Richard D. Winters

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Richard D. Winters
Image illustrative de l'article Richard D. Winters

Naissance 21 janvier 1918
Lancaster, Pennsylvanie
États-Unis
Décès 2 janvier 2011 (à 92 ans)
Origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Allégeance United States Department of the Army Seal.svg Armée de terre des États-Unis
Grade Army-USA-OF-03.svg Major (Commandant)
Années de service 19411953
Conflits Seconde Guerre mondiale
Distinctions Distinguished Service Cross ribbon.svgDistinguished Service Cross
Bronze Star ribbon.svg Bronze Star (2)
Purple Heart BAR.svg Purple Heart
Presidential Unit Citation ribbon.svgPresidential Unit Citation (One OLC)
American Defense Service ribbon.svg American Defense Service Medal
National Defense Service Medal ribbon.svg National Defense Service Medal
European-African-Middle Eastern Campaign ribbon.svg European-African-Middle Eastern Campaign Medal
World War II Victory Medal ribbon.svg World War II Victory Medal
Army of Occupation ribbon.svg Army of Occupation Medal
Croix de guerre (France)
French Liberation Medal ribbon.pngMédaille de la France libérée
Croix de guerre (Belgique)
B Commed 40-45.jpg Médaille commémorative de la guerre 1940-1945
Army Good Conduct ribbon.svg Good Conduct Medal
Combat Infantry Badge.svg Combat Infantryman Badge
US Army Airborne basic parachutist badge.gif Parachutist Badge
Famille Richard (père)
Edith (mère)
Ethel (épouse)
Tim (fils)
Jill (fille)

Le Major Richard D. Winters né le 21 janvier 1918 à Ephrata, Pennsylvania (en), et mort le 2 janvier 2011 proche de Campbelltown (Pennsylvanie)[1][2], est un officier de l'Armée des États-Unis et un vétéran de la guerre. Durant la Seconde Guerre mondiale, il commanda la Easy Company du 506th RIP (Parachute Infantry Regiment), 2e bataillon, la 101e division aéroportée.

Avec la Easy Company, Richard Dick Winters fut parachuté en Normandie aux toutes premières heures du jour J, combattit à travers la France, la Belgique, les Pays-Bas et finit par rentrer en Allemagne. Plus tard lors de la Seconde Guerre mondiale, Richard Dick Winters accéda au commandement du 2e bataillon. À la fin du conflit, il fut libéré de ses obligations militaires, retourna à la vie civile et travailla dans le New Jersey.

En 1951, pendant la guerre de Corée, Winters fut rappelé par l'armée et servit brièvement en tant qu'organisateur du régiment et officier de formation à Fort Dix dans le New Jersey. Ainsi, il ne fut pas envoyé en Corée. Libéré enfin, il exerça différents métiers avant de créer sa propre entreprise spécialisée dans la vente de produits de la ferme.

Ensuite, Winters est présent dans de nombreux livres et est représenté par Damian Lewis dans la mini-série américaine Frères d'armes (Band of Brothers) produite en 2001 par Tom Hanks et Steven Spielberg. Il a été un invité régulier de l'Académie Militaire des États-Unis à West Point. Il prit sa retraite en 1997. Il décède le 2 janvier 2011.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Né le 21 janvier 1918 à Lancaster en Pennsylvanie, diplômé du Franklin Marshall College, Richard Dick Winters s'engage dans l'armée en 1941.

Service militaire[modifier | modifier le code]

Durant les entraînements de base, Winters est intrigué par son officier d'instruction qui fait un discours explicatif d'une heure sur un fusil qu'il croyait tenir dans ses mains alors que ce n'était pas le bon. C'est également durant ses classes que Winters découvre les troupes aéroportées. Il décide aussitôt de s'engager comme volontaire dans les Airborne troops dont il ne connaissait pas l'existence, tout comme une grande partie des Américains à l'époque.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Richard D. Winters durant sa formation de parachutiste au camp d'entraînement de Toccoa (Géorgie) en 1942.

