René Desfontaines

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René Desfontaines

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René Louiche Desfontaines

Naissance 14 février 1750
Tremblay (Ille-et-Vilaine) (France)
Décès 16 novembre 1833 (à 83 ans)
Paris (France)
Nationalité Drapeau de France Français
Champs botanique
Institutions Jardin du roi,Académie des sciences (France) , Académie nationale de médecine

René Louiche Desfontaines, né le 14 février 1750 à Tremblay (Ille-et-Vilaine) et mort le 16 novembre 1833 à Paris, est un botaniste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après ses études de médecine, René Desfontaines étudie l'histoire naturelle sous la direction de Bernard de Jussieu. Il publie divers travaux de botanique qui lui valent d'être admis le 2 mars 1783 à l'Académie des sciences, dont il est président en l'an XIII (1804-1805). Il est membre également de l'Académie de médecine.

Travaux[modifier | modifier le code]

Botanique et vulgarisation scientifique[modifier | modifier le code]

Planche extraite du Mémoire sur quelques nouvelles espèces d'oiseaux des côtes de Barbarie

Grâce au soutien de Louis Guillaume Le Monnier (1717-1799), il peut entamer une expédition scientifique en Afrique du Nord où il reste deux ans. Il étudie la flore des côtes de Barbarie. Il en rapporte un herbier considérable et de nombreux objets d'histoire naturelle. Il fait le rapport de son voyage dans sa Flore atlantique (1798), 2 vol. in-4, avec planches. On lui doit des observations nouvelles sur le dattier, le lofos de Libye, le chêne à glands doux, sur l'irritabilité des plantes. Desfontaines succède à Le Monnier à la chaire de botanique du Jardin du roi où il favorisa la physiologie végétale.

Il fait paraître de nombreux ouvrages de botanique dont :

  • un Cours élémentaire (1796)
  • un Tableau de l'école botanique du Muséum d'histoire naturelle (1804)
  • une Histoire des plantes et des arbrisseaux qui peuvent être cultivés en France en pleine terre (1809)
  • des Expériences sur la fécondation artificielle des plantes (1831).

Ses cours sont très populaires et rassemblent entre 500 et 600 personnes, dont de nombreuses personnalités, Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) par exemple. Il est le premier à présenter l'organographie et la physique végétales comme devant être l'introduction nécessaire de la botanique. Il est fait membre étranger de la Royal Society en 1833. Il est membre de la Société de Médecine de Paris.

Il passe la période troublée de la Révolution sans difficulté et n'hésite pas à intervenir pour sauver des botanistes, comme Louis Ramond (1755-1827) ou Charles Louis L'Héritier de Brutelle (1746-1800). Devenu aveugle à la fin de sa vie, il se fait conduire dans les serres du Muséum et tente de reconnaître les plantes au toucher.

Ornithologie[modifier | modifier le code]

On lui doit la description du Bulbul des jardins [1], du Cratérope fauve[2] en 1789

Œuvres et publications[modifier | modifier le code]

