Resident Evil 4

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Resident Evil 4
image

Éditeur Capcom
Développeur Capcom Production Studio 4[1]
Concepteur Shinji Mikami (directeur)

Date de sortie GameCube
Icons-flag-us.png 11 janvier 2005
Icons-flag-jp.png 27 janvier 2005
Icons-flag-eu.png 18 mars 2005[2]

Genre Survival horror, jeu de tir objectif
Mode de jeu Un joueur
Plate-forme
Ordinateur(s)
Console(s)
GameCube, Wii, PS2,
PS3 (via PSN),
Xbox 360 (via XBLA)
Téléphone(s) mobile(s)
Média Mini DVD, DVD, téléchargement.
Langue Textes en français ; voix en anglais et espagnol.
Contrôle Manette, Clavier/souris, Wiimote, tactile

Évaluation PEGI : 18+ ; ESRB : M

Resident Evil 4, sorti au Japon sous le nom Biohazard 4 (バイオハザード4, Baiohazādo Fō?), est un jeu vidéo de type survival horror développé par Capcom Production Studio 4 et édité par l'entreprise japonaise Capcom. Il est distribué au début de l'année 2005 sur la console GameCube. Il est ensuite porté sur Playstation 2 à la fin de l'année, Windows et Wii en 2007, puis pour iPhone OS.

L'histoire se déroule six ans après les événements de Raccoon City et met en scène l'agent gouvernemental Leon Scott Kennedy lors d'une mission dans une région rurale d'Espagne.

Le jeu connaît une grande période de développement durant laquelle plusieurs versions bêta ont été annulées. Dans le cadre d'un accord entre Nintendo et Capcom, le jeu sort finalement sur la GameCube où il sera considéré comme l'un des titres majeurs de cette console. En 2010, il est classé douzième jeu le mieux noté de tous les temps sur Game Rankings[7] et, sur Metacritic, il est élu jeu de l'année 2005 sur les deux plates-formes où il a été édité[8]. Le jeu marque aussi un profond changement dans l'une des séries de jeu vidéo les plus populaires.

La version Wii a été renommée Resident Evil 4 Wii Edition et la version iPhone OS, Resident Evil 4 Mobile Edition. Une édition haute définition de Resident Evil 4 nommée Resident Evil 4 HD est distribuée en téléchargement en Automne 2011.

Trame[modifier | modifier le code]

Scénario[modifier | modifier le code]

L'agent Leon Scott Kennedy est envoyé en mission en Espagne : la fille du président des États-Unis, Ashley Graham, a été enlevée et serait, selon ses informations, détenue dans un village de l'Espagne rurale. Deux policiers de la région le conduisent à travers une campagne reculée à bord de leur jeep, non sans se moquer ouvertement de lui. Ils le déposent juste après un pont très instable, dans une forêt brumeuse et humide.

Kennedy découvre une maison et décide d'y pénétrer. Apercevant un villageois travaillant dans sa cheminée, il l'aborde et lui montre une photographie d'Ashley. L'individu lui répond en espagnol et, d'un air tranquille, se retourne pour ramasser une hache afin de le tuer. Kennedy se défend et comprend assez vite que les villageois cherchent à le tuer. Au volant d'une camionnette, l'un d'eux fonce à vive allure sur la voiture des deux policiers qui accompagnaient Leon Kennedy. L'un d'eux finira ligoté sur un bûcher à l'entrée d'un village à l'allure médiévale; quant à l'autre, Leon apercevra son corps aux mains de deux villageois le jetant dans un lac.

Selon les documents découverts par Leon au cours de l'aventure, l'organisation qui séquestre Ashley, la secte Los Illuminados, était, il y a plusieurs siècles, puissante, et avait de nombreux adeptes dans la région. Elle y aurait découvert un parasite appelé Las Plagas (« fléau » ou « peste » en espagnol). Ce parasite prive de sa volonté toute personne contaminée, faisant d'elle une sorte de marionnette obéissant aux ultrasons émis par une sorte de sceptre que possède le chef de cette secte. Découvrant cela, le gouverneur local Don Salazar bannit les Illuminados et fit enfouir les plagas dans les souterrains de son château.

Quelques années avant les événements du jeu, Osmund Saddler, l'actuel chef de la secte, revient dans la région, recrute des scientifiques pour ramener à la vie les plagas en hibernation et manipule Ramon Salazar, l'actuel gouverneur, pour obtenir l'accès aux souterrains. En inoculant le parasite aux villageois, à Salazar et à Bitores Mendez (le chef du seul village de tout le territoire des Salazar), Saddler étend sa secte et prend le contrôle de la région, la coupant totalement du monde extérieur. En kidnappant Ashley, Saddler veut lui inoculer la plaga pour qu'elle contamine son père. Saddler contrôlerait ainsi les États-Unis et donc la scène politique mondiale.

Au cours de ses investigations, Leon rencontre Luis Sera, un mystérieux chercheur qui a collaboré avec la secte, mais qui s'est retourné contre Saddler. Il semble en savoir beaucoup plus qu'il ne veut bien l'admettre et aide Leon de temps en temps. Tout au long de l'aventure, Kennedy trouve des extraits du journal de recherches de Luis, où il consignait ses observations sur les plagas ramenés à la vie qu'il étudiait. Il rencontre aussi Ada Wong, envoyée en mission par Albert Wesker pour voler un échantillon des plagas, que Wesker convoite.

Jack Krauser, ancien collègue de Leon, est aussi présent : ce mercenaire américain est porté disparu depuis deux ans suite à un accident d'hélicoptère. Kennedy découvre qu'il est désormais en infiltration chez les Illuminados au profit de Wesker, et que c'est lui qui a enlevé Ashley pour gagner la confiance de Saddler. Tout comme Ada, il tente de voler les plagas pour Wesker. Ada a d'ailleurs été envoyée en renfort lorsque Wesker s'est rendu compte qu'il ne servait à rien de tenter quoi que ce soit de l'intérieur de la secte et qu'il valait mieux s'en emparer directement.

Personnages[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Personnages de Resident Evil 4.

