Relations entre les États-Unis et l'Union européenne

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Relations entre les États-Unis et l'Union européenne
Drapeau des États-Unis
Drapeau de l’Union européenne
États-Unis et Union européenne
     États-Unis      Union européenne

Le terme relations euro-américaines (ou relations américano-européennes) est un terme désignant les relations entre les États-Unis d’Amérique et l’Union européenne. Comme l'Union européenne n'a pas de politique étrangère unique, les relations peuvent être plus compliquées lorsque l'UE n'a pas de position commune. Les gouvernements des États membres ont notamment eu une position divisée sur la guerre d'Irak. Bien que les États-Unis aient soutenu l'intégration européenne et l'accession de la Turquie à l'Union européenne, ceci n'est plus pour la diplomatie américaine l'enjeu que cela était durant la Guerre froide.

Tableau comparatif[modifier | modifier le code]

Drapeau de l’Union européenne Union européenne Drapeau des États-Unis États-Unis d'Amérique
Population 503 679 000 hab. 315 647 000 hab.
Superficie 4 493 712 km2 9 629 048 km2
Densité de population 115 hab,/ km2 33 hab,/ km2
Capitale Bruxelles (de facto) Washington, D.C.
Plus grande ville Londres – 7 825 200 hab. (12 300 000 aire métropolitaine) New York – 8 175 133 hab. (18 897 109 aire métropolitaine)
Gouvernement Association sui generis de vingt-huit États européens République constitutionnelle fédérale à régime présidentiel
Langues officielles 24 langues Aucune (anglais de facto)
Religions principales 64 % christianisme, 30 % sans religion
3 % islam, 0,25 % judaïsme, 0,25 % bouddhisme
73 % christianisme, 20 % sans religion
1,7 % judaïsme, 0,7 % bouddhisme, 0,6 % islam
PIB (nominal) $16 450 milliards $14 256 milliards
PIB (nominal) par habitant $33 052 $46 381
Dépenses militaires $255 milliards (1,4 % du PIB) $664 milliards (4,7 % du PIB)

Relations économiques[modifier | modifier le code]

Les relations euro-américaines sont centrées sur la politique commerciale. L'Union européenne est un bloc commercial presque unifié, et cela, ainsi que la politique de la concurrence, sont des sujets cruciaux entre l'UE et les États-Unis. Ces deux blocs représentent 60 % du PIB mondial, 33 % du commerce mondial des biens et 42 % du commerce des services. La croissance du pouvoir économique de l'UE a provoqué un certain nombre de conflits commerciaux entre les deux pouvoirs, même s'ils sont interdépendants et que les disputes ne concernent que 2 % du commerce entre eux. Voir ci-dessous pour les détails des flux commerciaux :

Flux commerciaux (2011)[1] Biens Services Investissements
De l'UE aux États-Unis 260 milliards d'Euros 139,0 milliards d'Euros 112,6 milliards d'Euros
Des États-Unis vers l'UE 127,9 milliards d'Euros 180 milliards d'Euros 144,5 milliards d'Euros

Accords[modifier | modifier le code]

Depuis 1953, l'Union européenne et les États-Unis ont des relations diplomatiques[2].

En novembre 1990, la déclaration transatlantique prévoit un système de consultations régulières.

En décembre 1995, à Madrid, un plan d'action adopté dans le cadre des relations transatlantiques. Le sommet UE/États-Unis de décembre 1995 a adopté une déclaration d'engagement politique, le nouvel agenda transatlantique (NAT) et un vaste plan d'action conjoint UE-États-Unis.

En 1998, une question écrite [3] est posée au sujet de l'accord Europe-États-Unis.

En février 2005 a lieu la première visite d'un président américain auprès des institutions européennes, avec la venue du président Georges Bush à Bruxelles.

En 2005, les deux parties ont lancé une initiative de continuation de l'intégration économique transatlantique et de leurs intérêts pour la lutte contre la contrefaçon et l'approvisionnement en énergie sûr et efficace.

Le 30 avril 2007, le sommet UE/EU de Washington a adopté un « Accord-cadre pour la promotion de l'intégration économique transatlantique entre les États-Unis et l'Union européenne ». Il établit notamment le Conseil économique transatlantique.

