Rivière Yamaska

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Rivière Yamaska
Rivière Yamaska à Saint-Hyacinthe
Rivière Yamaska à Saint-Hyacinthe
Image illustrative de l'article Rivière Yamaska
Caractéristiques
Longueur 160 km [1]
Bassin 4 784 km2 [2]
Bassin collecteur Fleuve Saint-Laurent
Débit moyen 87 m3/s [3]
Régime régime nivo-pluvial
Cours
Source Lac Brome
· Localisation Lac-Brome (Québec)
· Altitude 193 m
· Coordonnées 45° 16′ 33″ N 72° 30′ 22″ O / 45.27583, -72.50611 (Source - Rivière Yamaska)  
Confluence Lac Saint-Pierre
· Localisation Saint-François-du-Lac
· Altitude 3 m
· Coordonnées 46° 06′ 46″ N 72° 56′ 20″ O / 46.11278, -72.9389 (Confluence - Rivière Yamaska)  
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche Yamaska Sud-Est
· Rive droite Noire, Yamaska Nord
Pays traversés Drapeau du Canada Canada
Régions traversées Drapeau : Québec Québec
Principales villes Saint-Hyacinthe

La rivière Yamaska est un affluent de la rive sud du fleuve Saint-Laurent, dont le nom en langue Abénaqui, Ouabmaska, signifie « joncheraie » ou « jonchère », c'est-à-dire « étendue de joncs »[4] ou encore « là où poussent les joncs », faisant ainsi référence à son embouchure, le marais de la baie de Lavallière. Elle prend sa source dans les Appalaches et se jette dans le fleuve Saint-Laurent en aval de Sorel-Tracy. Son bassin versant couvre une superficie de 4 784 km2 et comprenait en 1997 une population de 230 800 personnes.

L'exploitation agricole intensive de ses rives et de ses affluents en font sans doute l'un des cours d'eau les plus pollués au Québec.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Yamaska apparut au XVIIe siècle. Avant cela, la rivière porta le nom de « rivière de Gennes », qui fut donné en 1609 par Samuel de Champlain. Quand la seigneurie de Yamaska fut concédée à Michel Leneuf de La Vallière [Quand ?], la rivière porta plutôt le nom de « rivière des Savannes ». « Yamaska » proviendrait de l'abénaqui et signifie « il y a des joncs au large » ou « il y a beaucoup de foin ». Ces noms font référence aux marais de la baie de Lavallière, où la rivière embouche[1]. Le nom pourrait aussi provenir de l'algonquin « hia muskeg » qui signifie « rivière des savanes » ou « rivière aux eaux bourbeuses ». Comme de nombreux noms amérindiens, celui-ci a connu de nombreuses mutations orthographiques, dont l'une « Maska » a donné le nom de la municipalité régionale de comté des Maskoutains[5].

Géographie[modifier | modifier le code]

Cours de la rivière[modifier | modifier le code]

La rivière Yamaska débute à une altitude de 193 m au nord du lac Brome, un lac de 15 km2 situé à Lac-Brome. Celle-ci débute en direction ouest jusqu'à la ville de Farnham. Ce tronçon est située dans le piémont de Appalaches et reçoit deux affluents, la rivière Yamaska Nord qui passe par Granby et la rivière Yamaska Sud-Ouest qui draine Cowansville.

À Farnham, elle tourne en direction nord et entre dans les basses-terres du Saint-Laurent et se met à parcourir paisiblement. Elle rencontre son principal affluent, la rivière Noire, à Saint-Damase, passe par sa principale agglomération, Saint-Hyacinthe. Elle poursuit jusqu'à son embouchure au lac Saint-Pierre à l'ouest de la baie Saint-François.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le bassin hydrographique de la Yamaska mesure 4 784 km2. Son débit moyen à l'embouchure est de 87 m2/s[3]. Ce débit est considéré relativement faible en comparaison au Richelieu (330 m2/s) et au Saint-François (190 m2/s)[6], les affluents limitrophes de la Yamaska. Cependant celui-ci peut varier grandement avec des débits record de 887 m2/s comme maximum et de 0,9 m2/s comme minimum[3]. Le débit de la rivière est de régime nivo-pluvial avec des maximums au printemps et à l'automne et deux périodes d’étiage en été et en hiver[3].

