Retvizan

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Revitzan (Ретвизан)
Image illustrative de l'article Retvizan
Retvizan (1902-1924)

Autres noms Hizen (1908)
Histoire
A servi dans Pavillon de la marine impériale russe Marine impériale de Russie, 1er escadron du Pacifique
Commandé 2 mai 1898
Quille posée 29 juillet 1899
Lancement 23 octobre 1900
Armé 23 mars 1902
Statut Coulé le 6 décembre 1904 à Port-Arthur, renfloué et réparé par les Japonais, déclassé en 1922, coulé comme navire cible le 20 septembre 1924
Caractéristiques techniques
Type Cuirassé
Longueur 117,85 mètres
Maître-bau 22 m
Tirant d'eau 7,6 m
Déplacement 12 708 tonnes
Propulsion 2 moteurs à triple expansion verticale (TEV), 24 chaudières à charbon de type Niklossa, 2 hélices
Puissance 16 000 ch
Vitesse 18 nœuds (33km/h)
Caractéristiques militaires
Blindage Krupp
ceinture: 230 mm
Pont : de 51-76 mm
Tourelle : 230 mm
barbette : 203 mm
Armement (2x2) canons de 305 mm
12 canons de 152 mm
20 canons de 76 mm
24 canons de 47 mm
6 canons de 37 mm (Gochkisa)
2 canons de 63,5 mm (Baranovsky)
6 tubes lance-torpilles de 381 mm
Rayon d'action 9 100 km à 10 nœuds (19km/h)
Autres caractéristiques
Équipage 28 offciers et 722 hommes d'équipage
Chantier naval Chantier naval William Camp et fils arsenal de Philadelphie
Port d'attache Port-Arthur

Le Retvizan (en russe : Ретвизан), est un cuirassé pré-Dreadnought construit pour la Marine impériale de Russie. Sous pavillon russe, il prit part à la Guerre russo-japonaise (1904-1905). Sous pavillon japonais, le Hizen participa à la Première Guerre mondiale.

Ce cuirassé fut unique, dans le sens où ses composants et sa construction furent réalisés aux États-Unis pour la Marine impériale de Russie. Une grande partie de son blindage fut usiné par la Bethlehem Steel Corporation. Il fut construit au chantier naval William Cramp & fils à Philadelphie. L'armement fut conçu par Obukhov et transporté en Amérique afin de procéder à son installation sur le Retvizan. Ce cuirassé eut deux prédécesseurs, deux navires à voiles portant le même nom. Le Retvizan construit en 1899 fut le dernier navire russe à porter ce nom. Nombre d'historiens de la Marine considèrent le Retvizan comme l'un des meilleurs navires de guerre russes présent lors du conflit russo-japonais[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Le Retvizan devait son nom à un cuirassé à voiles suédois, le Rättvisa (le « Justice ») capturé par les Russes lors de la bataille de la baie de Vyborg le 4 juillet 1790.

Carrière dans la Marine impériale de Russie[modifier | modifier le code]

Commandé le 2 mai 1898, la construction du Retvizan débuta le 29 juillet 1899. Son lancement eut lieu le 13 octobre 1900, sa mise en service le 23 mars 1902. Avant sa livraison à la Marine impériale de Russie, le cuirassé effectua ses essais aux États-Unis. Il quitta le port de Philadelphie en mars 1902. Son voyage sur l'océan Atlantique dura quatorze jours. Il jeta l'ancre dans le port de Cherbourg afin de reconstituer son stock de charbon. Le 27 mai 1902, il accosta dans le port de Kronstadt puis poursuivit sa route. Le 1er juin 1902, à 11 heures 15, lors d'une tentative de développement d'un cycle complet des chaudières, des tuyaux éclatèrent provoquant la mort de trois personnes. La commission de l'Amirauté mena une enquête sur l'accident et conclut que la construction des chaudières ne pouvait exclure la récidive d'un tel accident dans l'avenir. Le 3 juin 1902, les marins furent inhumés dans le cimetière de Paldiski. Le 5 juin 1902, le Retvizan reprit la mer, il accosta dans le port de Kronstadt. Le cuirassé jeta l'ancre à Tallinn en mer Baltique en juin 1902. À l'occasion de la venue en Russie du kaiser Guillaume II d'Allemagne, le 24 août 1902, le Retvizan participa à une revue navale[1].Le Revitzan n'appartint à aucune classe de navire. Conçu pour servir dans la flotte du Pacifique, il accosta à Port-Arthur (aujourd'hui Lüshunkou en Chine) le 4 mai 1903.

