Richard James Horatio Gottheil

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Richard James Horatio Gottheil (18621936) était un orientaliste spécialisé en langues sémitiques et un sioniste juif américain. Né à Manchester, en Angleterre, il émigra aux États-Unis à 11 ans lorsque son père, Gustav Gottheil, accepta un poste de rabbin-adjoint à Temple Emanu-El, le plus grand temple réformé de New York. Il fut diplômé du Columbia College en 1881, avant de réaliser un doctorat à l'Université de Leipzig en 1886.

De 1898 à 1904, il assure la présidence de l'American Federation of Zionists, collaborant tant avec Stephen S. Wise qu'avec Jacob De Haas, qui furent ses secrétaires de direction. Bien que désireux de retourner à l'existence paisible d'un universitaire, Gottheil assista au second congrès sioniste à Basel, établissant des relations avec Theodor Herzl et Max Nordau[1]. Bien que considéré comme le père du sionisme américain, Gottheil n'assume qu'à contre-cœur son rôle officiel, peu séduit par la publicité autour de ce titre, qui abaisse à ses yeux son rang de professeur. Ses discours sont brefs, et se limitent au strict nécessaire[2]. Après son mandat, il disparaît pratiquement du mouvement sioniste, continuant toutefois à écrire et soutenir l'effort sioniste lui-même.

Après 1904, il est nommé vice-président de l'American Jewish Historical Society, rédigeant de nombreux articles sur des sujets orientaux et juifs. Il édite la Columbia University Oriental Series, et la Semitic Study Series, collaborant parallèlement à la Jewish Encyclopedia en 1901.

Parmi ses publications majeures :

  • The Syriac grammar of Mar Elia Zobha (1887)
  • Selections from the Syriac Julian Romance (1906)
  • Zionism (1914)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1]. Richard Gottheil, the Reluctant Father of American Zionism
  2. Louis Lipsky, Memoirs in Profile, Jewish Publication Society of America, 1975, p. 213.

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