Renato Martino

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Renato Raffaele Martino
Image illustrative de l'article Renato Martino
Biographie
Naissance 23 novembre 1932 (82 ans)
à Salerne (Italie)
Ordination sacerdotale 20 juin 1957 par
Mgr Demetrio Moscato
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
21 octobre 2003 par le
pape Jean-Paul II
Titre cardinalice Cardinal-diacre de
S. Francesco di Paola ai Monti
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale 14 décembre 1980 par le
card. Agostino Casaroli
Dernier titre ou fonction Président émérite du Conseil pontifical « Justice et Paix »
Président du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement
11 mars 2006 – 28 février 2009
Précédent Stephen Fumio Hamao Antonio Maria Vegliò Suivant
Président du Conseil pontifical « Justice et Paix »
1er octobre 2002 – 24 octobre 2009
Précédent François-Xavier Nguyên Van Thuán Peter Kodwo Appiah Turkson Suivant
Représentant du Saint-Siège auprès des Nations unies
3 décembre 1986 – 1er octobre 2002
Précédent Giovanni Cheli Celestino Migliore Suivant
Nonce apostolique en Thaïlande, à Singapour, au Laos, en Malaisie
14 septembre 1980 – 3 décembre 1986
Archevêque titulaire de Segermes
14 septembre 1980 – 21 octobre 2003 (cardinal)

Blason
« Virtus Ex Alto »
(it) Notice sur www.vatican.va
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Martino.

Renato Raffaele Martino, né le 23 novembre 1932 à Salerne en Italie, est un cardinal italien, président du Conseil pontifical Justice et Paix de l'Église catholique romaine de 2002 à 2009.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Renato Raffaele Martino possède un doctorat en droit canon. Il parle l'italien, le français, l'espagnol et le portugais.

Il est ordonné prêtre en le 20 juin 1957 pour le diocèse de Salerne.

Prêtre[modifier | modifier le code]

Après la fin de ses études, il est entré dans le corps diplomatique du Saint-Siège en 1962, servant au Nicaragua, aux Philippines, au Canada et au Brésil.

Évêque[modifier | modifier le code]

Nommé archevêque le 14 septembre 1980, il est consacré le 14 décembre 1980 par le cardinal Agostino Casaroli.

Il est nommé pro-nonce à la Thaïlande, en charge aussi de la nonciature de Singapour, du Laos, de Malaisie et à partir de 1983, de Bruneï.

En 1986, il est nommé observateur permanent du Saint-Siège aux Nations unies à New York.

En 1994, il vit le moment le plus difficile de sa carrière diplomatique lorsqu'il réussit à s'opposer en bloc à un groupe de pays qui veulent inscrire un « droit international à l'IVG » lors de la conférence du Caire. Il avait obtenu l'appui des pays latino-américains et islamiques qui refusaient la « culture de la mort ».

Le 1er octobre 2002, il est choisi par Jean Paul II comme président du Conseil pontifical Justice et Paix. Le 11 mars 2006 Benoît XVI lui confie également la présidence du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement, charge qu'il laisse le 28 février 2009.

Il se retire de sa charge de président du Conseil pontifical Justice et Paix le 24 octobre 2009 à près de 77 ans.

Cardinal[modifier | modifier le code]

Créé cardinal lors du consistoire du 21 octobre 2003 avec le titre de cardinal-diacre de San Francesco di Paola ai Monti, il participe au conclave de 2005 qui élit le pape Benoît XVI.

Il est membre du comité de parrainage de la Coordination internationale pour la décennie de la culture de paix et de non-violence (2001-2010).

Dans un entretien du 12 juin 2007, accordé au journal catholique the National Catholic Register, Mgr Renato Martino demande aux catholiques de ne plus soutenir l'organisation Amnesty international, au nom de ses positions pro-avortement[1].

Le 20 juin 2007, il célèbre le 50e anniversaire de son sacerdoce[2]. Il a par la suite promulgué les dix commandements des automobilistes.

À la suite du sommet d'Annapolis, il a fait valoir le droit de retour des réfugiés palestiniens, tout comme celui des réfugiés des autres pays.

Au sein de la Curie romaine, il est aussi membre de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples et du Conseil pontifical « Cor unum » pour la promotion humaine et chrétienne.

Le 7 janvier 2008, alors que des raids meurtriers perpétrés par l'armée israélienne ont lieu depuis plusieurs jours dans la bande de Gaza[3], il a estimé que les conditions de vie (dans la bande de Gaza) "ressemblaient de plus en plus à (celles) d'un camp de concentration"[4],[5].

Le 12 juin 2014, il devient cardinal protodiacre[6] lors du consistoire ordinaire public pour la canonisation de nouveaux saints, mais du fait de son âge, ce n'est pas à lui d'annoncer le nom du nouveau pape en cas de conclave, mais donc au cardinal-diacre électeur le plus ancien dans la fonction.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Article sur le site Ncregister.com
  2. cf. Site eucharistie et miséricorde
  3. « Gaza : le nombre de morts monte en flèche », Le parisien.fr,‎ 8 janvier 2009
  4. « Gaza "camp de concentration" évoqué par un responsable du Vatican », Le Nouvelobs.com,‎ 8 janvier 2009
  5. « "Camp de concentration" à Gaza: un cardinal défend ses propos », Le matin.ch,‎ 8 janvier 2009
  6. le cardinal Jean-Louis Tauran devenant cardinal-prêtre