Reyniès

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Reyniès
Monument aux morts et hôtel de ville
Monument aux morts et hôtel de ville
Blason de Reyniès
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Tarn-et-Garonne
Arrondissement Montauban
Canton Villebrumier
Intercommunalité Communauté de communes du Terroir Grisolles Villebrumier
Maire
Mandat
Claude Vigouroux
2014-2020
Code postal 82370
Code commune 82150
Démographie
Gentilé Reyniésiens
Population
municipale
937 hab. (2011)
Densité 94 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 55′ 06″ N 1° 23′ 57″ E / 43.9183333333, 1.39916666667 ()43° 55′ 06″ Nord 1° 23′ 57″ Est / 43.9183333333, 1.39916666667 ()  
Altitude 88 m (min. : 75 m) (max. : 204 m)
Superficie 9,94 km2
Localisation

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Reyniès est une commune française, située dans le département de Tarn-et-Garonne en région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Reyniésiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Reyniès est située à environ 12 kilomètres au sud de Montauban, et est bordée par le Tarn, Toulouse est à 30 minutes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 18 octobre 1810, la commune de Moulis est intégrée à Reyniès.

Le 3 mars 1930, le Tarn déborde et tout le village est détruit.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Reyniès

Son blasonnement est : D'argent à trois bandes de gueules, au chef du même.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 1989 Louis-Robert Vigouroux    
1989 1995 Antoine de Seguin de Reyniès    
1995 2001 Pierre Saulgrain    
2001 2014 André Toussaint    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 937 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
650 508 534 780 778 861 818 834 847
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
800 868 846 839 846 777 751 676 647
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
621 605 583 514 516 585 588 585 644
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
664 766 709 710 760 816 822 821 913
2011 - - - - - - - -
937 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Viticulture : Coteaux et terrasses de Montauban (VDP) Reyniés typique village agricole, s'est fortement développé dans les années 1960 avec d'une part le remembrement (Maire d'alors Lucien Sabatier) et d'autre part l'adduction d'eau dans les parcelles agricoles. Par la suite la culture du maïs de semence a fait proliférer ce petit village.

  • Portal était un constructeur français de motos fondé par Denis et Gilles Portal dont l'activité commença en 1974 et cessa en 1984.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Éducation[modifier | modifier le code]

Des bénévoles, tels que Roger Malfre, Alain Inaud, Roger Bonnet, Jean-Marie Abeilhou, permettent une fois tous les 4 ans de faire se réunir des écoliers qui ont été en classe avec M. Delpech ou Mlle Escribe. La dernière rencontre s'est déroulée en mai 2010, avec un dépôt de gerbe, une photo de groupe et un repas retrouvailles à la salle des fêtes d'Orgueil.

Sports[modifier | modifier le code]

Reyniès compte au rayon du sport, le Reyniès XV club de rugby à XV évoluant en 2e série. Après une saison époustouflante, la montée en 1re série a été acquise en 2011. Ce petit club créé à l'initiative de Bernard Coffignal en 2002 rassemble les foules lors des matches à domicile, les jeunes du villages ayant même créé un club de supporters. La renommée de ce club commence à grandir, et récemment la commune de Reyniès et le Reyniès XV ont décidé de créer une équipe de rugby féminin, la 3e seulement dans tout le Tarn-et-Garonne.Reyniès XV est sacré champion des Pyrénées de 3e série en 2010. Le 30 juin 2012 a été fêté les 10 ans de la création du club.

Stade de rugby/foot au centre du village qui est équipé de petites tribunes ainsi qu'un stade d'Urban Football. Ce stade a été rénové (éclairage, mains courantes, déplacement du monument aux morts) à l'occasion de la célébration de son cinquantenaire en 1987.

Cyclisme, Tour du Tarn-et-Garonne

La commune a été le siège du constructeur français de motos Portal dont les modèles étaient réputés à la fin des années 1970. Un titre de Champion de France de motocross en catégorie 250 inter viendra récompenser l'équipe en 1980 avec Jean-Michel Baron au guidon.

Culture et loisirs[modifier | modifier le code]

100 ans, ou presque, de souvenirs des fêtes votives de la commune

Les 36 700 communes de France, dont 195 en Tarn & Garonne font le charme de notre pays. Reyniès est l’une d’elle, avec son passé, son histoire, son actualité, son devenir…et ses fêtes votives. Quels que soient les événements, les fêtes « du village » ont ponctué, ponctuent, ponctueront, le quotidien de leurs habitants.

Ces quelques pages de souvenirs, non exhaustifs, des fêtes passées et récentes, ont pour simple but de garder en «mémoire» ce qui donne à notre commune, son caractère unique et fort, ce lien nécessaire et intergénérationnel à l’ensemble des reyniésiens.

Ces moments de souvenirs nous sont offerts, par, et grâce à : Georges Levade, 31/10/1920, Suzette Levade, 11/08/1922, Jean Bertrand, 14/06/1921, Yvette Rivière, 24/07/1922, Fernand Lespiau, 21/02/1924, François Santoul, 17/04/1924, Louis Ailhas, 27/09/1925, Hubert Santoul 31/03/1926, Louis-Robert Vigouroux, 28/03/1927, Antoine De Seguin de Reyniès, 14/06/1927, Jean-Marie Abeilhou, 02/09/1929, Roger Malfre, 14/02/1932, Francis Cogoreux, 19/03/1932, Jean-Louis (Loulou) Carrat, 29/11/1933, José Bonnet, 04/05/1935, Pierrot Quéreilhac, 14/12/1938, Marie-Thérèse Quéreilhac, 08/08/1940, Laurent Panero, 07/10/1940, André (Dédé) Abeilhou, 26/02/1941, Hervé Panero, 20/10/1943, Jean Terrat, 11/05/1944, Monique Coffignal 26/10/47, Jacky Luvisutto, 23/12/1947, Walter Mattana, 10/03/1948, Michel Rouquette, 14/04/1948, Alain Inaud, 24/04/1948, Dominique Levade, 01/02/1949, Étienne Vigouroux, 10/10/1951, Régis Santoul, 10/02/1953, Claude Vigouroux, 11/11/1953, Bernard Delporte, 21/12/1954, Jean Abeilhou, 06/06/1956, Michel Reclus, 29/06/59, Christian Moussié, 20/09/63, Valérie Scholz/Levade, 07/07/1964, Jean-Claude Scholz, 14/06/1965, Katia Tournou/Boissière, 21/04/1975, Damien Craman, 19/11/1985.

Partager ces souvenirs avec eux a été un vrai moment de plaisir, et restera inoubliable. Merci à eux, bonne lecture, bons souvenirs à vous, et surtout n’oublions jamais nos traditions et surtout de faire vivre la commune.  

Dates, durée des fêtes, aspects religieux

Les dates

À chaque Commune est traditionnellement rattaché un nom de Sainte ou de Saint, et c’est le jour où le week-end de sa célébration que se déroule la fête votive. La fête de Moulis se déroule pour la Saint Pierre et la Saint Paul qui est le 29 juin, et donc elle se déroule le dernier dimanche du mois de juin. Saint Pierre est le Saint Patron des moissonneurs, Saint Pierre aux liens (liens qui liaient les gerbes), et il est décédé et fêté le même jour que Saint Paul. Mais en réalité la fête se tenait le 11 novembre et c’est après la guerre que la date a été modifiée. À ce niveau les avis sur la date divergent : «Mr le Curé de l’époque Paul Basse, arrivé dans la commune en 1954 était déjà là» «Environ dans les années 60 » «Je me souviens y être allé avec un manteau» «On avait préparé des bacs à glace pour rafraîchir les boissons et on n’a vendu que du café». Mais il est presque certain que c’était en 1950. La fête de Reyniès, quant à elle se tient pour la Sainte Anne, Sainte Patronne du village, dont la date de sa célébration est le 26 juillet, la fête se déroulant le dernier week-end de juillet. Saint Sainte Anne assure sa protection aux tourneurs, sculpteurs, orfèvres, fabricants de balais et de gants, bonnetiers, couturières, lavandières, blanchisseurs, cardeurs, chiffonniers, navigateurs et mineurs, des dentellières, des brodeuses et des fabricants de bas.

Durée des fêtes

La durée des fêtes a évolué avec le temps, et l’environnement économique et social…….et la mode !!! Déjà dans les années 1930 à Reyniés, leur durée est de 3 jours, Samedi, Dimanche, Lundi pour aller jusqu’à 4 jours à partir des années 1980, en y ajoutant le Vendredi soir. En effet si à Moulis il est difficile « d’attirer » du monde sur plus de deux jours, samedi soir et dimanche toute la journée, il a été en son temps plus aisé d’organiser plus de journées à Reyniès. - Pour Moulis : de 1966 à 1968 1 jour, 1969/70 2 jours, 1970 à 1979 1 jour puis 1980 à maintenant 2 jours - Pour Reyniés : 1966 2 jours, de 1967 à 1983 3 jours, de 1984 à 2009 4 jours, puis maintenant 3 jours À ce jour, malgré l’envie et la volonté de tous d’organiser 4 jours de fête de rang, cela relève presque de l’exploit. C’est aussi vrai également pour les communes voisines….ce qui est rassurant.