Narcissus serotinus, planche extraite de Flora atlantica, vol.1, p. 82
  • (la) Flora atlantica, sive Historia plantarum, quae in Atlante, agro tunetano et algeriensi crescunt, Blanchon (Parisiis), 1800 :
  1. Tomus 1 disponible sur Gallica et planches disponible sur Gallica
  2. Tomus 2 disponible sur Gallica et planches disponible sur Gallica
  • (la) Flora Atlantica, sive Historia plantarum quae in Atlante, agro Tunetano et Algeriensi crescunt, apud L.-G. Desgranges (et apud Blanchon) (Parisiis), 1797-1799, 3 vol. in-4° , dont 1 de pl. gravées :
  1. Tomus primus disponible sur Gallica
  2. Tomus secundus disponible sur Gallica
  3. Planches gravées disponible sur Gallica
  • Tableau de l'école de botanique du Muséum d'histoire naturelle([Reprod.]), J. A. Brosson (Paris), 1804, 5 microfiches ; 105*148 mm disponible sur Gallica , deuxième édition en 1815, Texte intégral
  • Discours du président de l'Institut national, à Sa Majesté l'empereur, à l'occasion de son couronnement, prononcé le 20 frimaire an 13, impr. de Baudouin (Paris), 1804, 3 p. ; in-4, disponible sur Gallica
  • Choix de plantes du corollaire des instituts de Tournefort publiées d'après son herbier, et gravées sur les dessins originaux d'Aubrie, Levrault (Paris), 1808, Texte intégral
  • Histoire des arbres et arbrisseaux qui peuvent être cultivés en pleine terre sur le sol de la France, J. A. Brosson (Paris), 1809, , tome 1, 635 p. , Texte intégral
  • (la) Catalogus plantarum horti regii parisiensis, cum annotationibus de plantis novis aut minus cognitis ([Reprod.]), Chaudé (Paris), 1829, 8 microfiches ; 105*148 mm, disponible sur Gallica , Texte intégral
  • Choix de plantes du corollaire des instituts de Tournefort publiées d'après son herbier, et gravées sur les dessins originaux d'Aubriet ([Reprod.]), impr. de Levrault (Paris), 1808, 5 microfiches ; 105*148 mm disponible sur Gallica
  • (la) Catalogus plantanum horti regii Parisiensis, apud Chaudé (Parisiis), 1829, Texte intégral
  • (en) Mémoire sur quelques nouvelles espèces d'oiseaux des côtes de Barbarie, édition de Alfred Newton, London, 1880, Texte intégral en ligne

Hommages[modifier | modifier le code]

C'est en son honneur que Hipólito Ruiz López (1754-1815) & José Antonio Pavón (1754-1844) ont nommé le genre Desfontainia. De même, Jacques-Julien Houtou de La Billardière lui dédie le genre Fontanesia de la famille des Oléacées.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Desfontaines Histoire de l'Académie Royale des Sciences, ... (1787) p.500 pl.12
  2. Desfontaines Histoire de l'Académie Royale des Sciences, ... (1787) p.498 pl.11

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Augustin Pyrame de Candolle : Notice historique sur la vie et les travaux de M. Desfontaines, Thuau (Paris), 1834, Texte intégral
  • Pierre Flourens : Éloge historique de M. R. Louiche Desfontaines (lu à la séance publique du 11 septembre 1837 - suivi de la liste des ouvrages de M. Desfontaines, du discours pour l'inauguration du buste de René Louiche Desfontaines par Auguste Chevalier] Texte intégral en ligne
  • Adrien de Jussieu : Funérailles de M. Desfontaines, Didot (Paris), 1833, Texte intégral
  • (en) Robert Dundas Thomson, Thomas Thomson : Records of General Science, Volume 1, Taylor and Walton (London), 1835, p. 241-250, Texte intégral
  • Auguste Chevalier: La Vie et l’Œuvre de René Desfontaines. Fondateur de l’herbier du Muséum. La carrière d’un savant sous la Révolution. Muséum national d’histoire naturelle de Paris (1939), 264 p., 4 pl.
  • Alfred Maury: L'ancienne Académie des sciences : les académies d'autrefois, Didier (Paris), 1864, disponible sur Gallica
  • Davy de Virville A.: «De l'influence des idées préconçues sur les progrès de la botanique du XVe au XVIIIe siècle», in: Revue d'histoire des sciences et de leurs applications, 1957, Tome 10 n°2. pp. 110-119,doi : 10.3406/rhs.1957.4375 Texte intégral

Sources[modifier | modifier le code]

  • Adrien Davy de Virville (dir.) (1955). Histoire de la botanique en France. SEDES (Paris) : 394 p.
  • Cet article comprend des extraits du Dictionnaire Bouillet. Il est possible de supprimer cette indication, si le texte reflète le savoir actuel sur ce thème, si les sources sont citées, s'il satisfait aux exigences linguistiques actuelles et s'il ne contient pas de propos qui vont à l'encontre des règles de neutralité de Wikipédia.

Liens externes[modifier | modifier le code]


Desf. est l’abréviation botanique officielle de René Desfontaines.
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