Resident Evil 4 met en scène un personnage principal nommé Leon S. Kennedy. C'est le deuxième personnage masculin jouable dans la saga Resident Evil. Il apparaît pour la première fois dans Resident Evil 2 : ayant réussi ses examens d'entrée dans la police, il arrive à Raccoon City le 29 septembre 1998 pour son premier jour de travail.

Dans chaque opus de la saga, il est possible de choisir deux personnages différents dès le début, ce qui permet de vivre l'histoire selon deux points de vue. Resident Evil 4 déroge à la règle et ne met en scène que Leon. Néanmoins, la version PlayStation 2 ajoute un second personnage jouable, Ada Wong (voir mode Separate Ways). Elle travaille pour une mystérieuse organisation ; sa mission est de voler un échantillon spécifique des plagas détenu par Saddler et que Luis Sera, un chercheur de Saddler, est censé voler pour elle. Pendant sa mission, elle croise le chemin de Leon, qu'elle a déjà côtoyé dans les événements de Resident Evil 2.

Albert Wesker, personnage récurrent de la série, fait une nouvelle apparition dans cet épisode. À l'origine, Wesker est un membre des STARS, mais il travaille également pour Umbrella Corporation. Rescapé et démasqué dans le premier jeu, il devient au fil du temps un ennemi redoutable, notamment grâce à un virus le rendant quasiment invulnérable et surhumain. Dans Resident Evil 4, c'est lui qui envoie Ada et Jack Krauser récupérer un échantillon du parasite Las Plagas.

Du côté ennemi, le chef du village rural espagnol, Bitorez Mendes est un colosse barbu vêtu d'un grand ciré gris. Il est sous les ordres du gouverneur Ramon Salazar, un homme chétif. Converti par le gourou des Illuminados, Osmund Saddler, il aide ce dernier à reformer sa secte avec le parasite Las Plagas.

Ennemis[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Créatures de Resident Evil.

Les principaux ennemis du jeu sont les Ganados (« le bétail »), des humains contrôlés par un parasite. Ils sont plus intelligents et beaucoup plus rapides que les zombies des jeux précédents. Ces nouveaux ennemis se battent avec des objets rudimentaires (haches, fourches...), mais ils utilisent aussi des armes plus classiques. Ils réagissent collectivement et communiquent entre eux[9].

Leon doit également affronter des mini-boss, tel le Ganado à la tronçonneuse : le Docteur Salvador est beaucoup plus résistant qu'un ennemi de base. Coiffé d'un sac de toile cachant entièrement son visage, il combat à l'aide d'une tronçonneuse qui tue instantanément le héros si ce dernier en est trop proche, ce qui peut même donner lieu à une mini-scène de décapitation. Bien qu'il ne soit pas extrêmement difficile à vaincre, il reste un adversaire très stressant, surtout dès que l'on entend le bruit de la tronçonneuse s'approcher[10].

Un autre adversaire majeur est le Garrador. Ses yeux ont été cousus, le rendant totalement aveugle. Il réagit au son et attaque avec des griffes de métal qui lui ont été greffées[11]. Il est d'une telle violence que souvent il lui arrivera de planter ses griffes dans le mur en pensant atteindre sa proie. Autre ennemi coriace, le Regenerador que Leon ne peut rencontrer que dans la base militaire. Cette créature se régénère et est soumise à une instabilité génétique. Il existe une variante s'appelant l’Iron Maiden, aveugle, qui attaque sa proie avec des pointes qui lui poussent instantanément sur le corps. Que ce soit le Garrador ou l’Iron Maiden, si l'ennemi attrape le héros, cela déclenche une mini-scène de mort douloureuse.

Le jeu est classé « 18+ » par le PEGI, comportant des scènes violentes et de nombreuses grossièretés (en espagnol)[10].

Déroulement du jeu[modifier | modifier le code]

Le jeu se déroule en trois étapes bien distinctes.

L'action commence dans un village espagnol, où le joueur combat principalement des villageois atteints de démence (les Ganados) armés d'outils agricoles (couteaux, haches, fourches, faucilles...). L'ambiance est celle d'un endroit insalubre, avec des vers, des cadavres, et où la saleté est omniprésente. Le joueur y rencontre un monstre marin énorme (Del lago, « du lac »), ainsi que « des êtres autrefois humains », El Gigante (« le Géant »), qui ressemble aux trolls du Seigneur des anneaux[12], et parfois des parasites hébergés par les Ganados. Cette partie s'achève lorsque le joueur traverse le pont-levis du château, après avoir éliminé le premier boss : Bitores Mendez.

Le joueur parcourt ensuite un château rempli de Zealots (moines illuminados psalmodiant continuellement et équipés d'armes médiévales comme des fléaux d'armes, des arbalètes, des grands boucliers de bois, des haches, des faux, etc.) ; de monstres de plus en plus puissants, à l'image du Garrador - « Homme avec griffes », contrôlé par un plaga dorsale ; l'ambiance est médiévale et les pièges nombreux. Le joueur passe ensuite dans les souterrains du château et parcourt les mines à plagas en wagonnet. D'autres Ganados, créatures insectoïdes et invisibles ainsi que deux autres El Gigantes font leur apparition. Le jeu devient moins violent, mais plus angoissant : avec le passage dans un château, le joueur retrouve un peu l'ambiance du manoir du premier épisode de la série. Quand le joueur réussit à vaincre Salazar, la partie suivante se débloque automatiquement.

La troisième partie se déroule sur une île. Elle est de loin la plus oppressante[13], avec des ennemis nombreux et très puissants, notamment les Regeneradores — monstres obèses et horriblement silencieux, aux allures de zombies et aux membres se régénérant — et leur évolution, les Iron Maidens, du nom de la torture dite de la Vierge de fer. Dans cette partie, les ennemis de base sont des Ganados équipés d'armes militaires (mitraillettes, lance-roquettes, voir d'une mitrailleuse gatling rotative pour le Ganado du nom de J.J) et parfois dotés de plaques d'armure ou de casque, les rendant plus difficiles à tuer. L’ambiance est celle d’un commando, magnifiée lors du combat contre un Krauser fou et mégalomane (censé être mort deux ans plus tôt dans un accident d'hélicoptère) et lors du combat dans la base militaire avec un hélicoptère américain en soutien de Leon. Une ambiance également de laboratoire par moments, où l'on découvre les innommables expériences des Illuminados.

