Riftia pachyptila

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Ver tubicole géant

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Riftia pachyptila

Classification
Règne Animalia
Embranchement Annelida
Classe Pogonophora
Ordre Riftiida
Famille Riftiidae

Genre

Riftia
Jones, 1981

Nom binominal

Riftia pachyptila
Jones, 1981

Description de l'image  Image:Nur04512.jpg .

Colonie de Riftia

Le ver tubicole géant (Riftia pachyptila) est l'une des espèces extrêmophiles de vers vestimentifères tubicoles vivant dans les grands fonds marins, en colonies pouvant atteindre 100 à 200 individus par m².

C'est une espèces à symbiose obligatoire (avec des bactéries chimioautotrophes). Elle est utilisée comme espèce modèle pour l'étude de ces symbioses, notamment en France à la station de biologie marine de Roscoff[1]

Description[modifier | modifier le code]

C'est un vers mou, de couleur brune, qui mesure jusqu’à 2 mètres de long.
Il est muni de branchies rouges rétractiles à son extrémité supérieure.
Son corps d'un diamètre atteignant 4 à 5 cm est protégé par un tube qu'il agrandit au fur et à mesure de sa croissance.

Habitat, répartition[modifier | modifier le code]

Riftia pachyptila vit toujours à proximité des émissaires de cheminées hydrothermales, dans des zones de températures allant de 5 à 25°C.

Il a été notamment observé le long de la dorsale océanique du Pacifique Est, la dorsale des Galapagos et dans le bassin de Guaymas.

Alimentation[modifier | modifier le code]

Riftia est dépourvu de système digestif, mais son tronc héberge un organe interne appelé trophosome qui héberge des symbiotes bactériens. Il s’agit de bactéries sulfo-oxydantes qui utilisent les molécules de sulfure d'hydrogène (H2S), de dioxyde de carbone (CO2), et de dioxygène (O2) pour synthétiser des sucres que le ver peut assimiler.

Respiration[modifier | modifier le code]

L’oxygène et les sulfures nécessaires à la chimiosynthèse des bactéries sont puisés par le ver au niveau des filaments branchiaux puis, semblent être transportés vers les bactéries grâce à une hémoglobine particulière. H2S étant très toxique, son transport sous une forme stable protège à la fois le ver et les bactéries.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Genre Riftia[modifier | modifier le code]

Espèce Riftia pachyptila[modifier | modifier le code]

  1. Marie-Cécile De Cian (2002), thèse de doctorat intitulée Transport du CO2 et échanges ioniques chez un animal autotrophe, le vestimentifère Riftia pachyptila ; Étude de l'anhydrase carbonique et des transporteurs impliqués, soutenue à l'Université Paris VI, sous la direction du Dr. François Lallier le 31 Mai 2002