Autres événements:

Controverses[modifier | modifier le code]

Subventions de Boeing et d'Airbus[modifier | modifier le code]

Les deux entreprises sont les principaux producteurs aéronautiques, et l'américain Boeing comme l'européenne Airbus ont été accusés de recevoir des subventions[4].

Défense[modifier | modifier le code]

Comme seuls certains pays européens atteignent le budget militaire minimum fixé par l'OTAN (à savoir 2 % du PIB), les États-Unis ont reproché à leurs alliés européens de ne pas assumer leur part de l'effort militaire en Afghanistan[5]. La coopération militaire en Europe rencontre souvent l'opposition du Royaume-Uni qui déclare ne pas souhaiter affaiblir l'OTAN ou le rôle militaire américain en Europe, malgré le soutien public des États-unis en faveur d'un renforcement des capacités militaires européennes.

Organismes génétiquement modifiés[modifier | modifier le code]

Le commerce des organismes génétiquement modifiés sont aussi une zone de contentieux entre l'Union européenne et les États-Unis. L'Union européenne a été soumise à une forte pression du Parlement européen et de son opinion publique pour réduire la production et les importations d'aliments génétiquement modifiés, jusqu'à ce que leur sécurité ait été prouvée. Les États-Unis par contre subissent la pression de ses lobbys agricoles pour forcer l'Union européenne à accepter les importations. Ils considèrent les restrictions européennes alarmistes et protectionnistes.

Torture[modifier | modifier le code]

Le Washington Post a annoncé le 2 novembre 2005 que la CIA avaient plusieurs prisons secrètes en Europe de l'Est. La Pologne et la Roumanie ont rejeté ces allégations. La CIA auraient aussi transporté des suspects de terrorisme par avion à travers plusieurs États membres d'Europe de l'Ouest depuis 2001. La Belgique, l'Islande, l'Espagne et la Suède ont lancé des enquêtes. The Guardian a calculé en le 30 novembre 2005 que des avions de la CIA ont atterri à 300 reprises sur des aéroports européens. La plupart auraient atterri en Allemagne et au Royaume-Uni, escales pour l'Europe de l'Est, l'Afrique du Nord (peut-être le Maroc ou l'Égypte) ou le Moyen-Orient (peut-être la Syrie ou la Jordanie). La Commission européenne, de la part de l'Union européenne, a demandé une explication aux États-Unis, et a refusé de confirmer ou d'infirmer les informations sur les activités de la CIA en Union européenne[6],[7],[8],[9],[10]

Le Parlement européen a constitué un comité temporaire saisi de cette affaire. L'Union européenne s'est opposée à l'existence de la prison de Guantanamo et a offert d'accueillir certains des détenus après l'annonce par l'administration Obama de la fermeture de la prison.

Peine de mort[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis, la peine de mort est encore pratiquée, alors qu'elle a été abolie dans l'ensemble l'Union européenne (sauf en Lituanie pour les crimes de guerre). Les relations transatlantiques peuvent en être affectées car il peut être illégal pour un État membre d'extrader un suspect risquant la peine de mort vers les États-Unis.

Cour pénale internationale[modifier | modifier le code]

Les États-Unis sont fortement opposés à la Cour pénale internationale, et n'a pas signé sa création, contrairement à la plupart des États membres. Les États-Unis disent craindre que leurs soldats puissent être soumis à des poursuites judiciaires motivées politiquement, et a signé de nombreux accords bilatéraux avec d'autres pays pour l'éviter.

Conflit israélo-palestinien[modifier | modifier le code]

Dans le conflit israélo-palestinien, les deux côtés de l'Atlantique agissent généralement plus ou moins en partenariat, à la fois vis-à-vis de l'Autorité palestinienne et du Liban. Pourtant, l'Union européenne est généralement plus critique que les États-Unis vis-à-vis d'Israël, particulièrement au sujet de la barrière de sécurité.

Guerre d'Irak[modifier | modifier le code]

Malgré une opinion européenne presque unanime dans son opposition à la guerre d'Irak, les gouvernements des États membres se sont divisés, et l'opposition entre la France et l'Allemagne d'un côté, les États-Unis de l'autre, sont encore un thème politique majeur[11].

Sources[modifier | modifier le code]

Compléments[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]