Richard Sibbes

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Richard Sibbes.

Richard Sibbes (ou Sibbs) (1577 - 1635) était un théologien anglais. Il est réputé comme exégète biblique, et est représentatif avec William Perkins et John Preston, de ce qu'on a appelé le puritanisme « grande ligne »[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est né à Tostock,dans le Suffolk, où son père était un réparateur de charron[2] ; d'autres sources déclarent que Richard Sibbes est né à Sudbury dans le Suffolk. Il alla au St Johns' College à Cambridge à partir de 1595. Il obtint de nombreuses postes académiques, desquels il fut déchu par la Cour de la grande commission pour accusation de puritanisme. Il devint conférencier à Holy Trinity Church, Cambridge, de 1610 à 1611 jusqu'en 1615 ou 1616[3].

Il devint prêcheur à Gray's Inn à Londres en 1617; il retourna à Cambridge pour obtenir son diplôme à Catherine Hall en 1626, sans abandonner son poste à Londres[4].

Aussi en 1626, le groupe d'aide connu comme étant les Feoffees for Impropriations est établi, et Sibbes en est un des fondateurs (il avait créé un groupe informel déjà depuis 1613). Il fut lié à l'église de St Antholin, Budge Row pendant sept années de son existence : il se retira en 1633[5]. Avec d'autres[6],[7], il travaille pour financer et subvenir aux besoins des prédicateurs[8]. Il est un des quatre ministre du culte des feoffees originaux, les autres membres ayant été quatre juristes et quatre laïcs[9].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Il a été l'auteur de nombres travaux de dévotions exprimant un sentiment religieux intense; The Saint's Cordial (1629), The Bruised Reed and Smoking Flax (1631, exégèse sur Esaïe 42:3), The Soules Conflict (1635), etc.

Un volume de sermons fut publié en 1630, dédicacé à Horace Vere premier baron Vere de Tilbury et sa femme Lady Mare. La plupart de ses autres ouvrages furent publiés d'abord par Thomas Goodwin et Philip Nye, après la mort de Sibbes. La teneur contredit l'opinion dominante pour laquelle Sibbes fut connu durant sa vie[10]. Beames of Divine Light, A Description of Christ in Three Sermons et Bowels Opened sont parus en 1639, comme The Returning Backslider, sermons sur le livre d'Osée.

Une édition complète fut établie dans les années 1862-4 à Edinbourgh, en sept volumes, par James Nichol avec une biographie de Alexander Grosart[11].

Réimpression
  • Expositions of St. Paul (1977)
  • Glorious Freedom: The Excellency of the Gospel Above the Law (2000)

Influences[modifier | modifier le code]

Son œuvre a beaucoup été lue en Nouvelle-Angleterre[12]. Thomas Hooker, très en vue à partir de 1633, a été directement influencé par Sibbes, et sa "théologie des épousailles", utilisant le mariage comme une métaphore religieuse est tirée de The Bruised Reed et Bowels Opened[13].

Le poète George Herbert est un contemporain et il y a des suggestions en parallèle. Quand Herbert écrit dans The Church Militant à propos du mouvement vers l'ouest de la propagation de l'Évangile, Christopher Hill commenta que ceci venait de The Bruised Reed[14]. D'autres exemples sont proposés par Doerksen[15].

Sibbes est cité par le méthodiste John Wesley[16]. Le prédicateur baptiste Charles Spurgeon se forma avec Sibbes, Perkins et Thomas Manton[17]. L'évangélique Martyn Lloyd-Jones évoque avec estime sa rencontre avec l'œuvre de Sibbes[18].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Christopher Hill, Some Intellectual Consequences of the English Revolution (1980), p. 62.
  2. Kelly M. Kapic, Randall C. Gleason, The Devoted Life: An Invitation to the Puritan Classics (2004), p. 83.
  3. http://www.monergism.com/directory/link_category/Puritans/Richard-Sibbes/
  4. Andrew Pyle (editor), Dictionary of Seventeenth Century British Philosophers (2000), article sur Sibbes, pp. 744-6.
  5. http://www.theologian.org.uk/churchhistory/achurchhalflyreformed.html
  6. Frances Bridges, Samuel Brown, John Davenport, Richard Davies, Robert Eyre, John Gearing, George Harwood, Charles Offspring, Christopher Sherland, Richard Stock, John White.
  7. Stock mourut peu de temps après,et fut remplacé par William Gouge: http://www.millersville.edu/~history/faculty/Bremer/Hartford.htm
  8. Francis J. Bremer, Tom Webster, Puritans and Puritanism in Europe and America: A Comprehensive Encyclopedia (2006), p 396-397.
  9. Christopher Hill, Economic Problems of the Church (1968 reprint), p. 255.
  10. Nicholas Tyacke, Aspects of English Protestantism, C. 1530-1700: C. 1530 - 1700 (2001), pp. 122-3.
  11. texte en ligne, incluant le mémoire de Grosart
  12. Gerald H. Anderson, Biographical Dictionary of Christian Missions (1999), p. 619.
  13. Amanda Porterfield, Female Piety in Puritan New England: The Emergence of Religious Humanism (1992), pp. 36-7.
  14. Christopher Hill, The English Bible and the Seventeenth-Century Revolution (1993), p. 139.
  15. Helen Wilcox, The English Poems of George Herbert (2007), p. 477 et p. 500.
  16. Frederick A. Dreyer, The Genesis of Methodism (1999), p. 90.
  17. Hughes Oliphant Old, Worship: Reformed According to Scripture (2002), p. 88.
  18. Martyn Lloyd-Jones, Preaching and Preachers (1972), p. 175.

Sources[modifier | modifier le code]

Cet article est une traduction partielle de la page en anglais de Wikipédia "Richard Sibbes".