Système de jeu[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

Resident Evil 4 diffère beaucoup des autres épisodes de la série. Les décors ne sont plus fixes mais en 3D temps réel et la vue est objective : le personnage principal est vu de dos, légèrement de côté (un angle de vue parfois appelé « caméra à l'épaule » au cinéma)[14].

Le jeu est davantage basé sur l'action que ses prédécesseurs, et la maniabilité a été entièrement repensée à cette fin : elle est plus souple, permet un meilleur contrôle et une meilleure immersion. Dans certaines situations, un menu contextuel apparaît afin de proposer des actions spéciales : monter à une échelle, sauter par une fenêtre, donner un coup de pied, se cacher, sauter, etc. Ces actions se réalisent toutes à partir d'un bouton unique. Des QTE (actions contextuelles)[14] apportent un surcroît de dynamisme au jeu : afin de se sortir de certaines situations critiques (éviter un coup, s'enfuir, etc.), le joueur doit presser rapidement une combinaison de touches affichée à l'écran. S'il échoue, l'issue de la séquence est généralement fatale.

La vue de dos autorise le tir de précision et la localisation des dommages[15]. Les ennemis réagissent différemment en fonction des dommages qui leur sont infligés (par exemple, ils peuvent tomber lorsqu'ils sont touchés à la jambe), ce qui permet de développer des stratégies de combat pour venir à bout d'ennemis tous très différents, notamment les boss[9].

Les temps de chargement à chaque passage de porte, récurrents dans la série, ont disparu au profit d'une action ininterrompue. Les décors se chargent en effet en continu, ce qui renforce le caractère immersif du jeu. Le joueur peut détruire les portes en tirant dessus, et donc tuer des ennemis qui se trouvent derrière.

Dans le jeu, le joueur peut rencontrer un mystérieux marchand d'armes, qui possède divers pouvoirs et permet d'acheter des armes ou les améliorer durant l'aventure. C'est une nouveauté dans l'univers de Resident Evil. Une anecdote à propos d'une arme, le joueur peut à un moment donné acheter un magnum nommé Killer7. Ce nom fait référence au jeu du même titre développé aussi exclusivement sur GameCube à l'origine (cf. Killer7).

Mission « Assignment Ada »[modifier | modifier le code]

La mission annexe « Assignment Ada » devient disponible après avoir terminé le jeu une première fois. Le joueur prend le contrôle d'Ada Wong et doit récupérer cinq échantillons du parasite « Las Plagas » dans le niveau de l'île[16]. Une fois le niveau achevé, le Chicago Typewriter est débloqué dans le mode Separate Ways : il devient disponible à la boutique pour un million de pesetas, même lors d'une partie en cours.

Mode « Mercenaries »[modifier | modifier le code]

« Mercenaries » est un mode bonus composé de quatre niveaux différents dans lesquels il faut tuer un maximum d'ennemis en un temps limité. Selon le nombre de points obtenus et la survie du personnage, un score d'une à cinq étoiles peut être obtenu. Chaque score de quatre étoiles permet de débloquer un personnage supplémentaire pour le mode « Mercenaries ». Le score à cinq étoiles permet quant à lui (s'il est obtenu dans les quatre niveaux avec chacun des cinq personnages, soit un total de 100 étoiles) d'obtenir gratuitement le Handcannon à la boutique du marchand. Cette arme ne tire que trois coups avant les améliorations disponibles. Pour une amélioration totale de 700 000 pesetas, il est possible d'obtenir cette arme avec munitions illimitées, et une puissance de 99,9.

Les cinq personnages jouables sont Leon S. Kennedy, Ada Wong, Jack Krauser, Hunk Death et Albert Wesker. Chaque personnage possède un équipement différent :

  • Leon : un Blacktail (pistolet) et un fusil à pompe ;
  • Ada : un Punisher (pistolet), un TMP (pistolet mitrailleur) et un fusil semi-automatique (fusil a lunette) ;
  • Krauser : un arc et son bras (son bras ne peut être activé uniquement lorsqu'il rougeoie et deviens rougeoie au début et après avoir tué beaucoup d'ennemis)
  • Hunk : un TMP modifié ;
  • Wesker : un pistolet avec silencieux (améliore jusqu'à 5 fois les chances de tire en 1 coup à la tête), un Killer-7 (un magnum) et un fusil semi-automatique.

Quatre niveaux sont jouables : le village, le château, la base militaire et le Waterworld (village sur pilotis avec de nombreuses plates-formes), en référence au film du même nom. Au cours des niveaux, le joueur a la possibilité de récupérer des bonus de temps et de points : les bonus de temps donnent trente, soixante ou quatre-vingt-dix secondes de temps en plus, les bonus de points donnent plus de points par Ganado éliminé.

Niveaux
  • Village : Ganado (villageois), Plaga A, Sœur Bella.
  • Château : Ganado (fanatiques), Plaga B, Garrador.
  • Île : Ganado (militaires), Plaga A, J.J.
  • Waterworld : Ganado (militaires), Plaga A, Super Salvador.

Mode « Separate Ways »[modifier | modifier le code]

Dans les versions Playstation 2, Wii et Windows, un mode « Separate Ways » vient s'ajouter aux autres modes bonus[17]. Il s'agit ici de suivre le scénario du côté d'Ada, avec reprise des cinématiques offrant la rencontre entre Ada et Leon, puis le joueur incarne alors Ada dans les périodes intercalaires entre deux rencontres dans des scènes inédites et développées pour ces versions.

Développement[modifier | modifier le code]

L'histoire du développement de Resident Evil 4 rappelle celle tourmentée de Resident Evil 2, qui avait connu un premier prototype non finalisé (surnommé Resident Evil 1.5 par les fans), totalement abandonné en faveur de la version finalement éditée[18].

