Remain in Light

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Remain in Light

Album de Talking Heads
Sortie Drapeau : États-Unis 8 octobre 1980
Enregistré JuilletAoût 1980
Compass Point Studios, Nassau
Sigma Sound Studios, New York
Durée 39:48
Genre Post-punk, world music, new wave
Producteur Brian Eno
Label Sire Records

Albums de Talking Heads

Singles

  1. Once in a Lifetime
    Sortie : 2 février 1981
  2. Houses in Motion
    Sortie : 5 mai 1981

Remain in Light

Compilation des critiques
Périodique Note
Allmusic 5 étoiles sur 5[1]
Robert Christgau A[2]
Rolling Stone 5 étoiles sur 5[3]
Slant Magazine 4.5 étoiles sur 5[4]
Sputnikmusic 5 étoiles sur 5[5]

Remain in Light est le quatrième album studio des Talking Heads, sorti le 8 octobre 1980. Cet album, accueilli par des critiques louangeuses, est le dernier album des Talking Heads produit par Brian Eno.

L'album s'est classé 19e au Billboard 200[6] et a été certifié disque d'or par la Recording Industry Association of America (RIAA) le 17 septembre 1985[7].

Style[modifier | modifier le code]

Intégrant des rythmes africains funky, cet album a influencé les courants post-punk, world music et new wave. Remain in Light mélange des formes musicales afro-américaine, africaine et américaine. Ken Tucker du magazine Rolling Stone note à l'époque qu'il y a rarement eu « si peu d'écart entre ce qu'écoutent les noirs et les blancs »[8]. Dans une critique de l'album, l'écrivain Gavin Edwards note dans Rolling Stone que « Talking Heads a déjà maîtrisé un funk minimaliste, mais qu'ici ils ont construit de l'improvisation autour d'une rythmique lourde ». À côté de la musique, les thèmes des textes de l'album reflètent ce que l'un des auteurs du Grove Dictionary of Music and Musicians, Robert Walser, considère comme postmoderne dans la mesure où ils évoquent « la désorientation, la distance ironique et la méfiance vis-à-vis du récit. » En raison de l'architecture polyrythmique et collaborative des morceaux de Remain in Light, les Talking Heads intègrent sept musiciens supplémentaires dont le guitariste Adrian Belew et le claviériste de Funkadelic, Bernie Worrell, au cours des concerts de la tournée qui a suivi la sortie de l'album.

Le dernier morceau de l'album, The Overload, est une tentative des Talking Heads de reproduire le son de Joy Division. Cette tentative est effectuée bien qu'aucun membre du groupe n'ait en fait déjà entendu la musique de Joy Division. Elle est plutôt basée sur une idée de ce que pourrait être le son de Joy Division[9].

Tournée[modifier | modifier le code]

Comme mentionné ci-dessus, les Talking Heads invitent sept musiciens supplémentaires pour la tournée de promotion de Remain in Light durant les années 1980 et 1981. La première apparition du groupe élargi, qui en plus de Belew et de Bernie Worrell inclut les percussionnistes Jose Rossy et Steven Stanley, les choristes Nona Hendryx et Dollette McDonald et le bassiste Busta Cherry Jones, a lieu en août 1980 au festival Heatwave à Toronto. Les Talking Heads commencent en jouant quatre morceaux sortis avant Remain in Light. Leur concert démarre avec le quartet de base et morceau après morceau, des musiciens et des chanteurs les rejoignent jusqu'à ce que le groupe au complet soit sur scène.

Singles[modifier | modifier le code]

Le single Once in a Lifetime se vend médiocrement lors de sa sortie originale aux États-Unis, mais rentre dans le top 40 dans le reste du monde anglophone, atteignant la quatorzième place aux Royaume-Uni, la vingt-troisième en Australie et la vingt-huitième au Canada. On se souvient aussi du single pour son clip excentrique. Ultérieurement, un enregistrement live (extrait du film Stop Making Sense) atteint la quatre-vingt-sixième place aux États-Unis en 1986.

Deux autres singles sont également sortis, un promotionnel aux États-Unis (Crosseyed and Painless) et un au Royaume-Uni (une version remixée de Houses in Motion).

Pochette[modifier | modifier le code]

La pochette et le livret de l'album sont créés par le graphiste Tibor Kalman. Kalman crée la pochette en s'inspirant de la vie de Tina Weymouth, avec au dos de la pochette une flotte d'avions symbolisant l'enfance d'une fille de général de l'US Air Force et sur la couverture les visages numériquement modifiés des membres du groupe[10].

Reconnaissance[modifier | modifier le code]

En 1989, Rolling Stone le classe 4e des « 100 meilleurs albums des années 1980[11] » et en 2003, 129e des « 500 meilleurs albums de tous les temps[12] ».