Aspects religieux

La célébration de messes tant à Moulis qu’à Reyniès a toujours fait partie de ces moments forts de la commune, avec une particularité à Reyniès : une procession, en l’honneur de Sainte Anne, qui partait de l’église, pour aller se recueillir devant sa statue érigée par le Général Antoine de Reyniès dans les années 1920/23, en bas du pont dans le parc du château. Cette procession a toujours eu lieu au moins jusque dans les années 2000. Pas toujours à l’extérieur : «J’étais enfant de chœur, dans les années 62/65 on la faisait dans l’église». Depuis peu, deux trois ans, elle est revenue au grand jour et traverse à nouveau majestueusement la grande rue.

Jusque dans les années 1980 puis de façon ponctuelle l’orchestre, local ou retenu ce jour-là pour la fête participait et jouait pendant la messe le dimanche, pour ensuite exécuter la sonnerie aux morts et «la Marseille» devant le monument à Reyniès, le tout suivi de dépôts de gerbe : du Comité et/ou de la Municipalité. Il y a toujours une cérémonie aux monuments aux morts, moins d’orchestres y sont présents, quasiment plus. Dans les années 1980 le Comité des Fêtes faisait la circulation afin que la cérémonie se déroule dans la quiétude et le recueillement nécessaires. «Une année, qu’on ne donnera pas, comme il y avait beaucoup de maïs à castrer, ni le maire ni l’Adjoint étaient présents !!!» Lieux dans la commune, et place du podium (voir plan en fin de document)

Moulis

De tous temps et ce jusqu’en 1969, la fête s’est toujours déroulée dans la rue, sur le goudron, le podium pour les musiciens étant installé sur le talus en face la maison de la famille Albert Cogoreux. «Quand il faisait froid les musiciens investissaient la remise Cogoreux et on dansait à l’intérieur».

Retranscription du Compte rendu du Conseil municipal du 9/02/1969 au chapitre questions diverses : « Une aire de jeux sera aménagée dans le communal de Moulis, qui servira également de piste de danse. Il sera nécessaire de procéder auparavant à l’arrachage de quelques platanes (3 au plus) ». Maire Lucien Sabattier. Les travaux ont été réalisés par les employés municipaux (cantonniers) Fernand Lespiau et André Mazas. Même si le podium a été installé une fois contre la mairie, une fois à droite et une fois à gauche de la piste de danse, on peut noter qu’il est situé régulièrement du côté de cette piste à l’opposé de la mairie, qui lors des fêtes sert aussi d’arrière-bar pour la buvette.

Reyniés

Jusque dans les années 1980, la fête s’est tenue dans la grand-rue. Elle partait de l’actuel rond-point/monument aux morts, qui jusque dans les années 1960 se situait juste devant l’église, pour s’étirer jusqu’au carrefour de la rue Jean-Jaurès (en partant de la place du souvenir c’est la 1re rue à gauche après la boulangerie Gouzy. Le podium a toujours été installé jusqu’à cette date contre le mur de la maison Vigouroux, un chai à l’époque, actuel salon de coiffure Evelyne.

Malgré tout, il a été installé deux fois en travers de la rue : La première fois à l’initiative du président Jean Roumagnac, 61/62, pour couper court à un différend initié par les forains qui étaient installés sur la place. Le podium a été monté au début de la rue Georges-Clemenceau, entre la Poste et l’entrée de côté de la salle des fêtes, devant la maison Bendéges. Du coup, les forains étaient coupés de la fête…. (Non mais !!! Il faut aussi du caractère pour être Président !!) La deuxième fois en 1971 à l’initiative du président Louis Robert Vigouroux, au niveau de l’embranchement de la rue Jean-Jaurès, ce qui n’avait pas été sans poser des tracas à la boulangerie Milhau qui était en activité dans cette rue.

C’est dans les années 1980, pour des raisons de gêne de circulation, bien que des déviations aient été mises en place permettant ainsi de contourner la grande rue par les carrelons, à droite et à gauche en descendant le pont, que la fête s’est déplacée dans le communal, rue du Maréchal-Foch. On ne pouvait plus bloquer la grande rue 4 jours de rang car les voitures garées dans les carrelons empêchaient notamment les longs camions semi-remorques de tourner. Du coup la fête s’étirait à partir de l’église, les forains de part et d’autre de la rue et sur le parking actuel. Le podium quant à lui était installé en travers de la route au niveau des maisons Daboust, Levade, dès que la rue commence sa courbe.

Une fois, en 90, la fête est restée au même endroit mais le podium a été installé avec un parquet derrière l’église et les forains dans la rue. Un parquet a vu le jour à ce moment-là. Toujours pour des raisons de circulation la fête dans les années 1990/91 a encore migré pour intégrer son lieu actuel, sur les promenades au bord du Tarn, et profiter de l’aire de jeu et actuel terrain de pétanque pour installer une partie des forains. Pour ce faire, la municipalité n’a pas hésité à démolir une partie du mur qui entourait l’aire de jeu afin de donner à cet endroit tout l’espace nécessaire au bon déroulement des festivités. Le podium même s’il a été une fois installé dos à la descente du pont, il est définitivement installé en bout des promenades face au pont.

Une particularité

Dans les années 1930 Il y avait une fête à Saint-Martin, un lieu-dit, après Moulis en allant vers Villebrumier (voir plan). Peut-être en octobre. En tous les cas sur une durée d’un jour sans forains avec une seule baraque à jouets. L’orchestre était contre le mur d’une maison. Une autre fête a été également organisée entre 2 et 4 ans par Monsieur Carenas ouvrier à l’usine de Saliens, responsable de la chaudière dans les années 1950 toujours contre le mur d’une maison (M. Boissière). À la libération Reyniès s’est aussi libéré !!! Il s’est déroulé une fête en bas du pont (date imprécise) et au lieu-dit «les Graves» aux deux carrefours (voir plan en fin de document).

Présidentes, Présidents et Comités des fêtes successifs

Le comité des fêtes a été créé au conseil municipal le 11 mars 1965 publication au Journal officiel le 23 avril 1965. Les statuts prévoient la présence de 4 membres du Conseil.

Président(e)s

La fonction, la charge pourrait-on dire, de Président(e) n’est pas des moindres. En effet, ce dernier doit concilier une espèce de quadrilatère assez compliqué : à budget contraint, réussir une fête tout en mobilisant « les jeunes » volontés pour l’aider, et séduire les habitants de la commune en faisant mieux que nos villages voisins !!! Le tout en : - anticipant la venue et l’installation - des Forains tant sur le lieu de la fête, que pour leur résidence saisonnière, - des Orchestres (recherches et établissement des contrats), - en gérant les diverses relations administratives locales et/ou départementales (arrêtés municipaux, autorisations diverses par exemple), sans compter les déclarations à la SACEM (Société des Auteurs Compositeurs et Éditeurs de Musiques) - organisant la tournée des bouquets - préparant la communication liée à l’événement ……mais aussi en tenant compte des diverses susceptibilités des uns et des autres….

Le tout bénévolement, mais avec un dévouement à toute épreuve, que ce soit pour un an, deux ans ou plus comme certains.

Reconstituer la liste des divers Présidents n’a pas été facile ; en effet, après la guerre ce sont les conscrits (personnes nées la même année - ceux de la classe - et qui étaient ensuite appelées sous les drapeaux pour faire leur régiment) qui avaient la charge, sous couvert de la Municipalité. Et du coup ce rôle pouvait être réparti sur plusieurs personnes selon les époques. Ce qui de fait empêchait toute jeune fille d’être en responsabilité de cette charge…… Parfois faute de président actif, c’est à la Mairie que revient la charge la gestion des fêtes. À ce moment-là c’est au conseiller municipal en fonction, et responsable des festivités et/ou des associations qui prennent cette mission à leur compte. Béatrice Levade/Viliare, Michel Reclus par exemple. Bien sûr, pendant la période de la guerre, il n’y pas eu de fêtes (du moins officielles, sauf des bals clandestins) donc pas de président. 1938 - Jean Bertrand 1939-1945 - Période de guerre 1946-1957 - Pas d’information précise 1958-1964 - Mairie-Jean Roumagnac 1966 - André Delbreil 1967-1972 - Louis-Robert Vigouroux 1973 - Alain Inaud 1974-1976 - Régis Santoul 1977-1978 - Bernard Delporte 1979-1985 - Claude Vigouroux 1986-1988 - Jean-Pierre Molinié 1989 - Christian Moussié 1990-1991 - Jean-Claude Scholz 1992-1995 - Mairie-Béatrice Levade/Viliare 1996-2004 - Monique Coffignal 2005-2006 - Katia Tournou/Boissière 2007 - Damien Craman 2008 - Katia Tournou/Boissière 2009-2010 - Séverine Delmay 2011- Moulis - Association «un sourire pour la vie» 2011-2012 - Mairie-Michel Reclus 2013 - Association Rugby « Reyniès XV »

Comités des fêtes

Sans Comité…ou presque…pas de fête ou presque… Jusque dans les années 1960/70, même s'il y avait de l’efficacité, il n’y a pas eu de comité des fêtes structuré au sens organisation légale « En 1950, il fallait être au moins 3 ». C’était plutôt une bande de copains qui s’amusait autant que les festayres. Par la suite, avec la nécessité de tenir une fête digne de son village, avec toutes les tâches à accomplir dans ce but (collage des affiches, tournée des bouquets/programme, repas du vendredi buvette etc…) le président a dû s’entourer de volontés, en majorité des «jeunes» du village. En effet un président tout seul ne peut pas faire grand-chose, sauf d'organiser des fêtes sans saveurs, non reconnues et surtout bien en deçà de ce que l’on attend d’une fête du village. « Je me souviens avoir collé des affiches avec mon père président d’alors, avec sa 4L, il y avait de la colle dans toute la voiture » « On distribuait des tracts dans toutes les fêtes voisines, c’était super chouette» «Les années de Comité sont les meilleures de ma jeunesse » « On croyait à notre Comité » « Crevant, usant mais quel bonheur !!! »

