Rions
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| Rions | ||
La mairie (nov. 2012) |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Aquitaine | |
| Département | Gironde | |
| Arrondissement | de Langon[1] | |
| Canton | de Cadillac | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Vallon de l'Artolie | |
| Maire Mandat |
Jean Despujols 2008-2014 |
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| Code postal | 33410 | |
| Code commune | 33355 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Rionais | |
| Population municipale |
1 581 hab. (2010) | |
| Densité | 148 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 2 m – Max. 117 m | |
| Superficie | 10,65 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | www.rions.fr/ | |
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Rions (graphie identique en gascon) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Gironde (région Aquitaine).
Ses habitants sont appelés les Rionais[2].
Sommaire |
Géographie[modifier]
Située sur la rive droite de la Garonne entre Cadillac et Langoiran dans la zone AOC des premières côtes de Bordeaux, la commune, qui fait partie de l'aire urbaine de Bordeaux, se trouve à 30 km au sud-est de Bordeaux, chef-lieu du département, à 17 km au nord-ouest de Langon, chef-lieu d'arrondissement et à 4,5 km au nord-ouest de Cadillac, chef-lieu de canton[Note 1].
Les communes limitrophes en sont Paillet au nord-ouest, Villenave-de-Rions au nord-nord-ouest sur environ 300 mètres, Cardan au nord, Soulignac au nord-nord-est sur environ 600 mètres, Escoussans au nord-est, Laroque à l'est et Beguey au sud-est ; sur la rive droite de la Garonne se trouvent Podensac au sud et Virelade à l'ouest.
L'accès à l'autoroute A62 (Bordeaux-Toulouse) le plus proche est celui de
2 Podensac qui se situe à 9,5 km vers le sud-ouest.
L'accès
1 Bazas à l'autoroute A65 (Langon-Pau) se situe à 31 km vers le sud-sud-est.
Les gares SNCF les plus proches sont celles de Podensac et de Cérons sur la ligne Bordeaux-Sète du TER Aquitaine, toutes deux distantes de 5,5 km et sur la rive gauche de la Garonne. Sur la même ligne mais offrant plus d'opportunités de liaisons, la gare de Langon se situe à 16 km par la route vers le sud-est.
Histoire[modifier]
Le nom de la ville vient du mot latin Riuncium[3] ; ce nom est d'ailleurs sculpté sur le frontispice de la mairie.
En 1295, la ville est assiégée et prise par Charles de Valois[Note 2] comte de Valois qui rase les défenses existantes. Édouard III d'Angleterre reprend la cité en 1313[4] et autorise Guillaume Seguin, seigneur de Rions, à entourer la ville de remparts[5]. Rions devient ainsi un des fortins anglais de Guyenne.
De part son adhésion, en 1379, à l'alliance bordelaise de défense contre les troupes françaises, la ville fortifiée de Rions fut qualifiée de filleule de Bordeaux[6] ; cette alliance favorisa de nombreux échanges commerciaux avec la capitale girondine par le biais de la Garonne.
Sur la fin de la guerre de Cent Ans, en 1451, soit deux ans avant la bataille de Castillon, la cité tombe aux mains des troupes françaises et se soumet au roi Charles VII[7].
À la Révolution, la paroisse Saint-Seurin de Rions forme la commune de Rions[8].
Héraldique[modifier]
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Les armes de Rions se blasonnent ainsi : Taillé, au premier d'or aux deux vaches de gueules passant l'une sur l'autre, au second d'or aux trois pals de gueules. |
Administration[modifier]
Démographie[modifier]
En 2010, la commune comptait 1 581 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 4],[Note 5].
Lieux et monuments[modifier]
Église Saint-Seurin, construite au XIIe siècle en style roman, classée au titre des monuments historiques en 1908[12].
Enceinte de Rions bâtie en 1330 par Guillaume Seguin, seigneur de Rions, classée au titre des monuments historiques en 1862[5], et dont restent aujourd'hui :
- la tour du Lhyan, imposante entrée sud de la ville, restaurée en 1881,
- la Citadelle, tour carrée datée du XIVe siècle, dressée face à la Garonne et vestige d'un ensemble défensif important,
- les remparts du flanc ouest de la cité, attenants à la Citadelle et au pied desquels se trouve la grotte dite Charles VII et sa source où le roi serait venu se reposer et se désaltérer après la bataille de Castillon[13],
- la tour du Guet dans une petite rue à l'arrière de l'église Saint-Seurin,
- deux fossés parallèles séparés par une étroite langue de terre surmontée d'un chemin de ronde.
- Halle dite « aux petits pois[13] », du XVIIIe siècle, à l'angle de la rue Lavidan et de la rue des Remparts
- Monastère du Broussey : constitue la première fondation des carmes après la Révolution française, fondée le 9 avril 1841, le monastère abrite une communauté de frères carmes et une communauté de sœurs du carmel apostolique Notre-Dame de Bethléem.
Personnalités liées à la commune[modifier]
- Jules de Gères (1817-1878), écrivain mort dans la commune
- Hermann Cohen (1820-1871), pianiste qui entra au noviciat des Carmes au Monastère de Broussey ou il fit sa profession de foi.
Voir aussi[modifier]
Bibliographie[modifier]
- Aude Guiheneuc et Rémy Toulouse, Le Patrimoine des Communes de la Gironde, t. 1, Paris, Éditions Flohic, 2001, 816 p. (ISBN 2-84234-125-2)
Articles connexes[modifier]
Liens externes[modifier]
- Site officiel de la commune
- Résultats du recensement de la population de Rions sur le site de l'INSEE, consulté le 17 novembre 2011.
- Rions sur le site Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui de l'EHESS, consulté le 17 novembre 2011.
- Rions sur le site de l'Institut géographique national
- Blog de la bibliothèque
Notes et références[modifier]
Notes[modifier]
- Distances les plus courtes par la route - Les distances orthodromiques sont respectivement de 30,3 km pour Bordeaux, 11,1 km pour Langon et 2,6 km pour Cadillac. Données fournies par lion1906.com, consulté le 19 novembre 2012.
- Charles de Valois est le fils du roi de France Philippe le Hardi et d'Isabelle d'Aragon, le frère de Philippe le Bel et le père de Philippe IV qui succédera aux célèbres rois maudits.
- Nom d'une avenue à proximité de la mairie
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références[modifier]
- Arrêté préfectoral du 22 mars 2006 (page 48)
- Nom des habitants de la commune sur habitants.fr, consulté le 17 novembre 2011.
- Le Patrimoine des Communes de la Gironde, p. 476
- Rions, période antérieure à 1789 sur le site du tourisme de la Vallée du Ciron, consulté le 17 novembre 2012.
- Classement de l'enceinte de Rions, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 23 novembre 2012.
- Une filleule de Bordeaux .... Rions, consulté le 22 novembre 2012.
- Le Patrimoine des Communes de la Gironde, p. 477
- Historique des communes, p. 44, sur GAEL (Gironde Archives en ligne) des Archives départementales de la Gironde, consulté le 10 avril 2013.
- Commune de Rions sur le site de l'AMF, Association des Maires de France, consulté le 17 novembre 2011.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Classement de l'église Saint-Seurin, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 23 novembre 2012.
- Le Patrimoine des Communes de la Gironde, p. 478
