Ricarville

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Ricarville
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Le Havre
Canton Saint-Valery-en-Caux
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Caux
Maire
Mandat
Gilbert Lachèvre
2014-2020
Code postal 76640
Code commune 76525
Démographie
Population
municipale
326 hab. (2012)
Densité 78 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 38′ 15″ N 0° 36′ 30″ E / 49.6375, 0.60833333333349° 38′ 15″ Nord 0° 36′ 30″ Est / 49.6375, 0.608333333333  
Altitude Min. 118 m – Max. 145 m
Superficie 4,18 km2
Localisation

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Ricarville est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]


== Histoire . L'un des plus anciens seigneurs connus de Ricarville serait Hugues de Normanville vers 1188. En 1269, le seigneur est Guillaume de Colle (ou Colles). Isabeau d'Esquetot, dame de Ricarville apporte la seigneurie dans la famille de son mari, Charles Le Sueur. Les Le Sueur prennent alors, le nom de Le Sueur d'Esquetot. Le quart de fief tenu du roi, passe ensuite, par mariage à Charles Ier de Cossé, comte de Brissac, seigneur de Ricarville, maréchal de France, qui reprendra Le Havre aux Anglais (1501-1563). Sa fille Jeanne épouse François d'Espinay, devenu marquis de Saint-Luc, Grand-Maitre de l'Artillerie de France, favori du roi Henri III (il meurt au combat en 1597). La seigneurie de Ricarville reste dans cette illustre famille jusqu'à la fin du XVIIe siècle. On trouve ensuite en 1720, Daniel Bouëtte, écuyer, puis en 1739, Alexandre Le Painturier de Guillerville. Les seigneurs de Ricarville avaient le droit de présenter à la cure. C'est ainsi qu'un "bâtard d'Espinay Saint-Luc", abbé de Roquefort, deviendra curé de Ricarville en 1699. Le village comptait en 1749, une soixantaine de "feux" (foyers) et 200 premiers communiants. Pendant l'Occupation, à partir de 1941, des réunions de résistants se tiennent au presbytère, chez le curé Jacques de Bettencourt (frère du futur ministre), avec, dit-on, la participation de François Mitterand (qui une rue à son nom, près de l'église).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Ricarville

Les armes de la commune de Ricarville se blasonnent ainsi :
Écartelé au 1) d’argent aux trois fasces de gueules au 2) d’azur à la tour d’or ouverte du champ et maçonnée de sable, au 3) d’azur à la croix fleurdelysée d’or, au 4) d’argent au chevron de gueules.[1]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1844   Lefrançois    
1902   Fizet    
mars 2001 2008 Raymond Soudais    
mars 2008 en cours Gilbert Lachèvre    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 326 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
413 364 388 386 391 384 369 341 342
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
337 349 354 344 360 321 325 306 294
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
249 248 240 211 197 172 195 192 195
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
211 205 170 276 307 306 312 324 326
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école du village a été baptisée du nom de Luc Ferry le samedi 17 septembre 2011.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Croix. Elevée sur un tertre autrefois verdoyant, l'église conserve quelques traces de son origine XIIe ou XIIIe siècle et des modifications du XVIe. Choeur et transept du début du XVIIIe siècle. Travaux de restauration en 1807 et 1872. De 1874 à 1878, réédification du clocher (notamment de son "corps carré") et construction d'une sacristie latérale, permettant d'agrandir le choeur. Travaux récents de restauration du porche et sa belle porte romane. Fonts baptismaux en pierre du XIIIe siècle. Quelques belles statues. Vitraux du XIXe, dont certains de Boulanger. Maitre-autel néo-Renaissance. Jolie aquarelle à la mémoire des Morts pour la France.
  • Croix de cimetière qui a gardé son socle Renaissance, mais dont la croix a été brisée à la Révolution.


== Personnalités liées à la commune ==

Odet Soret, "laboureur" , député du Tiers-Etat aux Etats Généraux de 1593. Il écrivit la relation de son voyage à Paris et fut enterré dans le choeur de l'église Sainte-Croix (pierre tombale disparue). Sa famille fut anoblie par le roi.

Monseigneur Le Sueur d'Esquetot, évêque de Coutances en 1549. Il était fils de Guillaume Le Sueur d'Esquetot, seigneur de Ricarville et de Marie de Normanville.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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