René Maillard

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René Maillard est un compositeur français né le 8 avril 1931 à Bois-Colombes (Hauts-de-Seine), et décédé le 4 décembre 2012 à Nice (Alpes-Maritimes)[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir étudié le violon et l’alto, René Maillard entre au CNSMD où il obtiendra les premiers prix d’harmonie, contrepoint et fugue dans les classes de Marcel Samuel-Rousseau et Noël Gallon[2]. Élève de Tony Aubin pour la composition, il se voit décerner un Second Grand Prix de Rome pour sa cantate « Le rire de Gargantua » en 1955 lors de son premier concours. Il est alors engagé par EMI comme Assistant du directeur artistique « classique » René Challan, poste qu’il conservera jusqu’en 1960. Il sera notamment responsable des enregistrements d’artistes tels Samson François, Villa-Lobos, Paul Tortelier, Aldo Ciccolini. On peut trouver aujourd’hui ses enregistrements dans la collection « Les Introuvables ». Malgré un accueil favorable de ses premières compositions, la dislocation du groupe « Pentacorde » et l’apparition de « l’épisode sériel » l’incitent à abandonner définitivement la musique. Il fera alors une carrière comme cadre supérieur dans une entreprise internationale.

Ses œuvres ont été jouées notamment par des artistes tels : Jean Hubeau, André Collard, Robert Quatrocchi, Hélène Pignari, Jean Della-Valle l’Orchestre de chambre de la radio dirigé par Louis de Froment, l’Orchestre de chambre de Versailles dirigé par Bernard Wahl. En 1960 le Festival d’Aix-en-Provence donnera la création de son Concerto da camera N°2 pour cordes sous la direction de Serge Baudo[3]. Après une interruption de quarante ans, Nicolas Bacri l’incite à revenir à la composition. Il accueillera ses œuvres aux concerts de l’association « Cantus formus ». Sur René Maillard Nicolas Bacri a écrit : « …une nouvelle génération d’interprètes est en train de découvrir (son « œuvre), sensible au charme d’un discours tout à la fois dense et clair, « relevant d’un classicisme intemporel lequel, de Couperin à Dutilleux, « en passant par Roussel, a toujours été la marque des grands « musiciens français. »

Œuvres[modifier | modifier le code]

Aux éditions Delatour France[modifier | modifier le code]

  • Sonate N°1 pour alto et piano
  • Sonate N°2 pour alto et piano
  • Trio à cordes
  • Sonate pour violon et piano
  • Petite suite pour 2 contrebasses
  • « Le bal des champs » pour chœur à 3 voix, soprano solo et piano
  • Prélude Aria et Fugue pour violoncelle et orgue
  • « FEBRILITE » 3 mélodies sur des poèmes de Dominique Pagnier
  • Hymne et Toccata pout orgue
  • Toccata pour piano
  • Concerto da camera N°1 pour cordes
  • Concerto da camera N°2 pour cordes (Disque Naxos)
  • Concerto grosso pour quintette à vents et orchestre à cordes (Disque Naxos)

Aux éditions « Le Chant du Monde »[modifier | modifier le code]

  • Quatuor à cordes
  • Quintette à vents
  • Sonate en duo pour violons (disque TRITON)
  • « Survivre après Hiroshima », cantate pour mezzo-soprano, chœur et orchestre.(disque NAXOS)
  • Sonate pour orgue

Notes et références[modifier | modifier le code]