Construction[modifier | modifier le code]

Le Retvizan fut construit selon les caractéristiques de la Russie, de la Grande-Bretagne mais également selon celles de la marine américaine. Le cuirassé avait une certaine ressemblance avec le Perevest et le croiseur blindé américain USS New York (ACR-2). Il fut l'un des fleurons de la Marine impériale de Russie. Il servit de modèle pour la construction de bâtiments de guerre américains[2]. Le Retvizan fut conçu afin d'être utilisé comme navire amiral, de sorte que le pont arrière contenait une vaste salle de l'amirauté, des cabines destinées aux officiers de l'état-major.

Le Retvizan et le Varyag furent les premiers navires de la Marine impériale de Russie dotés d'un téléphone interne et d'une radio. Les membres d'équipage ne furent pas oubliés, les marins purent bénéficier de douches. Une boulangerie fut également construite à l'intérieur de ces bâtiments de guerre[1]. Le cuirassé fut doté de deux infirmeries bien équipées.

En raison de tensions dans les relations entre la Russie et le Japon, le Retvizan, le Pobeda, les croiseurs Bogatyr, Diana et Pallada furent préparés en hâte afin de rejoindre la flotte d'Extrême-Orient. Le 21 septembre 1902, le contre-amiral Ewald Antonovitch Stakelberg (1847-?) hissa son pavillon sur le Retvizan. Le 2 octobre 1902, le cuirassé fut transféré à Libava. Le 31 octobre 1902, à la tête d'un escadron se composant de 2 cuirassés, 6 croiseurs, 8 destroyers, le contre-amiral quitta le port de Libava (aujourd'hui Liepāja) pour prendre la route de l'Océan Pacifique.

Au cours de ses six mois de voyage, le Retvizan accosta dans les ports de Kiel, Portland, Vigo, Alger, Le Pirée, Port-Saïd, Aden, Columbo, Singapour et Nagasaki. Le 21 avril 1903, le cuirassé jeta l'ancre à Port-Arthur.

Le lendemain, sous le commandement du vice-amiral Oskar Viktorovitch Stark, le Retvizan prit part à des manœuvres dans la baie de Dalian. Ces dernières se déroulèrent sous le contrôle du ministre de la Guerre Alexeï Nicolaïevitch Kouropatkine.

En 1903, l'escadron fut transféré à Vladivostok où tous les cuirassés furent mis à quai. Malgré la présence du navire amiral Petropvlovsk, le contre-amiral Ewald Antonovitch Stakelberg conserva son pavillon sur le Retvizan. À son retour à Port-Arthur, comme tous les navires de combat russes, le cuirassé fut repeint de la couleur gris-vert.

En septembre 1903, le Revitzan fit de nouveau des manœuvres dans la baie de Dalian. Fin octobre, il fut placé dans une escadre de réserve. En raison des tensions diplomatiques entre le Japon et la Russie, il fut remis en service actif le 31 janvier 1904.

Guerre russo-japonaise[modifier | modifier le code]

Le Retwizan vu de l'arrière

Le 3 février 1904, sur ordre du gouverneur de Port-Arthur, l'amiral Evgueni Ivanovitch Alexeev, l'escadron prit la mer. Le 4 février 1904, très tôt, l'escadron jeta l'ancre près de la péninsule du Shandong puis, sur l'ordre du gouverneur, les navires rentrèrent à Port-Arthur. À 5 heures le matin, ce 5 février 1904 les bâtiments de guerre russes s'ancrèrent dans la baie de Port-Arthur.

Le cap pris par l'escadron russe pour une direction inconnue préoccupa le Japon. Dans la crainte d'un changement de leurs plans de guerre, les forces japonaises prirent la décision d'ouvrir immédiatement les hostilités. Le 5 février 1904, l'Empire du Japon rompit ses relations diplomatiques avec la Russie. Le lendemain, l'amiral japonais Togo reçut l'ordre d'ouvrir les hostilités contre la Russie.

