Rezki Zérarti

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Reski Zérarti, né le 24 juillet 1938 à Beni Attard (Taourga), près de Dellys, est un peintre algérien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans une famille pauvre de la Kabylie, Reski Zérarti part en 1959 à Aix-en-Provence où il travaille comme maçon. Ayant suivi quelques cours de dessin, il commence la même année à peindre.

Après l'Indépendance de l'Algérie il rentre en août 1962 et s'établit à Alger. Dans le quartier de Pointe-Pescade (Raïs Hamidou). Son atelier est voisin du logement du poète Jean Sénac qui fait sa connaissance en 1963.

Reski Zérarti participe aux deux expositions « Peintres algériens » organisées à Alger pour les « Fêtes du 1er novembre 1963 »[1] puis à Paris en 1964. Sa première exposition personnelle est présentée à la Galerie 54 en 1964 et préfacée par Sénac. Membre de l'UNAP, il participe à ses salons et de 1967 à 1971 aux manifestations du groupe « Aouchem » (Tatouage) qui rassemble une dizaine d’artistes, poètes et peintres, auprès notamment de Baya, Denis Martinez, Choukri Mesli.

Il reçoit en 1972 le premier prix du « 10ème anniversaire de l'Indépendance » et en 1979 le second prix du « 25ème anniversaire du 1er novembre 1954 ». Il obtient en 2003 le 1er prix du concours organisé par la fondation Asselah.

Après une longue absence, durant près de vingt ans, de la scène artistique, Reski Zérarti recommence d'exposer en 1999.

Jugement[modifier | modifier le code]

  • « Voilà, à coup sûr, une des révélations artistiques de l'indépendance. Rezki Zérarti, hier encore maçon, se situe d'emblée, à vingt-cinq ans; comme un peintre dont la vision enrichit non seulement notre patrimoine mais aussi la démarche esthétique actuelle. (...) Peintre de l'enracinement, de la Nahda (comme ses amis Benanteur, Khadda, Aksouh, Martinez, Guermaz, Baya ou Racim), il tire de l'événement journalier sa substance, il transmue le fait-divers en symbole. Symboles primordiaux du Maghreb, car cette œuvre - d'un homme qui sait à peine lire - est profondément imprégnée de culture nationale, ouverte sur l'exaltante réalité du monde moderne en lutte contre tous les principes castrateurs, et ne permet aucune référence à une peinture connue. »
Jean Sénac, 1964[2]

Principales expositions personnelles[modifier | modifier le code]

  • 1964 : Galerie 54, Alger (préface de Jean Sénac)
  • 1967 : Galerie de l'UNAP, Alger
  • 1968 : Centre culturel français, Alger (préface de Jean Sénac)
  • 1971 : Centre culturel français, Alger (préface de Jean Sénac)
  • 1972 : Foire internationale d'Alger : centre touristique de Zéralda
  • 2001 : Galerie Mohamed Racim, Alger
  • 2003 : Musée de Bou Saâda
  • 2005 : Galerie de la bibliothèque de Mohammadia
  • 2011 : Galerie Art 4 You, Alger
  • 2011 : Galerie Lotus, Oran

Illustration[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : source utilisée pour la rédaction de cet article

  • Peintres algériens, préface non signée de Jean Sénac, salle Ibn Khaldoun, Fêtes du 1er novembre, Alger, 1963 (peintures exposées : 1er novembre 1954, Couleurs 62-63, Kabylie 63)
  • Peintres algériens, textes d'Edmond Michelet et Mourad Bourboune, Musée des Arts décoratifs de Paris, Paris, 1964 (peintures exposées : Le peuple de France et Kabylie, 1963; Histoire du Prophète, 1964)
  • Mohammed Khadda, Éléments pour un art nouveau, SNED, Alger, 1972. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Musées d'Algérie, II, L'art populaire et contemporain, Alger, Ministère de l'information et de la culture, 1973 (reproduction de Cuba-Washington, p. 81). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean Sénac, Visages d'Algérie, Regards sur l'art (Documents réunis par Hamid Nacer-Khodja), Alger, EDIF 2000 et Paris, Éditions Paris-Méditerranée, 2002 (reproductions : Algérie 1830-1962 et Cuba-Washington, p. 172-173) (ISBN 284272156X). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Mansour Abrous, Les artistes algériens, Dictionnaire biographique, 1917-1999, Alger, Casbah Éditions, 2002. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Le XXè siècle dans l'art algérien (ouvrage publié dans le cadre de l'exposition présentée au Château Borély, Marseille et à l'Orangerie du Sénat, Paris), Paris, Aicapress, 2003 (ISBN 2950676812). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Michel-Georges Bernard, Lumières et signes : la peinture en Algérie, dans Numéro Hors série « Algérie », Europe, Paris, novembre 2003. Document utilisé pour la rédaction de l’article

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'exposition, préfacée par Jean Sénac, réunit des peintures d'Aksouh, Baya, Hacène Benaboura, Benanteur, Bouzid, Guermaz, Issiakhem, Khadda, Azouaou Mammeri, Mesli, Martinez, Mohamed Racim, Bachir Yellès, Zérarti, mais aussi d'Angel Diaz-Ojeda, Jean de Maisonseul, Nallard et René Sintès, ainsi que des dessins d'enfants.
  2. Jean Sénac, Visages d'Algérie, Regards sur l'art, Alger, EDIF 2000 et Paris, Éditions Paris-Méditerranée, 2002, p.199-200

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]