Rhémétalcès II

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Rhémétalcès II est un prince thrace des débuts de l'Empire romain, co-roi des Sapéens et des Odryses avec son cousin Cotys IX de 19 à 38. Il est le fils d'un de ses prédécesseur, Rhescuporis III.

Le roi Rhémétalcès Ier meurt vers l'an 12 et ses états, clients de Rome, sont divisés en deux parties par Auguste, qui sont réparties entre le fils et le frère du roi défunt, Cotys VII et Rhescuporis III. Cotys reçoit la région proche de la côte et des colonies grecques. Rhescuporis, celle sauvage et inculte de l'intérieur, exposée à des attaques hostiles des peuples voisins[1]. Rhescuporis décide de s'approprier les terres de son neveu[2], l'emprisonnant[3] puis le tuant pour faire front à Tibère, qui lui demande des comptes[4]. Rhescuporis est jugé et condamné par Rome[5], exilé puis mis à mort, pour avoir tenté de s'échapper[5].

Le royaume de Thrace est divisé entre Rhémétalcès II, fils de Rhescuporis III, qui s'est ouvertement opposé aux plans de son père, et les très jeunes enfants de Cotys, dont Rhémétalcès III et Cotys IX (qui sont élevés à Rome), au nom desquels le propréteur Titus Trebellenus Rufus est nommé régent[6] (« tuteur des princes ») ainsi que leur mère Antonia Tryphaena, veuve de Cotys VII. L'empereur Tibère maintient en la faveur de Rhémétalcès II le partage de la Thrace qui a été ordonné par Auguste après la mort de Rhémétalcès Ier.

Sous leurs règnes éclatent plusieurs révoltes dans la partie de la Thrace qui est soumise aux Romains et dans les états alliés : les services que Rhémétalcès III rend dans ces diverses occasions lui méritent de nouvelles faveurs de Tibère puis de Caligula. Celui-ci, en l'an 38 ou 39 de notre ère, décide d'un nouveau partage[7] :

Quant à Rhémétalcès II, son nom disparaît de l'histoire, son règne s'arrêtant en 26[9] ou 37/38[10] selon diverses sources. Il est fort probable qu'il soit mort en 38, ce qui serait une raison d'une remaniement à la tête des États thraces. On sait de lui qu'il était marié à Phythodoris II, fille d'Antonia Tryphaena.

Rhémétalcès III est ainsi le seul et dernier souverain de la partie de la Thrace, qui, sous la domination romaine, a conservé un reste d'indépendance, et est le dernier représentant des souverains sapéens et odrysiens. Il est assassiné en 46 et Claude annexe purement et simplement le territoire thrace à l'Empire romain[11].

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Tacite, Annales, II, 64 (2).
  2. Tacite, Annales, II, 64 (3).
  3. Tacite, Annales, II, 65 (3).
  4. Tacite, Annales, II, 66.
  5. a et b Tacite, Annales, II, 67 (2).
  6. Tacite, Annales, II, 67 (3).
  7. Maurice Sartre, « Les provinces de Méditerranée orientale d'Auguste aux Sévères », Le Haut-Empire romain.
  8. a et b Dion Cassius, Histoire romaine, Livre LIX, 12.
  9. Liste des rois thraces de Ivan Mladjov.
  10. Collection of Greek Coins of Thrace, Index des rois.
  11. Jean-Pierre Martin, « Le Haut-Empire », Histoire romaine, p. 223.

Source partielle[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]