Richard Amalvy

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Richard Amalvy, né à Castres (France) le 5 avril 1964, est un militant associatif international, dirigeant d'ONG à Bruxelles, Génève et Paris. Consultant en stratégie, il a été journaliste professionnel, assistant parlementaire et consultant pour des organisations intergouvernementales (Banque mondiale, OCDE).

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Éducation et jeunesse[modifier | modifier le code]

Dès la fin des années 1980, Richard Amalvy s'est engagé pour la promotion des conseils d'enfants et de jeunes comme moyen d'accès à la citoyenneté. Il co-fonde l'ANACEJ, association nationale des conseils d'enfants et de jeunes avec Yves Laurent, maire de Saint-Sébastien-sur-Loire et devient vice-président du Cnajep, Conseil national des associations de jeunesse et de l'éducation populaire (1994-1996).

Politiques de jeunesse[modifier | modifier le code]

Co-fondateur et administrateur du Forum européen de la Jeunesse (1996-1998), il milite pour l'élaboration et la mise en œuvre de politiques de jeunesse en France et au niveau international[1]. En 2004, pour le compte de la Banque mondiale, il rédige un rapport évaluant les relations entre les organisations de jeunesse internationales et le système des Nations-unies insistant sur la participation des jeunes dans l'élaboration des politiques qui les concerne[2]. En 2006, il publie le rapport du scoutisme mondial (La jeunesse, force de développement)[3], avec Eduardo Missoni.

Richard Amalvy et James Wolfensohn, Président de la Banque mondiale, Paris, décembre 2003

Scoutisme mondial[modifier | modifier le code]

De 1991 à 1996 il a été permanent au centre national des Scouts de France[4], puis membre du Bureau mondial du scoutisme (Directeur des Relations extérieures pour l'Europe de 2000 à 2004, Directeur des Relations extérieures et de la Communication de 2004 à 2010). En 2003, il expérimente un programme de développement (Scout.Boom.Comm) qu'il généralise au niveau mondial en 2005 et en 2008[5].

Coopération internationale et promotion de la paix[modifier | modifier le code]

Il a été membre du Conseil exécutif du Centre Nord Sud du Conseil de l'Europe, Lisbonne, 1996-1998. En 1997, soucieux d'engager les organisations de jeunesse dans le dialogue euro-arabe et euro-méditerranéen[6], il lance le Forum méditerranéen de la Jeunesse, établi alors à Malte.

Durant l'été 1999, il a dirigé la Croisière pour la Paix, un projet inter-culturel et inter-religieux, visant à promouvoir la paix et la réconciliation au Moyen-Orient, conçu sous l’égide du Scoutisme mondial avec le soutien de l'Unesco, de l'Union européenne, du Conseil de l'Europe et de la Ligue des États-arabes (volet culturel de la Déclaration de Barcelone, 1995). Impliquant plus de 120 jeunes dirigeants (18/25 ans) juifs, chrétiens et musulmans provenant des pays du bassin méditerranéen, ce projet itinérant contenait une dimension éducative, diplomatique et politique. Le programme, conçu avec l'aide du Centre d'études appliquées aux techniques de négociations de Genève (CASIN), comprenait des modules de formation aux techniques de médiation, de réconciliation et de négociation. Le bateau, un trois-mâts polonais, a mouillé successivement dans les ports d'Alexandrie, d'Ashdod, d'Haifa, de Larnaca, de Limassol, d'Antalya, de Rhodes, d'Istanbul, de Thessalonique et du Pirée. Sous la pression des autorités syriennes, l'étape de Beyrouth a été interdite. Alors qu'en parallèle se préparait les accords de Sharm el Cheikh, l'étape de Gaza a fait l'objet de négociations complexes entre le gouvernement israélien et l'autorité palestinienne. La bateau a toutefois pénétré la zone K située entre les eaux israéliennes et palestiniennes, ce qu'aucun navire n'a été autorisé à faire depuis 1967.

Il a par la suite fait de multiples interventions concernant la participation de la jeunesse dans la coopération internationale et la promotion de la paix[7].

Rencontre avec Shimon Peres, Jérusalem, 16 août 1999

Il a été vice-président en charge de la stratégie de la Conférence des ONG ayant une relation consultative avec les Nations-unies de 2008 à 2010 (New York, Genève) et consultant à l'OCDE à Paris, de 2010 à 2013 (Branding, communication stratégique, gestion du changement).

