Rite d'York

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Le rite d’York est l'un des rites maçonniques les plus pratiqués aux États-Unis. On le retrouve très minoritairement en France.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le développement du rite d’York coïncide avec l'expansion de la Grande Loge des Anciens au début du XVIIIe siècle. Plus « christique », cette pratique rituelle sera même défendue par Laurence Dermott dans son Ahiman Rezon.

Si le rite d’York connaît sa genèse en Écosse, ce sont les francs-maçons irlandais qui contribueront à l'exporter en Amérique du Nord au XVIIIe siècle et au début du XXe siècle.

Il prend sa dénomination de rite américain par distinction avec le rite émulation qui se codifie lorsque les loges des Anciens et des Modernes s'unissent en 1813. Les États-Unis, absentes de l'union entre deux conceptions de la franc-maçonnerie qui voit le jour en Grande-Bretagne, gardent ainsi toute l'originalité et l'authenticité de ce rite. Les différences de rituel entre les Anciens et les Modernes n'étaient cependant que restreintes : inversion des mots sacrés, dispositions des lumières,... Le contenu symbolique des grades de compagnons et de maître étaient différents.

Le Rite d'York est particulièrement développé aux États-unis où ses loges s'interdisent toute discussion de sujets politiques, religieux ou de tout autre sujet controversé et ne revendiquent comme objectif que celui de l'amélioration de ses membres[1].

Il n'est pas rare aux États-Unis que le rite d’York soit pratiqué en binôme avec le Rite écossais ancien et accepté. Ce constat a encouragé la création en 1957 à Détroit du Collège du rite d'York afin de défendre le rite et d'en faire sa promotion.

Degrés[modifier | modifier le code]

Le rite américain York est divisé en de nombreux degrés regroupés en 5 catégories.

Première catégorie : loges bleues

  • 1. Apprenti
  • 2. Compagnon
  • 3. Maître

Deuxième catégorie : Chapitres - Arche Royale

  • 4. Maître de marque
  • 5. Passé maître virtuel
  • 6. Très excellent maître
  • 7. Maçon de l'arche royale

Les rituels de la Royal Arch aurait été codifiés en 1797 à Boston[2]. Il prend sa symbolique sur l'Arche d'Alliance contenu dans le Temple de Salomon.

Troisième catégorie : Conseil - Maçons cryptiques

  • 8. Maître royal
  • 9. Maître choisi
  • 10. Super excellent maître

Les rituels du Conseil sont nettement plus modernes. On estime qu'ils sont codifiés au début du XIXe siècle[3]. Conseil qui complète les degrés du chapitre sous la référence mythologoqique des cryptes de Temple de Salomon.

Quatrième catégorie : Commanderies - Chevaliers du Temple

  • 11. Chevalier de la Croix-Rouge
  • 12. Chevalier de Malte
  • 13. Chevalier du Temple

Les Commanderies ont une dimension davantage chrétienne que les Chapitres ou le Conseil. Elle passe du Temple de Salomon aux ordres Templiers.

Cinquième categorie : Bienfaisance - Ancient Arabic Order of the Nobles of the Mystic Shrine en abrégé A.A.O.N.M.S.

Accessible aux Maitres macons, les Shriners gerent aux USA et au CANADA des hopitaux pour enfants avec un devouement remarquable. Ces hopitaux sont aussi souvent des laboratoires et centres de recherches reputes pour maladies rares ou/invalidantes nécessitant des infrastructures et des competences medicales de pointe. L'acteur John Wayne fut notamment un Shriner celebre.

Catégorie "a cote" : ou Side Degrees ou Masonic Bodies

De nombreux autres degres maconniques non integres aux principaux systèmes ou categories repertories ci-dessus sont agreges ou partenaires de la maconnerie officielle aux Etats-Unis, comme aussi parfois en Angleterre ainsi que dans les pays et territoires sous anciennes constitutions ou patentes US ou anglaise. Sans les citer tous car ils sont nombreux, on peut mentionner cependant,

  • Ordre de la Croix Rouge de Constantin
  • Ordre des Chevaliers Macons

et citer les ordres apparentes qui recoivent des femmes :

et ceux qui recoivent des enfants :

  • Grotto
  • Sciots
  • Order of the Amaranth
  • Daughter of Jericho

Il faut noter que certains degrés dits "de chaire" c'est-à-dire dont le titulaire a dirigé un atelier de l'une ou l'autre des catégories ci-dessus constituent souvent un ordre intérieur auquel ne sont reçus que ceux qui ont présidé. Ainsi en est-il des ordres intérieurs suivants :

  • Ordre de la Grande Prêtrise (Arche Royale)
  • Ordre de la Truelle d'Argent (Conseil cryptique)
  • Ordre des Chevaliers Prêtres du Temple (Commanderies)
  • Ordre de la Croix d'Honneur York ou Purple Cross (pour ceux qui ont dirigé des ateliers de tous les degres du système).

Le chapitre de la Marque tel qu'il est pratiqué en France à la GLTSO et au GODF ne correspond pas au rite d'York, le grade d'Arche Royale y étant absent. Il s'agit de la Marque anglaise, et non pas des chapitres d'York tels qu'ils sont pratiqués en Ecosse ou aux Etats-Unis.

Spiritualité[modifier | modifier le code]

Le rite d’York s'appuie particulièrement sur la Bible et plus encore sur l'Ancien Testament. Le signe d'ordre est parfois précédé par la formule «Dieu Garde» selon les rituels[4].

La démarche initiatique, des loges bleues jusqu'au degré de Chevalier de la Croix-Rouge de Constantin, contenue dans le rite de York veut que le franc-maçon passe du Temple de Salomon (de l'Ancien Testament) qu'il rebâtit en recevant la gnose en vue d'un Temple à la portée plus christique que poursuit les Commanderies.

Le rite d'York est moins formalisé que le rite Emulation, lui aussi censé être appris par cœur. Les pratiques de ce rite peuvent ainsi sensiblement varier d'un état des Etats-Unis à l'autre.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « All bodies of the American Rite of Freemasonry abstain of discussion of political, religious or outside controversial matters, such beeing prohibited by the parent organizations. It makes no war on church, religion, political party, class or racial group, dedicating itself wholly to its purpose of making better men an Masons.» W.B. Greer, American Rite of Freemasonry Commonly Know As The York Rite, Kessinger Reprints,‎ 2007 (ISBN 978-1432585921), p. 4
  2. selon le site York Rite USA
  3. toujours selon le site York Rite USA
  4. selon l'article de M.Gortchakoff