Renzo De Felice

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Renzo De Felice (Rieti, le 8 avril 1929 - 25 mai 1996) était un historien italien, spécialiste du fascisme.

Biographie[modifier | modifier le code]

Renzo De Felice étudie l'histoire à l'université de Rome, où il est l'élève de Federico Chabod et Delio Cantimori (it) ; De Felice adhère au Parti communiste italien au début des années 1950, puis signe en 1956 le manifeste des 101 qui exprime la distance que prennent une grande partie des membres du parti vis-à-vis de l'Union soviétique après la répression violente de l'insurrection de Budapest ; comme beaucoup des signataires, il finit par quitter le Parti communiste.

En 1972, il part à Rome enseigner à l'université La Sapienza, où il enseigne d'abord l'histoire des partis politiques, puis la science politique, avant d'obtenir en 1986 la chaire d'histoire contemporaine.

Travaux[modifier | modifier le code]

Renzo De Felice est connu pour sa volumineuse biographie de Mussolini, toujours inachevée à sa mort. Il a également fondé la revue Storia Contemporanea (it). Il s'est principalement intéressé au fascisme. De Felice distingue le « fascisme en tant que mouvement » et le « fascisme en tant que régime. »

Pour lui, le fascisme, en particulier en tant que mouvement, est une idéologie révolutionnaire correspondant aux attentes de la classe moyenne, qui s'enracine dans la philosophie des Lumières. Le fascisme ne profite pas de la peur des classes moyennes, mais plutôt d'une tentative de leur part pour monopoliser le pouvoir. Pour De Felice, le fascisme reste une idéologie politique valide, qui ne peut ni ne doit être diabolisée ou réduite suivant les termes d'une rhétorique qu'il juge « marxiste. »

Enfin, il ne voit pas vraiment de lien, ou de possibilité de comparaison valable entre le fascisme italien et le national-socialisme allemand, qu'il considère comme radicalement différents. Les conclusions controversées de De Felice lui valurent de nombreuses critiques, certains, comme Giuliano Procacci (it), Paolo Alatri (it) et Nicola Tranfaglia (it), voyant même dans ses travaux une apologie du fascisme.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Les Rouges et les Noirs, Georg, 1999 (Rosso e nero, Baldini & Castoldi, 1995)
  • Les interprétations du fascisme, Éditions des Syrtes, 2000 (Le interpretazioni del fascismo, Laterza, 1969)

Articles connexes[modifier | modifier le code]