Riaucourt

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Riaucourt
Blason de Riaucourt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Haute-Marne
Arrondissement Arrondissement de Chaumont
Canton Canton de Chaumont-Nord
Intercommunalité Communauté de communes du Pays chaumontais
Maire Roland Guillaumot (décédé, remplacé après une élection partielle)
Code postal 52000
Code commune 52421
Démographie
Gentilé Riaucourtois, Riaucourtoises
Population
municipale
445 hab. (2011)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 10′ 38″ N 5° 09′ 09″ E / 48.1772222222, 5.1525 ()48° 10′ 38″ Nord 5° 09′ 09″ Est / 48.1772222222, 5.1525 ()  
Altitude 250 m
Superficie 10,71 km2
Localisation

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Riaucourt

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Riaucourt

Riaucourt est une commune française située dans le département de la Haute-Marne et la région Champagne-Ardenne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Riaucourt est un village près de Bologne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avril 2009 30 Janvier 2013 Roland Guillaumot (décédé)    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 445 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
312 272 323 377 455 455 445 468 493
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
481 446 484 436 391 380 340 304 290
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
259 229 238 222 225 237 260 275 299
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
343 320 513 408 445 446 478 445 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Riaucourt

Les armes de Riaucourt se blasonnent ainsi :

d’azur au vol d’or surmonté d’un œil du même.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La Chapelle de Méchineix[modifier | modifier le code]

Elle fut reconstruite en 1870 sur les ruines d’une ancienne chapelle. La statue de la Vierge qui surmonte l’édifice a été placée là en 1873 et vient du couvent de Méchineix situé en forêt, sur le territoire de Treix, et disparu vers 1870.

Une légende est attachée à cette statue.

Destinée à être installée à Bologne, elle avait été chargée sur un chariot qui devait la transporter. La légende nous dit que les bœufs devant tirer le chargement ne purent traverser le gué de la Marne suite à une crue subite de la rivière ; ensuite ils refusèrent de monter la côte reliant le village à Bologne malgré de nombreuses tentatives. Voyant dans ces faits mystérieux une intervention surnaturelle, les habitants de Riaucourt décidèrent alors de garder la statue et de l’installer sur la chapelle de Méchineix. Voilà pour la légende, mais la réalité est toute autre. Cette statue fut conservée à Riaucourt car personne n’en voulait ailleurs ; en effet, les gens de Bologne avaient déjà une chapelle consacrée à St Bologne et ceux de Treix ne souhaitaient pas se mettre en frais pour en construire une.

Le Colombier[modifier | modifier le code]

Probablement construit avant la Révolution par un Maître de Forge de Riaucourt, ce colombier est l’un des rares témoignages qui subsiste des anciennes forges démolies vers 1880 pour permettre le passage du canal. Ce bâtiment avait bien entendu pour fonction d’abriter des pigeons, mais il devait aussi et surtout affirmer la richesse et le rang social de son propriétaire.

Il forme un ensemble complexe constitué d’un bâtiment central sur plan rectangulaire formant avant corps par rapport à deux bas côtés auxquels on a ajouté deux ailles latérales.

Les élévations sont construites en moellons enduits sur soubassement en pierre de taille. Ces élévations présentent un chaînage d’angle en besace formé par une alternance de pierres de taille et de briques. La façade est rythmée par des ouvertures encadrées de pierres de taille prenant appui sur des pièces ouvragées. La porte est en anse de panier alors que les fenêtres sont en plein cintre. Cette façade est complétée par une corniche au niveau du premier étage.

À noter qu’il n’existe qu’un semblant de randière sur la façade et que les autres côtés en sont totalement dépourvus (absence qui s’explique peut être par la présence de murs très haut et très lisses n’offrant pas de prise aux nuisibles). Les trous d’envol sont situés au niveau intermédiaire et supérieur du bâtiment. Le trou supérieur est munie d’un dispositif de fermeture et possède une pierre ouvragée formant saillie et servant de plage d’envol aux pigeons. Le toit, en légère avancée, possède, en façade, une rive avec lambrequin et est dépourvu d’épis de faîtage.

Lorsqu’en 1940 les allemands occupèrent l’écluse du canal, les éclusiers trouvèrent refuge dans ce colombier et en aménagèrent l’intérieur afin de le rendre habitable. Les boulins qui tapissaient les murs du bâtiment furent ainsi détruits et il subsiste actuellement aucun aménagement intérieur. La spécificité de ce colombier est liée à la présence de deux ailes latérales ajoutées vers 1880 lors de la construction du canal. Ces ailes étant destinées à abriter les animaux utilisés pour le halage des péniches ainsi qu’à stocker leur fourrage. À noter que ces extensions possèdent des épis de faîtage et une rive avec lambrequin en façade.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

À l'intérieur de l'église se trouve une plaque commémorant le souvenir des abbés Durand prêtres chaumontais dont l’un était curé de Riaucourt. Celui-ci avait pour habitude d’accueillir le patronage organisé par son frère durant les vacances scolaires. Lors d’une promenade le long du canal un enfant échappa un ballon et tomba à l’eau. L’un des deux frères essaya alors de le repêcher, mais fut rapidement mis en difficulté, victime peut être d’une hydrocution, ou de son inexpérience en matière de sauvetage et en tout cas très gêné par sa soutane. Son frère tenta alors de le secourir, mais connut rapidement les mêmes difficultés et les deux prêtres finirent par se noyer en dépit de l’intervention d’un pécheur qui ne réussit à ramener sur la berge que l’enfant. À l’endroit même du drame, on peut encore voir une stèle qui commémore cet acte de bravoure.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Riaucourt sur le site de l'Institut géographique national

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011