En dépit de la rupture diplomatique, la Marine impériale de Russie n'avait pris aucune précaution élémentaire : les navires russes furent alignés en quatre rangées à l'extérieur de la rade de Port-Arthur. Dans la nuit du 8 février au 9 février 1904, les destroyers japonais tirèrent sur les navires russes. Malgré l'effet de surprise, l'attaque des forces japonaises fut relativement faible. Seuls le Revitzan, le Tsarevitch et le croiseur Pallada furent atteints par les tirs ennemis. Le Retvizan fut atteint par une torpille à babord, très certainement tirée par le Shirakumo[3]. Plus de 2 200 tonnes d'eau envahirent la coque du cuirassé, qui s'échoua sur un banc de sable à l'entrée de la rade de Port-Arthur. Onze personnes perdirent la vie à bord. Le cuirassé ne prit aucune part à la bataille du lendemain. Pendant les réparations effectuées à bord du Retvizan (du 24 février au 26 mai 1904), celui-ci fut utilisé comme une batterie flottante à l'entrée du port.

Port-Arthur n'était pas un port équipé pour réparer un cuirassé, de sorte que les réparations effectuées sur le Tsarevitch et le Revitzan furent un véritable défi. Les tentatives visant à assécher les compartiments demeurèrent vaines. La seule façon de réparer le navire fut la construction d'un caisson de plongée en bois. Les réparations furent supervisées par l'amiral Stepan Makarov et l'architecte naval Nikolaï Nikolaïevitch Kouteynikov.

Bataille de la mer Jaune[modifier | modifier le code]

Le 19 juin 1904, le gouverneur Evgueni Ivanovitch Alexeïev ordonna à l'escadron placé sous le commandement de l'amiral Wilgelm Karlovitch Vitgeft de sortir de Port-Arthur afin de rallier le port de Vladivostok. Le Retvizan prit place dans la seconde colonne immédiatement derrière le navire amiral Tsarevitch. Le cuirassé ne disposait plus à bord des deux canons de 152 mm, des six de 75 mm, ces derniers étaient utilisés pour la défense de la forteresse. Sur les autres navires, le cas était semblable (par exemple le Pobeda ne possédait que trois canons de 152 mm).

Au large de Port-Arthur la flotte russe rencontra les forces navales japonaises. Wilgelm Karlovitch Vitgeft prit la décision de rebrousser chemin. L'amiral expliqua les raisons de son geste : l'absence des navires et de leur artillerie affaiblissaient Port-Arthur. Sur le chemin du retour, les navires russes durent faire face à une attaque des destroyers japonais. Le Retvizan tira un obus de 152 mm, deux de 75 mm et 36 de 47 mm. Aucune torpille n'atteignit les bâtiments de guerre russes, mais le Sebastopol sauta sur une mine. Dans l'attente de la fin des réparations du cuirassé, une nouvelle tentative de sortie fut reportée.

Le 23 juillet 1904, le Retvizan, les croiseurs Bayan, Pallada, Novik et des canonnières furent ancrés dans la baie de Tahe. À 13 heures 30, au sud-est, les croiseurs blindés Nissin et Kasuga (Lancement 22 octobre 1902, mis en service 7 janvier 1904, coulé le 18 juillet 1945 au cours d'une attaque aérienne de l’US Air Force), le croiseur Hasidate et plusieurs destroyers japonais s'approchèrent des bâtiments de guerre ancrés dans la baie. Vingt minutes plus tard, l'ennemi ouvrit le feu sur le Retvizan. Les deux parties en présence, craignant un mouillage de mines, ne purent ajuster leurs tirs. En conséquence, les navires russes ne furent pas touchés. Concernant le Nissin, son antenne radio fut coupée, son drapeau troué.

Après l'attaque du 23 juillet 1904, les navires russes ouvrirent le feu sur les forces terrestres ennemies de l'arrière-port. Le 31 juillet 1904, les Japonais commencèrent le bombardement du port. Le 9 août 1904, deux bateaux déposèrent sur le Retvizan deux canons de 152 mm et quatre canons de 75 mm. Ces derniers furent immédiatement installés sur le cuirassé. Le Retvizan fut atteint par sept tirs directs d'obus de 120 mm, un de ces tirs perfora la coque sous la ceinture. Plus de 400 tonnes d'eau envahirent le navire. En outre, une cheminée et un canon de 75 mm furent également endommagés par les tirs ennemis. Au cours de cette nouvelle attaque, le vice-amiral et commandant du Retvizan Edward Nikolaïevitch Tchensnovitch (1852-1910) fut blessé à la tête par des éclats d'obus, quinze marins furent également blessés.

