Ribaute

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Ribaute
Vue de Ribaute depuis l'Orbieu
Vue de Ribaute depuis l'Orbieu
Blason de Ribaute
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Aude
Arrondissement Carcassonne
Canton Lagrasse
Intercommunalité Communauté de communes de la Région Lézignanaise, Corbières et Minervois
Maire
Mandat
Michel Biscans
2014-2020
Code postal 11220
Code commune 11311
Démographie
Gentilé Ribautois
Population
municipale
295 hab. (2011)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 06′ 31″ N 2° 38′ 09″ E / 43.1086111111, 2.63583333333 ()43° 06′ 31″ Nord 2° 38′ 09″ Est / 43.1086111111, 2.63583333333 ()  
Altitude 100 m (min. : 68 m) (max. : 306 m)
Superficie 9,41 km2
Localisation

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Ribaute

Ribaute (en occitan Ribauta) est une commune française située dans le département de l'Aude et la région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Ribautois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village des Basses-Corbières, situé dans la vallée de l'Orbieu, sur sa rive droite, et plus précisément sur ses hautes rives rocheuses (le nom Ribaute est issu de l'occitan riba auta qui signifie "Rive haute"). La partie de la vallée dans laquelle est située Ribaute est relativement encaissée, comme en témoigne le dénivelé de la commune même (240 mètres sur une superficie d'à peine plus de 9 km2), entre la Montagne d'Alaric au nord-ouest et la colline appelée « la Bade » au sud-est.

La commune de Ribaute proprement dite est bordée au nord par trois cours d'eau : le rec des Mattes, l'Orbieu et le ruisseau de la Combe de Laffran ; au sud-est par la crête de la Bade, et à l'ouest et au sud-ouest par des limites artificielles, mis à part quelques hectomètres délimités à nouveau par l'Orbieu.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'existence du lieu de Ribaute (Ripa alta) est constatée authentiquement dès le premier siècle de la dynastie Carolingienne. Cette seigneurie fut acquise, au commencement du XIIe siècle, par l'abbaye de Lagrasse, qui en garda la possession durant tout l'ancien régime.

En 859, le roi Charles le Chauve porta concession du village de Ribaute (en même temps que le village de Roubia) à son féal nommé Isambert[1].

En avril 1208, se fit le rachat de la moitié du lieu de Ribaute, engagée pour 1500 sols melgoriens, à Sicrède de Durfort par l'abbé Raymond et Bérenger de Prats, prévôt de Pedilhan. Pour ce faire, les acheteurs engagèrent l'autre moitié dudit Ribaute, de Rapissols et de Baxendre audit Durfort et à ses successeurs, pour 2500 sols[2].

En 1311, il y a transaction consentie par Guillaume, abbé de Lagrasse, du consentement du couvent de Lagrasse, en faveur des habitants de Ribaute, par laquelle lesdits habitants obtiennent la faculté de disposer de leurs maisons et de leurs biens, moyennant le paiement de 165 écus[3].

En 1379, réquisition est faite par les consuls de Ribaute, Berriac, Lairière, Thézan, Molhet, La Palme, Malviès, Bouilhonnac, etc. à l'abbé de Lagrasse, de vouloir établir un capitaine dans chacun desdits lieux, pour les garder durant la guerre contre l'Anglais, et pour les conserver en la soumission aux ordres du roi de France[4].

Le 27 mai 1604 sont consenties les reconnaissances générales par les consuls et communauté de Ribaute au profit de l'abbé de Lagrasse, seigneur dudit lieu[5].

Carte géographique de la commune de Ribaute

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Ribaute Blason De gueules aux trois faces d’argent.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1988 1995 Roger Cathary    
1995 2001 Germain Viès    
mars 2001 2014 Jean-Claude Limouzy PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 295 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
193 196 208 235 172 209 235 224 253
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
258 263 252 258 288 365 323 303 322
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
337 315 336 320 318 336 326 279 308
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
284 285 254 232 190 227 220 217 295
2011 - - - - - - - -
295 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

On exploitait autrefois un banc de calcaire marneux, appelé marbre de Ribaute. Une belle table, faite avec cette roche, se trouve dans le cabinet de minéralogie de l'École de Sorèze.

Viticulture[modifier | modifier le code]

Ribaute est un village agricole, de culture unique : la vigne, plantée en partie sur les pentes et terrasses des contreforts de l'Alaric, celles des contreforts de la Bade, et seulement une petite partie dans la plaine alluviale de l'Orbieu. Ce terroir particulier de marnes calcaires hors alluvions permet au vin tiré de ses grappes d'être particulièrement apprécié, et en font l'un des fleurons des vins des Basses Corbières.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vue de Ribaute depuis le pont
  • Le site de la rivière est remarquable avec sa cascade et son plan d'eau
  • Église romane Saint-Sébastien et les restes habités du village Fort de Ripa Alta (rive haute)
  • Partie de rempart préservée, dont une tour forte, et un portail ogival daté de 1574.
  • Vignoble
  • Sa cascade et le pont sur Orbieu
  • Château d'Ardolou
  • Château Ciceron

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Vie pratique[modifier | modifier le code]

Service public[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Ribaute est un village fort de plusieurs associations très dynamiques, notamment la gym, le trial club et le cercle populaire ribautois, qui propose pendant juillet et août une buvette du soir, avec l'organisation de concours de pétanque tous les mercredis, maintenant ainsi une ambiance détendue et chaleureuse. D'autres animations ont lieu au cours de l'année.

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. D. Martenne. Thesaurus anecdotorum. t. I. col. 30. Archives de l'abbaye de Lagrasse. -- Recueil des historiens de la France. t. VIII. p. 556
  2. Inventaire des titres de l'Abbaye de Lagrasse, de l'an 1668. fol. 1. mss. -- Archives de la préfecture de l'Aude.
  3. Inventaire des titres de l'abbaye de Lagrasse, écrit en 1494. fol. xxiij verso. -- Archives de la préfecture de l'Aude.
  4. Inventaire des titres de l'Abbaye de Lagrasse, de l'an 1668. fol. 9 ut supra.
  5. Arrêt de la cour des Aydes sur le dénombrement de 1687, Livre noir, fol. 381
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011