Politique et société civile[modifier | modifier le code]

Engagement local[modifier | modifier le code]

Ancien Secrétaire départemental adjoint du RPR (1997-2002), Richard Amalvy a été l'assistant parlementaire de Jacques Limouzy de 1986 à 1991, adjoint au maire de Castres (2001-2008) chargé du Tourisme et des Relations extérieures et vice-président de la Communauté d'agglomération de Castres - Mazamet (2001-2008) chargé du marketing territorial. Il a été candidat (DVD) aux élections législatives dans la 3e circonscription du Tarn en 2002 (2,33%) puis en 2012 dans la première circonscription du Tarn, sous l'étiquette UMP (15,98%). Il se définit comme "gaulliste social". En 2006, il est lauréat de la première promotion du programme "Jeunes leaders politiques" lancé par l'Institut Aspen France [8]. En mars 2014, le journal L'Expansion le classe parmi les 15 responsables politiques "ayant un avenir" dans sa région.

Soutien à Jérôme Kerviel[modifier | modifier le code]

Jérôme Kerviel et Richard Amalvy se sont rencontré grâce à David Koubbi, avocat de l'ancien trader[9]. Président du comité de soutien, Richard Amalvy cherche à universaliser la cause incarnée par Jérôme Kerviel et s'est engagé sur la base du principe selon lequel "tout accusé a droit à un procès équitable" inscrit dans la Convention européenne des droits de l'homme (Article 6) tout en dénonçant le poids accordé à la raison d'État contre l'équité dès le commencement du parcours judiciaire de l'ancien trader junior. Dans une tribune publiée le 1er août 2014 dans le journal L'Humanité, il dénonce par ailleurs une justice sous influence[10]. Catholique social, Richard Amalvy partage également la cause portée par la marche de Jérôme Kerviel, poursuivie par le Père Patrice Gourrier, qui consiste à "lutter contre les dysfonctionnements du système financier et de ses acteurs". Il a collaboré à la rédaction du livre de Patrice Gourrier Le jour où ma vie a basculé [11].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Richard Amalvy donne un cours ou des conférences sur les effets transformateurs du branding organisationnel[12], pour les étudiants de Master des universités de León (2009, Espagne), Bocconi de Milan (2009, 2011, Italie) et Dijon (2013-2015, France). Il a aussi enseigné la Communication humanitaire, la communication événementielle, et la communication de crise en Master 1 à l’université Toulouse-Capitole (2009-2013). Il s'intéresse aussi à l'engagement des internautes militants [13].

Publications[modifier | modifier le code]

Depuis 1986, Richard Amalvy est éditorialiste à "La semaine", hebdomadaire d'information politique et culturelle fondé par Jacques Limouzy en 1977 (ISSN 0295-5199).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site de l'Unicef(en) Unicef, « Setting an Agenda for Children in Europe and Central Asia »,‎ Berlin, May 16 - 18, 2001.
  2. Site de la Banque mondiale(en) World Bank News, « World Bank looks to youth organizations as key development partners »,‎ September 18, 2003.
  3. Eduardo Missoni, Richard Amalvy, (Codir.), « La jeunesse force de développement, Bureau mondial du scoutisme, novembre, 2006, 148 pages »
  4. Notice biographique sur Scoutopedia[1]
  5. Richard Amalvy, « Scout.Boom.Comm, manuel de formation (communications, partenariat, ressources, Bureau mondial du scoutisme, novembre, 2008, 148 pages. »
  6. Un partenariat et la réconciliation au Moyen-Orient, page 80, Conseil de l'Europe, 2 et 13 février 1998
  7. United Nations High Level Group for the Alliance of Civilisations>(en) « Hearings with the International Community & Civil Society »,‎ July 2006
  8. Programme Jeunes Leaders Politiques 2006, Institut Aspen France [2]
  9. France 2, On n'est pas couché du 25 mai 2014, David Koubbi et Richard Amalvy reviennent sur la condamnation de Jérôme Kerviel et sur son arrestation [3]
  10. Affaire Kerviel : Qui tient le Parquet sous influence ?, tribune parue dans le journal L'Humanité, le 1er août 2014 [4]
  11. Patrice Gourrier et Richard Amalvy, Le jour où ma vie a basculé, Le Passeur éditeur, Paris, novembre 2014[5]
  12. Richard Amalvy, Le branding organisationnel, moteur du changement, in Les Échos [6], avril 2014
  13. OPTIC Day, Richard Amalvy, Nihil obstat sur l'internet, le sésame des internautes militants" [7]