René Major

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René Major

Nom de naissance René Major
Naissance 1932
Montréal
Nationalité Drapeau du Canada Canada et Drapeau de la France France
Profession
Formation

René Major, né le 1er novembre 1932 à Montréal, est un psychanalyste (médecin psychiatre) québécois d’origine devenu français. Il exerce à Paris.

Il a fait ses études au Collège André-Grasset à Montréal, à l’Université de Montréal et à la Société psychanalytique de Paris.

Il a été directeur de l’Institut de psychanalyse de Paris de la Société psychanalytique de Paris, et directeur de programme au Collège international de philosophie de Paris de 1983 à 1992.

Il a dirigé les Cahiers Confrontation, publiés de 1979 à 1989.

États généraux de la psychanalyse[modifier | modifier le code]

De récents débats ont eu lieu dans divers pays, parmi eux la France et le Royaume-Uni, à propos d’un éventuel contrôle de l’État sur la formation des psychanalystes, dont la discipline serait considérée comme d’autres formes de psychothérapies. La communauté psychanalytique a réagi très fortement face à ces propositions, en avançant d’une part la spécificité de la psychanalyse, d’autre part la nécessaire indépendance de cette discipline qui, selon elle, a fait ses preuves.

Ainsi, par Appel du 17 juin 1997[1] de René Major, des États généraux de la psychanalyse se sont tenus du 8 au 11 juillet 2000 dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne à Paris, y ayant réuni plus de mille deux cents psychanalystes de trente-quatre pays[2], et des invités parmi lesquels Jacques Derrida et Armando Uribe.

Ces États généraux ont abouti à une « Déclaration sur la spécificité de la psychanalyse »[3], affirmant d’abord « l'autonomie de leur discipline par rapport à toutes les formes de psychothérapie qui se pratiquent aujourd’hui », ensuite « leur indépendance par rapport aux pouvoirs publics et à une réglementation par l’État, quelle qu’elle soit, fût-ce par le biais des psychothérapies dites relationnelles ».

D’autre part, ces États généraux ont prôné la création d'un Institut des hautes études en psychanalyse, structure qui serait mi-privée mi-publique[4]. À cette occasion, les psychanalystes notaient alors que si, « depuis une trentaine d'années, la psychanalyse (a) pris rang à l’Université, elle n’a pas acquis la place qui lui revenait véritablement (...) Les hautes institutions, telles que le Collège de France ou l’École des hautes études en sciences sociales, n’ont, pour leur part, pas encore reconnu la psychanalyse comme une discipline devant figurer en tant que telle dans leurs programmes. Seul le Collège international de philosophie, créé en 1983, a pu le faire, progressivement, en lui consacrant l’une de ses intersections[4] ».

Association Analyser[modifier | modifier le code]

René Major est vice-président d’Association Analyser, fondée en 2004, association de psychanalystes et aussi de juristes à propos notamment du sort controversé des psychanalystes dans la législation française (législation promulguée en 2004 relative au titre de psychothérapeute[5] et mentionnant les psychanalystes et « leurs associations », et par ajout en 2009 mentionnant les masters en psychanalyse). Cette association a présenté en 2010 devant le Conseil d’État un recours contre les carences, relatives aux mentions précitées, du décret d’application de cette législation, pris le 20 mai 2010[6]. On trouve les informations et documents relatifs à cette procédure en cours sur une page spécifique du site de cette association[7].

Institut des hautes études en psychanalyse[modifier | modifier le code]

René Major a fondé et dirige l’Institut des hautes études en psychanalyse (IHEP) dont nombre de séminaires se tiennent depuis 2006 à l’École normale supérieure « rue d’Ulm » à Paris[8], dans le cadre du Laboratoire disciplinaire Pensée des sciences[9].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Articles

Honneurs[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Appel de René Major du 17 juin 1997 pour la réunion d’États généraux de la psychanalyse en l’an 2000 à Paris.
  2. Notice éditeur de l’ouvrage issu des États généraux de la psychanalyse, 2000.
  3. « Déclaration sur la spécificité de la psychanalyse », publiée en annexe dans René Major (dir.), États généraux de la psychanalyse, juillet 2000, Éd. Flammarion (Aubier), 2003, p. 247-248Version archive.org de la Déclaration.
  4. a et b René Major (dir.), États généraux de la psychanalyse, juillet 2000, Éd. Flammarion (Aubier), 2003, annexe IV, « Institut des hautes études en psychanalyse », p. 252-266
  5. Article 52 de la Loi nº2004-806 du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique.
  6. Décret nº 2010-534 du 20 mai 2010 relatif à l’usage du titre de psychothérapeute.
  7. Récapitulatif de procédure et documents relatifs au recours par Association Analyser devant le Conseil d’État, contre le décret précité.
  8. Page d’accueil du site de l’IHEP mentionnant direction par René Major et séminaires à l’ENS rue d’Ulm.
  9. Site ENS : Laboratoire disciplinaire Pensée des sciences, page IHEP.

Liens externes[modifier | modifier le code]