Il rejoint la Easy Company du 506th RIP (Parachute Infantry Regiment) durant l'été 1942 en tant que chef de section aux terrains d'entraînement de Toccoa en Géorgie. Les relations entre Winters et son supérieur direct, le capitaine Herbert Sobel, ne sont pas au beau fixe et pour éviter des tensions qui pourraient nuire au bon déroulement des opérations[réf. nécessaire], Sobel est transféré dans un autre régiment et remplacé par le lieutenant Thomas Meehan III (en)

En Normandie, Meehan , nouveau commandant de la Easy Company , est tué le Jour J, et Winters devient le commandant de la Easy Company par suppléance. Il excelle à ce poste et l'État Major américain, au fur et à mesure de l'évolution des combats en Europe, décide de l'élever progressivement en grade. Richard D. Winters devient major à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Winters a été un officier très proche de ses hommes, n'hésitant pas à se porter au-devant des assauts, analysant de manière rapide et efficace les situations (l'assaut qu'il a organisé et commandé le Jour J près du Manoir de Brécourt durant la bataille de Normandie où une quinzaine de parachutistes l'emporta contre une batterie de quatre obusiers de 105 mm servis par 50 artilleurs de la Wehrmacht[3], est de nos jours étudié, commenté et enseigné à l'école américaine des officiers de West Point pour son étonnante efficacité) et n'hésitant pas à refuser des ordres qu'il jugeait inutiles, comme à Haguenau, en Alsace, où Winters a refusé de mettre sur pied une patrouille de combat.

Il monta en grade tout au long de la guerre et reçut le galon de major, soit commandant en France au printemps 1945. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, il quitte l'armée et retourne vivre dans sa ville natale.

Honneurs[modifier | modifier le code]

En 2010, une pétition circula pour faire pression sur le congrès américain afin qu'il accorde au major Winters la plus haute distinction militaire américaine pour ses hauts faits d'armes, la Médaille d'Honneur du Congrès. Ce qui n'a pas été fait.

Depuis 2012, sur la commune de Sainte-Marie-du-Mont (Manche), un monument représentant, avec son agrément, le Lieutenant Richard D.Winters le 06-06-1944 en l'honneur de tous les jeunes officiers débarquées en Normandie ce Jour-J [4]. C'est suite à l'initiative du réalisateur Tim Gray[5] et à un appel aux dons pour réunir les 200 000$ nécessaires à la création de l’œuvre, que la statue à pu être inaugurée pour le 68e anniversaire du débarquement. Elle est l’œuvre du sculpteur Stephen Spears qui s'était déjà illustré en 2008 en réalisant un autre monument à Utah Beach, en mémoire des troupes de l'United States Navy[6].

Le monument Winters se trouve érigé dans la zone où, loin de son objectif initial, son parachute lui a fait toucher la terre Normande le 06-06-1944, entre la plage d'Utah Beach et le village de Sainte-Marie-du-Mont (Manche).

Une polémique est née, entre la famille de Winters et un comité d'Ephrata, suite à la volonté de ce dernier d'ériger dans cette localité qui a vu naître Winters, une réplique de la sculpture de Spears. Le problème étant que Winters, toujours empreint d'une grande modestie et humilité, n'avait que difficilement accepté de prêter ses traits à celle édifiée en Normandie à la seule condition qu'elle rende un hommage général et non distinctif. Pour la fille du disparu, une réplique à Ephrata, sortie du cadre historique Normand, n'aurait plus du tout la même symbolique et irait à l'encontre même des souhaits et de l'homme qu'était Winters[7].

La série télévisée Frères d'armes (Band of Brothers) est basée sur les souvenirs de guerre des vétérans de la Easy Company, de 1942 à 1945. L'acteur Damian Lewis interprète le rôle de Richard D. Winters.

Le jeu vidéo Brothers in Arms D-Day (PSP) reprend également son personnage (pas dans toutes les missions).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2011/01/10/AR2011011006268.html
  2. http://www.wgal.com/r/26420961/detail.html
  3. Winters parle de canons de 88 mm, il y a peut-être confusion avec une batterie située de l'autre côté de Sainte-Marie-du Mont citée par S.L.A Marshall, celle-ci a été enlevée par le 1er bataillon du 506th PIR composé de plus de 190 hommes, l'exploit de la Easy ayant été minimisé. Devant Marshall, Winters a présenté les faits en termes qui n'avaient pour but que de « mettre en valeur la qualité de l'enseignement militaire qu'il avait reçu », il regretta sa modestie.
  4. http://www.sfgate.com/world/article/France-Statue-honors-D-Day-s-junior-U-S-officers-3616022.php
  5. http://www.timgraymedia.com/?page_id=3618
  6. http://www.reporterherald.com/ci_19784701
  7. http://lancasteronline.com/news/daughter-of-the-late-major-richard-d-winters-balks-at/article_44b611aa-5334-5972-a92b-bf2b95ae9a6f.html