Rieux (Oise)

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Rieux
La mairie.
La mairie.
Blason de Rieux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Clermont
Canton Liancourt
Intercommunalité Communauté de communes des Pays d’Oise et d’Halatte
Maire
Mandat
Denise Schrobiltgen
2014-2020
Code postal 60870
Code commune 60539
Démographie
Gentilé Rioliens
Population
municipale
1 581 hab. (2011)
Densité 679 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 18′ 02″ N 2° 31′ 11″ E / 49.3005555556, 2.519722222249° 18′ 02″ Nord 2° 31′ 11″ Est / 49.3005555556, 2.5197222222  
Altitude Min. 27 m – Max. 109 m
Superficie 2,33 km2
Localisation

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Rieux

Rieux est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie. Ses habitants sont appelés les Rioliens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes.

À vol d'oiseau, la commune se situe à 68 kilomètres au sud d'Amiens, à 35 kilomètres à l'est de Beauvais, à 26 kilomètres au sud-ouest de Compiègne et à 50 kilomètres au nord de Paris[1]. Le territoire s'étend sur 234 hectares[a 1]. Avec une petite superficie de 2,33 km², Rieux est la dixième commune la moins étendue parmi les 694 communes de l'Oise[2].

Communes limitrophes de Rieux (Oise)
Angicourt Cinqueux
Rieux (Oise) Brenouille
Villers-Saint-Paul Verneuil-en-Halatte

Topographie et géologie[modifier | modifier le code]

La commune est située entre la rivière de l'Oise et les coteaux qui dominent la vallée de la Brêche[3]. Le territoire occupe l'angle sud-est du massif de Liancourt, la partie méridionale du Mont Moymont et l'extrémité sud-ouest de la montagne de Rocq. Le village est situé dans le vallon du Rhony[a 2]. Le terroir s'étend entre 27 mètres au bord de l'Oise et 109 mètres au-dessus du niveau de la mer au sommet des coteaux de la montagne de Liancourt[4]. Le confluent entre l'Oise et le Rhony se situe à 27,50 mètres d'altitude, 35 mètres au carrefour des rues Joseph Havy et Jean Mauguet, 38 mètres au hameau de Cafosse, 68 mètres à l'arrivée de la route départementale 75 en venant de Cinqueux, 105 mètres à la limite du territoire sur la montagne de Rocq et 106 mètres d'altitude à la limite communale sur le plateau de Liancourt[a 3]. L'escarpement de la cavée de Rieux, à l'extrémité méridionale du plateau, offre la même série de roches, avec une plus grande puissance pour le calcaire grossier. Il y a plusieurs bancs de pierre exploitable, ensuite de la roche glauconieuse à nummulites, du sable verdâtre à nummulites et anomies, du sable à couleurs variées, et dans le bas du sable rubanné, grossier, mêlé de mica. La surface du plateau est en calcaire grossier qui augmente d'épaisseur en allant du nord au sud. La roche est recouverte de diluvium rougeâtre peu consistant. Il y a beaucoup de grès quartzeux à écorce rougeâtre épars en moellons, entre le village et Monchy-Saint-Éloi. Les collines de Moymont et de Rocq présentent un ensemble et une disposition de couches conformes en tout à celles du plateau de Liancourt, ce qui est une preuve de leur origine commune[5]. Il a été découvert dans le sol de la vallée du Rhony par un archéologue des fossiles d'huîtres[a 3]. Les effondrements de terrain sont potentiels[6]. La commune se situe en zone de sismicité 1[7].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : L'Oise.

Rieux se situe sur la rive droite de l'Oise[8], rivière prenant sa source à Chimay en Belgique et se jetant dans la Seine à Conflans-Sainte-Honorine[4]. Elle sépare la commune de Verneuil-en-Halatte. Il fut autrefois prévu l'établissement d'un pont entre ces deux communes. Un autre projet le prévoyait en aval, entre Villers-Saint-Paul et Verneuil-en-Halatte. C'est là que finalement une passerelle fut mise en place. Le Rhony[9], dont le nom signifie « petit ruisseau à la pente rapide », venant de Verderonne et drainant les eaux de la pente du plateau de Liancourt et des coteaux des monts de Berthaut et Moymont, rejoint l'Oise parmi les maisons du village. Le premier cadastre l'appelait « Rivière d'Eronnie ». Il coule avec une pente moyenne de 7 mètres par kilomètres. Par contre, l'Oise traverse le département à raison de 15 centimètres sur la même distance. À Rieux, entre les écluses de Sarron et de Creil, cette pente n'est que de 0,125 mètre par kilomètre[a 3]. Un étang se trouve au sud du village, un réservoir a été établi rue de la Montagne et des bassins de rétention d'eau ont été aménagés près de la route départementale 200[4]. Les zones les plus basses du territoire se situent au-dessus de nappes phréatiques sous-affleurantes[10].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

