Resistência Galega

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Resistência Galega est le terme utilisé par plusieurs personnes à titre individuel, ainsi que par de petits groupes organisés, pour revendiquer des actions violentes de lutte pour l'indépendance de la Galice. Ce terme est apparu pour la première fois dans un document intitulé Manifesto de Resistência Galega[1], publié en 2005. C'est l'orthographe du courant lusiste du galicien qui est utilisée dans les publications sur internet ou sur les inscriptions.

Historique de Resistência Galega[modifier | modifier le code]

La première référence à l'expression Resistência Galega apparait sur internet dans les jours qui précèdent le Día Nacional de Galicia (Jour de la Patrie de Galice, qui se commémore le 25 juillet) de 2005, par un manifeste de la résistance galicienne. Le manifeste invite à la lutte populaire galicienne pour la liberté nationale et sociale de la Galice, il justifie la lutte armée, et revendique une résistance qui ne porte ni nom, ni sigles, qui soit anonyme.

Durant les deux années qui suivent le slogan Resistência Galega apparait peint sur plusieurs lieux où se sont produits des actes violents de sabotage[2] ou dans des communiqués revendiquant des actes[3].

Cela a donné lieu a une spéculation sur l'existence d'un groupe organisé portant ce nom, dirigé par Toninho (Antón García Matos, détenu lors d'un des premiers attentas, libéré en 2005 et dont on n'a plus de nouvelles) et quelques autres fugitifs[4].

Ainsi la presse a attribué plusieurs attentats, et tentatives d'attentats, au supposé groupe Resistência Galega[5].

Le fait d'avoir trouvé, au nord du Portugal, du matériel pour fabriquer des explosifs et des tracts faisant référence à Resistência Galega a aussi laissé spéculer sur l'existence d'un commando stable dans ce pays voisin [6].

L'augmentation constante des actions de "résistance violente" les veilles du 25 juillet, jour de la patrie, a eu comme conséquence l'augmentation de la répression policière sur l'ensemble du mouvement indépendantiste[7],[8], et la contestation de la répression par différents organismes [9],[10],[11],[12].

En décembre 2007 l'union fédérale des gardes civils (UFCG), affirme par communiqué de presse, que Resistência Galega n'existe pas en tant que telle[13], suite à ce communiqué, le journal El País relève des mêmes sources que "Resistencia Galega non é unha organización, si non un manifesto ao que se acollen mozos independentistas para reivindicar as súas accións" (Resistencia galega n'est pas une organisation, mais un manifeste auquel adhèrent des jeunes indépendantistes pour revendiquer leurs actions[14]. D'un autre côté les organisations indépendantistes, telles AMI, Briga ou Nós-UP, affirment ne pas avoir connaissance d'un groupe organisé qui agirait sous le nom de Resistencia Galega[15]

Après l'explosion d'une bombe le 8 février 2008, dans un centre commercial de la paroisse de Perbes (commune de Miño, province de La Corogne), le délégué du gouvernement espagnol en Galice, Manuel Ameijeiras, a observé que cet attentat était très ressemblant aux attentats antérieurs de Resistencia Galega[16], bien qu'il reconnaisse que l'action n'a été revendiquée par aucun groupe[17].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Manifeste "Manifesto da Resistência Galega" du 29/12/2007, auteur : Resistência Galega, langue : galicien et daté du 20/07/2005
  2. tracte intitulé : Resistencia Galega actúa de nuevo en campaña y sabotea las obras del AVE cerca de Santiago (sabotage des travaux de l'AVE près de Saint-Jacques-de-Compostelle, journal Faro de Vigo du 19 mai 2007.
  3. tracte intitulé : Atribuyen a Resistencia Galega una bomba cerca de Reganosa (pose de bombe), journal El Progreso du 4 octobre 2007
  4. tracte intitulé : Resistencia Galega está dirigida por 'Toninho' y otros dos huidos de la Justicia desde Portugal (Resistencia Galega est dirigée depuis le Portugal par 'Toninho' et d'autres fugitifs), auteur : Europa Press, revue : Diario Metro du 15 novembre 2007.
  5. Desactivan unha bomba nunha obra en Cangas (désamorçage d'une bombe à Cangas, auteur : rédaction de Vieiros du 9 mars 2007
  6. tracte intitulé : El grupo 'activo' de Resistencia Galega está compuesto por media docena de jóvenes con infraestructura en Portugal (le groupe actif est composé d'une demi douzaine de jeunes basés au Portugal), Europa Press du 20 mai 2007.
  7. tracte intitulé : Interior intenta abortar la reaparición del terrorismo de cariz nacionalista en Galicia (Le ministère de l'Intérieur tente de faire avorter la réapparition du terrorisme nationaliste en Galice), Europa Press, El Pais, 25 mai 2007.
  8. http://www.lavozdegalicia.es/hemeroteca/2005/11/14/4253309.shtml Intitulé : Diez independentistas, detenidos en una operación de la Audiencia Nacional (Dix indépendantistes arrêtés), Auteur : Pablo González La Voz de Galicia du 14 novembre 2005
  9. Intitulé : Máis de 200 persoas piden a liberdade dos tres independentistas detidos "por defenderen a terra" (Plus de 200 personnes demandent la mise en liberté de trois indépendantistes), auteur  : rédaction de Vieiros du 16/12/2007.
  10. Intitulé : O MpDC pide aclaracións sobre a "Operación Castiñeira" (Le MpDC demande des éclaircissements sur l' "Operación Castiñeira"), Auteur : Movemento polos Dereitos Civís (Mouvement pour la défense des droits des citoyens), le 21/11/2005
  11. Intitulé : Una operación policial con polémica (Une opération policère sujette à polémique), Faro de Vigo du 16 novembre 2006.
  12. http://www.galizacig.com/actualidade/200511/rv_un_desatino_chamado_operacion_castinheira.htm Intitulé : Un desatino chamado “Operación Castiñeira”, Rafa Villar, 18 novembre 2005.
  13. Le journal La Región du 15/12/2007, article intitulé : La UFCG dice que los independentistas detenidos de forma 'fortuita' son 'meros obreros' : http://www.laregion.es/noticia/40944/UFCG/independentistas/detenidos/obreros/atentado/
  14. El Pais du 15/12/2007 article de P. LÓPEZ intitulé : La Guardia Civil detiene a tres independentistas con una bomba (La garde civile arrête trois indépendantistes en possession d'une bombe)
  15. tracte intitulé : Colectivos independentistas se desvinculan de Resistencia Galega y consideran que es un grupo 'testimonial' (Des organisations indépendantistes se désolidarisent de Resistencia Galega.) Europa Press du 29/12/2007 en espagnol
  16. O delegado do goberno español sospeita que Resistencia Galega está detrás da bomba de Miño
  17. Rédaction de la revue A Nosa Terra du 8 février 2008, intitulé de l'article : O Delegado do Goberno vincula o estoupido co grupo independentista, malia que non houbo reivindicación (Le délégué du gouvernement fait un rapprochement entre l'explosion et le groupe indépendantiste, bien qu'il n'y ait pas eu de revendication)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]