Cantonniers et Employés Municipaux

Les hommes de l’ombre de la fête. Avant le week-end attendu par tous, ils embellissent la commune et l’endroit où doit se dérouler la fête. Après ils rangent et nettoient…… Ces tâches sont réalisées successivement par M. Dufaut, René Badens, René Badens et Joseph Pascual, René Badens et Fernand Lespiau, Fernand Lespiau et André Mazas, André Mazas et Patrice Faugéres, Patrice Faugéres et Jean-Michel Olivera, Jean-Michel Olivera et Patrick Malbreil. Magalie Grille, employée communale, complète cette équipe, à temps partiel. La base incontournable de leur travail est de planter les files en bois, ou mâts, de couleur bleu blanc rouge avec le drapeau tricolore à leur extrémité. Elles servent, quelles époques que ce soient, à décorer mais aussi à suspendre les éclairages, entre elles sur la longueur, ou en travers des rues : au début du siècle dernier, des lampions et des guirlandes en papier, puis maintenant uniquement des guirlandes électriques et des motifs changeants d’une année sur l’autre. Pour que les files tiennent bien droites, 24 à Reyniès, 10 à Moulis, il fallait faire des trous : à la barre à mine sur une profondeur de 70/80 cm. Avant-guerre, c’était les jeunes qui se chargeaient de faire ces trous et qui dressaient les files. « Quand Fernand et René s’affairaient nous étions toujours autour d’eux, à les regarder travailler. C’était le premier travail de la naissance de la fête. Mr Badens couché sur le sol, remontait la terre avec une boîte de conserve ». Puis Fernand Lespiau a busé chaque trou, ceux qui sont encore utilisés aujourd’hui dans le but de gagner du temps et de s’économiser à juste titre des efforts. La circulation n’était pas la même qu’aujourd’hui, et l’espace dédié à la fête n’était pas aménagé et servait souvent à autre chose : « On faisait paître des bêtes soit dans la rue, soit entre les platanes à Moulis ». Avant-guerre on goudronnait la rue pour l’occasion (simple revêtement) « Les mamans n’étaient pas contentes car cela salissait les chaussures, parfois neuves achetées pour l’occasion ». Dans les années 1950, il fallait faucher les trottoirs dans la grande rue du village, où il y avait aussi des ronces !!! Impensable de nos jours. Il fallait bien une grosse semaine pour embellir le village, nettoyer les rues, toutes les rues, les bords du Tarn afin d’accueillir le concours de pêche : le village recevait des invités. Les cantonniers et employés municipaux installent aussi la scène, le podium, l’orchestre, enfin la plate-forme qui reçoit les musiciens. On est passé d’une remorque brinquebalante, facile à installer, d’ailleurs il n‘était pas rare que les festayres la fasse basculer en enlevant les cales de stabilisation – les couacs des musiciens à ce moment-là étaient excusables, à des tréteaux et un plancher en bois fabriqués par M. François Arruabarrena, menuisier au village, à un podium plus grand dans les années 1960. Ce podium fabriqué par un artisan ferronnier voisin, en 1982 avait été élargi approfondi dans les ateliers municipaux par Patrice Faugéres. Parfois, on a pu faire appel à la location d’un car podium, celui de Marcel Coffignal, à l’heure actuelle le podium est intercommunal (AIPADAV). Celui qui appartenait à la commune de Reyniès a été détruit il y a environ une dizaine d'années car il ne répondait plus aux normes de sécurité.

Tournée des Bouquets et Entrées

Tournée des bouquets

La tournée des bouquets revêt deux formes : dans un premier temps, jusque dans les années 1950, ce sont des fleurettes, une pensée, en mica (sorte de matière plastique de toutes les couleurs) qui sont épinglées aux habitants ou le soir des fêtes contre un écot non obligatoire, puis ensuite des bouquets de fleurs ou des plantes. C’est une forme de tradition liée aux fêtes de village, et c’est un moyen de pouvoir disposer de fonds pour assumer les frais inhérents à leur organisation. Pas que. En effet, même si la population est généreuse, et si depuis les années 1980, par le biais des buvettes le Comité bénéficie de rentrées d’argent pour assumer les diverses dépenses, la municipalité participe sous forme de subvention fixe, ou de participation à divers frais (feu d’artifice par exemple) à la qualité du bon déroulement des fêtes. Tant pour Moulis que pour Reyniès. Dans les années 1950 et jusque dans les années 1970 les bouquets sont faits en papier crépon, avec de la ficelle de cuisine et du fil de fer souple, par les jeunes du village, garçons et filles dans la salle du premier étage du café Terrat, dans la semaine qui précède la fête. Ils sont différents pour Reyniès et pour Moulis. Pour Saint Martin les bouquets sont faits chez Panero dans une chambre au premier étage de la maison.

La tournée se fait dans la commune avec si possible un à deux musiciens, régulièrement un accordéoniste et un batteur. C’était plus facile car les musiciens étaient locaux, ou voisins. Soit la semaine qui précède la fête soit le samedi ou le dimanche matin des fêtes. Lucien Rivière avec le camion de l’usine de Saliens, un Citroën tube gris, dans les années 1950 a transporté les membres du comité qui faisaient la tournée. «Je me souviens que dans les années 60 l’orchestre jouait la Marseillaise devant la maison de chaque conseiller municipal». Elle s’est faite aussi avec la voiture de marque Prairie d’André Déjean mais aussi le camion de M. Pelissier de Corbarieu avec lequel il collectait le lait, et avec la camionnette de la boulangerie Quéreilhac (actuellement boulangerie Gouzy) Dans les années 1980 les bouquets en crépon ont été remplacés par des petits pots de plantes que chacun peut replanter en souvenir. Mais aussi selon les années et jusqu’à nos jours un programme papier des festivités est remis avec les plantes. Les orchestres ne suivent plus, et la tournée se fait le plus souvent en voiture avec ou sans sonorisation, mais en 91 les programmes ont été distribués avec l’appui d’une bandas venant du Gers. Depuis 1998 un tracteur et une remorque font le tour de la commune avec pratiquement tous les jeunes du comité. Sympa et convivial. Mais quelles que soient les époques il faut en ressortir le plaisir qu’avaient et qu’ont les jeunes qui ont participé à ces tournées. « On se marrait bien » « ça me permettait de sortir de chez moi et d’avoir des alibis vis-à-vis de mes parents » « Les rencontres filles garçons étaient favorisées » « Il n’était et n’est pas rare encore de se retrouver le soir chez la Présidente ou le Président, pour dîner, faire l’apéro » « ça nous soudait ».

Entrées

Les fêtes ont été gratuites très longtemps, au moins jusque dans les années 1950, puis des fleurs, des marguerites en mica, présentées sur un petit cousin par une fille étaient épinglées au revers des habits. Les gens donnaient ce qu’ils voulaient dans une sorte tirelire que leur présentait un garçon. Puis dans les années 75/80 « les entrées » de la fête au niveau de la Poste au niveau de la grande rue et de l’autre côté après l’orchestre, étaient filtrées, et donc semi-payantes, toujours avec les fleurettes épinglées. «On avait toujours deux videurs Mr Despons et Mr Nadalin».

Une fois dans les années 1970, l’entrée pour assister à un feu d’artifice a été payante. (ce qui n’est pas vérifié est que peut-être le montant de ces entrées a été ensuite donné au club de foot, la JSR).

À Reyniès, quand elle s’est déplacée derrière l’église dans les années 1980/90, les entrées, du moins du vendredi et du samedi ont été payantes jusque dans les années 2000. Le Comité d’alors avait investi en barrières métalliques qui étaient stockées à l’année dans les hangars municipaux, et qui étaient à disposition de la Mairie si besoin. Depuis, les fêtes sont gratuites.

Illuminations et Décorations

Illuminations

On peut dire que les illuminations ont été du moins à Reyniès progressives et il y a évidemment un avant et un après électrification, le village ayant été électrifié après l’inondation de 1930. Avant cette période, les endroits où se déroulaient les fêtes étaient illuminées avec des lampions et des bougies qui étaient allumées pour l’occasion et remplacées au fur et à mesure, et qui étaient suspendus sur des fils de fer entre les files (vu plus haut). Puis le temps des guirlandes lumineuses est arrivé, peu en nombre dans les années 1930/40 et après-guerre, une ou deux tout au plus. Par la suite elles ont été plus conséquentes et plus colorées. Les motifs suspendus en travers de la rue, et aux entrées des villages, Moulis et Reyniès sont apparus dans les années 1970. Les motifs ont changé mais ils sont encore la base de l’illumination des fêtes, avec une nouveauté depuis 70 à Reyniès l’éclairage du clocher. À Moulis dans les années 1957-1958, l’illumination a été faite par l’orchestre « Rico Zombie » (chef d’orchestre Bezombes Henri de Verdun), «Histoire de gagner quelques sous en plus, il avait négocié son contrat de cette façon».

«Dans les années 50 toute la grande rue n’était pas éclairée, cela s’arrêtait un peu après l’orchestre, devant la maison Abeilhou (actuellement Denis Gilbert) deux maisons après le salon de coiffure en allant vers le pont sur le trottoir de droite. Le jeu, en dansant était d’amener progressivement les filles dans l’ombre….certains même jetaient des cailloux à l’éclairage public».