La gare de Rieux-Angicourt, sur la ligne de Creil à Jeumont

La commune est desservie par trois routes départementales : la route départementale 75, la route départementale 200 et la route départementale 525. La route départementale 200, reliant Thiverny à Compiègne traverse le territoire d'ouest en est. Son tracé, dont une partie a été aménagé en voie express[4], a nécessité des travaux considérables parmi les habitations et de nombreuses voies de communications existantes[a 2]. La route départementale 75 débutant à Rouvillers, arrive dans le village par la rue de Cinqueux et rejoint la D200 par un échangeur. La route départementale 525 débute à ce même échangeur puis se dirige vers Angicourt par les rues Jean Carette et Jeau Mauguet[4]. L'ancienne route départementale 123, de Cires-lès-Mello à Gilocourt par Villers-Saint-Paul et Brenouille formait la rue principale du village (rues Joseph Havy et Fanny Duvivier), se développant à peu près parallèlement à l'Oise[a 2] a été déclassée en voie communale suite au doublement de la D200. La gare de Rieux-Angicourt, sur la ligne de Creil à Jeumont, est desservie par la ligne 12 du TER Picardie reliant Paris à Saint-Quentin[11]. La commune est desservie par plusieurs arrêts du réseau d'autocars Kéolis Oise exploité par le conseil général de l'Oise : par la ligne 2 reliant Pont-Sainte-Maxence à Creil par Brenouille ainsi que par ligne de transports scolaires se dirigeant vers le collège René Cassin de Brenouille[12]. Le tarif de ce réseau de cars interurbains est de 1,50 € pour un trajet court et de 2,00 € pour un trajet long, l'aller-retour étant à respectivement 2,20 € et 3,00 €[13]. L'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle se situe à 33 kilomètres au sud-ouest[14] et l'aéroport de Beauvais-Tillé se trouve à 34 kilomètres à l'ouest[15].

Milieux naturels[modifier | modifier le code]

Hormis les zones urbanisées et agricoles, la commune se compose de surfaces boisées. On les retrouve notamment sur les coteaux des montagnes de Liancourt et de Rocq, au fond du vallon du Rhôny et au sud-ouest du territoire. Une partie des coteaux de la montagne de Liancourt, près de Villers-Saint-Paul, constitue une zone ZNIEFF de type 1[16]. Ils se situent également sur le passage de corridors écologiques potentiels[17].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune, hormis le chef-lieu, comprend un unique hameau, Cafosse[4].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

En 1838, le chef-lieu était disposé en une longue et large rue assez bien bâtie, parallèle à l'Oise[3]. Les constructions se sont multipliées rapidement dans la commune, sous forme de pavillons individuels ou d'immeubles collectifs. Les maisons anciennes se sont transformées. Plusieurs maisons voisines de Cafosse, bâties sur Angicourt, portent le même nom de lieu[a 2]. Rieux entre dans l'unité urbaine (ou agglomération au sens de l'Insee) de Creil composée de vingt-deux communes totalisant 116 662 habitants en 2009[18],[19].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Rieux (en picard Riu) s'est appelé « Rivus », « Riolum », « Riu » en 1213 et « Rieulx-en-Beauvoisis », « Rieux-sur-Oise » sous la révolution française[a 2]. Le nom de Rieux est d'origine gallo-romaine, signifiant rivière, comme le nom même du ruisseau du Rhony[a 4]. On connaissait le hameau de Cafosse sous le nom de « Cafossis » en 1168, « apud Cafosses » en 1170, « Caffosse » en 1243 et « Caffosses » en 1383[a 2]. Le préfixe Ca- n'a pas d'origine certaine. Mais le suffixe -Fosse (fossa) indique un trou dans le sens de vivier, comme dans Efosse (commune de Brenouille) et dans Bufosse (commune de Verneuil-en-Halatte)[a 4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, au cours de recherches archéologiques, il a été découvert, à quelques pieds sous terre, dans la vieille cavée de Rieux à Liancourt, des ustensiles en bronze et des poteries, dont une marmite montée sur trois pieds, avec une anse en fer et un porte-lampe également en bronze, semblable à ceux trouvés aux Ageux. Si la commune n'avait pas d'habitants sédentaires avant la conquête romaine, son emplacement, choisi à l'entrée de la petite vallée et en aval de la Grande Mer qui s'étendait sur Brenouille et Les Ageux, a dû être occupé à cette époque. En effet, au cours de la seconde campagne contre les Bellovaques, en 51 av. J.-C., c'est par là que Jules César devait diriger les renforts et les ravitaillements qu'il attendait au Grand Camp du Bois des Côtes. Les ouvrages de protection alors installés de part et d'autre de l'Oise y ont amené une population qui fut le noyau du futur village. On sait que les ruines du dernier établissement romain ont été retrouvées dans la plaine de Verneuil-en-Halatte, en un lieu symétriquement placé par rapport à Rieux[a 5].