Dès la cessation des combats, les marins procédèrent à l'obturation des brèches.

Le 10 août 1904, très tôt dans la matinée, le Retvizan quitta la rade intérieure de Port-Arthur. Avec son escadron il tenta de percer le blocus afin de rallier Vladivostok. Le croiseur Bayan très endommagé, ne figura pas dans l'escadron (il avait sauté sur une mine le 23 juillet).

À 8 heures 30, le matin, le Retvizan prit la mer. De nouveau, le cuirassé prit place dans la seconde ligne dans le sillage du navire amiral le Tsarevitch. La présence de brèches dans la coque empêchèrent le Retvizan de dépasser les 13 nœuds. En outre, le cuirassé fut privé de deux canons de 152 mm, trois de 75 mm, deux de 47 mm, six de 37 mm et de quatre mitrailleuses. Un des tubes lance-torpilles était inutilisable.

La bataille de la mer Jaune débuta à 12 heures 15. Une distance de 14,8 kilomètres séparait les deux flottes. Le Nissin ouvrit le feu le premier, les cuirassés Perevest et Pobeda lui répondirent. Le Retvizan concentra ses tirs sur le navire amiral Mikasa. À 13 heures le combat cessa.

Au cours de cette première phase de la bataille, le Retvizan tira 42 obus de 305 mm et 82 de 152 mm. Il fut atteint par douze tirs, dont un à tribord avant proche de la ligne de flottaison. Les autres tirs ne provoquèrent que des dégâts mineurs.

À 13 heures 50, les combats reprirent mais, en raison de la trop grande distance séparant les bâtiments de guerre, les tirs cessèrent rapidement. La seconde phase de la bataille débuta seulement à 16 heures 30. À 17 heures, un obus toucha la tourelle avant du Retvizan. Durement touchée, elle resta coincée. Vers 17 heures 30, deux projectiles de 305 mm touchèrent le Tsarevitch, tuant l'amiral Wilgelm Karlovitch Vitgeft et blessant de nombreux marins. Afin de ne pas démoraliser l'escadre russe, la nouvelle du décès de l'amiral ne fut pas divulguée, le captaine 1er rang N.M. Ivanov prit le commandement de l'escadre. Ce dernier tenta de réunir l'escadre afin de mener une bataille décisive contre l'ennemi, mais échoua dans son entreprise. À bord du Revitzan, l'équipage ne fut pas renseigné sur la situation à bord du Tsarevitch, le cuirassé poursuivit sa route dans le sillage du navire amiral. Le Pobeda arriva à son point tournant, le Tsarevitch vira à 180° et reprit sa place dans sa propre ligne. En l'absence de signal, les bâtiments de guerre russes ignoraient que le Tsarevitch était hors de contrôle mais également sans commandement.

Au moment où un officier fut désigné pour prendre en charge le commandement sur le Tsarevitch, la plupart des navires suivirent le virage à 180° effectué par le Tsarevitch et le Retvizan. L'ensemble de l'escadron était en plein désarroi. Les navires russes renoncèrent à rallier le port de Vladivostok, ils retournèrent à Port-Arthur. Deux heures plus tard, la flotte impériale russe se trouva en sécurité dans le port. Au cours de cette bataille, le Retvizan fut atteint par 18 obus. A bord du cuirassé, on dénombra 6 morts et 43 blessés.

Siège de Port-Arthur[modifier | modifier le code]

Le cuirassé Retwizan après la capitulation de Port-Artur

Le siège de Port-Arthur débuta le 7 août 1904. Du 17 août au 5 septembre 1904, le Retvizan ouvrit le feu quatorze fois en direction de la terre. Les tirs ennemis provoquèrent quelques dommages sur le cuirassé. Le 2 octobre 1904, les Japonais bombardèrent le port avec des obus de 280 mm. À bord du Revitzan, aucun dégât majeur ne fut relevé. Dans le même temps, le contre-amiral Robert Nikolaïevitch Viren fut désigné commandant de l'escadron.