Les électriciens M. Delmas de Verdun dans les années 1930, puis M. Touya de Nohic jusque dans les années 1970, ensuite Bernard Coffignal et son fils Benoît jusqu’à nos jours. La riche idée d’illuminer le clocher vient de Bernard. Malgré tout, depuis que la fête est sur les promenades, on note l’apparition de manne, ces papillons éphémères, le soir, et il n’est pas rare, malgré les efforts de Benoît pour obscurcir le plus possible la piste de danse de voir les musiciens jouer dans une nuée de ces bestioles.

Décorations

Les décorations spécifiques sont quand même rares. À Reyniés, en 1946, Hubert Santoul avait loué au Comité des fêtes de Sapiac (Montauban) un moulin d’environ 4 mètres de haut. Il était décoré avec de la bruyère et installé au-dessus de l’orchestre : quand les musiciens jouaient, les ailes tournaient.

Jusque dans les années 1960/65, ce sont des guirlandes de papier (des triangles de toutes les couleurs) qui sont fabriqués toujours au café Terrat (idem les bouquets) par les garçons et les filles. Ces guirlandes étaient aussi agrémentées de branchettes de buis qui étaient prélevées dans le parc du château.

Rien n’a bien changé depuis les années 1970, à part la forme des motifs et la rapidité d’installation, «Ce qui est dommage car voir tous ces employés s’activer dans la rue, au moins une semaine avant contribuait à la magie de la fête à venir».

Forains et jouets

Forains

En vieux français, un « forain » est quelqu’un d’étranger au village, et les gens qui avaient des propriétés, des terres dans un village autre que le leur étaient aussi appelés «des forains». La tradition des fêtes foraines remonterait aux saltimbanques du Moyen Âge et aux spectacles donnés lors des fêtes religieuses. Ils ne doivent pas être confondus avec les «gens du voyage». Mais quand on est «petit» dans les semaines qui précèdent les fêtes, on en rêvait, on les espérait, les attendait…… et on regrettait leur départ, même s’ils n’allaient pas si loin, dans un village voisin, mais nous n’avions pas les moyens de les rejoindre la semaine suivante ; d’ailleurs si par cas on les retrouvait la saveur n’était pas la même : ce n’était plus «notre fête». Ils sont un des éléments incontournables à la vie d’une fête, et ce qu’il y a de certain c’est qu’ils veulent tous être les mieux placés, et dès qu’ils arrivent tous les gosses du village accourent, à n’importe qu’elle époque !!! «On galopait, comme si on les sentait». «Tu te souviens de Manso avec son camion tout droit sorti de la bataille de la Marne avec son volant en bois ?». «Quand on était petit le nec du nec était de grappiller contre un peu d’aide, des jetons d’auto tamponneuse, ou de tickets de manège». Les forains font plus partie de la fête de Reyniès que de Moulis. Hormis une baraque à jouets et les balançoires, et plus récemment un manège pour enfants. Ils installaient leurs roulottes puis leurs caravanes dans les carrelons du village, ou derrière l’église, puis peu à peu dans le terrain de sport, compte tenu des commodités liées aux toilettes et douches, mis à disposition par la municipalité. Quand la fête était dans la rue ils ne voulaient surtout pas être installés après l’orchestre par crainte de ne pas travailler : ils souhaitaient être entre la place et le café. Dans les années 1920/30 le manège pour les enfants venait de Montauban « le petit carrousel montalbanais ». Sa particularité : c’était un cheval qui le faisait tourner, jusqu’à ce que ce soit un moteur électrique. «J’y pensais toute l’année, jusqu’à ce qu’il arrive». Un orgue de Barbarie égrenait ses chansons dans la grande rue. «On s’amusait aussi avec des balles en sciure pour faire tomber des boîtes de conserve». Les tirs aux pipes, loteries, cibles, ballons, des balançoires en fer pour les petits et les grands, etc…s’installaient de la poste en allant vers le pont, de part et d’autre de la rue, jusqu’après la maison Constans, presqu’en face le café sont toujours venus à la fête de Reyniès. Un tape-cul s’installait dans les années 1930 devant les écoles. Par la suite, dans les années 1960/65, il s’est déplacé en face la Poste, à côté du manège pour enfants Muratet/Bartaccionne, qui tenaient aussi un tir. M. Causse devant la même maison vendait des bonbons et des breloques, des pétards, et la pêche aux canards était tenue par M. et Mme Calas et ce, jusque dans les années 1990/2000 (même si la fête a changé d’endroit). Dans les années 1950/55, un forain mettait un lapin sur une planche en bas du pont et on lui tirait dessus depuis le pont !! Impensable de nos jours. Il y a eu des tirs aux ballons dans les années 1960 à 80 : on visait depuis le haut du pont, les ballons étant immergés au niveau de la deuxième pile. Si trois ballons étaient crevés on gagnait une bouteille de (mauvais) vin rouge. Également à Moulis : on tirait du haut de la plate-forme. Il y a eu aussi des casse-bouteilles, mais c’étaient plus des gens du voyage qui les tenaient que des forains. «On a presque tous connu ou presque la famille Manso, Van de Kerkove, on était copains avec les Bauer, et presque tous amoureux de Coquiche qui tenait les balançoires dans les années 65/70». Les autos tamponneuses, elles, sont arrivées après-guerre, et c’est évidemment lié à l’électricité. Avant 1949, elles étaient à la place de la salle des fêtes, puis celle-ci une fois construite, elles ont fonctionné entre elle et le rond-point. Quand, dans les années 1980, la fête s’est déplacée, elles se sont installées sur le parking derrière l’église. Puis ensuite sur l’aire de jeu aux promenades. En 1974, la famille Manso remplace Van de kerkove et est toujours présente sur la fête en 2013. À Moulis, elles sont venues une fois, après 1969, et c’est dommage, pour la cause, on a coupé 3 platanes. «Dans les années 60, comme ils étaient branchés directement sur le transformateur EDF, ils faisaient sauter volontairement la lumière de la fête, sauf aux autos, et du coup la fête affluait vers la place au détriment des autres forains, du bal, et du café».

Il n’y a pas eu beaucoup de nouveautés et d’évolutions depuis les années 1960 et les forains proposent toujours les mêmes choses. «Pour disposer d’attraction nouvelles et modernes, il faut que ça rapporte et que les fêtes soient plus importantes».

Jouets

Avant et après-guerre, les enfants n’étaient pas fortunés, mais ils arrivaient à s’acheter pour les garçons des pistolets à bouchons, des fusées, des sarbacanes, des pistolets à flèches, et des bagues, des éventails pour les filles. «Une fois les bouchons m’ont pété à la poche ». Des frondes aussi, et des roule-cerceaux. «On faisait des courses entre jeunes». Plus tard, années 1960/70 toujours les pistolets puis des poires à eau, du poil à gratter, et des pétards à jeter par terre, des pétards à mèche, «De marque «Tigre», les meilleurs». «On vous donnait des sous vous achetiez des pétards et on ne vous voyait plus sur la fête». Ensuite, dans les années 1970/80, des ballons attachés à une raquette, des poupées, des petits chevaux, etc… et on a vu aussi apparaître des machines à tirette : contre de l’argent on choisissait sa rangée de cadeaux et on tirait une espèce de tiroir afin que le cadeau tombe. Puis les machines à sous à pince : il fallait faire tomber la pince sur un jouet et l’attraper. Mais de nos jours tous ces jouets peuvent être achetés tout au long de l’année ; il n’y a pas cette attente et ces surprises.

Si on dansait ?

À Reyniès, jusqu’à leur disparition autour des années 65/68, les pompes à essence installées devant le café, étaient opérationnels pendant la fête : les voitures venaient faire le plein au milieu des tables !!!!!

Musiciens

Dans les années 1930/50 c’étaient surtout des musiciens locaux, ils ne s’appelaient pas encore «orchestre», des villages voisins, ce qui explique qu’ils étaient disponibles pour la tournée des bouquets, les messes, les apéritifs concerts. Noël Verdier, Raoul Estabes, Monsieur Sol (chef d’orchestre de la clique frontonnaise) Irénée Fauconnier, tous d’Orgueil. Et somme toute des ensembles assez simples : violon, piano, batterie, accordéon. «Ce qui ne nous empêchait de bien nous amuser et de beaucoup danser » « On venait en famille». «Il y avait un monde fou». Il y a eu aussi un dénommé Zamponne avec son accordéon et toujours un foulard rouge noué autour du coup, accompagné à la trompette d’Ettorre Farella. Ils étaient nourris et dormaient chez l’habitant/ami, souvent dans les baraquements montés après l’inondation de 1930 en attendant la reconstruction du village. C’étaient les mêmes chaque jour, et chaque année, et ce jusqu’à l’après-guerre. De la période années 1960 à maintenant, ils ont mangé soit au café Terrat, soit à Villebrumier à la pension de famille Abeilhou soit à la chaussée à Corbarieu, au Trinquet maintenant, mais aussi dans les années 1980/2000 c’est le Comité qui leur faisait les repas et mangeait avec eux.

