Requin du Groenland

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Aide à la lecture d'une taxobox Requin du Groenland
 Somniosus microcephalus
Somniosus microcephalus
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Chondrichthyes
Sous-classe Elasmobranchii
Super-ordre Euselachii
Ordre Squaliformes
Famille Somnosidae selon ITIS & NCBI
Dalatiidae selon ADW & FishBase
Genre Somniosus
Nom binominal
Somniosus microcephalus
(Bloch et Schneider, 1801)
Répartition géographique
Somniosus microcephalus distmap.png
Statut de conservation UICN :

NT  : Quasi menacé
Schéma montrant le risque d'extinction sur le classement de l'UICN.

Le requin du Groenland ou laimargue du Groenland (Somniosus microcephalus) ou Skalugsuak (son nom inuit) est une espèce de requin dont la famille est actuellement discutée : Somnosidae selon ITIS ou NCBI, Dalatiidae selon ADW ou FishBase.

Sommaire

[modifier] Description

C'est le deuxième plus gros requin carnivore de la planète, après le requin blanc[réf. nécessaire] et c'est le plus gros poisson des eaux arctiques[réf. nécessaire] et probablement le seul requin des eaux polaires du nord de l'Atlantique[réf. nécessaire]. C'est un requin de la famille des Squalidae dont la longueur moyenne est de 2,5 mètres à 4,5 m (8 à 15 pieds), mais il peut atteindre jusqu'à 7,3 m (24 pieds)[réf. nécessaire].

[modifier] Habitat

Il est bathybenthique et peut être (rarement) observé de la surface à 200 mètres de fond. On le trouve le plus souvent entre 200 et 400 mètres. Il fréquente les eaux polaires de l'Atlantique Nord et du Pacifique Nord. On retrouve sa présence dans certaines eaux australes (Afrique du Sud, Kerguélen, Île Macquarie). Il affectionne les eaux entre 2 et 7 °C et toujours inférieures à 12 °C. Les premières photos d'un spécimen vivant ont été prises en Arctique en 1995[1]. C'est le seul requin qui tolère les températures arctiques à l'année. Dans le cas du Saguenay, la présence du requin a été enregistrée pendant les quatre saisons, et non seulement en hiver, ce qui est plausible vu la grande profondeur (300 m) du fjord[1]. Il est cependant possible de l'observer en plongée récréative à Baie-Comeau, au Québec.

[modifier] Reproduction

Il est ovovivipare[1]. La femelle peut donner naissance à 10 petits par portée. Les nouveaux nées mesurent 40 cm. Lors de l'accouplement le mâle va mordre la femelle sur la peau qui est 2 fois plus épaisse que celle du mâle[1].


[modifier] Alimentation

Muni de dents très effilées au niveau de la mâchoire supérieure et larges au niveau de la mâchoire inférieure, c'est un prédateur foudroyant qui chasse le calmar, différents mammifères marins comme le phoque et le marsouin commun et toutes sortes de poissons osseux (saumons, harengs) et cartilagineux (autres requins, raies). C'est aussi un charognard. Il mangerait aussi des bélougas, des marsouins, des narvals, des phoques, et des restes d'animaux dont le chien, le cheval et le renne.

[modifier] Comportement et biologie

Des études ont démontré que le requin du Groenland grandit de 0,5 à 1 cm par année. Un requin capturé puis étiqueté au Groenland en 1936 fut recapturé en 1952. En 16 ans, le requin n'avait allongé que de six centimètres. On peut donc lancer l'hypothèse qu'un requin mature de sept mètres de longueur pourrait être âgé de plus de 200 ans, ce qui pourrait en faire l'animal vertébré ayant la plus longue espérance de vie au monde[1].

[modifier] Mythes et réalités

Les attaques contre des humains sont presque inexistantes. Un seul cas d'attaque mortelle sur des Inuits en kayak a été rapporté sans être confirmé[2].

[modifier] Exploitation humaine

Les Islandais font du Hákarl de sa chair[réf. souhaitée]. Il est également exploité pour son cuir et ses dents dans l'Arctique.

Au Centre de technologie arctique ARTEK, à Sisimiut (Groenland), l'utilisation du requin du Groenland à la chair très huileuse, fait partie d'un projet pilote destiné à produire du biogaz à partir des déchets de la pêche[3].


[modifier] Notes et références de l'article

  1. a, b, c, d et e http://geerg.ca/fr/gshark1.html
  2. Van Grevelynghe G., Diringer A. et Séret B. (1999). Tous les requins du monde. Collection "Les encyclopédies du naturaliste", Delachaux et Niestlé, Lausanne, Suisse, page 107.
  3. http://lachaineverte.fr.msn.com/actualites/article.aspx?cp-documentID=148502396

[modifier] Voir aussi

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