Remain in Light

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Remain in Light

Album de Talking Heads
Sortie Octobre 1980
Enregistré aux Compass Point Studios à Nassau et au Sigma Sound Studios, New York
Durée 39:48
Genre post-punk, world music et new wave
Producteur Brian Eno
Label Sire Records

Albums de Talking Heads

Remain in Light est le quatrième album de Talking Heads, sorti en 1980. Cet album, accueilli par des critiques louangeuses, est le dernier album des Talking Heads produit par Brian Eno.

Style[modifier | modifier le code]

Intégrant des rythmes africains funky, cet album a influencé les courants post-punk, world music et new wave. Remain in Light mélange des formes musicales afro-américaine, africaine et américaine. Ken Tucker du magazine Rolling Stone note à l'époque qu'il y a rarement eu « si peu d'écart entre ce qu'écoutent les noirs et les blancs ». Dans une critique de l'album, l'écrivain Gavin Edwards note dans Rolling Stone que « Talking Heads a déjà maîtrisé un funk minimaliste, mais qu'ici ils ont construit de l'improvisation autour d'une rythmique lourde ». À côté de la musique, les thèmes des textes de l'album reflètent ce que l'un des auteurs du Grove Dictionary of Music and Musicians, Robert Walser, considère comme postmoderne dans la mesure où ils évoquent « la désorientation, la distance ironique et la méfiance vis-à-vis du récit. » En raison de l'architecture polyrythmique et collaborative des morceaux de Remain in Light, Talking Heads intègre sept musiciens supplémentaire dont le guitariste Adrian Belew et le clavier de Funkadelic Bernie Worrell, au cours des concerts de la tournée qui a suivi la sortie de l'album.

Le dernier morceau de l'album The Overload est une tentative de Talking Heads de reproduire le son de Joy Division. Cette tentative est effectuée bien qu'aucun membre du groupe n'ait en fait déjà entendu la musique de Joy Division. Elle est plutôt basée sur une idée de ce que pourrait être le son de Joy Division[1].

Tournée[modifier | modifier le code]

Comme mentionné ci-dessus, Talking Heads invite sept musiciens supplémentaires pour la tournée de promotion de Remain in Light durant les années 1980 et 1981. La première apparition du groupe élargi, qui en plus de Belew et de Worrell inclut les percussionnistes Jose Rossy et Steven Stanley, les choristes Nona Hendryx et Dollette McDonald et le bassiste Busta Cherry Jones, a lieu en aout 1980 au festival Heatwave. Talking Heads commence en jouant quatre morceaux sortis avant Remain in Light. Leur concert commence avec le quartet de base et morceau après morceau, des musiciens et des chanteurs les rejoignent jusqu'à ce que le groupe au complet soit sur scène.

Single[modifier | modifier le code]

Le single Once in a Lifetime se vend médiocrement lors de sa sortie originale aux États-Unis, mais rentre dans le top 40 dans le reste du monde anglophone, atteignant la quatorzième place aux Royaume-Uni, le vingt-troisième en Australie et la vingt-huitième au Canada. On se souvient aussi du single pour son clip excentrique. Ultérieurement, un enregistrement live (extrait du film Stop Making Sense) atteint la quatre-vingt-sixième place aux États-Unis en 1986.

Deux autres singles sont également sortis, un aux États-Unis (Crosseyed and Painless) et un au Royaume-Uni (une version remixée de Houses in Motion).

Pochette[modifier | modifier le code]

La pochette et le livret de l'album sont créés par le graphiste Tibor Kalman. Kalman crée la pochette en s'inspirant de la vie de Tina Weymouth, avec au dos de la pochette une flotte d'avion symbolisant l'enfance d'une fille de général de l'US Air Force et sur la couverture les visages numériquement modifiés des membres du groupe[2].

Accueil critique[modifier | modifier le code]

  • En 2003, le chaine de TV VH1 classe Remain in Light à la 88e place « des meilleurs albums de tous les temps ».
  • En 1989, le magazine Rolling Stone le classe 4e des « cents meilleurs albums des années 1980 ».
  • En 2003, Rolling Stone le classe 126e des « 500 meilleurs albums de tous les temps[3] ».
  • Il est élu 2e meilleur album des années 1980 par Pitchfork Media.
  • Q le classe 5e des « 10 rééditions essentielles de 2006 ».
  • Il fait partie des « 100 albums essentiels du XXe siècle » du magazine Vibe.
  • Le NME le classe 11e des « 50 meilleurs albums des années 1980 ».
  • Le NME le classe 68e de sa liste des « meilleurs albums de tous les temps »

Reprise[modifier | modifier le code]

Phish reprend l'album dans son intégralité le 31/10/1996 à the Omni d'Atlanta, en maintenant leur habitude de donner un « concert costumé » pour Halloween. Ce spectacle et particulièrement la reprise en seconde partie de Remain in Light est considéré par les fans comme un tournant musical pour le groupe. Crosseyed & Painless qui est le seul morceau joué à nouveau après leur show d'Halloween (Phish garde habituellement un morceau de leur concert d'Halloween costume dans leur répertoire), a été joué une dizaine de fois par le groupe entre 1996 et 2004.

Réédition[modifier | modifier le code]

En 2005, Remain in Light est réédité en version remastérisée par Warner Music avec quatre morceaux inachevés en bonus (Fela's Riff, Unison, Double Groove et Right Start). La version européenne inclut un DVD contenant les videos du groupe jouant Crosseyed and Painless et Once in a Lifetime à la télévision allemande. La réédition est produite par Andy Zax et Talking Heads.

Titres de l'album[modifier | modifier le code]

Les morceaux ont été écrits par David Byrne, Brian Eno, Chris Frantz, Jerry Harrison, et Tina Weymouth.

Face A[modifier | modifier le code]

  1. Born Under Punches (The Heat Goes On) – 5:46
  2. Crosseyed and Painless – 4:45
  3. The Great Curve – 6:26

Face B[modifier | modifier le code]

  1. Once in a Lifetime – 4:19
  2. Houses in Motion – 4:30
  3. Seen and Not Seen – 3:20
  4. Listening Wind – 4:42
  5. The Overload – 6:00

Titres en bonus dans la réédition de 2005[modifier | modifier le code]

  1. Fela's Riff – 5:19
  2. Unison – 4:49
  3. Double Groove – 4:27
  4. Right Start – 4:07

Musiciens[modifier | modifier le code]

Musiciens additionnels[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) David Bowman, This Must Be the Place: The Adventures of Talking Heads in the Twentieth Century, New York, HarperCollins,‎ 2002, First ed. (pbk.) éd. (1re éd. 2001) (ISBN 978-0-06-050731-2, OCLC 228125102, lire en ligne)
  2. ibid, p.184
  3. (en) The RS 500 Greatest Albums of All Time

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]