Renaissance macédonienne

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La période de règne de la dynastie macédonienne sur l’Empire byzantin (867-1056) est désignée sous le terme de renaissance macédonienne par les historiens[1]. Chronologiquement, la période coïncide avec celle de la renaissance ottonienne en Occident.

Durant cette période les lettrés se sont notablement tournés vers l’héritage classique pour assimiler ses thèmes dans la chrétienté en formation dans l’Église d’Orient. La résurgence des idéaux, concepts et formes d’art, de l’Antiquité classique durant la période accrédite l’emploi du terme « Renaissance »[2], quoique équivoque puisque le terme se réfère systèmatiquement à la période historique du XVe siècle en Europe[3].

Le terme de renaissance macédonienne fut employé pour la première fois par Kurt Weitzmann dans le livre The Joshua Roll; a work of the Macedonian Renaissance, études sur le manuscrit Illumination III (Princeton, 1948).

L'Empereur Constantin VII et sa mère Zoé ; il écrivit l’ouvrage De Administrando Imperio.

Contexte historique[modifier | modifier le code]

À l’avènement de Basile Ier, l’Empire sort d'une période difficile. Les Byzantins ont dû céder beaucoup de territoires face aux attaques arabes. Ce recul va jusqu'à la perte de la Crète en 824. Sur le plan intérieur, la crise iconoclaste a une nouvelle fois séparé les Byzantins à cause d'une controverse religieuse. Basile commence donc par réograniser l'État et la marine byzantine afin de lutter contre les Arabes, alors maîtres des mers depuis presque deux siècles. La réforme de la marine est poursuivie par son successeur Léon VI le Sage, elle y tient d'ailleurs une place importante dans sa Taktika. Pourtant les attaques sporadiques des Arabes sur tout le pourtour méditerranéen avec Candie comme base arrière — ils pillent même Thessalonique en 904 — désorganisent les communications et le commerce.

La dynastie macédonienne est considérée comme une période assez stable sur le plan politique : les frontières est et ouest se consolident, notamment avec la prise de Bari en 876. De même, la Crète, et une partie de la Syrie, et de la Palestine retournent dans les mains des empereurs byzantins. Leur alliance avec les Fatimides, généralement mal considérés dans le monde islamique car chiites, permet une consolidation du front oriental. Du côté occidental, l'installation de postes en Arménie et la victoire de Basile II en 1018 face aux Bulgares permet une stabilisation.

Tout le Xe siècle est une période de renouveau triomphant pour l’Empire byzantin. C’est une période de croisade avant l’heure, les Byzantins luttent pied à pied face aux Arabes et la dislocation du pouvoir abbasside de Bagdad les y aide grandement. La mode est à la poésie acritique et la période voit naître de grands généraux tels Jean Kourkouas, Nicéphore II Phocas ou Jean Ier Tzimiskès. De nouveaux thèmes sont ainsi créés dans l’Est afin de consolider l’avancée de l’armée byzantine.

Art de la période[modifier | modifier le code]

Lire l'article Art de la dynastie macédonienne à propos de l'art produit durant cette période.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Principalement selon l’historiographie anglo-saxonne
  2. (en) Leslie Brubaker (1987). "Macedonian Renaissance". In Dictionary of the Middle Ages.
  3. Pour ces aspects lire l’article Renaissance en historiographie.

Article connexe[modifier | modifier le code]