Il y a peu de plans d'eau dans le bassin de la Yamaska, dont seuls six dépassent le kilomètre carré. De ces six, seuls trois lacs sont naturels, les lacs Brome, Roxton et Waterloo[7].

Municipalités régionales de comté et municipalités locales traversées[modifier | modifier le code]

Faune[modifier | modifier le code]

La rivière Yamaska étant fortement polluée, celle-ci a connu une forte diminution de sa diversité ichtyologique, qui est passé de 70 espèces entre 1963-1971 à 33 espèces en 2003. Le principal poisson fréquentant la rivière est le meunier noir (Catostomus commersonii). Il est accompagnée par les cyprinidées. Les endroits les plus pollués de la rivière sont occupés par la barbotte brune (Ameiurus nebulosus)[8]. Les principales espèces de la pêche sportive sont le maskinongé (Esox masquinongy), le brochet (Essox sp.), l'achigan (Micropterus sp.), le doré (Sander sp.), la Perchaude (Perca fluviatilis), la barbotte brune et le crapet. Le gouvernement du Québec a effectue plusieurs ensemencements dans le but d'augmenter le potentiel de la pêche sportive. Les espèces encement au cours des années sont la truite brune (Salmo trutta), la truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss), le maskinongé, le doré, la perchaude, la barbotte, l'achigan à petite bouche (Micropterus dolomieu) et l'omble de fontaine (Salvelinus fontinalis)[9].

Les divers inventaires au mont Yamaska on permis d'inventorier 15 espèces d'amphibiens et un seul reptile, la couleuvre rayée (Thamnophis sirtalis). Les principaux amphibiens observé dans la rivière sont la salamandre sombre du Nord (Desmognathus fuscus), la grenouille des bois (Lithobates sylvaticus) et la grenouille verte (Lithobates clamitans). La baie de Lavallière, qui est située près de l'embouchure, est considéré comme un habitat très riche pour les amphibiens, cependant le braconnage des ouaouarons (Lithobates catesbeianus), de grenouilles vertes et léopards (Lithobates pipiens) limite la population de ces espèces[10].

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Une légende veut que Calixa Lavallée, suite à un concert qu'il donna à Saint-Hyacinthe, s'isola près de la rivière et fut inspiré par les flots de la rivière pour la composition de l'Ô Canada, l'hymne national du Canada[11].

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Rivière Yamaska », Banque de noms de lieux du Québec, sur Commission de toponymie (consulté le 10 juillet 2010)
  2. « Portrait du bassin versant », sur Organisme de bassin versant de la Yamaska (consulté le 10 juillet 2010)
  3. a, b, c et d Conseil de gestion du bassin versant de la Yamaska, Portrait du bassin versant de la rivière Yamaska, Plan directeur de l’eau du bassin versant de la rivière Yamaska,‎ 2009, 2e éd., 228 p. (lire en ligne), p. 22-23
  4. Document Notes Historiques sur St-Hyacinthe de 1748-1948
  5. Commission de toponymie du Québec
  6. Ressources naturelles Canada, « Cours d'eau qui se déversent dans l'océan Atlantique », sur L'Atlas du Canada (consulté le 20 juillet 2010)
  7. Conseil de gestion du bassin versant de la Yamaska, op. cit., 20
  8. Conseil de gestion du bassin versant de la Yamaska, Portrait du bassin versant de la rivière Yamaska, Plan directeur de l’eau du bassin versant de la rivière Yamaska,‎ 2009, 2e éd., 228 p. (lire en ligne), p. 48-49
  9. Conseil de gestion du bassin versant de la Yamaska, op. cit., p. 49-50.
  10. Conseil de gestion du bassin versant de la Yamaska, op. cit., p. 50.
  11. « Genèse de « O Canada » », sur Patrimoine canadien (consulté le 11 juillet 2010)

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Conseil de gestion du bassin versant de la Yamaska, Portrait du bassin versant de la rivière Yamaska, Plan directeur de l’eau du bassin versant de la rivière Yamaska,‎ 2009, 2e éd., 228 p. (lire en ligne)