Rhydderch Hael

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Rhydderch Hael de Strathclyde (mort vers 600) est un roi de Strathclyde actif vers 570-600.

Origine[modifier | modifier le code]

La généalogie du roi Rhydderch surnommé Hael (i.e: le Généreux) ou Hen (i.e: le Vieux) est incluse dans le Manuscrit Harleian MS 3859, Il figure également dans le « Gwŷr y Gogledd » (i.e: L'Extraction des Hommes du Nord) [1] et dans le « Bonhed Gwyr y Gogled yn hav ». Ces documents s'accordent pour en faire le fils de son prédécesseur Tutagual c'est-à-dire Tudwal Tudclud :

« Rhydderch Hael mab Tudwal Tudclud mab Cedig mab Dyfnwal Hen  ».

Il est réputé avoir régné sur « Ystradclud » le Royaume de Strathclyde à partir de sa capitale « Alclut » le moderne Rocher de Dumbarton.

Règne[modifier | modifier le code]

Rhydderch est généralement considéré[2] comme le véritable vainqueur de la Bataille d'Arfderydd en 573 selon les Annales Cambriae [3] qui marque la victoire du christianisme contre les forces païennes du Nord de la Bretagne.

Avec Guallauc (i.e Gwallawg) descendant de Ceneu et Morcant, Rhydderch fait ensuite partie des forces coalisées par Urien de Reghed contre les angles de Bernicie vers 590[4]. Après le meurtre d'Urien par Morcant, Rhydderch reste le plus puissant des rois du Nord.

Selon la vie de Saint Colomba, Rhydderch nommé « Roderc » aurait consulté le saint pour savoir s'il mourrait des mains de ses ennemis. Colomba le rassure en lui prédisant qu'il mourra chez lui dans son lit[5]

Ce sont les seules informations émanant de sources anciennes. les Triades galloises évoquent son conflit avec Aedan de Dalriada qui pille sa cours d'Alcud.

Par ailleurs Rhydderch est aussi un des principaux personnages de la Vie de Kentigern de Glasgow texte hagiographique du XIIe siècle rédigé par Joceline moine de l'Abbaye de Furness. Dans cet ouvrage, Rhydderch apparait comme le roi Rederech et il est considéré comme le protecteur et le bienfaiteur de saint Kentigern qu'il accueille à son retour dans le Nord de Saint-Asaph et à qui il permet d'établir l'évêché de Glasgow qui devient le centre religieux du royaume de Strathclyde.

Union et postérité[modifier | modifier le code]

La vie tardive de Saint Kentigern évoque comme épouse de Rhydderch la reine Languoreth soupçonnée d'infidélité par son époux et qui est innocentée grâce à l'intercession du Saint.

Rhydderch semble être disparu sans héritier bien qu'un fils nommé Constantin [6] lui soit attribué par Jocelyn de Furness[7] Constantin se serait retiré rapidement dans un monastère et le trône serait revenu à un descendant collatéral de la dynastie.

La Triade galloise n°79 évoque sa fille Angharat « Tawny Wawe » comme l'une des « trois jeunes filles pleines de vie de l'Île de Bretagne  ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. William Forbes Skene Four ancient books of Wales, II, p. 454-457
  2. William Forbes Skene Celtic Scotland Livre I, chapitre III « Britain after the Romans  » p. 157
  3. AC: AD 573
  4. Nennius: Historia Brittonum, Chap. 63
  5. Vie de Colomba par Adomnan Prophecy of the blessed man regarding King Roderc, son of Tothal, who reigned on the Rock of Cluaith (Alcluith or Dumbarton) Livre I chapitre 15 § VIII
  6. Selon Mike Ashley, ce Constantin n'est peut être qu'un personnage fictif créé rétroactivement sur le modèle des autres rois « Constantin » qui ont régné sur les Pictes ou en Écosse
  7. (en) Jocelyn of Furness The Life of Kentigern chapitre XXXIII .

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Mike Ashley British Kings & Queens Robinson London 1998 (ISBN 1841190969) " Rhydderch Hen (the Old) p. 188.
  • (en) Alan MacQuarie, The Kings of Strathclyde 400-1018 dans Medieval Scotland: Crown Lorship and Community, Essay. Ouvrage collectif présenté par G.W.S. Barrow p. 1-19 & Table p.  6 Edinburgh University Press (Edinburgh 1998) (ISBN 0-7486-1110-X).
  • (en) James E. Fraser, From Caledonia to Pictland, Scotland to 795 The New Edinburgh History of Scotland. Edinburgh University Press, (Edinburgh 2009) (ISBN 9780748612321).

Liens externes[modifier | modifier le code]