Annoncé officiellement en 2001, Resident Evil 4 a subi une longue période de développement, durant laquelle plusieurs versions bêta ont été rejetées par les développeurs avant que le produit fini soit bouclé et publié en 2005. L'idée de base était de faire de Resident Evil 4 quelque chose qui se démarque des précédents épisodes de la série[10].

Entre 1998 et 2000 prend place une première tentative de développement de Resident Evil 4 pour la PlayStation 2. Cette première bêta du jeu est dirigée par Hideki Kamiya, qui a déjà œuvré sur le premier opus et a dirigé la création du second. Capcom ayant demandé un jeu qui se vendrait à plus de deux millions d'unités, Kamiya décide de bouleverser le concept même de la série. La première année de développement est essentiellement consacrée au travail de recherche, et implique notamment un voyage de l'équipe de développement en Espagne pour étudier l'architecture d'un château local[19]. Toutefois, la direction juge le projet trop éloigné des canons de la série Resident Evil. Malgré ce refus, le style et le jeu, remaniés, constituent le fil directeur de la conception de Devil May Cry, sorti en 2001[20].

En 2001, Resident Evil 4 est officiellement en développement pour la GameCube[21], dans le cadre d'un accord d'exclusivité entre Capcom et Nintendo. Shinji Mikami lui-même est au centre de cet accord. Souhaitant que les fans de la série n'aient besoin que d'une seule console, il en a résulté plusieurs jeux comme le remake de Resident Evil (début 2002), Resident Evil Zero (fin 2002) et enfin Resident Evil 4[22]. En novembre 2002, sous le nom de Capcom Five, un nouvel accord prévoit que Capcom développe cinq jeux exclusivement pour la console Nintendo GameCube (comprenant RE 4)[23].

La deuxième bêta, surnommée « version brouillard », est réalisée avec Hiroshi Shibata (créateur des décors de Resident Evil 3: Nemesis) et dévoilée au Tokyo Game Show en 2002. L'intrigue voit Leon S. Kennedy infiltrer le quartier général d'Umbrella en Europe. Infecté par un virus, il lutte contre des créatures « brumeuses », mais aussi contre des zombies, adversaires traditionnels de la série. L'un des éléments les plus notables de cette version est un dirigeable volant (voir Lien externe). Cependant, Capcom abandonne cette seconde bêta de Resident Evil 4 et se lance dans la conception d'une nouvelle version.

Après la « version brouillard » vient la « version de l'homme au crochet », présentée à l'Electronic Entertainment Expo en 2003[24] sous la forme d'une bande-annonce assez intrigante, axée sur les hallucinations et le paranormal (voir Lien externe), rappelant le jeu Eternal Darkness[25]. La terreur se veut plus que jamais au cœur du jeu. Il faut attendre 2005 et la sortie du jeu pour découvrir plus profondément cette troisième version du projet, dans le DVD bonus. On y revoit les poupées et le fantôme bleu de la bande-annonce du jeu durant cinq minutes. Cette bêta présente de nombreux éléments qui ont été reportés à la version finale :

  • la caméra se déplace au-dessus de l'épaule de Leon lorsque son arme est établie. Toutefois, dans la vidéo, Léon focalise parfois son objectif sans passer par la vue de l'épaule. Le jeu revient à une vue à la troisième personne comme dans un jeu classique Resident Evil ;
  • la lampe de poche qui est ajoutée à la conception du personnage Leon ;
  • la combinaison de touches pour esquiver l'attaque de l'armure ressemble aux actions proposées dans RE 4 ;
  • la possibilité de lancer une grenade ;
  • le concept d'assigner la touche L pour tirer avec une arme spéciale. Un joueur peut utiliser une grenade dans la version bêta, mais c'est un couteau dans la version finale ;
  • la lutte caractéristique pour vous libérer de l'étreinte d'un ennemi ;
  • l'indicateur de santé de Leon.

Cette version bêta aurait été si effrayante que Shinji Mikami lui-même mit en garde les joueurs en disant que le jeu faisait très peur[25]. Le système de jeu de cette version a été présenté dans le DVD Biohazard 4 Secret paru au Japon uniquement[26]. Cette version a été abandonnée du fait que l'intrigue était beaucoup trop paranormale pour un jeu Resident Evil.

C'est Hiroyuki Kobayashi, producteur du jeu, qui a confirmé l'existence de cette quatrième version différente du jeu[27]. Cette version en revanche n'a jamais été présentée d'une quelconque façon au public ou à la presse. En fait, il s'agissait d'une version faisant resurgir les mécaniques habituelles de la série, à savoir les zombies, le système de jeu... alors que Capcom souhaitait un jeu profondément différent. Paul Mercier (la voix de Leon) a parlé du jeu lors d'une interview sur WireTV en disant que, à la fin du jeu, le virus allait prendre sur le corps de Leon et le tuer. Les développeurs apparemment n'ont pas aimé cette fin. Ce prototype a été abandonné et ils ont écrit un autre script[28].

Mikami a repris les droit du réalisateur Shibata et commence à travailler sur le jeu qui a fini par être publié[15]. Plus tard dans une interview, Shinji Mikami mentionne qu'il a été mis sous une énorme pression par Capcom : « il avait été conclu que si le jeu ne se vendait pas bien, la série aurait été annulée »[29]. Selon le producteur Hiroyuki Kobayashi, l'équipe de développement se sentait déprimée et était difficile à motiver, après la volonté de passer du genre horreur à l'action. Mikami est intervenu, a expliqué les changements qu'il propose, et a écrit une nouvelle histoire qui, contrairement aux épisodes précédents, n'est pas centrée autour de la compagnie Umbrella Corporation[30]. Pour aller de pair avec le nouveau système de jeu et l'histoire, un nouveau type d'ennemi appelé « Ganado » est créé, par opposition à l'utilisation des morts-vivants dans les précédents jeux de la saga[30]. Le jeu a été commercialisé en 2005 sur GameCube. Puis, pour des raisons financières, Capcom décide de rompre le contrat d'exclusivité avec Nintendo pour l'adapter sur la PlayStation 2 de Sony. Le portage du jeu sur Wii est sorti en juin 2007. L'histoire est la même, mais le jeu bénéficie des bonus exclusifs à la PS2 ainsi que d'un format 16/9 et progressive scan (480p).

