Riad Hijab

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Riad Hijab
Fonctions
24e Premier ministre syrien
23 juin6 août 2012
(1 mois et 14 jours)
Président Bachar el-Assad
Prédécesseur Adel Safar
Successeur Omar Ghalawanji (intérim)
Wael al-Halki
Ministre de l'Agriculture et de la Réforme
14 avril 20116 août 2012
(1 an, 3 mois et 23 jours)
Premier ministre Adel Safar
Prédécesseur Adel Safar
Biographie
Nom de naissance Riad Farid Hijab
Date de naissance 1966
Lieu de naissance Deir ez-Zor, Syrie
Nationalité Syrienne
Diplômé de Université de Damas
Profession Homme politique

Riad Hijab
Premiers ministres syriens

Riad Farid Hijab (رياض فريد حجاب), né en 1966, est un homme politique syrien, Premier ministre du 23 juin au 6 août 2012.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille sunnite de Deir ez-Zor[1], Riad Hijab est nommé ministre de l'Agriculture et de la Réforme le 14 avril 2011. Un an plus tard, le 6 juin 2012, il est nommé Premier ministre par le président Bachar el-Assad[2] et forme son gouvernement le 23 du même mois[3],[4], durant le conflit syrien de 2011-2012.

Le 6 août suivant au matin, alors que la télévision d’État annonce que Riad Hijab a été limogé, on apprend que celui-ci a fait défection et a fui en Jordanie, où sa famille se trouvait déjà depuis quelques jours[5]. Il condamne des crimes contre l'humanité commis par le régime et affirme son soutien à la rébellion[6],[7],[8]. Il affirme aussi qu'il a dû accepter le poste de Premier ministre sous des menaces de mort. Il abandonne également son portefeuille de l'Agriculture.

En décembre 2012, il serait le favori des États-Unis et de l'Arabie saoudite pour diriger un gouvernement de transition après une éventuelle chute du régime de Bachar el-Assad. Mais le Qatar et la Turquie lui préféreraient Mouaz al-Khatib, président de la Coalition nationale des forces de l'opposition et de la révolution (CNFOR), tandis que Georges Sabra, président du Conseil national syrien, juge que « les Syriens ne sont pas prêts à l'accepter pour le moment »[9]. Après avoir été effectivement évoqué dans des discussions au sein de la CNFOR, il décide de ne pas se porter candidat, notamment à cause des réticences des Frères musulmans à son égard : Ghassan Hitto est finalement élu[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]