombard pour tester un nouveau type de radeau de survie. Un rouleau provoqué par la barre a retourné le radeau de Bombard. Le canot de sauvetage Vice-Amiral Schwerer II, qui s'était porté à son secours, a chaviré aussi. Quatre personnes ont péri parmi les occupants du radeau de survie et cinq parmi les sauveteurs, dont Émile Daniel, patron du canot de sauvetage[2]. En 2008, une exposition commémorant le cinquantenaire de ce drame s'est tenue au musée des Thoniers d'Étel[3].

Écosystème[modifier | modifier le code]

Les abers sont souvent des écosystèmes remarquables, notamment du fait du mélange de l'eau saumâtre avec l'eau douce à marée haute. C'est le cas de la rivière d'Étel qui abrite une flore et une faune remarquables. La partie marécageuse située à son extrémité nord (ainsi que, depuis 2008, la partie sud jusqu'à l'embouchure) est une zone protégée, sur 1823 ha, dans le cadre du réseau Natura 2000[4].

Les eaux de la baie sont riches en poissons et coquillages, tandis que ses rives abritent de nombreuses espèces d'oiseaux marins (hérons, canards, cormorans).

Exploitation économique[modifier | modifier le code]

L'élevage des huîtres a commencé dans les années 1890 avec l'arrivée du chemin de fer. Il s'agissait tout d'abord uniquement d'huîtres plates, puis à partir de la fin des années 1940, commença l'élevage d'huîtres creuses d'origine portugaise. L'huître creuse japonaise sera introduite en 1970, après l'épizootie de 1970[5].

Il y a actuellement 75 entreprises de conchyliculture dans la ria, pour la plupart familiales, qui produisent environ 3 000 tonnes d'huîtres par an.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Croix celtique en granit à Saint Cado.

Un ensemble mégalithique de 3 000 m2 a été découvert en 2006 sur le site de Kerdruelland à Belz, en bordure de la rivière, par une équipe de l'Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives)[6].

Une chapelle du XIe siècle est située sur l'île de Saint-Cado.

Un seul pont traverse la ria d'Étel, il s'agit d'un pont suspendu nommé « Pont-Lorois » situé dans la partie sud et qui relie les villages de Kergo et Kergouric (commune de Plouhinec). La voie de circulation routière sur ce pont est la route départementale D781.

Ce pont en a remplacé un autre qui avait été détruit par une tempête en 1895.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Sandre, « Cours d'eau : rivière d'étel (J60-030-) » (consulté le 11/04/2009)
  2. plaquette de l'exposition Sauvetage en mer : Barre d'Étel 1958, la dramatique expérience organisée au musée des Thoniers d'Étel en 2008. Consulté le 4 avril 2011.
  3. Présentation de l'exposition sur le site du musée des Thonniers. Page consultée le 4 avril 2011.
  4. Fiche sur la zone protégée de la rivière d'Étel sur le site de Natura 2000
  5. (fr) Dossier sur le patrimoine culturel de Étel sur le site web officiel du Conseil Régional de Bretagne
  6. Reportage video sur les alignements mégalithiques de Belz-Kerdruellan sur le site de l'Inrap

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

En video[modifier | modifier le code]

  • La Barre (Étel, 1958), documentaire de télévision de 52 min de Jean-François Pahun (2008), format HDCAM, coproduction Sundeck Films (56370 Locmiquélic) et France 3 Ouest

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