Près de Rieux a existé un hameau aujourd'hui disparu : Œncourt, origine franque. Un autre lieu, d'origine gallo-romaine, dénommé Thérigny, a laissé son nom à un lieu-dit. Quant au fief de Rocquemont, qui devait être au Mont de Roc, il n'a pas laissé de trace au cadastre[a 3]. Il apparaît certain que les Francs, envahissant plus tard la région, se sont installés dans la vallée du Rhony et l'ont remontée en direction de Liancourt et au-delà, comme en témoignent les nombreux noms en « court » des lieux habités de ce territoire[a 4]. Le village de Rieux est cité pour la première fois en 1061, dans le cartulaire du prieuré de Saint-Christophe-en-Halatte, aujourd'hui dépendance de la commune de Fleurines, dans le canton de Pont-Sainte-Maxence. Ce prieuré y possédait des biens ainsi que l'abbaye de la Victoire de Senlis.

Moyen Âge et Époque moderne[modifier | modifier le code]

Rieux, carte de Cassini.

Le premier possesseur des terres connu pour Rieux au Moyen-âge fut l'abbaye Saint-Germer-de-Fly. Elle céda ses biens en 1190 à Raoul, comte de Clermont. Ils entrèrent ainsi dans le domaine royal. Il a été cité que, au cours de la guerre de Cent Ans, en 1417, le connétable d'Armagnac, luttant pour les Anglais contre Charles VI, fit couper les vignes, en particulier à Rieux, pour détruire une richesse du pays. Cette époque a raréfié la population et ruiné les maisons et les champs. La paroisse devint le siège d'une mairerie royale et le demeura jusqu'au 2 mars 1537, date où eut lieu son transfert à Brenouille. Elle relevait du bailli de Senlis. Son personnel comprenait un maire, un procureur du roi, un greffier et un clerc, cinq sergents et quatre procureurs ordinaires. Sa juridiction s'étendait sur les Ageux, Angicourt, Brenouille, Cinqueux (en partie), Labruyère, Liancourt (en partie), Saint-Martin-Longueau, Verderonne et Villers-Saint-Paul. François Ier vendit la seigneurie de Rieux à Charles d'Aumaille. En 1578 le fief de Haulcourt, appartenait à Nicolas d'Aumaille, écuyer[a 4]. Comme fief important il existait sur la colline, à la limite d'Angicourt, de Rieux et Villers-Saint-Paul, la terre d'Haulcourt. Une borne cornière se trouvait à l'intersection de ces dix-mages. Le siège de cette seigneurie était dans le village, où se trouve la ferme[a 6].

Le 18 décembre 1601, des lettres de Henri IV confirmaient que Rieulx-en-Beauvaisis faisait partie des biens du chapitre de Saint-Frambourg, de Senlis. En 1685 le château de Rieux fut pillé et dévasté par les grenadiers du roi parce que le sieur Muission, qui en était propriétaire, professait la religion reformée. Le château actuel date de la fin du XVIIe siècle. Au début de ce siècle il y avait encore un pont fixe et un pont-levis. Les abbayes du Moncel et du Parc-aux-Dames eurent des terres dans la commune. Celle-ci avait un notaire. Le territoire fut incorporé au marquisat de Liancourt[a 7].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le faible courant de l'Oise est une des raisons pour lesquelles l'importante masse d'eau gèle au cours des hivers froids. Ainsi on sait que les voitures ont pu passer d'une rive à l'autre, en particulier en 821, 1407 (le pont de Compiègne fut alors rompu par la glace), 1423, 1423, 1776, 1784, 1788, 1794, 1879, 1828. En 1895 les troupes du Génie durent détruire avec des explosifs les glaçons charriés par l'Oise, qui menaçaient la solidité des arches du pont de Creil[a 3]. La commune a appartenu au canton de Liancourt dès 1790, mais l'a quitté du 15 octobre 1801 au 22 février 1802, époque pendant laquelle elle fut rattachée à celui de Mouy[a 2]. Louis Graves rapelle que Rieux avait eu une école d'enseignement mutuel, comme Laigneville, Liancourt et Rantigny. La Compagnie d'archers de la commune a été créée en 1851. C'est une des plus actives de la vallée de l'Oise. Le tir à l'arc de chasse, sport très actif en Amérique, a été créé en France par la compagnie de Rieux[a 8]. Jadis la presque totalité de la population travaillait à la terre. Quelques personnes étaient employées à la pêche ou la navigation sur l'Oise. La commune fut longtemps un relai de chevaux de halage des bateaux, alors qu'aucun moteur n'était utilisé à cette fin[a 6].