Principaux membres de l'équipe de développement
Producteur : Hiroyuki Kobayashi
Réalisateur : Shinji Mikami
Game Design : Hiroshi Shibata, Koji Kakae, Shigenori Nishikawa
Art Production - Lead Designer : Yusuke Kan
Art Production - Conceptual Artist : Yasuko Shimada
Art Production ‑ Designers : Koichi Minami, Yoshizumi Hori, Eirou Yoshii, Toshiko Katayama, Kentaro Yano, Naoto, Hidenori Kouyama, Akiko Yokoyama, Naotaka Yoshitomi, Gaku Shimada, Kouji Nagano, Nanatsu Yasuda
Character & Creatures - Lead Designer : Masaki Yamanaka
Sound ‑ Lead Composer/Arranger : Misao Senbongi
Sound ‑ Composer/Arranger : Syusaku Uchiyama

Promotion[modifier | modifier le code]

Biohazard 4 Original Soundtrack

Album par Shusaku Uchiyama et Misao Senbongi
Sortie Icons-flag-jp.png 22 décembre 2005
Durée 1:38:45
Genre Musique de jeu vidéo
Format 2 CD
Compositeur Shusaku Uchiyama et Misao Senbongi
Producteur Capcom
Label Suleputer

Présentations[modifier | modifier le code]

Capcom et Nintendo ont sorti un bundle avec une GameCube aux couleurs du jeu[31]. Capcom a sorti par la suite sur GameCube et sur Playstation 2 une manette en forme de tronçonneuse, en quantité limitée[32].

Bande originale[modifier | modifier le code]

Biohazard 4 Original Soundtrack est la bande originale du jeu sorti au Japon le 22 décembre 2005, composée par Shusaku Uchiyama et Misao Senbongi[33].

Accueil[modifier | modifier le code]

Aperçu des notes reçues
Média Note
Drapeau : France Jeuxvideo.fr[34] 5 étoiles
Drapeau : France Jeuxvideo.com[12] 19/20
Drapeau : France Gamekult[13] 9/10
Drapeau : États-Unis 1UP[35] A+
Drapeau : Royaume-Uni IGN UK[36] 9,8/10
Drapeau : Japon Famitsu[37] 38/40
Agrégateur de notes Moyenne
Metacritic 96/100[38]
GameRankings 95,75/100[7]

Critiques[modifier | modifier le code]

Resident Evil 4 a obtenu en moyenne un score de 96 sur 100 via Metacritic. Il a reçu des dizaines de prix de divers organismes et commentaires positifs sur les sites web de jeux vidéo divers. Le jeu est considéré par la critique comme le prétendant au titre du jeu de l'année 2005, et est considérée comme un jeu ayant réussi parfaitement la conciliation d'un changement profond tout en gardant l'esprit de la série ; les modifications en termes de système de jeu et le style immersif rappellent le caractère familier avec la série Resident Evil[39].

Les critiques ont souligné le fait que Resident Evil 4 est « un hommage vibrant aux plus grands moments des jeux d'action/aventure et aux meilleurs passages du cinéma d'action » tel Le Seigneur des Anneaux, Massacre à la Tronçonneuse, House of the Dead, Shenmue, Metal Gear Solid etc[12],[13].

Rares points négatifs traités, le côté « parfois très bourrin », noté par Puyo de Gamekult. Cependant il souligne que « libéré des contraintes qui finissaient par peser, ce Resident Evil marque sans aucun doute le début d'une nouvelle ère pour la série ». Il note aussi que « le gros regret de ce Resident Evil 4 vient du scénario, qui n'apporte quasiment rien à la série »[13]. Pour Logan de Jeuxvideo.com, le scénario est sous exploité : « Pourtant, toute cette agitation est véhiculée par un scénario qui représente un des rares points négatifs du soft. Attention par contre car je parle ici de l'histoire et non des cinématiques qui sont des plus somptueuses ». Il regrette notamment que les personnages d'Ada et Krauser ne soit pas assez mis en avant : « Ada se veut très effacée et n'apporte pas grand chose à l'intrigue », puis, « Que dire également de Krauser, un personnage secondaire qui n'est là que pour servir d'exutoire à Leon avec qui il a des comptes à régler ».

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nintendo Power lui donna le nom du « Game of the Year 2005 » et l'a classé numéro un sur leur « Top 20 des meilleurs jeux GameCube de tous les temps » dans leur numéro du vingtième anniversaire[40] et il s'est classé deuxième sur la liste des meilleurs jeux des années 2000[41]. Resident Evil 4 a été classé numéro un dans le « Top 99 des meilleurs jeux de tous les temps » sur IGN[42]. L'Official US PlayStation Magazine l'a baptisé le « Game of the Year » pour la console Playstation 2. Game Informer a donné aux deux éditions de Resident Evil 4 une note parfaite et le place dans leur liste des « Meilleurs jeux GameCube de tous les temps ». Ils l'ont baptisé leur « Game of the Year 2005 »[43]. Il est à égalité avec Kingdom Hearts 2 pour le « Jeu de l'année 2005 » sur le magazine japonais Famitsu[44].

Ventes[modifier | modifier le code]

RE 4 se place en tête des ventes américaines au mois de janvier 2005 avec un départ à plus de 300 000 unités[45]. Le 8 juin 2005, un demi-million d'exemplaires se vont vendus aux USA. Le jeu aurait pris du temps à décoller selon un rédacteur de Gamekult[46].

Au 9 février 2006, 3 millions d'exemplaires de Resident Evil 4 se sont vendus[47].

Au 31 mars 2009, d'après les chiffres de vente par titre individuel de Capcom, le jeu se serait vendu à 2,1 millions sur PS2, à 1,6 million sur GameCube et à 1,5 million sur Wii. Ce qui totalise 5,2 millions d'exemplaires vendus pour le jeu Resident Evil 4[48].

