Reporting environnemental

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Le reporting environnemental ou reporting socioenvironnemental est une des formes de reporting. Il consiste - pour une entreprise et/ou ses filiales, ou pour une administration - à communiquer un bilan environnemental ou socio-environnemental de ses impacts directs ou indirects, immédiats ou différés, régulièrement mis à jour.

Le bilan se fait sous forme de rapports (trimestriels, annuels..) intégrant des bilans globaux, ou parfois par unité de travail, service ou fonctions.

Dans certains pays, ce bilan est obligatoire pour les plus grosses entreprises.

Objectifs[modifier | modifier le code]

L'objectif est double :

en interne, ce bilan permet à l'entreprise d'améliorer (amélioration continue) ses performances environnementales et sociales.
en externe, quand il est communiqué aux actionnaires et au public ; Il informe d'éventuels investisseurs, les administrations ou le public sur le niveau de soutenabilité de développement intégrée par l'entreprise. Il constitue parfois le volet du rapport annuel sur le développement durable ou de l'Agenda 21 d'une administration.
il permet de comparer entre elles les entreprises (si les indicateurs et modes d'évaluation sont les mêmes) au regard d'indicateurs de développement soutenable (environnementaux, sociaux, éthique et de santé ou économiques ou encore de développement humain).

Contenu[modifier | modifier le code]

il décrit via des indicateurs (présentés sous forme de graphiques, tableaux, synthèses...) la manière dont l'entreprise intègre en interne et dans ses actions externes les principes et critères du développement durable, indépendamment de la complexité de l'organisation (entités, filiales...).

  • la stratégie sociale et environnementale de l'entreprise,
  • les moyens humains, financiers, organisationnels mis au service de cette stratégie
  • les résultats obtenus

Thèmes souvent traités ;

Législation[modifier | modifier le code]

Le reporting socio-environnemental est obligatoire pour certaine entreprises, dans certains pays au-delà de certains seuils de budget ou nombre de personnels ou pour certains type d'activité.

En France[modifier | modifier le code]

Il est obligatoire pour les grandes entreprises cotées en Bourse, ou dépassant certains seuils (de budget ou nombre de personnels) depuis la loi Grenelle II (chapitre ou « chantier » consacré à la gouvernance).

  • En 2001, les lois Nouvelles Régulations Economiques (NRE, mai 2001), puis en 2003, la loi de sécurité financière (LSF) de juillet 2003, impose aux 700 entreprises françaises cotées à la bourse de Paris (CAC 40 et SBF 120) de rendre compte dans leur rapport annuel d'éléments relatifs tant à leur politique environnementale (rejet de CO2, consommation électrique...) que sociale (parité, formation...).
  • En 2010, à la suite du Grenelle de l'Environnement de 2007, la loi Grenelle II (dans son chantier Gouvernance) élargit et précise cette obligation pour un nombre plus important d'entreprises, avec des sanctions et un contrôle (Décret en attente)
  • En 2000, un Observatoire sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises (ORSE) a été créé.

Méthode[modifier | modifier le code]

Il doit prévoir une évaluation suivie dans le temps, basée sur des critères vérifiables et crédibles.

Il est recommandé (obligatoire dans certains cas) de faire faire les analyses par un tiers indépendant, ou au moins de les faire valider par un tiers indépendants, de manière à ce que les auteurs ne soient pas juges et parties, ce qui rend le contenu moins crédible. De grandes ONG apportent aussi des éléments d'évaluation d'impacts sociaux ou environnementaux. Des sites internet commencent à comparer les performances éthiques et environnementales des entreprises.

Certains logiciels sont capables de gérer des workflows de validation pour assurer la mise à jour continue des données.

Limites[modifier | modifier le code]

De nombreux débats existent sur la fiabilité et transparence et vérifiabilité des indicateurs utilisés pour coter les différents enjeux sociaux, environnementaux et sociétaux ;

  • Il est parfois difficile de faire le lien entre les impacts et responsabilités de sociétés-filles ou de filiales éloignées et la société-mère ;
  • Les secrets de fabrication et la confidentialité de certaines informations sont sources de biais ;
  • Les données quantitatives sont souvent plus faciles à interpréter que les appréciations qualitatives ;

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Étude 2010, PAP50 : l’évaluation de la politique papier des grandes entreprises françaises
  2. Analyses des données du rapport ADEME " Filières et recyclage" 2008, "synthèse - papiers graphiques. collection repères. Ademe 2007".
  3. Copacel (2009). Rapport développement durable
  4. Ipsos Lexmark (2010). The social research and corporate reputation specialists. The state of printing.