Rivière-Salée

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Rivière-Salée
Image illustrative de l'article Rivière-Salée
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Martinique
Département Martinique
Arrondissement Le Marin
Canton Rivière-Salée (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération de l'Espace Sud de la Martinique
Maire
Mandat
André Lesueur
2014-2020
Code postal 97215
Code commune 97221
Démographie
Gentilé Saléens
Population
municipale
12 855 hab. (2011)
Densité 326 hab./km2
Géographie
Coordonnées 14° 31′ 53″ N 60° 58′ 48″ O / 14.531389, -60.98 ()14° 31′ 53″ Nord 60° 58′ 48″ Ouest / 14.531389, -60.98 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 323 m
Superficie 39,38 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Martinique

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Rivière-Salée

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Rivière-Salée

Rivière-Salée est une commune française, située dans le Département d'Outre-Mer de la Martinique. Ses habitants sont appelés les Saléens. Rivière-Salée était nommée Cul-de-Sac-à-Vaches jusqu'à 1716.

Rivière-Salée est de par sa position géographique stratégique le second pôle administratif et économique du sud de la Martinique après Le Marin. Sur le territoire de la commune se trouvent des services administratifs importants comme une agence de la CGSS, de la CAF et du Pôle Emploi, le siège du SICSCM. On y trouve également deux ZAC, la Laugier et l'Espérance.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se situe sur la route des Anses.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Rivière-Salée compte deux bourgs, dits le Grand-Bourg et le Petit-Bourg.

Le nom de Cul-de-Sac-à-Vaches est utilisé dès le XVIIe. En 1716, le Cul-de-Sac-à-Vaches est divisé en deux parsoisses : les Trois-Ilets et Rivière-Salée. De 1837 à 1849, les Trois-Ilets et Rivière-Salée sont de nouveau fusionnés sous le nom de Les Trois-Bourgs.

Histoire[modifier | modifier le code]

La paroisse de Rivière-Salée a été fondée en 1716, car les habitants ne pouvaient suivre la messe qu’au Trois-Ilets, ou au Trou-au-Chat (Ducos). À cette époque, plusieurs familles étaient réparties sur des habitations. L’église fut construite sur un terrain donné par un certain Duval et la paroisse fut confiée aux Capucins. Le 12 juin 1737, la Martinique est partagée en communes.

Rivière-Salée appartient aux trois Bourgs, Les Trois-Ilets et Rivière-Salée (Petit-Bourg et Grand-Bourg). Les Trois-Ilets deviendront autonome un an après l’abolition de l’esclavage, le 2 mai 1849.

Les techniques changent :

  • 1820 : premier moulin à vapeur sur l’habitation Maupéou, disparition des sucreries au profit des usines.
  • 1845 : première usine. Les deux usines, celle de Rivière-Salée, Poirier, et celle de Petit-bourg La Guillot virent le jour.
  • 1868 : les actionnaires se mirent en place
  • 1870 : insurrection du Sud. Rivière-Salée fut directement concernée. Au quartier Régale, trois habitations ont été incendiées.
  • 1871 : achèvement des deux usines. Elles fonctionnèrent près d’un siècle.

À la veille de la Révolution française, c’était la production de sucre qui dominait. Sur 559 carrés de terre en plaine, 550 sont plantés en cannes qui sont traitées dans 16 sucreries.

Le café suivait la canne de très près. Il s’étendait sur 161 carrés situés sur les pentes des mornes. Rivière-Salée possédait 5 caféières. Le coton et le cacao étaient d’autres cultures faiblement représentées. 131 carrés étaient cependant consacrés aux vivres pour nourrir la population qui, toutes catégories confondues atteignait 2000 personnes. Le chiffre le plus élevé était celui des savanes qui représentaient 853 carrés ; il fallait prévoir la nourriture pour l’élevage de chevaux, mulets, bœufs, qui assuraient divers transports.

La traversée de la Rivière-Salée se faisait sur un bac et un arrêté du 2 septembre 1850 fixa les droits de péage selon les catégories. Plus tard, ce bac fut remplacé par un pont. Les marchands venant des communes avoisinantes arrivaient avec des légumes, les denrées de leurs jardins à dos de mulets bâtés, en cabrouets pour se rendre à Fort-de-France par le « yacht » à vapeur, départ 7h, retour 15h.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1965 Alphonse Jean-Joseph DVD Conseiller général (1955-1965)
1955 1971 Jean Saint-Prix UDR Conseiller général (1965-1973)
1971 1989 Georges Élisabeth app. PPM Conseiller général (1973-1992)
1989 en cours André Lesueur RPR puis FMP Conseiller général (1992-2010)
Député (1993-1997)
Conseiller régional depuis 2010

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 12 855 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1961. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1961 1967 1974 1982 1990 1999 2006 2011
7 515 7 227 7 020 6 757 8 753 12 276 13 144 12 855
(Sources : Insee : Population sans doubles comptes à partir de 1961[1] puis population municipale à partir de 2006[2])
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

  • 1837 : première école primaire de garçons
  • 1871 : deux autres voient le jour :
  • 1882 : les écoles sont laïcisées. Les religieux sont remplacés par des instituteurs laïcs.

Rivière-Salée a été la seule commune à posséder une école dont le directeur, Alexis Venance, fût un créole.

Établissements scolaires de la commune :

  • Collège Georges-Élisabeth
  • Lycée polyvalent Joseph Zobel
  • CFA Centre de formation des apprentis

Sports[modifier | modifier le code]

Equipements sportifs :

  • Stade de Trénelle, bourg de Rivière-Salée
  • Stade Hermann Panzo, quartier Petit-Bourg
  • Hall des Sports, bourg de Rivière-Salée

Clubs sportifs :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Joseph Zobel, (1915-2006), écrivain et auteur du célèbre roman Rue Cases-Nègres, porté à l'écran ;
  • Edmond Valcin, avocat, sénateur de la Martinique de 1977 à 1986
  • Hermann Panzo (1958-1999), athlète professionnel
  • Louis des Étages, conseiller général et maire de Rivière-Salée, tué en 1925 à Ducos par la même balle qui atteindra Charles Zizine.
  • Marc Pulvar, Syndicaliste et nationaliste martiniquais
  • Élie de Vassoigne, y est né le 27 mai 1811. Il fit une carrière brillante dans l’armée et s’illustra en 1870 au siège de Bazeilles ;
  • Alphonse Jean-Joseph, maire de Rivière-Salée de 1945 à 1965 et président du conseil général de 1953 à 1957
  • Georges Élisabeth, ancien maire et conseiller général de Rivière-Salée

Économie[modifier | modifier le code]

Le taux de chômage, en 1999, pour la commune fut de 31,5 %.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Historique de la population des communes de 1961 à 2008
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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