En 1947 le rattachement de la commune au canton de Creil avait été envisagé[a 2]. Dans les années 1960, l'agriculture utilisait peu de bras. Les travailleurs étaient surtout employés aux usines de la commune ou de la vallée, à la SNCF et à l'hospice d'Angicourt[a 6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  février 1810 Pierre Pinson    
février 1810 13 janvier 1824 Sébastien Louis Ciron de Rieux    
août 1824 octobre 1831 Cicaire Ciron de Rieux    
janvier 1832 juin 1837 Pierre Cyprien Lambert    
juin 1837 août 1852 Louis Paris    
août 1852 février 1880 Louis Octave Ciron    
février 1881 15 mai 1892 Rieul Alexandre Floury    
22 février 1897 20 mai 1900 Etienne Prudent Legrand   Marchand de fromages
15 mai 1892 janvier 1897 Alexandre Cuvinot    
20 mai 1900 septembre 1902 Achille Théodule Duvivier   Cultivateur
14 septembre 1902 17 mai 1908 Gaston Floury   Cultivateur
17 mai 1908 21 juin 1908 Joseph Monnier   Rentier
21 juin 1908 10 décembre 1919 Edmond Roguet    
19 décembre 1933 1955 Jean Carette    
mars 1971 en cours
(au 6 août 2014)
Denise Schrobiltgen Indépendant Réélue pour le mandat 2014-2020[20]

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

C'est la 94e commune du département par le nombre de ses habitants[21].

En 2011, la commune comptait 1 581 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
244 232 257 226 213 200 203 196 203
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
185 210 186 220 196 202 210 199 233
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
236 274 325 502 533 529 551 702 735
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
955 1 140 1 233 1 266 1 261 1 605 1 601 1 600 1 581
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2004[23].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,1 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,3 %, 15 à 29 ans = 16,8 %, 30 à 44 ans = 23,7 %, 45 à 59 ans = 21,4 %, plus de 60 ans = 18,8 %) ;
  • 52,1 % de femmes (0 à 14 ans = 17,9 %, 15 à 29 ans = 17,9 %, 30 à 44 ans = 19,6 %, 45 à 59 ans = 21,6 %, plus de 60 ans = 23,1 %).
Pyramide des âges à Rieux en 2007 en pourcentage[24]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90  ans ou +
0,5 
5,1 
75 à 89 ans
8,4 
13,6 
60 à 74 ans
14,2 
21,4 
45 à 59 ans
21,6 
23,7 
30 à 44 ans
19,6 
16,8 
15 à 29 ans
17,9 
19,3 
0 à 14 ans
17,9 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[25]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Rieux

Les armes de Rieux se blasonnent ainsi :

Taillé d’or et d’azur

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vue d'ensemble de l'église.
Façade nord-est du château.
Portail de ferme, rue Fanny-Duvivier.

Monument historique[modifier | modifier le code]

Rieux ne compte qu'un seul monument historique sur son territoire.