Puis dans les années 48/55, on a vu l’apparition d’orchestres, dont le nom était surtout de celui qui l’avait monté, et qui n’étaient pas de bien loin non plus : Tartouzel, M. Couture et l’orchestre Harris, Zorzin Paupaul Francazal. Avec les premières sonorisations. Dans les années 1970 : Los Churumbeles et sa chanteuse Maria Carmela, les Goldfingers (du Tarn et qui est devenu le groupe Gold), Christian Auzel Evening Quartet, Jacques Vlecken, Serge Doat (de Gaillac), Claude Besset etc…… «Je me souviens que dans ces années-là à l’époque de «White a Shade of Pale» et de «Rains and Tears», le dimanche après-midi la rue à Reyniès était noire de monde». «Ils avaient des pupitres, les musiciens étaient en costumes cravates, les filles, chanteuses et danseuses, avec des paillettes». Puis plus tard, Temps Libre, les Leaders, Eric Sahuc, Calicoba, Irruption, Station musette etc. C’étaient devenus des professionnels, ils arrivaient juste pour «ce qu’ils avaient à faire», le moins possible présents à la messe et au monument aux morts. En effet, ils viennent souvent de loin car ce sont des imprésarios qui traitent pour eux les contrats, et ils roulent souvent la nuit une fois leur matériel démonté.

Pour des raisons financière mais surtout pour diffuser les derniers morceaux écoutés par les jeunes, il y a eu l’avènement des Discos mobiles dès les années 1980 et encore jusqu’à maintenant : Fun light, Stars Night, Disco mix Electronic System, La Galère, La Macarena etc.

Dans les années 1990/91, le Comité d’alors a proposé un concert pour la fête de Reyniès avec 2 groupes : «Les Cloportes» et «les Blues» mais aussi une soirée particulière avec «Rock Musette».

De nos jours même si les jours de fêtes sont réduits, il y a toujours une sono/disco et un orchestre, variétés ou musette et il est quand même de plus en plus compliqué de faire venir un très bon orchestre, ce qui sous-entend un nombre important de musiciens, de chanteuses/danseuses car le coût est assez conséquent : 10/12 personnes qui se produisent, et c’est à minima un budget de 3000/3500€, pour une formation tout juste convenable.

Une seule « vedette » est venue à Reyniès, c’était en 1971. En effet cette année-là, la chanteuse Pascale Concorde (son nom de scène est une conséquence des chaînes de montage toulousaines de l’avion du même nom qui a été mis en service le 21 janvier 1976) était venue faire un de ses premiers tours de chant, accompagnée de l’orchestre Teddy Loom. À ce jour, cette chanteuse à la carrière plus éphémère que le nom de l’avion, s’est retirée dans le Tarn à Castres où elle a ouvert un magasin de musique.

Musiciens de Reyniés

Reyniès a eu et à ses musiciens, qui ont peu ou prou animé les fêtes. Avant-guerre, Frédéric Verdier (Famille Roumagnac/Nicco), François Paris. Puis Roger Malfre a joué en 1948 de la Clarinette avec Victor Fasan, qui n’est pas de Reyniès mais c’est tout comme. «Je gagnais la valeur d’un euro actuel. Le prix de la baguette était de 2 sous, soit environ 0,0001€». Puis dans diverses formations dans les années 1960, José Arruabarrena (fils du menuisier), Guy Déjean puis son fils Marc (plus tard), Michel Combes (cousin de la famille Abeilhou). Et surtout Laurent Panero, qui a traversé les époques et qui joue encore avec la formation Gilbert Laurent, qu’il a créé. En 1978, c’est l’orchestre «Marshall Band» créée par Alain Constans qui anime parfois les festivités. En 1985/86, Christophe Toussaint et André Castillo ont créé le groupe «Boxon» qui s’est produit le Vendredi soir. André chante toujours, et manage le groupe «Canyon» qui s’est produit à la fête de Reyniés en 2012.

Du vécu…

Le fait que le podium soit adossé à la maison Vigouroux jusque dans les années 1980 était une aubaine pour les musiciens, chanteurs, chanteuses, danseuses : en effet, le chai ou la remise, servait de dortoir, de coulisse, de……«Nos toilettes étaient colonisées ». «La Chanteuse des Churumbeles avait une garde-robe impressionnante, je la plaignais, et elle passait par le grenier pour aller se changer dans une de nos chambres». Dans les années 2006/2008, ils ont quelques fois mangé et se sont douchés chez la Présidente.

Danses du moment

«Avant-guerre, on dansait la Mazurka, polka, polka piquée, valse musette». «Dans les années 50/60 la Marche débutait et finissait le bal». « Puis on a dansé les Pasos-Dobles, Boléros, Java, Cha-Cha-Cha, Mambo, slow». «On dansait dans les années 60 sur les grands succès de Dalida». «Le premier swing date des années 50, influence sans doute de la libération américaine. Le premier concours de swing a été gagné par Jacques Cazes avec Jeannette Manenc dite Nénette, qui se sont mariés par la suite».

Puis le jerk, danse solitaire ( !) a pris le pas sur les danses plus populaires du moins lors des soirées avec orchestre de variétés, suivi par le disco et le dance-floor Les danses dites «musettes» ont résisté dans le temps. Dans les années 1980 il a été organisé des concours de rock (danse toujours au goût du jour) et de Ska (danse disparue) : plus de 800 entrées payantes à ce moment-là.

Animations

Chaque Président avec son Comité toujours bourré d’idées, a toujours essayé, avec plus ou moins de succès, mais toujours autant d’envie et parfois de pugnacité, d’animer, de proposer des animations nouvelles aux Moulisiens et Reyniésiens, tout en conservant celles qui restent la base de la fête, l’identité du village, comme les concours de pêche et de pétanque et les feux d’artifices. Les animations n’étaient pas toujours nécessaires car jusque très tard le fait même de l’existence de la fête suffisait au bonheur de tous.

Concours de pêche

Une vraie tradition reyniésienne, et toujours le lundi. Dans les années 1930/40, il y a eu à Reyniès jusqu’à 400 participants, des professionnels aux pescoffis, en bas et de chaque côté du pont, 200 de chaque côté. Il y a eu également de rares concours de pêche à Moulis mais qui se seraient arrêtés dans les années 1960 environ. Il a eu lieu quelques fois après-guerre au lieu-dit «la briqueterie», juste à la sortie du village, sur la droite en allant vers Villebrumier. Les inscriptions se faisaient le matin même au rez-de-chaussée de la Mairie. Puis vers 10H tout le monde partait en procession, pour une heure de pêche, les gaules pointées vers le ciel, la fanfare en tête, vers les bords du Tarn. M. Fernand Bouton menait ce cortège/défilé en brandissant un bâton sur lequel était cloué une très grosse carpe dessinée (et peinte) dans du contreplaqué. Dommage de ne pas disposer de photos de cet évènement.

Le préalable à chaque concours de pêche est de nettoyer et de préparer les bords du Tarn, de planter des piquets numérotés car les emplacements étaient tirés au sort : après M. Bouton, Louis Rouquette, Fernand Lespiau, Léon Inaud, M. Mouysset (il habitait la dernière maison avant le Tarn), M. Moussié, François Santoul, Hubert Santoul, Rino Mattiuzzo Pierre Contard, ont eu cette charge. «Ce que j’attendais, d’une année sur l’autre quand j’étais gosse, était le coup de fusil tiré de sur le pont qui donnait le top de départ et de fin du concours. Il me semble encore entendre retomber les plombs dans l’eau, et l’écho de la détonation véhiculée par le lit de la rivière». Des professionnels venaient truster les prix : de Villemur, l’équipe de l’OMNIA de Toulouse, la famille Durosier Champion de France, Mouynet, Rossen Bachert et Escudié de Fronton. D’autres de Marmande (chez Loulou Carrat) pour le simple plaisir d’être en famille. Mais était-ce vraiment pour gagner un filet garni, des bouteilles, une canne à pêche, où pour passer du bon temps dans un endroit sommes toutes majestueux ? Pas de concours de pêche sans contrôleurs : ce rôle est dévolu aux enfants du village, qui souvent tirent une vraie fierté à être sollicités. «Contrôleur un poisson au numéro XX» De tous temps ils gagnent des tickets de manège et autres jetons pour les autos tamponneuses. Certains ont pu être soudoyés pour marquer une ou deux prises de plus…… Le nombre des participants a très nettement baissé et de nos jours et depuis les années 1970/80 c’est un nombre restreint de pêcheurs, très locaux qui se retrouvent, mais l’esprit est toujours là. «Que j’aimais me retrouver en terrasse du café, pour attendre les résultats tout en sirotant l’apéro avec l’orchestre qui jouait sur la route ou sur la scène car elle était en face. La rue était pleine de monde».

Concours de pétanque

Les concours de pétanque auraient commencé dans les années 1960, tant à Moulis, le dimanche qu’à Reyniès le lundi. Par la suite, il y a eu récemment des concours le samedi, le dimanche et le lundi. Une fois organisés par l’association, une autre fois par le café des Sports «Ben», parfois quasiment spontanément, car c’est un moment attendu. Pas de souvenirs spécifiques ou d’anecdotes particulières. On jouait derrière l’église et sur la promenade, jusqu’à ce que la fête y soit déplacée, dans les carrelons, puis dans la grande rue, mais malheureusement pour nos amis pétanqueurs les trottoirs ont été progressivement bétonnés. De toute façon ce qui est à retenir est leur ingéniosité à trouver des endroits, plats ou pas, praticables ou pas, en terre, en gravier ou autre afin de pouvoir taquiner le cochonnet. C’est aussi une forme de convivialité. En effet il n’est pas rare que certains pétanqueurs en profitent pour inviter (et ripailler) leurs copains ce jour-là. Et comment ne pas se régaler à prendre un apéritif en fin d’après-midi, que l’on ait gagné (un peu, beaucoup) ou perdu en terrasse du café ?