Portages[modifier | modifier le code]

Portage PlayStation 2[modifier | modifier le code]

Resident Evil 4 a été porté sur PlayStation 2 malgré l'accord passé entre Capcom et Nintendo sur des jeux exclusifs à la GameCube (voir Capcom Five). Cette version sort aux États-Unis, en Europe et au Japon à la fin de l'année 2005[3].

Cette version contient le nouveau mode Separate Ways qui n'est pas présent dans la version d'origine sur GameCube. Separate Ways est un nouveau scénario pour Ada écrit par Haruo Murata[49]. Selon les critiques, la qualité des graphismes de la version PlayStation 2 est inférieure à celle de la version GameCube[50]. Toutefois, certains ont estimé que les ajouts de cette version compensent cette faiblesse[51].

Une édition collector avec un boîtier métallique est proposée à la sortie du jeu[52].

Portage Windows[modifier | modifier le code]

Configuration minimum - PC
Système d’exploitation Windows XP
Processeur 1,6 GHz
Mémoire vive 512 Mo de RAM
Carte graphique 128 Mo Direct 9.0c[53]
Espace disque 7 Go

Resident Evil 4 est porté sur Windows par Sourcenext. Il paraît à Hong Kong le 1er février 2007 chez Typhoon Games[54], avant d'être édité en Europe et Australie le 8 mars, en Amérique du Nord le 2 avril et au Japon le 7 juin[4].

Le portage contient les bonus de la version PlayStation 2, tels que Separate Ways, le canon laser PRL 412 et l'ajout d'une deuxième série de costumes à débloquer pour Leon et Ashley, ainsi qu'un niveau de difficulté « facile ».

La réception critique de cette version est plus mitigée que celle du jeu original. Les critiques pointent les problèmes de contrôle du personnage au clavier, exigeant l'utilisation d'une manette pour un meilleur confort, la faible qualité des scènes de transition et l'instabilité des graphismes, notamment les problèmes d'ombres et d'éclairage (corrigés par la suite dans le patch 1.10 du jeu[55]). L'utilisation de la souris, impossible dans le jeu original, a été ajoutée dans un patch non-officiel. GameSpot note le jeu 7,8 sur 10[56] et IGN, 7,7 sur 10[57].

Portage Wii[modifier | modifier le code]

Le jeu a été porté sur la Wii sous le titre Resident Evil 4: Wii Edition. Cette version sort le 31 mai 2007 au Japon, le 19 juin 2007 aux États-Unis et le 29 juin 2007 en Europe[5].

La jouabilité est adaptée aux contrôleurs de la Wii que sont la Wiimote et le Nunchuk ; une compatibilité avec la manette classique de la Wii est néanmoins prévue[58]. Le jeu est compatible avec la manette Gamecube. La télécommande Wii permet de viser et de tirer n'importe où sur l'écran avec un réticule qui remplace la vue du laser dans les autres versions. Le joueur peut aussi utiliser le couteau tout comme les autres versions. L'édition Wii comprend également le contenu supplémentaire des versions Playstation 2 et Windows, ainsi qu'un trailer pour Resident Evil: The Umbrella Chronicles[59].

Le magazine japonais Famitsu émet une nouvelle critique du jeu, et lui attribue un score de 38 sur 40. Les rédacteurs soulignent le fait que les contrôles modifiés apportent une véritable nouveauté au titre. Un des critiques indique que cette modification donne l'impression d'être plus proche de l'action. Plusieurs auteurs indiquent que même ceux qui possèdent l'original peuvent trouver quelque chose d'amusant et agréable dans cette version[60]. GameSpot attribue un score de 9,1 sur 10 à cette version. Le rédacteur Kevin VanOrd félicite les nouveaux contrôles, mais regrette le manque de fonctionnalités exclusives à la console[61]. Le site The Next Level est aussi très enthousiaste, il commente « la version Wii de Resident Evil 4 est l'apogée de son existence »[62].

Portage mobile[modifier | modifier le code]

Une version du jeu pour téléphones mobiles, intitulée Biohazard 4 Mobile Edition (ou Resident Evil 4: Mobile Edition en Occident), est annoncée par Capcom au salon Tokyo Game Show 2007[63]. Elle sort au Japon le 1er février 2008.

La principale différence avec la version originale est le déroulement du jeu : au lieu d'être continue, l'histoire est divisée en sections telles que « Le village », « Ravene », « La forteresse » et « Le tunnel souterrain ». Le mode Mercenaries est également présent[64]. Le jeu utilise le moteur de MascotCapsule eruption[65]. Il a été adapté sur Zeebo et iPhone OS.

Le 13 juillet 2009, sans aucune annonce officielle, Capcom publie au Japon Resident Evil 4: Mobile Edition pour l'iPhone OS via la plate-forme App Store, mais il en est rapidement retiré[66]. Malgré la rapidité du retrait, certains joueurs ont le temps d'acheter et d'installer le jeu. Celui-ci est depuis paru officiellement fin juillet 2009 au Japon et en Amérique du Nord[67]. Capcom a édité une mise à jour qui présente d'autres niveaux de difficulté et classements en avril 2010[68].

Récemment, Capcom a publié une nouvelle version distincte, appelée « Resident Evil 4 for Beginners » (pour les débutants), qui offre les deux premiers niveaux (trois en comptant un niveau d'entraînement) du mode histoire et du mode Mercenaries. Les autres niveaux sont disponibles à l'achat dans le jeu sous forme de contenu téléchargeable[69].

Suite à la sortie de l'iPad, Capcom a mis à jour cette version en améliorant les graphismes pour proposer de la haute définition. Cette nouvelle version est intitulée Resident Evil 4: Edition iPad[70].

Portage PS3 et Xbox 360[modifier | modifier le code]

Le jeu, renommé pour l'occasion Resident Evil 4 HD, est réédité sur les consoles hautes définitons fin septembre 2011 sur les plates-formes de téléchargement PlayStation Network et Xbox Live Arcade[71]. Au Japon, le titre est aussi disponible, avec notamment Resident Evil: Code Veronica X HD, dans une compilation appelée Biohazard: Revival Selection[72].