Article détaillé : Église Saint-Denis de Rieux.
  • Église Saint-Denis (inscrite monument historique par arrêté du 12 avril 1926[26]) : Elle a été bâtie en plusieurs étapes entre le XIIe et le XIVe siècle, et on y trouve encore des vestiges de style roman dans le transept et le clocher, de forme octogonale. Entre 1815 et 1872, en raison de son mauvais état, l'édifice a profondément changé d'aspect en subissant des démolitions et transformations qui lui confèrent son aspect actuel : démolition des bas-côtés en 1815 ; séparation de la nef (ni voutée ni même dallée) du transept par un mur en 1857 ; installation de l'école dans une partie de la nef en 1867 ; aménagement de la mairie et du logement de l'instituteur dans le reste de la nef en 1870 ; démolition de la pyramide terminale en pierre du clocher en 1872. Ce qui est actuellement utilisé comme nef de l'église est le chœur de trois travées bâti au XIIIe siècle, l'autel étant maintenant placé au nord. Le transept tient lieu de collatéral. L'on remarque que le chœur est désaxé par rapport à l'axe de la nef et de la croisée du transept. Sa voûte d'ogives du XVe siècle, qui s'appuie toujours sur trois piles romanes, n'atteint qu'une hauteur de 6,27 m au-dessus du sol, et l'arc la reliant au chœur est de faible dimension, de sorte que la visibilité du chœur depuis la nef était réduite. Au sud de l'extrémité sud du croisillon sud du transept, une chapelle a été ajoutée dès la fin du XIIIe siècle ; elle a été transformée en sacristie depuis. Dans le croisillon nord, l'on remarque toujours la trace de l'arc qui s'ouvrait à l'origine sur une absidiole, car du fait du désaxement du chœur, sa chapelle latérale nord ne communique pas avec le transept. Une deuxième absidiole identique existait au sud. Ces deux absidioles cantonnaient l'ancien chœur roman en cul-de-four, configuration rare dans la région mais fréquente dans le midi de la France. Les croisillons du transept sont voutées en berceau brisé, ce qui est également peu courant[27]. Plusieurs éléments du mobilier sont classés au titre des objets : la cloche fondue en 1550 et haute de 95 cm[28]; les fonts baptismaux du XIIe siècle[29]; et une dalle funéraire à effigie gravée de Villers et Alice de Rieux[30].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Château, entre la rue du Château et l'impasse Abbé, près de la RD 200 : l'eau de la source du château a été mise en bouteille entre 1893 et le début de la Première Guerre mondiale, comme eau de table et eau de régime autorisée par l'État et approuvé par le conseil d'Hygiène[31]. C'est un bâtiment sobre en pierre de taille, de dimensions modestes, et à un étage. Le corps principal de sept travées est couvert d'un toit mansardé. L'aile secondaire en retour d'équerre est très basse et sans caractère. Les deux ailes cantonnent une cour ouverte vers le sud-ouest et le sud-est, où se situait une fontaine alimentée par la source. Aujourd'hui, le château a perdu sa splendeur et est devenu une maison d'habitation ordinaire.
  • Portail de ferme, rue Fanny-Duvivier : Avec une grande porte cochère surmontée d'un arc en anse de panier et une petite porte sous une ogive surbaissée à sa droite, ce portail bien conservé représente, avec l'église, le dernier vestige d'architecture médiévale à Rieux.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Serré de Rieux, baptisé à Saint-Malo le 31 octobre 1668, mort à Versailles le 12 juillet 1747, Conseiller au Parlement de Paris jusqu'en 1719, était poète, " grand amateur, surtout de la musique italienne ", selon Sébastien de Brossard. Il est l'auteur de : Les Dons des Enfans de Latone (Paris, 1734). En 1717, sa mère, Marguerite Magon, acheta le château et la terre de Rieux. Lorsqu'elle mourut, il y vécut, avec sa famille, de 1721-1722 à 1744. Son fils, Pierre-François, lui succéda.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Eugène Müller, « Rieux », Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, année 1891, Senlis, Imprimerie Eugène Dufresne, 3e série, vol. VI,‎ 1892, p. XLIV-L (lire en ligne)
  • René Parmentier, « L'église de Rieux », Bulletin et mémoires de la société archéologique & historique de Clermont-de-l'Oise, année 1926, Laval, Imprimerie Barnéoud,‎ 1927, p. 106-128 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Lucien Charton, Liancourt et sa région, Office d'édition du livre d'histoire,‎ 1968, 560 p., p. 333-342
  1. p. 207.
  2. a, b, c, d, e, f, g et h p. 333.
  3. a, b, c, d et e p. 334.
  4. a, b, c et d p. 337
  5. p. 336-337
  6. a, b et c p. 335
  7. p. 337-338
  8. p. 338-339

Autres sources[modifier | modifier le code]

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  2. « Commune de Rieux (Oise) (60539), Département de l'Oise (60), résumé statistique », sur Insee (consulté le 30 juillet 2012).
  3. a et b Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Liancourt, arrondissement de Clermont (Oise), 1838, 145 pages, p. 79.
  4. a, b, c, d, e et f Carte 1/25 000e sur Géoportail.
  5. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Liancourt, arrondissement de Clermont (Oise), 1838, 145 pages, p. 12-14.
  6. « Mouvements de terrains à Rieux », sur www.mouvementsdeterrain.fr (consulté le 15 mars 2014)
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    « Élu en 2008 et réélu en 2014 aux côtés de la maire de Rieux, Denise Schrobiltgen, Jules Ladouceur a démissionné du conseil municipal »

  21. « Résumé statistique national (fichier Excel) », sur Insee (consulté le 10 février 2011).
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  25. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 octobre 2010)
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