Feux d’artifice et feux de Saint Jean

Les feux d’artifice sont incontournables pour Reyniès, et ont toujours été une priorité budgétaire de la Mairie. Comité ou pas. Sa mise en place daterait des années 1930/35, le plus souvent le lundi soir, et Il a été tiré par Georges Lespiau, père de Fernand cantonnier, à la briqueterie (idem concours de pêche) dans un champ en face du château d’eau qui depuis a été détruit. Pendant de nombreuses années c’étaient les établissements Lacroix de Toulouse qui les fournissaient et apportaient leur soutien logistique. C’est dans les années 1960 qu’on le tire depuis le pont et de sur l’eau, le dimanche. Dans les années 1970 le soutien logistique est assuré par Bernard Coffignal. «En 60, Madame X a reçu un débris sur la tête, et Madame Y a eu la surprise grâce aux lueurs des fusées, de découvrir sa fille en bas du pont en bonne compagnie». Dans les années 1980, le Comité d’alors a décidé de tirer le feu à partir du clocher. C’était beau ! «Oui mais le pire en plein été aurait été, car il n’y avait pas eu d’autorisation, la réglementation était différente, que le clocher prenne feu. L’échelle des pompiers n’arrivait même pas à moitié de la hauteur». Par exception budgétaire, quelques fois ce sont des toros de fuego qui ont déambulé dans la grand-rue à Reyniès dans les années 1960, et deux ou trois fois à Moulis dans les années 1980. Depuis la tradition se perpétue à chaque fête et ce soir-là le village est noir de monde. Les feux de Saint Jean sont devenus l’identité de la fête de Moulis. Ils ont été comme un peu partout dans l’oubli puis relancés chez nous dans les années 1980 avec bénédiction. À cette époque et deux fois par la suite 90/91, il a été construit sur un radeau au milieu du Tarn. Le radeau était chargé à Reyniès car la berge est plus facile d’accès et trainé jusqu’à Moulis. On allumait le feu à partir d’un bateau. «La première fois on a amené le radeau trop tôt dans la semaine et il s’enfonçait de plus dans l’eau. On a été obligé de l’inonder d’essence pour le faire brûler. Au risque de faire sauter le bateau à partir duquel on l’allumait». En 2010, le feu de la Saint Jean s’est déroulé avec la participation des Sapeurs-Pompiers de Villebrumier. Qui devraient remettre ça en 2013.

Courses de vélos

Assez traditionnelles depuis après-guerre. En 1948 c’est la « Joyeuse Pédale Montalbanaise » qui a organisé une course en ligne avec l’aide d’un dénommé Pineau qui avait dit-on fait le tour de France. Le circuit à ce moment-là et plus tard (années 1950/60) passait par Orgueil, Nohic, Villebrumier, Reyniés. La ligne de départ et d’arrivée était devant l’orchestre. Il y a eu des courses de vélos, en circuit, à Moulis dans les années 1980. Départ Moulis, vers Villebrumier, à gauche route du frontonnais, à gauche D94, à droite chemin des Bourguets, à droite route de Villebrumier, entrée dans Moulis à gauche et ainsi de suite. Puis ces courses ont eu lieu encore jusque dans les années 1970/2005 à Reyniès, en circuit, toujours arrivée départ devant l’orchestre.

Course de Solex de 78 à 86 : mythique

La première course de Solex a eu lieu en 1978 autour du cimetière. «Alain Santoul courait avec le solex de sa maman». L’idée est arrivée des reynièsiens qui faisaient leurs études à Toulouse, et il y en avait à la Salade Ponsan. Du coup, il s’en est déroulé jusque 1986, sous le nom « les deux heures de Reyniès » et dès 1979 dans les rues du village (voir plan en fin de document), était déclaré à la Fédération française de motocyclisme, était devenue une vraie épreuve sportive. Ce n’était pas rien en termes d’organisation, des commissaires de courses, aux pointeurs, aux entrées, il y a eu jusqu’à 2000 entrées payantes, il y avait au moins 100 personnes en mouvement. Les bottes de paille étaient réservées chez les agriculteurs les semaines avant, ramassées et distribuées sur tout le parcours, avec des pneus que le garage Mattana nous gardait dans l’année. Il fallait passer la balayeuse de gravillons une fois tout installé. On finissait le bal vers 2H du matin et la balayeuse avait fini le sien vers 5H30/6H du matin. «On dormait sur place, chez le président». Les essais commençaient à 9H, la course à 15H. Le parc pilote était sur les promenades, le podium du pointage (camion de Didier Levade) aussi, les ambulances, pompiers et cibistes dans les carrelons : en effet certains de ces engins roulaient dans la ligne droite à environ 100 km/heure. Une effervescence à toute heure. «En 79, nous avions eu l’appui de l’armée pour faire commissaires de piste. Ils avaient déjeuné chez les gens du village. Sympa de leur part, mais tout le village, hormis ceux que la balayeuse réveillait !!! était avec nous». À cette occasion la radio libre phare du département, Bas Quercy Radio, venait faire son journal du dimanche midi à Reyniès, Sud-Radio nous réservait une plage horaire le jeudi soir pour parler de notre course. En plus d’installer, les Reyniésiens couraient, Frédéric Scholz (Piche), Jean-Marc et Jean-Luc Cappellini (les Capés), Sox (solex) rouges numéros 74 et 75, Bernard Moussié (Cannelle), Frédéric Malfre (Matisse), Eric Quéreilhac, Richard Alary (son grand père était son mécano), Michel Francès (Michou) (sa mère ne le savait pas), André (Dédé) Verdier était mécano et conseiller technique d’un peu tous, Jean Abeilhou commentait, les filles du Comité, du coup pointaient.

«On avait poussé au niveau Midi Pyrénées et il s’était, à notre initiative, créé un championnat sur 10 courses». «Le trophée était le drapeau à damier du directeur de course». «Un certain David Muscat de Labastide Saint Pierre y a couru, y a fait ses armes, il était le plus jeune mais le plus doué. Quelques années plus tard, en 1989, il est devenu champion de France National moto en 125, un de ses premiers nombreux titres». Ces courses existent encore ailleurs, les solex sont plus sophistiqués plus rapides. Certains de ceux qui couraient à cette époque courent encore. Il s’organise en 2013 une course à Orgueil.

Et pêle mêle

Dans les années 1950/55, « les Dauphins montalbanais sont venus à Reyniès faire des démonstrations de natation. En 1970 à Reyniès il y a eu une fameuse course aux canards, dans le Tarn. On jetait un canard à l’eau et il fallait le rattraper. Tout ça sans autorisation pompiers etc… Ce ne serait plus possible maintenant. «Les filles Scholz qui étaient de sacrées nageuses les attrapaient au bout de quelques mètres. Jusqu’à ce qu’un canard plus malin que les autres faisait du sous l’eau au moment ou on lui mettait la main au-dessus. Il s’enfonçait dans l’eau et ressortait 20, 30 mètres plus loin». À Moulis dans les années 1980, un vide grenier, une journée porte ouverte pour toutes les associations de Reyniès qui présentaient leurs activités. Le Député du moment était venu inaugurer la journée. Vide grenier renouvelé en 90 avec une présentation des voitures du garagiste Mattana le tout avec l’appui d’une bandas. À Reyniès dans les années 1980 l’association de chasse a créé une fosse pour organiser un balltrap au coteau en haut de la côte le 1er chemin de terre à droite en allant à Saint Nauphary En 1990/91 : du Modélisme naval à Reyniès avec la participation de l’association micro modèle de Montech, une démonstration de Karting dans la grande rue avec la participation de Vergnière père et fils et de Hamida Bouziri, et en même temps présentation de motos anciennes, une démonstration de patins à roulettes avec le club de Valence d’Agen. En 1997/98/99 des intervillages entre Reyniès, Labastide Saint Pierre animés par Jean Abeilhou sur les Berges du Tarn. «Et comment ne pas remercier Raymond Dalliés qui dans la semaine avec sa mini pelle a décaissé toute la lise en bord du Tarn afin que tout se déroule bien». Pendant des années dés après-guerre déjà et encore dans les années 1980 le lundi à Reyniès se terminait par une grande bataille de confettis.

