Richard Amalvy

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Richard Amalvy, né à Castres (France) le 5 avril 1964, est consultant en Stratégie. Ancien journaliste professionnel, il a été dirigeant d'ONG nationales et internationales, ancien représentant de la société civile auprès du système des Nations-unies, et consultant auprès d'organisations intergouvernementales (OCDE, Banque mondiale).

Conseil en Stratégie[modifier | modifier le code]

Confrontant pratique professionnelle et recherche universitaire, il a développé le concept de branding organisationnel[1] et un enseignement sur ses effets transformateurs qu'il définit ainsi : "Le branding organisationnel place l’image de marque d’une organisation au cœur du changement en planifiant le processus de transformation de cette organisation de manière systémique et holistique. Concept prospectif et organisant, il s’intéresse au contexte interne et externe, à la raison d’être ou au métier de l’organisation pour élaborer une vision d’avenir et pour engager les différentes parties prenantes dans le processus de transformation qui la fait advenir. Il anticipe ainsi le développement de l’organisation. Sa mise en œuvre concerne l’identité (verbale et visuelle), le comportement institutionnel (gouvernance, management, RH, RSE), la structure et la production de l’organisation, en projetant l’alignement organisationnel sur les valeurs et les principes de la marque"[2]. Fondateur du cabinet Ops&co[3], il a été chargé de cours et conférencier (Master) dans les universités de León (Espagne), de Milan (Italie, Bocconi) et de Dijon (France). Il a donné un cours sur la communication événementielle et sur la communication humanitaire à Toulouse.

Politiques de jeunesse[modifier | modifier le code]

Dès la fin des années 1980, Richard Amalvy s'est engagé pour la promotion des conseils d'enfants et de jeunes comme moyen d'accès à la citoyenneté. Il a ensuite milité pour l'élaboration et la mise en œuvre de politiques de jeunesse, en France et au niveau international, et pour la reconnaissance du secteur de l'éducation non formelle.

  • Vice-président fondateur de l'ANACEJ, association nationale des conseils d'enfants et de jeunes, 1991-1995.
  • Vice-président du Cnajep, Conseil national des associations de jeunesse et de l'éducation populaire, 1994-1996.
  • Co-fondateur et Administrateur du Forum européen de la Jeunesse [5](1996-1998)
  • Coordinateur et fondateur du Forum méditerranéen de la Jeunesse, Malte, Bruxelles, 1997-1998.
  • Consultant pour la Banque Mondiale en 2004, auteur d'un rapport évaluant les relations entre les organisations de jeunesse internationales et le système des Nations-unies.

Organisations internationales[modifier | modifier le code]

Richard Amalvy intervient au nom de la société civile devant le Forum du Sommet mondial de la société de l'information, Genève, mai 2010

Il a exercé plusieurs mandats et fonctions auprès d'organisations intergouvernementales et d'ONG internationales.

  • Membre du Conseil exécutif du Centre Nord Sud du Conseil de l'Europe, Lisbonne, 1996-1998.
  • Vice-président de la Conférence des ONG ayant une relation consultative avec les Nations-unies, New York, Genève, 2008-2010.
  • Consultant à l'OCDE, Paris, de 2010 à 2013 (Branding, communication stratégique, gestion du changement).

La Croisière pour la Paix[modifier | modifier le code]

Durant l'été 1999, il a dirigé la Croisière pour la Paix, un projet inter-culturel et inter-religieux, visant à promouvoir la paix et la réconciliation au Moyen-Orient, conçu sous l’égide du Scoutisme mondial avec le soutien de l'Unesco, de l'Union européenne, du Conseil de l'Europe et de la Ligue des États-arabes (volet culturel de la Déclaration de Barcelone, 1995). Impliquant plus de 120 jeunes dirigeants (18/25 ans) juifs, chrétiens et musulmans provenant des pays du bassin méditerranéen, ce projet itinérant contenait une dimension éducative, diplomatique et politique.

