Rhônelle

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50° 21′ 39″ N 3° 30′ 53″ E / 50.36083, 3.51472

la Rhônelle
Image illustrative de l'article Rhônelle
Caractéristiques
Longueur 32 km
Bassin 90 km2
Bassin collecteur Escaut
Débit moyen 0,62 m3/s (Famars)
Cours
Source dans la forêt de Mormal au lieu-dit « carrefour de la Rouillie aux Equettes »
· Localisation Locquignol
· Altitude 166 m
Confluence l'Escaut
· Localisation Valenciennes
· Altitude 26 m
Géographie
Pays traversés Drapeau de la France France

La Rhônelle est une rivière française du département du Nord et un affluent de l'Escaut.

Géographie[modifier | modifier le code]

La longueur de son cours d'eau est de 32 km[1]. Elle prend sa source dans la forêt de Mormal au lieu-dit « carrefour de la Rouillie aux Equettes », à l'altitude 166 mètres[2], passe à Locquignol, Potelle, Villereau, Le Quesnoy, Villers-Pol, Maresches, Artres, Famars, Aulnoy-lez-Valenciennes et Marly, se jette dans l'Escaut à Valenciennes, à l'altitude 26 mètres[2].

Sa pente moyenne est de 5 ‰.

La Rhônelle a plusieurs affluents (d'amont en aval) :

  • Le Ruisseau de Gargantua
  • Le Ruisseau Sendrier
  • Le Ruisseau aux Chevaux
  • Le Rieu
  • Le Ruisseau de la Forêt
  • Le Ruisseau de l'Ange
  • L'Hirondelle
  • Le Ruisseau de Sameon

Qualité de l'eau[modifier | modifier le code]

La Rhônelle et l’Escaut ont été choisis avec la Deule par l'INERIS, le CSP et des scientifiques anglais comme sites pour tester la présence d'éventuels perturbateurs endocriniens ou polluants (pesticides, dioxines…) dans l'eau et chez les poissons.
Une première étude publiée en 2006 à partir d'analyses de biomarqueurs dans des échantillons prélevés en 2004 et 2005 a conclu pour des échantillons prélevés sur la Rhônelle à Artres une « Contamination d’origine agricole forte » avec présence de taux élevés de fer et de cadmium, mais cependant un « peuplement piscicole moyennement perturbée » ... « Les épinoches (Gasterosteus aculeatus L.) prélevées dans la Rhônelle mettent en évidence une exposition à des perturbateurs endocriniens et à des inducteurs de stress ».
L'étude a mis en évidence chez les épinoches mâles de la Rhônelle des taux significatifs de vitellogénine (VTG), un biomarqueur révélant une exposition de l'organisme à un ou plusieurs œstrogènes mimétiques, qui ont le même effet que des hormones féminisants[3] (idem pour l'Escaut, avec dans les deux cas des taux beaucoup plus élevés encore en 2005 qu'en 2004). De leur côté, en 2004 comme en 2005, les épinoches femelles présentaient des taux anormalement élevés de spiggin, un biomarqueur d'exposition à des androgéno-mimétiques, ce qui traduit la présence d'hormones ou pseudo-hormones masculinisantes (idem dans l'Escaut)[4]. Cette même étude a montré chez les épinoches de la Rhonelle en 2004 comme en 2005 des taux élevés de Glutathion peroxydase (environ 5 fois plus élevés que dans l'Escaut ou la Lézarde) qui indiquent[5] un stress oxydant subi par les poissons. Une baisse corrélative du glutathion total et une Lipoperoxydation élevée dans le foie confirme le diagnostic. Des taux abaissés d'acétylcholinestérase chez les poissons de la Rhonelle, et plus encore de l'Escaut, laisse penser[6] qu'ils ont été exposés à des pesticides insecticides (neurotoxiques pour les poissons), alors que la situation semblait meilleure et presque normale sur la Lézarde. Ces biomarqueurs indiquent la présence de produits reprotoxiques, qui peuvent expliquer la relative faiblesse de la population piscicole de la Rhônelle.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Une station hydrométrique sur la Rhonelle gérée par la DIREN Nord-Pas-de-Calais existe à Aulnoy.
Aulnoy

Il n'y a pas d'atlas des zones inondables sur la Rhônelle

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. SANDRE, « Fiche rhonelle (E1760600) » (consulté le 23 décembre 2008)
  2. a et b Escaut Vivant - association loi 1901, « la Rhonelle - fiche d'identité » (consulté le 24 décembre 2008)
  3. Sanchez, W., Brion, F., Nilsen, B.M., Porcher, J.M., 2005. 15th annual meeting of SETAC, Lille, France.
  4. Poster résumant une étude (« Etude in situ de la réponse d’une batterie de biomarqueurs chez l’épinoche a trois épines (gasterosteus aculeatus l.) dans un contexte de biosurveillance ») conjointement menée par l'Unité d’évaluation des risques écotoxicologiques de l'INERIS, le CSP de Verneuil en Halatte, et des scientifiques anglais du Centre for Environment, Fishreries and Aquaculture Science (CEFAS), sur les perturbateurs endocriniens (consulté le 19 sept)
  5. Paglia, D.E., and Valentine W.N., 1967. Journal Lab. Clin. Med. 70, 158-169.
  6. Sturm, A., Wogram, J., Hansen, P.D., Liess, M., 1999. Environ. Toxicol. Chem. 18, 194-200