Impact[modifier | modifier le code]

Resident Evil 4 est considéré comme l'un des jeux majeurs des années 2000 ; il a joué un rôle important dans la redéfinition de deux genres : le survival horror et le jeu de tir à la troisième personne, en introduisant « des angles de vue qui ne masquent pas l'action »[73]. Plusieurs jeux de tir objectif s'en inspirent, notamment Gears of War[74]. Le point de vue « par-dessus l'épaule » introduit par Resident Evil est devenu commun dans les jeux de tirs à la troisième personne, apparaissant dans des titres allant de Gears of War à Batman: Arkham Asylum[73].

Resident Evil 4 tente également de redéfinir le jeu survival horror en mettant l'accent sur les réflexes et la précision des tirs[75], incorporant ainsi au gameplay de la série des éléments tirés des jeux d'action[76]. Certains critiques estiment néanmoins que cette évolution a fait sortir la série Resident Evil du genre survival horror[77],[78], en détruisant les conventions qu'elle avait elle-même établies[79]. D'autres séries de jeux survival horror emboîtent le pas à Resident Evil en ajoutant des éléments d'action à leurs systèmes de combat, par exemple Silent Hill: Homecoming[77], et la version 2008 d'Alone in the Dark[80]. Ces changements reflètent une évolution générale des jeux sur console vers un gameplay plus instinctif[81].

