René Genis

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René Genis est un peintre et graveur français, né le à Hué (Viêt Nam), et mort le à Paris, à l'âge de 82 ans.

Biographie[modifier | modifier le code]

De retour d'Indochine en métropole en 1931, la famille de René Genis s'installe d'abord en Gironde, à Blaye puis à Arcachon, et enfin en 1937 à Paris.

Inscrit à l'École des arts appliqués, Genis se réfugie en 1940 avec sa famille à Bordeaux où il fréquente l'École des beaux-arts. De retour à Paris, il entre à l'École nationale des arts décoratifs où il retrouve André Brasilier, Bernard Cathelin, Paul Guiramand et Guy Bardone. Ses professeurs sont Jules Cavaillès, François Desnoyer puis Maurice Brianchon.

Il obtient, en 1950, le premier diplôme de peinture décorative (promotion Albert Marquet) dans l'atelier de Marcel Gromaire (1892-1961). Il seconde quelque temps Jean Lurçat dans la réalisation de ses cartons.

Dès cette époque, René Genis présente ses toiles au Salon de la Jeune Peinture, et il en reçoit le prix en 1960.

Pendant une quarantaine d'années, il expose régulièrement au salon Comparaisons dans le groupe de Maurice Boitel.

Il est également membre de la Société des peintres-graveurs français.

Sociétaire du salon d'Automne, Genis acquiert bientôt une renommée internationale et ses toiles sont exposées dans des galeries de New York, Tokyo, Essen, Lausanne, Genève, Taipei, et de nombreux musées, français comme étrangers, possèdent aujourd'hui ses œuvres.

René Genis a subi l'influence du groupe de la réalité poétique avec Christian Caillard, Jules Cavaillès, Raymond Legueult, Roger Limouse, Roland Oudot, André Planson, etc., et le peintre suisse post-impressionniste Andry reconnaît avoir été influencée par lui.

Spécialiste de la nature morte et du paysage, son art dénote une aisance et une rigueur du dessin, s'appuyant sur le talent du coloriste qui s'affirme avec délicatesse et élégance. La densité des contrastes est servie par une certaine simplification des formes et une mise en aplat des couleurs pures où éclate la lumière (Lumière du soir, Serifos, Grèce ou Le chat dans la ruelle, Serifos, Grèce).

Cette apparente simplicité ne va pas sans une recherche qui se dévoile notamment dans les natures mortes égayées par des tapisseries, des mosaïques ou des céramiques (Le Pichet jaspé - 1973, Les Bols - 2000), les représentations florales (Ombelles au vase chinois - 2000 ou Bouquet et coquillages - 1990) ou bien un simple mur dans un paysage (Lumière du soir, Bandol, Provence).

Œuvres[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

Dessins, aquarelles[modifier | modifier le code]

Peintures[modifier | modifier le code]

Gravures, lithographies[modifier | modifier le code]

Illustrations[modifier | modifier le code]

René Genis a également mis son talent au service de sociétés de bibliophilie contemporaine. C'est ainsi qu'il a illustré :

Salons[modifier | modifier le code]

Expositions, galeries[modifier | modifier le code]

Prix, récompenses[modifier | modifier le code]

Musées, monuments[modifier | modifier le code]

  • France : musées de la Ville de Paris, de Bordeaux, de Lyon, d'Aix-en-Provence, de Besançon, des Baux-de-Provence
  • À l'étranger : Djakarta (Indonésie), Oran (Algérie), Neuchâtel (Suisse), Sofia (Bulgarie), Tokyo (musée Yamagata)

Depuis novembre 2008, un nouveau musée à Saint-Claude, dans le Jura, bénéficie de la donation conjointe qu'il a faite avec Guy Bardone, son ami de toujours, de la collection d'œuvres figuratives qu'il possédait. Parmi ces œuvres l'on retrouve un nombre important de ses peintures ainsi qu'un grand nombre de dessins.

Élèves[modifier | modifier le code]

Iconographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Monographie Genis, texte de Jean Bouret, éditions Ides et Calendes, Neuchâtel.
  • Les Natures mortes de Genis, texte de J. M. Nectoux, éditions Ides et Calendes, Neuchâtel.
  • L'École de Paris 1945-1965, Lydia Harambourg, éditions Ides et Calendes.
  • René Genis : Art vision à Paris - Kyoto Shoin (Japon).
  • René Genis : Catalogue 1999, Galerie 26 à Paris, préface de Lydia Harambourg.
  • René Genis, texte de Jean-Charles Gauthier, rétrospective 2001 de la ville de Bergerac (Dordogne).

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]