Rivière Miguick

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Rivière Miguick
Image illustrative de l'article Rivière Miguick
Caractéristiques
Longueur 16 km
Bassin ?
Bassin collecteur Batiscanie
Débit moyen ?
Cours
Source lac La Salle
Confluence Rivière Batiscan
· Localisation Linton
· Coordonnées 47° 13′ 08″ N 72° 15′ 21″ O / 47.21889, -72.25584 (Confluence - Rivière Miguick)  
Géographie
Pays traversés Drapeau du Canada Canada
Régions traversées Drapeau : Québec Québec

La rivière Miguick coule dans le territoire non organisé de Linton, dans la MRC de Portneuf, dans la région administrative de la Capitale-Nationale, en la province de Québec, Canada. Le bassin hydrographique de la rivière Miguick est de 303 km², soit le troisième bassin le plus important de la Batiscanie[1].

Geographie[modifier | modifier le code]

Son cours commence à la décharge du lac La Salle, en se dirigeant d'abord vers le nord sur près de deux km, pour se jeter dans le lac Coucou. Dans ce segment de son parcours, la rivière comporte plusieurs rapides. Puis la rivière fait une grande courbe, pour prendre la direction du sud, sur 14 km avant de se déverser dans la rivière Batiscan (rive gauche), face à l'Île à la Croix (ou 7,5 km plus bas que l'embouchure de la rivière Jeannotte). Plusieurs tributaires accroissent le volume de la rivière dont la décharge du lac Miguick.

Près de l'embouchure, un hameau est désigné "Miguick" (même toponyme que la rivière) bénéficiait jadis d'un arrêt ferroviaire du Canadien National. Un important pont ferroviaire enjambe l'embouchure de la rivière[2]. Dans les derniers kilomètres de son parcours, la rivière suit un parcours très sinueux.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le terme est connu au moins depuis l'arrivée du chemin de fer dans ce secteur, soit vers 1888-89. La désignation "Miguick" est d'origine autochtone. Le terme s'apparente aux mots "magwak" ou "makwa" qui signifient "ours" en langage algonquin. Le toponyme s'est transformé avec l'usage, par les travailleurs forestiers, les draveurs, les travailleurs du chemin de fer, les missionnaires, les explorateurs... Le toponyme "rivière Miguick" a été inscrit officiellement le 5 décembre 1968 au registre de la Commission de toponymie du Québec.

Histoire[modifier | modifier le code]

Jusqu'à l'arrivée du chemin de fer vers 1888-89, le secteur de la rivière Miguick n'était accessible qu'en embarcation par la rivière Batiscan, lorsque la glace était disparue. De novembre à avril, à la faveur de la glace, ce territoire devenait accessible avec des voitures tirés par des chevaux. Toutefois, les conditions de neige pouvaient limiter la circulation. Bien connue des autochtones, cette la vallée de la rivière attirait des chasseurs, des pêcheurs et des trappeurs. Dans la deuxième moitié du 19e siècle, les coupes forestières étaient octroyés sur les abords de la rivière Batiscan et de ses tributaires.

L'exploitation de ce territoire forestier a été favorisé grâce à l'aménagement de routes d'accès et à l'arrivée du chemin de fer vers 1888-89 provenant de la Moyenne-Mauricie. Ce tronçon atteindra plus tard Chambord, au Lac Saint-Jean. L'extraction de pierres architecturales a débuté vers 1888 près de la rivière Miguick à la carrière exploité par M. Bélanger, un marbrier de Québec. La pierre provenant de cette carrière a été utilisée notamment pour ériger le socle du monument Jacques-Cartier-Brébeuf, inauguré le 24 juin 1889 par la Société Saint-Jean-Baptiste. Cette carrière a aussi fabriqué les pierres du mur d’enceinte de l’ancien palais de justice de Québec. Le type de pierre de cette carrière était une farsundite gris rosé de la "Suite de Rivière-à-Pierre"[3]

Dans le secteur Miguick, les activités récréo-touristiques se sont développés intensément à priori grâce aux Clubs privés, puis l'implantation de la Réserve faunique de Portneuf.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Plan directeur de l’eau du bassin versant de la rivière Batiscan - 2011, SAMBBA »
  2. Commission de toponymie du Québec, Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.
  3. « Miguick - Carrière de pierres architecturales de M. Bélanger, dans le secteur Miguick ».