Jeux pour enfants

Quel plaisir de voir ces petiots s’égayer le lundi après-midi. Les souvenirs à ce niveau remontent aux années 55/60. À cette époque, on faisait des concours de lenteur à vélo dans la grande rue, Jean Roumagnac avec sa faconde les commentait. Courses à l’œuf, à la brouette (deux par brouette, chacun tenant un bras de la brouette), courses en sac, radio crochet, ont émaillé les après-midi ensoleillés et traversé les époques. « Je me souviens d’une course à la valise : 8 participants, 8 valises, un top départ. Ils couraient vers leur valise tirée au sort l’ouvraient et devaient s’habiller avec ce qu’ils trouvaient à l’intérieur. Max Cogoreux sur des talons hauts, en jupe : impayable » La rue était emplie de curieux. Les prix étaient surtout des jetons et tickets de manège, puis à partir des années 1980 jusque dans les années 2008 le Comité achetait des jouets et autres gourmandises pour faire des lots attrayants pour les enfants. «Jeannot a demandé aux enfants de leur rapporter un objet insolite. Hugues Levade 5 ans lui a rapporté une culotte de son arrière-grand-mère». (La fête était derrière l’église)

Convivialité

Elle est à plusieurs niveaux : dans les familles et sur la fête, et les fêtes ont toujours créé un peu de trafic chez les commerçants, sans plus, hormis à une époque et jusque dans les années 1980/90 une recrudescence pour les boulangers de fabrication de petits pains «c’était et cela faisait chic»

En famille

Même si l’aspect convivial s’est un peu perdu, il reste en filigrane un des objectifs des gens de la commune et des divers Comités. «Dans les années 30 on se recevait !! Nous étions jusqu’à 25 à table, chacun amenait quelque chose, poulet, melon, tomates, vin… c’était surtout la famille qui habitait loin » Avant-guerre, les moissons étaient faites mais on ne dépiquait pas avant la fête de Reyniès, parfois le lendemain. La fête marquait un temps dans le travail aux champs et c’était le plus gros événement de l’année, et pendant longtemps. Un menu type d’avant-guerre et d’après-guerre jusque dans les années 1960 : surtout des produits locaux. - Pâté maison et foie gras ou soupe de poule - Poulet de la ferme ou volaille rôtie « celui-là on le mangera pour la fête » - Ou du Bouilli ou du gigot - Tomates farcies - Petit pois - Massepain, parfois cuit à la boulangerie (rarement) - Croustade

Cette notion de recevoir de la famille ou des amis a perduré jusque dans les années 1970/80. Toujours le dimanche et parfois le lundi. Mais les invités apportaient moins de nourriture que précédemment. «20 personnes en moyenne, jusqu’à 40, 30 chez Carrat qui pour la plupart restaient coucher pour le concours de pêche du lundi, autant chez Panero». «Il y avait par exemple 2 tables installées dans le salon de coiffure Abeilhou (2 maison au-dessus du salon de coiffure actuel en allant vers le pont)». Un menu type de cette période (produits locaux) : - Charcuterie - Œufs mimosas - Tomates en panier - Pot au feu - Volailles - Croustade - Masse pain et Crème anglaise Les boulangers étaient mis à contribution pour faire cuire les volailles. «Jusque dans les années 70/80, on briquait les maisons pour l’occasion, plus que maintenant» car on recevait la famille…..de Nohic, Labastide Saint Pierre, Saint Nauphary…».

Et par exemple la famille Malfre de Moulis recevait la famille Malfre de Reyniès pour la fête de Moulis, et inversement pour la fête de Reyniès ; Idem pour la famille Abeilhou. Il n’était pas rare que les familles qui recevaient, maximum un jour, fassent appel à des aides cuisinières (du village) pour préparer le tout, ou des personnes pour les aider à servir.

Sur la fête

Rien de spécial avant les années 70/80, mais à partir de ce moment-là, il y avait des marchands de sandwich partout : des merguez surtout, dont la fumée irradiait tous les participants à la fête. Et bien sûr des marchands de chouchous, beignets cacahuètes grillées. D’ailleurs un forain, Mr Baptiste qui avait sa baraque à jouets et autres sur le trottoir Vigouroux (maison après le salon de coiffure) les faisaient griller dans le four de la boulangerie Quereilhac (actuellement Gouzy). «On avait de très très bonnes relations avec les forains». En 1985 à Reyniès, le Comité des fêtes a ouvert une « Bodega » pendant 4 jours. Pour ce faire, il lui a fallu l’autorisation : - De l’évêché par l’intermédiaire du curé du moment du village, Paul Lourmande, car il est interdit de faire commerce de restauration si près d’une église - De la mairie pour utiliser la cantine, la cour des anciennes écoles et le matériel de restauration - De l’administration fiscale pour pouvoir servir des repas

De grands drapeaux décoraient la cour, des films télé passaient selon les horaires choisis, et le top Laurent Panero jouait de l’accordéon à la demande. «Un vrai bonheur». «J’y suis allé tous les soirs car j’en avait marre de manger du riz en salade à la maison». «On a servi environ 500 repas, et le dimanche soir toute la cour était remplie, soit environ 150 personnes en bloc. Les gens avaient leurs invités». « Menu unique, melon au porto, steak frites, fromage et glace, pour 25 francs (4€), ou les mêmes produits à la carte !!». L’expérience s’est renouvelé l’année suivante, à l’initiative des dirigeants du foot, la JSR (jeunesse sportive reyniésienne). À Moulis en 1989, un méchoui géant a été proposé, et en 1990 il a été organisé avec l’association de commerçants de Reyniès «Mode et Créations» un défilé de mode en fin d’après-midi, avec repas à la clé et projection de la finale de la coupe du Monde de foot au Mexique (Vainqueur Argentine et Diego Maradona) sur écran géant. «Le dimanche matin il pleuvait. On a créé en deux heures de temps avec l’aide de l’élévateur de Didier Levade et des bâches noires, une sorte de chapiteau en se servant comme support de toiture les platanes. La pluie n’est pas tombée mais le soir cela a servi à assombrir afin que les 250 personnes puissent regarder le match en plein air».

Deux vraies nouveautés dans les années 2000 à Reyniès, d’une part l’organisation de repas le vendredi soir. Le menu des moules frites est resté le même pendant plusieurs années. Ce que l’on sait moins c’est que Katia Tournou Présidente du moment cuisinait elle-même. Il y a eu jusqu’à 200 personnes et le Comité apportait un repas aux personnes qui ne pouvaient pas se déplacer. Chapeau ! Et d’autre part, afin de compenser un manque de budget qui empêchait de faire venir un orchestre le lundi, l’organisation de pique-nique en fin d’après-midi. Les reynièsiens venaient avec leurs enfants et chacun apportait ce qu’il voulait. La convivialité d’antan était retrouvée, simplement, sans fioritures, mais sincère. Essentiel.

Cette tradition de repas s’est ensuite perdue pour revenir à Moulis tout d’abord en 2010 avec l’organisation d’un repas le midi et d’un goûter à 16h pour les enfants puis en 2011 grâce à nos infirmières Estelle et Maryline qui ont organisé la fête et un repas avec la complicité de Laurent Panero (orchestre Gilbert Laurent) pour le compte de l’association « un sourire pour la vie». «C’était sympa, car on était accueilli avec un collier de fleurs à l’apéritif».

Puis encore en 2012, c’est Reyniès XV qui a proposé le repas à l’ombre des magnifiques platanes de la place.

Les boissons et les terrasses lors des fêtes

Dans les années 1930/50 en terrasse de la bière, de la limonade, le panaché est arrivé vers les années 1950 : c’était à la mode à ce moment-là. Au café, c’était du Quinquina, du Dubonnet, et de l’Orgeat pour les dames. Puis en plus dans les années suivantes, des «romaines» (Orgeat plus Rhum), et ensuite de la Suze, de la Suze Pernod, Suze Cassis (culotte de fonctionnaire), Suze Citron, du Claquesin, du Picon Grenadine, du Cinzano, du Byrrh, du Saint Raphaël. Le Ricard et le Cristal sont arrivés dans les années 1960. À partir des années 1980, les buvettes, compte tenu du déplacement des fêtes de leur lieu habituel, c’est le Comité qui tient la buvette. Pas de vente d’alcool, réservé au Café, sauf du Muscat, et l’avènement des canettes…surtout de bière. Et depuis c’est toujours les mêmes boissons sauf que la bière se distribue à la tireuse.

À Moulis jusqu’en 69, le café Terrat installait les tables sur les trottoirs de part et d’autre de la maison Cogoreux qui pouvaient accueillir jusqu’à 300 personnes assises !!! La «réserve» était installée dans la remise de chez Cogoreux. Ensuite la mairie a fait office de réserve et l’est encore.

À Reyniès, il y a eu jusqu’à 600 places assises en terrasse de café pour environ 12 serveurs dont : Mesdames Lacoste, Elodie Lespiau, Messieurs Leymat, Guindani, Tettamanzi, Hauser, la famille Nauze, Soldadié plus 3 ou 4 personnes de Mauvezin. (La famille Terrat allait ensuite à Mauvezin leur aider le jour de la fête).

La terrasse partait de devant l’épicerie actuelle Martine envahissait toute la rue, et allait jusqu’à la maison Abeilhou, laissant une piste de danse en face l’orchestre. «On ne pouvait pas passer tellement il y avait de monde». «Au café nous étions jusqu’à 48 à tables pour manger». Les boissons étaient tenues au frais avec des billes de glace dans des comportes viticoles, puis à partir des années 79/80, buvettes tenues par le Comité, dans les frigos prêtés généreusement par les arboriculteurs (Raymond Levade, Claude Molinés, Edouard Jorga). «Avec l’autorisation de Raymond nous piquions une tête dans la piscine dans la nuit lorsque nous allions chercher des boissons».

Dans les années 1980, le dimanche, si un reyniésien rapportait le programme de la tournée des bouquets, le Comité lui offrait l’apéritif en fin d’après-midi. «Je me souviens avoir emporté deux remorques de bouteilles vides aux poubelles». «Et pour cause c’était en dans les années 80 et nous vendions plus 7000 boissons pendant la fête».