Resident Evil 4 est classé deuxième dans la liste des meilleurs jeux vidéo de tous les temps établie par le magazine britannique Edge en 2007, derrière The Legend of Zelda: Ocarina of Time[82]. Sur le site Game Rankings, le jeu est classé troisième sur GameCube[7] et premier sur PlayStation 2[83], toutes années confondues. Il est premier pour l'année 2005. Sur Metacritic, il est élu jeu de l'année 2005 sur les deux plates-formes où il a été édité[8].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Capcom Production Studio 4 », sur IGN UK
  2. « Resident Evil 4 », Gamekult
  3. a et b « Resident Evil 4 », Gamekult
  4. a et b « Resident Evil 4 », Gamekult
  5. a et b « Resident Evil 4 », Gamekult
  6. « Resident Evil 4 », Gamekult
  7. a, b et c (en) « Resident Evil 4 GameCube Moyenne note », sur Game Rankings (consulté le 29 août 2010)
  8. a et b (en) « Best of 2005 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Metacritic
  9. a et b « Resident Evil 4 - Bon courage », sur Jeuxvideo.com,‎ 8 novembre 2004
  10. a, b et c Gregoire Hellot, M. Kobayashi, « Interview : M. Kobayashi (RE4, Killer7) », sur Gamekult,‎ 28 septembre 2007
  11. Renaud, « Resident evil 4 : Attention aux coups de griffes », sur Jeuxvideo.fr,‎ 4 janvier 2005
  12. a, b et c Logan, « Test de RE 4 GameCube », Jeuxvideo.com,‎ 17 mars 2005
  13. a, b, c et d Puyo, « Test de RE 4 GameCube », Gamekult,‎ 16 mars 2005
  14. a et b « L'instinct de survie par Capcom », sur Jeuxvideo.com,‎ 23 mars 2004
  15. a et b (en) IGN Staff, Hiroyuki Kobayashi, « Interview RE 4 Producer H. Kobayashi », sur IGN UK,‎ 17 mars 2004
  16. « Image du mode Assignment Ada », sur Jeuxvideo.com
  17. Puyo, « TGS : Trailer de Resident Evil 4 PS2 », sur Gamekult,‎ 16 septembre 2005
  18. « Resident Evil 1.5 », sur Jeuxvideo.com
  19. (en) James Mielke, « Hideki Kamiya, Looking back at the Okami creator's storied past », sur 1UP,‎ 18 août 2006
  20. (en) IGN Staff, « E3 2001: Interview with Shinji Mikami », sur IGN,‎ 17 mars 2001
  21. « Du nouveau pour Resident Evil », sur Jeuxvideo.com,‎ 13 avril 2001
  22. (en) « Capcom Brings the Evil to Cube », sur IGN,‎ 11 septembre 2001
  23. Nicolas Verlet (Puyo), « Capcom présente Resident Evil 4 », sur Gamekult,‎ 14 novembre 2002
  24. « Le trailer en provenance de l'E3 », sur Jeuxvideo.fr,‎ 2 juin 2003
  25. a et b (en) Travis Fahs, « IGN Presents the History of Resident Evil », sur IGN UK,‎ 11 mars 2009
  26. Puyo, « Resident Evil 4 : le DVD Special », sur Gamekult,‎ 9 novembre 2004
  27. (en) Kevin Gifford, Mark MacDonald, « Afterthoughts: Resident Evil 4 », Electronic Gaming Monthly, Ziff Davis Media Inc., no 190,‎ avril 2005, p. 51–52
  28. (en) « Whats up with the 1up »
  29. (de) Jenny Rossberg, « Vanquish : Interview mit Shinji Mikami », sur IDG Entertainment Media GmbH,‎ 4 mars 2010
  30. a et b (en) « E3 2004: Resident Evil 4 Interview », sur IGN,‎ 13 mai 2004
  31. TRUNKS, « Le bundle RE4 en images », sur Gamekult,‎ 18 février 2005
  32. Ludovic Bechtold, « Tronçonneuse RE 4 », sur Jeuxactu.com,‎ 1er avril 2005
  33. (en) « Biohazard 4 Soundtrack Book Original Soundtrack + Visual Booklet. »
  34. Nico, « Test de RE 4 GameCube », Jeuxvideo.fr,‎ 23 mars 2005
  35. (en) 1UP Staff, « Test de RE 4 GameCube », 1UP,‎ 2 février 2005
  36. (en) Matt Casamassina, « Test de RE 4 GameCube », IGN UK,‎ 7 janvier 2005
  37. (en) 4 lecteurs/testeurs pour Famitsu, « Test de RE 4 GameCube », Gamekult,‎ 21 janvier 2005
  38. (en) « Moyenne Note RE 4 GameCube » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Metacritic. Consulté le 30 août 2010
  39. (en) James Brightman, « Capcom's RE4 Reinvigorates the Franchise », sur GameDaily BIZ,‎ 2 mars 2005
  40. (en) « Resident Evil 4 », Nintendo Power,‎ mars 2005, p. 105
  41. (en) « The Best of the Decade », Nintendo Power, no 252,‎ mars 2010, p. 76
  42. (en) « TOP 99 GAMES OF ALL TIME », sur IGN (consulté le 1er août 2010)
  43. (en) « Resident Evil 4 », Game Informer,‎ mars 2005, p. 134
  44. (ja) (ja) « "FAMITSU AWARDS 2005"大賞は『キングダム ハーツII』と『バイオハザード4』!! », Famitsu (consulté le 28 janvier 2007)
  45. Puyo, « Charts US du mois de janvier », sur Gamekult,‎ 17 février 2005
  46. TRUNKS, « USA : Le demi-million pour RE4 », sur Gamekult,‎ 8 juin 2005
  47. « Resident Evil 4 rafle le pactole », sur Jeuxvideo.com,‎ 9 février 2006
  48. (en) Nick Breckon, « Capcom Updates Lifetime Software Sales Figures; Resident Evil 5, Street Figher IV Stats Revealed », sur Shacknews,‎ 8 mai 2009
  49. (en) « Crédits de jeu pour Resident Evil 4 » (consulté le 10 septembre 2010)
  50. « E3 : Resident Evil 4 sur PS2 », sur Jeuxvideo.com,‎ 17 juin 2005
  51. (en) « Resident Evil », gameswelike.com
  52. Puyo, « Resident Evil 4 : un pack collector US », sur Gamekult,‎ 2 septembre 2005
  53. « Page générale Resident Evil 4 PC », sur Gamekult (consulté le 28 août 2010)
  54. (en) « Biohazard 4 », sur Electronic Arts (consulté le 28 août 2010)
  55. Flanashy, « Resident Evil 4 - enfin patché », sur JeuxvideoPC,‎ 17 avril 2007
  56. (en) Kevin VanOrd, « Resident Evil 4 Review PC », sur Gamespot,‎ 22 mai 2007
  57. (en) Charles Onyett, « Resident Evil 4 Review PC », sur IGN UK,‎ 25 mai 2007
  58. (en) « Resident Evil 4 Wii Edition at C3 Reviews », cubed3.com,‎ 27 août 2007
  59. (en) Justin McElroy, « Resident Evil 4 on Wii official, Umbrella Chronicles an on-rails shooter », sur Joystiq,‎ 4 avril 2007
  60. (en) Anoop Gantayat, « Famitsu Reviews RE4 Wii », sur IGN UK,‎ 21 mai 2007
  61. (en) Kevin VanOrd, « Resident Evil 4: Wii Edition Review », sur GameSpot,‎ 19 juin 2007
  62. (en) « Resident Evil 4: Wii Edition », sur The Next Level,‎ 20 août 2007
  63. (en) Charles Onyett, « TGS 2007: Resident Evil 4 Mobile Report », sur IGN UK,‎ 22 septembre 2007
  64. (ja) 水口 真, « 『 』バイオ ハザード4 auの 携帯 電話版 の 配信 スタート »
  65. (en) « Product information » (consulté le 28 août 2010)
  66. (en) « 'Resident Evil 4' Mobile Edition Video, Accidental Early Release? », sur Touch Arcade,‎ 13 juillet 2009
  67. (en) Levi Buchanan, « Resident Evil 4 Gets Date », sur IGN UK,‎ 15 juillet 2009
  68. « Une mise à jour pour Resident Evil 4 », sur Pocketgamer.fr,‎ 23 avril 2010
  69. Ben, « Resident Evil 4 Mobile Edition for Beginners disponible sur l’AppStore », sur Journaldugamer,‎ 16 février 2010
  70. (en) « Capcom Announces "Resident Evil(R) 4: iPad Edition" », sur PR-Inside,‎ 3 avril 2010
  71. « Resident Evil Revival Selection en téléchargement en Europe », sur Jeuxvideo.com,‎ 24 mars 2011
  72. « Resident Evil Revival Selection illustré », sur Gamekult,‎ 24 mars 2011
  73. a et b (en) Daniel Kaszor, « Decade in Review: The most influential video games since Y2K » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), The National Post, 30 décembre 2009
  74. (en) Jason Dobson, « Post-GDC: Cliff Bleszinski Says Iteration Won Gears of War », Gamasutra,‎ 12 mars 2007
  75. (en) James Brightman, « Capcom's RE4 Reinvigorates the Franchise », GameDaily,‎ 2 mars 2005
  76. (en) « Gateway to Horror », UGO Netwotrks,‎ 17 octobre 2008
  77. a et b (en) Jim Sterling, « How survival horror evolved itself into extinction », Destructoid,‎ 8 décembre 2008
  78. (en) Matthew Pellett, « Resident Evil 5 », Computer and Video Games,‎ 6 décembre 2008
  79. (en) Jim Sterling, « Fear 101: A Beginner's Guide to Survival Horror », IGN,‎ 9 juin 2008
  80. (en) Ellie Gibson, « Atari's Phil Harrison Interview », Eurogamer,‎ 29 mai 2008
  81. (en) « Does Survival Horror Really Still Exist? », Kotaku,‎ 16 avril 2009
  82. « Zelda classé meilleur jeu de tous les temps selon un magazine britannique », sur Commentcamarche.net,‎ 3 juillet 2007
  83. (en) « Resident Evil 4 sur PS2 Moyenne note », sur Game Rankings (consulté le 9 septembre 2010)


Cet article est reconnu comme « bon article » depuis sa version du 24 septembre 2010 (comparer avec la version actuelle).
Pour toute information complémentaire, consulter sa page de discussion et le vote l'ayant promu.