René de Rieux (1548-1628)

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René de Rieux
RenedeRieux.jpg
Pays Drapeau de la province de Bretagne Province de Bretagne
Pavillon royal de la France.png Royaume de France
Titre Marquis d'Ouessant
(1597 - 1628)
Autre titre Seigneur de Sourdéac[1]
Successeur Guy de Rieux
Commandement Gouverneur de Brest
Investiture (1590-1623)
Conflits 8e guerre de religion
Faits d'armes Siège de Fort Crozon
Distinctions Chevalier du Saint-Esprit
Biographie
Dynastie Maison de Rieux
Naissance 1548
Décès 4 décembre 1628 (à 80 ans)
Anjou
Père Jean de Rieux (1508-1563), seigneur de Châteauneuf
Mère Béatrix de Jonchères ( † avant 1575), dame de La Perrière-en-Anjou
Conjoint Suzanne de Saint-Mélaine ( † 1616)
Enfants Guy ( † 1640)
René (1588-1651)
Marie de Rieux ( † 1628)

Blason René de Rieux (1558-1628), seigneur de Sourdéac.svg

René de Rieux, seigneur de Sourdéac (1548Anjou, 4 décembre 1628 en France), est un militaire français des XVIe et XVIIe siècles.

Sommaire

[modifier] Biographie

Le 31 mars 1579, Sourdéac se bat en duel contre son tuteur Guy Lallier et le tue (ce dernier était âgé de 80 ans)[2].

Armoiries de Guy de Rieux Armoiries de Guy de Rieux
Armoiries de Guy de Rieux

En 1589, le gouverneur de Brest embrasse le parti de la Ligue. Mais Guy de Rieux, capitaine de l'armée royale, se fait livrer la place qui devient alors la seule ville bretonne favorable à Henri IV. Ses armoiries sont gravées[3] dans la pierre du château de Brest (1589). Il meurt en mer en revenant du siège d'Hennebont (Morbihan) en décembre 1590. Son frère lui succédera.

Il succède à son frère Guy, mort au retour du siège d’Hennebont, comme gouverneur de Brest en 1590. À l'image de son frère il restera fidèle au roi Henri IV.

En 1592, 5 à 6 000 ligueurs investissent Recouvrance (rive droite de la Penfeld). Ils sont repoussés par Sourdéac mais font le siège du château pendant cinq mois. René de Rieux défait les assiégeants en faisant une audacieuse sortie.

Les ligueurs avec leurs alliés espagnols décident, en 1594, d’empêcher le ravitaillement de la place en bloquant l’accès au Goulet. Douze vaisseaux espagnol débarquent à Camaret au printemps le nécessaire pour édifier un important ouvrage fortifié, le Fort Crozon (en espagnol : Fort El Leon). Ses tirs avec ceux d’une batterie analogue à construire sur la rive nord doivent interdire la passe à son point le plus étroit.

L’armée royale, dirigé par le maréchal d’Aumont, appuyée par Sourdéac et un détachement anglais se présente à la mi-octobre devant le fort. Celui-ci est commandé par le capitaine Praxéde et il est défendu par 400 soldats. Les défenseurs tiendront un mois face à 3 000 Français, 2 000 Anglais, 300 arquebusiers à cheval et 400 gentilshommes. Tous les Espagnols meurent et les assiégeants perdent 3 000 hommes dont le commandant des vaisseaux anglais Martin Frobficher. Le lieu porte depuis cette époque le nom de pointe des Espagnols.

René de Rieux est récompensé par Henri IV qui, dès 1597, érige en sa faveur l’île de Ouessant en marquisatet le fait chevalier du Saint-Esprit le 2 janvier 1599. Il demeure gouverneur de Brest, au moins jusqu’en 1623, et meurt en Anjou le 4 décembre 1628.

