Religions en Union soviétique

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Pendant plusieurs années la pratique des religions fut interdite par le régime communiste de Staline, qui dès le début de sa dictature, fit détruire des lieux de cultes.

En ce qui concerne les églises chrétiennes, l’orthodoxie est largement dominante. Pilier de l’empire russe, puis persécutée ou instrumentalisée par le régime communiste, cette religion profite de la libéralisation progressive amorcée par la pérestroïka. En 1988, le millénaire de la christianisation de la Russie est célébré en grande pompe. Elle acquiert une totale indépendance, comme les autres religions, lorsqu’est votée le 26 septembre 1990 la loi sur la liberté religieuse en U.R.S.S. Le problème de la compromission de l’église orthodoxe avec le pouvoir communiste reste cependant présent, et actualisé par l’ouverture des archives du KGB en 1991. Elle retrouve toutefois une grande influence : elle joue un rôle politique en soutenant B. Eltsine lors du putsch d’août 1991; le nombre de paroisses, de baptêmes se multiplie. Cette église craint de ne bénéficier que d’un engouement conjoncturel et passager. Elle voit d’un mauvais œil l’expansion du catholicisme et de l’église orthodoxe hors frontières, non compromise avec l’ancien régime. Hors de Russie, il faut noter qu’en 1990, les églises autonomes d’Ukraine et de Biélorussie constituent une union canonique avec le Patriarcat de Moscou. Elles revendiquent l’usage des langues nationales comme langues liturgiques. En Ukraine, la situation religieuse est très complexe du fait de l’existence de 3 églises orthodoxes !

Le protestantisme est présent en Lettonie et en Estonie, sous la forme du luthéranisme. Quelques sectes d’obédience protestante se rencontrent sur le territoire russe.

Le catholicisme est particulièrement implanté en Lituanie, bien que les trois pays baltes aient été évangélisés au XIIIe et au XIVe siècle. Par ailleurs, une église catholique de rite oriental, fondée en 1596, reste présente dans la partie occidentale de l’Ukraine et de la Biélorussie. C’est l’église uniate : elle recouvre une existence légale avec la pérestroïka, mais reste souvent considérée par les orthodoxes comme le "cheval de Troie de la papauté".

L’Islam est avant tout lié à l’Asie centrale, puisque 75 % des musulmans visant sur le territoire de l’ancienne Union soviétique y vivent. 15 % sont au Caucase. Le reste est concentré dans les régions de la moyenne Volga et de l’Oural, en Russie. En dehors des Azéris, les musulmans de l’ex-U.R.S.S sont majoritairement sunnites. Les révélations sur la compromission des chefs islamistes avec le pouvoir soviétique posent également un problème pour cette communauté.

Le bouddhisme est la religion nationale des Kalmouks, Touvas et Bouriates. Cette religion est arrivée de Mongolie et connaît une certaine expansion à la fin des années 80. En septembre 1992, lors de la visite du dalaï-lama à Moscou, on compte un million de fidèles sur le territoire de l’ex-U.R.S.S.

Le judaïsme, enfin, ne compte plus qu’un million et demi de pratiquants (cinq millions au début du siècle[Lequel ?]), surtout en Russie, Biélorussie et Ukraine. La grande majorité est ashkénaze. L’émigration vers Israël explose entre 1989 et 1992 (500 000 départs).

On pourra dire maintenant que toutes les ex-républiques ont une liberté de culte.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]