Rencontre avec Shimon Peres, Jérusalem, 16 août 1999

Le programme, conçu avec l'aide du Centre d'études appliquées aux techniques de négociations de Genève (CASIN), comprenait des modules de formation aux techniques de médiation, de réconciliation et de négociation. Le bateau, un trois-mâts polonais, a mouillé successivement dans les ports d'Alexandrie, d'Ashdod, d'Haifa, de Larnaca, de Limassol, d'Antalya, de Rhodes, d'Istanbul, de Thessalonique et du Pirée. Sous la pression des autorités syriennes, l'étape de Beyrouth a été interdite. Alors qu'en parallèle se préparait les accords de Sharm el Cheikh, l'étape de Gaza a fait l'objet de négociations complexes entre le gouvernement israélien et l'autorité palestinienne. La bateau a toutefois pénétré la zone K située entre les eaux israéliennes et palestiniennes, ce qu'aucun navire n'a été autorisé à faire depuis 1967.

Mouvement scout[modifier | modifier le code]

Richard Amalvy a été permanent au centre national des Scouts de France de 1991 à 1996, assurant les fonctions de rédacteur en chef adjoint et de chargé de mission pour les Relations extérieures. Directeur des Relations extérieures de la région européenne du scoutisme de 2000 à 2004 à Bruxelles, il a rejoint le siège du Bureau mondial du scoutisme, à Genève, de 2004 à 2010, comme Directeur des Relations extérieures et de la Communication. Voir sa note biographique sur Scoutopedia[4].

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Ancien Secrétaire départemental adjoint du RPR (1997-2002), Richard Amalvy a été l'assistant parlementaire de Jacques Limouzy de 1986 à 1991, adjoint au maire de Castres (2001-2008) chargé du Tourisme et des Relations extérieures et vice-président de la Communauté d'agglomération de Castres - Mazamet (2001-2008) chargé du marketing territorial. Il a été candidat (DVD) aux élections législatives dans la 3e circonscription du Tarn en 2002 (2,33%) puis en 2012 dans la première circonscription, sous l'étiquette UMP (15,98%). Il se définit comme "gaulliste social". En 2006, il est lauréat de la première promotion du programme "Jeunes leaders politiques" lancé par l'Institut Aspen France [5]. En mars 2014, le journal L'Expansion le classe parmi les 15 responsables politiques "ayant un avenir" dans sa région.

Soutien à Jérôme Kerviel[modifier | modifier le code]

La rencontre entre Jérôme Kerviel et Richard Amalvy s'est faite à Gênes (Italie), lors d'une étape de la marche de Rome à Paris entreprise par l'ancien trader en février 2014, stoppée par l'arrestation de ce dernier le 18 mai 2014 à Menton. Cette rencontre a été facilitée par l'avocat de Jérôme Kerviel, David Koubbi. Cherchant à universaliser la cause incarnée par Jérôme Kerviel, Richard Amalvy s'est engagé sur la base du principe selon lequel "tout accusé a droit à un procès équitable" inscrit dans la Convention européenne des droits de l'homme (Article 6) tout en dénonçant le poids accordé à la raison d'État contre l'équité dès le commencement du parcours judiciaire de l'ancien trader junior. Catholique social, Richard Amalvy partage également la cause portée par la marche de Jérôme Kerviel, poursuivie par le Père Patrice Gourrier, qui consiste à "lutter contre les dysfonctionnements du système financier et de ses acteurs".

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le branding communicationnel, moteur du changement, article paru sur le blog d'Ops&co[1]
  2. Le branding communicationnel, moteur du changement, article paru sur le site Le Cercle Les Échos, le 24 avril 2014 [2]
  3. www.opsando.com[3]
  4. Notice biographique sur Scoutopedia http://fr.scoutwiki.org/Richard_Amalvy
  5. Programme Jeunes Leaders Politiques, Institut Aspen France [4]