Le 5 décembre 1904, les Japonais s'emparèrent de la montagne, cette prise leur permit une plus grande précision de leurs tirs d'est en ouest. Ce même jour, le Retvizan, bloqué dans le bassin ouest de Port-Arthur, fut touché par huit projectiles de 280 mm. D'importants dégâts furent constatés à bord, deux personnes furent blessées dont le contre-amiral Robert Nikolaïevitch Viren.

Le 6 décembre 1904, le Retvizan fut de nouveau atteint par des 14 obus de 280 mm et six de 150 mm. À bord, on déplora un mort et six blessés.

Dans la nuit du 6 décembre au 7 décembre 1904, le Retvizan fut de nouveau la cible des Japonais : atteint par des obus de 152 mm, 75 mm et 47 mm, ce fut le coup de grâce pour le cuirassé. Le vice-amiral Edward Nikolaïevitch Tchensnovitch ordonna à l'équipage de quitter le navire. Le 3 janvier 1905, les forces navales russes firent sauter les deux tourelles du Retvizan.

Carrière dans la Marine impériale du Japon[modifier | modifier le code]

Les Japonais renflouèrent le Retvizan le 22 septembre 1905. Les premiers travaux sur le cuirassé furent effectués à Port-Arthur. Remorqué, il fut ancré à Sasebo. De nouvelles réparations furent entreprises sur le cuirassé, celles-ci furent achevées en novembre 1908. Devenu le Hizen (il devait son nom à une province de la préfecture de Kagoshima).

Selon certaines sources, après réparations des machines, le Hizen développa une puissance de 16 120 chevaux, se déplaçant à la vitesse de 18,8 nœuds. Selon toute probabilité, les chaudières Nikloss furent remplacées par le système japonais Miyabara. Les canons de petits calibres furent remplacés par 14 canons de 76 mm et quatre de 47 mm. Défectueux, les tubes lance-torpilles furent retirés. L'apparence du Hizen fut différente du Retvizan. De nouveaux gréements furent installés, les ponts et les cheminées furent modifiés.

À la fin de l'année 1908, le Hizen fut affecté dans la Marine impériale du Japon comme cuirassé de guerre de classe 1.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le Hizen à l'amarrage à Sasebo

Au début de la Première Guerre mondiale, le Hizen participa à la poursuite de l'escadre du vice-amiral Maximilian von Spee (en septembre 1914, accompagné des croiseurs blindés Azama et Idzumi (Lancement 18 septembre 1899, mis en service 25 septembre 1900, coulé par l’US Air Force à 24 juillet 1945, renfloué et démantelé en 1947). Le cuirassé fut envoyé en mission dans la partie centrale du Pacifique. En octobre 1914, il fut mis à quai dans un port japonais.

Au début de 1918, le Hizen, accompagné de bâtiments de guerre alliés, se rendit à Vladivostok. Il prit part à l'intervention du Japon dans la Guerre civile russe.

En septembre 1921, le Hizen fut reclassé dans la défense côtière. À la suite du traité de Washington signé le 6 février 1922, le Hizen fut désarmé le 20 septembre 1923. Transformé en navire cible, il fut coulé le 12 juillet 1924 dans le détroit de Bongo.

Commandant du Retvizan[modifier | modifier le code]

  • Prince et contre-amiral Pavel Ukhtomsky

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c www.miniflot.ru
  2. www.russiaflot.narod.ru
  3. Sergueï Balakine, Guerre de 1904-1905

Sources[modifier | modifier le code]

  • S.A. Balakine : Escadron de guerre « Retvizan » (Collection Yauza, Eksmo, 2005) ISBN 5-699-12917-0
  • E.N. : Schensnovich, Le « Retvizan » cuirassé d'escadre
  • S. McLaughlin : Le « Retvizan », un Américain dans la bataille pour le Tsar, 2000, (navire de guerre en 2000-2001, Conways maritime presse)
  • Bethlehem Steel Company, 1904 Catalogue de pièces de matériel, (Bethlehem, Pa.: La Société, 1904)

Liens internes[modifier | modifier le code]

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