En 1993, NME le classe 11e des « meilleurs albums des années 1980 [13]» et en 2013, 54e des « meilleurs albums de tous les temps[14] ».

En 1999, Vibe le classe 92e des « 100 albums essentiels du XXe siècle[15] ».

En 2002, Pitchfork Media le range à la 2e place de son « top des 100 meilleurs albums des années 1980[16] ».

En 2003, la chaîne VH1 le classe à la 88e place des « 100 meilleurs albums[17] ».

En 2006, Q le classe 27e des « 40 meilleurs albums des années 1980[18] ».

En 2012, Slant Magazine le range à la 6e place des « 100 meilleurs albums des années 1980[19] ».

Réédition[modifier | modifier le code]

En 2006, Remain in Light est réédité en version remastérisée par Warner Music avec quatre morceaux inachevés en bonus (Fela's Riff, Unison, Double Groove et Right Start) et un DVD contenant les vidéos du groupe jouant Crosseyed and Painless et Once in a Lifetime à la télévision allemande. La réédition est produite par Andy Zax et Talking Heads[20].

Reprise[modifier | modifier le code]

Phish reprend l'album dans son intégralité le 31 octobre 1996 à l'Omni d'Atlanta, en maintenant leur habitude de donner un « concert costumé » pour Halloween. Ce spectacle et particulièrement la reprise en seconde partie de Remain in Light est considéré par les fans comme un tournant musical pour le groupe. Crosseyed & Painless qui est le seul morceau joué à nouveau après leur show d'Halloween (Phish garde habituellement un morceau de leur concert d'Halloween costume dans leur répertoire), a été joué une dizaine de fois par le groupe entre 1996 et 2004.

Liste des titres[modifier | modifier le code]

Toutes les chansons sont écrites et composées par David Byrne, Brian Eno, Chris Frantz, Jerry Harrison et Tina Weymouth. 

Face A
No Titre Durée
1. Born Under Punches (The Heat Goes On) 5:49
2. Crosseyed and Painless 4:48
3. The Great Curve 6:28
Face B
No Titre Durée
1. Once in a Lifetime 4:23
2. Houses in Motion 4:33
3. Seen and Not Seen 3:25
4. Listening Wind 4:43
5. The Overload 6:02
Titres bonus réédition 2006[20]
No Titre Durée
9. Fela's Riff 5:19
10. Unison 4:50
11. Double Groove 4:28
12. Right Start 4:07

Personnel[modifier | modifier le code]

Musiciens[modifier | modifier le code]

Musiciens additionnels[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Talking Heads Remain in Light Review », Allmusic (consulté le 17 janvier 2015)
  2. (en) « Talking Heads Remain in Light Review », Robert Christgau (consulté le 17 janvier 2015)
  3. (en) « Talking Heads Remain in Light Review », Rolling Stone (consulté le 17 janvier 2015)
  4. (en) « Talking Heads Remain in Light Review », Slant Magazine (consulté le 17 janvier 2015)
  5. (en) « Talking Heads Remain in Light Review », Sputnikmusic (consulté le 17 janvier 2015)
  6. (en) « Talking Heads Remain in Light Awards », Allmusic (consulté le 17 janvier 2015)
  7. (en) « Talking Heads Remain in Light », RIAA (consulté le 17 janvier 2015)
  8. (en) « Talking Heads Remain in Light Review », Rolling Stone (consulté le 17 janvier 2015)
  9. (en) David Bowman, This Must Be the Place: The Adventures of Talking Heads in the Twentieth Century, New York, HarperCollins,‎ 2002, First ed. (pbk.) éd. (1re éd. 2001) (ISBN 978-0-06-050731-2, OCLC 228125102, lire en ligne)
  10. ibid, p.184
  11. (en) « 100 Best Albums of the Eighties », Rolling Stone (consulté le 17 janvier 2015)
  12. (en) « 500 Greatest Albums of All Time », Rolling Stone (consulté le 17 janvier 2015)
  13. (en) « The NME Greatest Albums of The 60's, 70's & 80's », Rocklist.net (consulté le 17 janvier 2015)
  14. (en) « The 500 Greatest Albums of All Time », NME (consulté le 17 janvier 2015)
  15. (en) « Vibe’s 100 Essential Albums of the 20th Century », Dave's Music Database (consulté le 17 janvier 2015)
  16. (en) « 500 Greatest Albums of All Time », Rolling Stone (consulté le 17 janvier 2015)
  17. (en) « Top 100 Albums of the 1980s », Pitchfork Media (consulté le 17 janvier 2015)
  18. (en) « Q 40 Best Albums of the 1980s (August 2006) », Rocklist.net (consulté le 17 janvier 2015)
  19. (en) « The 100 Best Albums of the 1980s », Slant Magazine (consulté le 17 janvier 2015)
  20. a et b (en) Talking Heads Remain in Light Remastered, Discogs (consulté le 17 janvier 2015)