[modifier] Union et descendance

  • Marié à Suzanne de Saint-Mélaine ( † à Brest 22 mars 1616), dame de Boulévêque (du Bourg-l'Évêque), du Pin en Anjou, de Montmartin et autres lieux, fille de Jean de Saint-Mélaine et de Renée d'Andigné, dont :
    Guy de Rieux ( † 14 novembre 1640), marquis de Sourdéac,
    marié le 11 juin 1617 à Louise de Vieuxpont ( † 1646), dont :
    Henriette de Rieux (née en 1624),
    mariée à Paul, comte des Armoises,
    Alexandre de Rieux ( † 7 mai 1695),
    marié le 10 janvier 1641 à Hélène de Clère (née en 1620), dont :
    Paul Hercule de Rieux (16453 janvier 1721),
    Louise de Rieux,
    Anne Hélène de Rieux,
    René Louis de Rieux ( † 1713),
    marié à Anne Elisabeth de Nivelles
    Henri de Rieux ( † 4 décembre 1693),
    Anne Marie de Rieux,
    mariée à Léon d'Illiers de Balsac, marquis d'Entragues,
    Catherine Marguerite de Rieux,
    mariée le 24 septembre 1647 à Robert d'Esmalleville, baron de Panneville,
    René de Rieux (1588 † 8 mars 1651), évêque de Léon en 1613, abbé de l'abbaye Notre-Dame de Daoulas
    Marie de Rieux ( † 1628),
    mariée à Sébastien de Ploeuc ( † 1644), marquis de Timeur.

[modifier] Notes et références

  1. Paroisse de Glénac.
  2. « Du regne de nostre dernier roy Henry IIIe, fut faict un combat à Paris, en lisle de Louviers, entre M. de Sourdiac, dict le jeune Chasteauneuf, de la maison de Rieux en Bretaigne, et M. de La Chesnaye-Lailler du pays d'Anjou, oncle de la femme dudict sieur de Sourdiac, de la maison de Bourg l'Evesque, que ledict sieur de Sourdiac avoit nouvellement espousée. Se doulant de quelques propos que je ne diray point, que pretendoit ledict sieur de Sourdiac de La Chesnaye avoir dict, et pour ce l'envoya appeller en ladicte isle, où estant, ledict sieur de Sourdiac luy demanda s'il avoit dict tels propos. L'autre lui respondit que sur la foy de gentilhomme et d'homme de bien, il ne les avoit jamais dicts.
    - Je suis donc content, replicqua le sieur de Sourdiac.
    -Non pas moy, replicqua l'autre, car puisque vous m'avez donné la peine de venir icy, je me veux battre; et que diront de nous tant de gens assemblez d'un costé et d'autre deçà et delà l'eau, d'estre icy venus pour parler, et non pour se battre ? Il y iroit trop de nostre honneur : çà battons nous.
    Eux s'estans donc mis en presence avec l'espée et la dague, se tirarent force coups advant se blesser; aucuns disoient que ledict sieur de Sourdiac estoit armé, et mesmes qu'aucuns ouyrent ledict La Chesnaye crier haut :
    - Ah ! paillard, tu es armé, ainsin qu'il l'avoit tasté d'un grand coup qu'il luy avoit tiré au corps;
    - Ah ! t'auray bien autrement,
    et se mit à luy tirer à la teste et à la gorge à laquelle il luy donna un grand coup à costé, qu il ne faillist rien qu'il ne luy coupast le sifflet; dont ledict Sourdiac ne s estonna nullement ains redoublant son courage, luy tira une grande estocade au corps et le tua. De dire qu'il fust armé, je ne le puis croire; car je l'ay tousjours cogneu brave et vaillant, les armes bien en la main, et l'honneur en recommandation pour faire telle supercherie, et bien luy servit de bien faire et bien parer les coups; car ledict sieur de Sourdiac, qui estoit mon grand amy, me le conta quelque temps amprès ce combat, me jurant n'avoir jamais veu un si brave, et vaillant, et rude homme que celluy là, comme de vray il l'avoit bien monstré en plusieurs guerres de Piedmont et de France, et estimé fort mauvais garçon. Encore le monstra il en ce combat, car il avoit quatre vingts ans lorsqu'il y vint, et mourut. Ainsin à belle vie belle mort, qu'il faut fort estimer, et surtout aussy son brave cœur et son ambition de n'estre voulu partir de la place assignée sans se battre et ne s'amuser trop à parler comme de vray c'est une grande honte, quand on vient là, de s'en retourner sans venir aux mains, et de se contenter en satisfaction de parolles »

    — Pierre de Bourdeille Brantôme, Oeuves complètes, t. VIII, Édition Mérimée et Lacour, 1891, p. 23 .

  3. Ces armes sont trouvées, après-guerre dans les décombres à proximité du donjon. La pierre est incrustée dans la façade de la tour du Midi lors des travaux de restauration au cours des années 1950.

[modifier] Annexes

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

  • René de Rieux : précisez, René de Rieux, seigneur de Sourdeac 1558-1628, & Suzanne de Saint Melaine, dame de Bourg-L'Évêque sur roglo.eu. Consulté le 28 décembre 2011 ;

[modifier] Bibliographie

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