Mots de Maires et de Présidents

Mots de Maires

Roger Malfre, Maire de 1971 à 1977 : «Les fêtes ont perdu leurs lustres d’antan. Elles ont monté, puis descendu. C’est un moment fort avec un esprit convivial et familial qui devrait être retrouvé». Louis Robert Vigouroux, Maire de 1977 à 1989 : «La Sainte Anne, un grand moment de soleil dans la vie du village que chacun attend avec ferveur toute l’année pour partager ces moments festifs avec sa famille et ses amis. A privilégier et à faire perdurer indéfiniment à l’avenir». Antoine De Seguin de Reyniès, Maire 1989 de à 1995 : «La fête locale est le temps de l’année, surtout quand il s’agit de la fête du Terroir. Comme l’an passé cette fête très appréciée a le mérite de rassembler la population qui a tendance à se disperser, le centre-bourg ne pouvant s’agrandir. L’animation de cette fête est indispensable et il faut sans cesse innover. Rien de plus stimulant !!». (Pierre Saulgrain, Maire de 1995 à 2001 décédé) André Toussaint, Maire de 2001 à ce jour : «Les fêtes de Reyniès et Moulis ont été depuis toujours un moment fort pour la commune, il faut donc les conserver. Leur organisation devra s'adapter aux exigences de notre époque pour encore et toujours rassembler les reyniésiens dans de joyeux moments conviviaux et festifs».

Mots de Présidents

Louis Robert Vigouroux, 1967-1972 : «Un lourd travail d’organisation réparti sur une équipe d’amis œuvrant dans l’allégresse et l’amitié». Alain Inaud, 1973 : «Toutes les générations se retrouvent à la fête. Elles sont attendues avec envie». Régis Santoul, 1974-1976 : «Gamin, la fête du village était un des moments importants des grandes vacances. Je garde de bons souvenirs de ma participation à l’organisation de cette fête avec une équipe dévouée et conviviale». Bernard Delporte, 1977-1978 : «On s’amusait autant en préparant les fêtes qu’en y participant» «On était une vraie bande de copains, très nombreuse». Claude Vigouroux, 1979-1985 : «La fête est un vrai espace de liberté, aussi bien pour les personnes qui composent et vivent le Comité, que pour ceux qui y viennent, d’ici, ou d’ailleurs. Surprendre, toujours surprendre, et ne s’en occuper que par envie et désintéressement : en pensant au Village……et en travaillant en équipe……..ce sont les clés du succès». Jean-Pierre Molinié, 1986-1988 : «C’est vraiment du travail, très prenant. Il faut s’en occuper vraiment». Christian Moussié, 1989 : «Pour réussir la fête il faut la participation de tous les gens du village». Jean-Claude Scholz, 1990-1991 : «Beaucoup d’investissement pour peu de reconnaissances». (92-95 pas de Comité) Monique Coffignal, 1996-2004 : «L’équipe des jeunes du Comité était FORMIDABLE ; des idées et de l’envie, surtout de faire bouger le village : des copains et des copines avant tout». Katia Tournou 2005-2006 et 2008 : «Il faut continuer pour perpétuer la tradition des anciens! Et garder toujours reconnaissance aux reynièsiens qui accueillent le Comité lors des tournées des bouquets». Damien Craman, 2007 : «Etre président(e) c'est avant tout une déclaration d'amour envers son village et une envie de partage avec ses habitants. Finalement, on est récompensé par un feu d'artifice d'émotions partagées et qu'elles soient bonnes ou mauvaises, cela reste une expérience inoubliable et enrichissante». Michel Reclus pour la Mairie : «La préparation c’est déjà la fête en elle-même. Et puis Reyniès et Moulis : ce sont mes fêtes !!».

Bonus

En marge des Fêtes, la jeunesse s’est toujours passée, et les Comités ont aussi organisé d’autres événements afin de donner de la vie à la commune ;

Quelques anecdotes qui font toujours fait rire ceux qui les écoutent. Les protagonistes de reconnaîtront : - L’enterrement du cochon de Madame Joséphine Manenc, événement se situant environ dans les années 42/43.

Comme tout le monde dans la commune Madame Manenc, -buraliste journaux épicerie - à l’actuelle place de l’épicerie Martine, élevait pour sa propre consommation de la volaille et bien sûr un cochon, qui représentait (et représente encore) une part non négligeable de l’alimentation. Et comme tout le monde elle veillait sur lui avec attention. Malheureusement il est mort de sa propre mort. Adieu jambons, saucissons, saucisses, boudins etc….et bien sûr on peut imaginer le désarroi de Madame Manenc. Afin d’exploiter ce tableau «dramatique» les jeunes de l’époque ont décidé dans la grande rue d’en faire une «comédie» en procédant à son enterrement. Jean Roumagnac tenait le rôle de l’abbé (l’abbé Bonnevie à l’époque), François Santoul celui de Madame Manenc, en imitant sa voi, les frères Jeannot et Pierrot Mèric, Hubert Santoul, Robert Vigouroux et d’autres étaient soit les enfants de chœur soit les processionnaires et ils portaient des cierges autour d’une dépouille fictive bien sûr, et suivaient en chantant….Cela a bien fait rire les badauds qui avaient envahi la grand-rue, un peu irrité Madame Manenc, mais cela n’a pas fait revenir le cochon !!!

- Que la pluie soit avec nous, amen !

C’était au mois d’août, toujours dans les années 42/43, il faisait très très chaud, pas une goutte d’eau n’était tombée depuis un bon moment et il a été décidé de faire une messe incantatoire : l’église était bien sûr remplie de monde. «Alors donc comme il y a une messe pour entre autres faire venir la pluie on va arroser les gens !!» et à la sortie de la messe les téméraires montés dans le clocher de l’église ont versé de l’eau sur les premières personnes qui sortaient à la fin de la messe. Elle n’était pas bénite mais eux en contrepartie l’ont été en descendant du clocher !!!! C’étaient à peu près les mêmes que ceux de l’enterrement du cochon…..

- Un conseil municipal studieux, par force, dans les années 1960/62.

La mairie n’était pas disposée de la même façon. Il y avait une seule porte d’entrée, au rez-de-chaussée face à la place, qui a été conservée lors des aménagements. C’était l’été et les jeunes de l’époque (Alain Inaud, Dominique Levade, Marc Laffon dit Maté, Michel Rouquette et d’autres…) se retrouvaient le soir pendant les vacances devant le café de chez «la Phine» (Joséphine Terrat) sur le banc vert qui d’ailleurs a souvent fini sur le toit de la bascule municipale, sur lequel on a pu aussi voir des dizaines de pots de fleurs, une remorque des vélos etc..…Donc un soir de conseil, qu’on t’il-fait ? Tout simplement en toute discrétion ils ont enfermé à clé (qui était restée sur la porte) les conseillers municipaux qui était en réunion au premier étage, puis ils se sont cachés pour voir comment tout ce monde pouvait «s’évader». Irrésistible.

- Garde à vous !, dans les années 1970.

Il est de coutume que lors des dates importantes (11 novembre, 8 mai etc…) le drapeau national soit installé sur la salle des fêtes, comme aujourd’hui. «Rien de plus simple que de le descendre et de le déplacer, bien sûr !!!» Ce qui fut fait pour un 8 mai. Mais là, on avait touché aux symboles de la République et la Gendarmerie de Villebrumier a enquêté, (si on peut dire), pensant «coffrer» certains jeunes bien précis du village, et bien sûr coutumiers de petits désordres, (tustets, déplacements de pots de fleurs, ceux de la bascule par exemple). Mais à la surprise générale c’en a été d’autres, réputés plus sages !!! La punition a été pour ces quatre « délinquants » de rester, le dimanche suivant, 30 minutes au garde à vous autour du monument aux morts sur la place au moment de la sortie de la messe. Un entraînement pour leur futur service national….et un pur bonheur pour les autres galapiats innocents….

Dans les années 1980/2000 les Comités étaient en mouvement toute l’année, ce qui lui permettait d’organiser d’autres événements festifs, toujours pour les gens du village. Cela représentait un événement environ tous les deux mois.

On peut citer pêle-mêle :

- La fête du maïs et la première (et seule en France ?) confrérie de la Panouille - Les carnavals et bals masqués - Les réveillons dansants du premier de l’An - Des bals avec tirage au sort de voyage aux Baléares (jamais gagnés !!) - Des bals d’hiver dans la salle des fêtes - Des fêtes de printemps au bord du Tarn : 1971 à 1973 fête du printemps « 2 jours sur l'esplanade avec le groupe Goldfingers en 1972, devenus le groupe Gold » - Des lotos - La fête de la musique dans la rue et en particulier un karaoké avec la sono Christian Auzel - Des Concours de saut d'obstacles (CSO) dans le terrain de foot - Etc…. 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La place de Reyniès et son monument aux morts, sa mairie, sa rue principale ou se trouvent les commerces principaux, son château du XVIIe siècle, son pont qui surplombe le Tarn, son lavoir d'époque. Sans oublier la bascule communale (plus utilisée) qui compte l'environnement de la place du village.

  • Le Château de Reyniès est inscrit au titre des monuments historiques en 1974[3]. Le château primitif a été construit en 1269. Le château appartient à Pierre de Latour en 1621, protestant participant à la défense de Montauban pendant le siège de la ville. Il est pris par les catholiques l'année suivante et le duc de Vendôme le fit détruire. Il passa ensuite à Jean de Seguin de Bros qui le fit reconstruire sur les fondations initiales vers 1650[4]. En 1786 Étienne Seguin de La Tour, marquis de Reyniès, fait exhausser le château d'un étage pour lui donner son apparence actuelle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  3. « Château », base Mérimée, ministère français de la Culture
  4. Nota : Texte suivant le panneau d'information devant le château.