Religieuses de l'Assomption

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Les religieuses de l'Assomption (RA) forment une congrégation religieuse catholique, apostolique et contemplative, fondée à Paris, en 1839, par sainte Marie-Eugénie de Jésus (Anne-Eugénie Milleret de Brou, 1817-1898) sur le conseil de l'abbé Théodore Combalot, ami d'Emmanuel d'Alzon.

Le Père Emmanuel d'Alzon, fondateur des Augustins de l'Assomption, ou assomptionnistes, fut le directeur spirituel de la Fondatrice, qui fut elle-même la conseillère spirituelle du jeune fondateur. C'est à lui que les religieuses font appel après la rupture avec l'abbé Combalot. « Adorer et éduquer » sont leurs deux mots d'ordre.

La règle de la congrégation est inspirée de celle de saint Augustin.

"Aux quatre coins du monde, au souffle large de l'Esprit"

La fondatrice[modifier | modifier le code]

La fondatrice, Mère Marie-Eugénie de Jésus, Anne-Eugénie Milleret de Brou, est née à Metz le 25 août 1817. Orpheline de mère en 1832, convertie en 1836, elle rencontre l’abbé Combalot en 1837. Elle est formée à la vie religieuse chez les bénédictines du Saint-Sacrement à Paris puis à la Visitation de la Côte-Saint-André dans l’Isère. À 22 ans, elle fonde la congrégation. Elle entre sous la direction spirituelle du père d’Alzon à partir de 1841 alors qu’elle est supérieure des religieuses de l’Assomption. Elle fait profession perpétuelle à Noël 1844, et elle est déposée de sa charge en 1894, à l’âge de 77 ans. Elle meurt le 10 mars 1898.

Elle est béatifiée le 9 février 1975 par le pape Paul VI. Le 18 décembre 2006, le pape Benoît XVI reconnaît l’authenticité d’un miracle dû à l’intercession de la bienheureuse Marie-Eugénie de Jésus : cette reconnaissance ouvre la voie à une future canonisation qui sera accordée le 23 février 2007 au cours d’un consistoire public de cardinaux. Mère Marie-Eugénie de Jésus a été canonisée le 3 juin 2007 par le pape Benoît XVI à Saint-Pierre de Rome en même temps que trois prêtres, le Polonais Simon de Lipnica (1439-1482), l’Irlandais Charles Houben (1821-1893) et le Maltais Giorgio Preca (1880-1962).

Une histoire mouvementée[modifier | modifier le code]

La publication d’un bref laudatif pontifical en 1855 reconnaît l’œuvre comme congrégation catholique. L’institution reçoit l'autorisation impériale en 1856 lui donnant droit de cité en France. L’approbation officielle romaine est accordée en 1867, et les constitutions sont approuvées définitivement en 1888.

Les R.A. ont connu une scission en 1852 (S.M.A.) et une fusion en 1968 avec la congrégation des gardiennes adoratrices de l'Eucharistie, dites Sœurs de Saint-Aignan. Leur histoire capitulaire –27 chapitres généraux pour l'instant- (1858, 1864, 1870, 1876, 1882, 1886, 1888, 1894, 1898, 1900, 1906, 1910, 1921-1922, 1927, 1933, 1939, 1947, 1953, 1959, 1965, 1970, 1976, 1982, 1988, 1994, 2000, 2006, 2012) reflète la succession des supérieures générales :

  1. Mère Marie-Eugénie de Jésus (1844-1894)
  2. Mère Marie-Célestine du Bon-Pasteur, née Frances Mac Donell (1848-1921), vicaire générale de 1894 à 1898, supérieure générale de 1898 à 1921.
  3. Mère Marie-Catherine de l'Enfant-Jésus, née Amélie Doumet (1852-1921), supérieure générale trois mois en 1921
  4. Mère Marie-Joanna de l'Incarnation, née Jeanne Saleur (1874-1966), supérieure générale de 1922 à 1953
  5. Mère Marie-Denyse du Saint-Sacrement, née Denyse Blachère (1905-1985), supérieure générale de 1953 à 1970
  6. Sœur Hélène-Marie du Saint-Sacrement, née Hélène Bories (1929-1999), supérieure générale de 1970 à 1982
  7. Sœur Clare Teresa Tjader (1937-), supérieure générale de 1982 à 1994
  8. Sœur Maria Cristina Gonzalez (1948-), supérieure générale de 1994 à 2006
  9. Sœur Diana Wauters, supérieure générale de 2006 à 2012
  10. Sœur Martine Tapsoba, supérieure générale élue pour six ans en juillet 2012

Sont membres du conseil général depuis juillet 2012, outre Sœur Martine Tapsoba, les sœurs Maria del Carmen Escribano (Espagne), Françoise Martin (France), Maria Eugenia Ramirez (Équateur), Maria Josephina Matias (Philippine).

Très vite la congrégation connaît une extension rapide : fondation en France en 1839, essaimage en 1849 (Afrique du Sud), 1850 (Angleterre), 1865 (Espagne), 1873 (Nouvelle-Calédonie), 1888 (Italie), 1892 (Nicaragua), 1892 (Philippines), Salvador (1895).

La congrégation aujourd'hui[modifier | modifier le code]

La congrégation compte aujourd'hui 1 276 religieuses, de 44 nationalités, dans 35 pays. La congrégation est organisée en 19 provinces, réunissant 174 communautés[1] :

  • 8 en Europe
  • 5 en Asie
  • 10 en Amérique
  • 11 en Afrique

Elle est en perte de vitesse en Europe occidentale et la France n'échappe pas à cette chute.

Partout, elle a fondé des collèges, des centres de formation, des résidences universitaires, des dispensaires, des maisons de retraite spirituelle, des maisons d'accueil.

Branche laïque[modifier | modifier le code]

La Congrégation possède aussi une importante branche laïque, formée par :

  • Les Amis de l'Assomption
  • Les communautés ou fraternités Assomption
  • Sans compter des laïcs engagés selon le Chemin de vie fondé par Marie-Eugénie Milleret

Sources[modifier | modifier le code]

  • Revue Prions en Église - Éditions Bayard - Juin 2007 - N° 246

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. chiffres de 1997

Liens externes[modifier | modifier le code]

Lien interne[modifier | modifier le code]

D'autres congrégations font partie de la famille dont le vocable est « de l'Assomption ». Ce sont :